
Du plus loin que je me rappelle ma vie adulte, j’ai cuisiné, pour moi et pour les autres.
En soi, ce n’est pas une performance. Des foules de gens en font autant.
Sauf que ça a chez moi une dimension presque pathologique. J’y passe en moyenne, courses comprises, trois heures par jour, que je cuisine des choses simples ou des plats plus complexes. J’aime voir les produits se transformer — et rejoindre finalement l’idée toute conceptuelle que je m’étais faite. Comme un sculpteur se fait une idée de son œuvre en regardant le bloc de marbre.
Hier soir, nous étions deux, j’ai fait des spaghettis aux moules — avec un assaisonnement safrané et une louche de crème fraîche pour fluidifier le tout. Une première cuisson de la pasta à l’eau, on récupère une partie du bouillon, on égoutte les pâtes mi-cuites, on les balance dans la poêle où les moules (préalablement cuites et écossées, en conservant le jus de cuisson filtré) ont été mises à revenir dans un mélange beurre-huile d’olive, on rajoute le safran ( » The saffron and the garlic, they are always the same. But you could eat pieces of a woman soaked in those and it would be good » — écrit Ian Fleming) puis l’eau de cuisson des pâtes, on fait recuire le temps de les amener al dente, et le tour est jouée. La cuillère de crème fraîche, c’est à la fin — ne jamais faire cuire la crème…
Mais c’était juste pour deux. Samedi dernier, nous étions dix, j’ai fait mijoter deux gigots en cocotte au four pendant 7 heures, et après l’apéritif champagnisé, j’ai servi mes gigots avec un plat de ravioles de Romans gratinées — avec adjonction de crème et de Comté râpé juste avant de passer au four. Les ravioles posées encore gelées, ça évite qu’elles collent les unes aux autres. Frisée aux lardons, glaces sublimes de la maison Chocolat T, sise à Valréas. Pour boire, un Gigondas vieux de cinq ans et un Beaumes-de-Venise du même âge.
Les gigots se détachaient à la cuillère. J’avais bien mis des couteaux, à côté des assiettes, tout en sachant qu’ils ne serviraient pour ainsi dire à rien. Juste pour que l’argent des couverts se reflète dans le cristal des verres.
Evidemment, la cuisine est une activité fort proche de l’écriture et de l’amour, deux activités auxquelles j’ai voué ma vie. Elle n’a rien à voir, par exemple, avec le bricolage, où le moins que je puis dire est que je n’y excelle pas. La cuisine sollicite la vue, l’odorat, le toucher — et l’ouïe, car saisir une viande ou faire frire un filet de poisson délicatement fariné se juge à l’oreille. Et le goût, non seulement in fine, mais tout au cours du processus.
Il y a trois jours j’ai mis au four un poulet enduit d’une croûte d’herbes, amalgamées au beurre et à l’huile d’olive. Passer mes mains enduites du mélange sur la peau jaune de la volaille avant de la mettre à cuire à 140° pendant trois bonnes heures, satisfaction suprême.
L’amour joue sur les mêmes émotions, la même gamme physique et intellectuelle. L’écriture les abstrait, en un sens, mais pour mieux les exalter. Lorsque Baudelaire dit « Mon âme voyage sur le parfum », c’est sa phrase qui voyage sur le mot parfum.
Pathologique, disais-je. Souvenir des émotions de ma mère, malade quand elle devait cuisiner pour toute la famille, à Noël, et qui savait qu’elle serait jugée (et même pré-jugée) sur la réussite de son chapon demi-deuil.
Ou est-ce moi qui cuisine ainsi le chapon et la poularde ?
Tenez, pendant que j’y suis avec le gigot, je vous offre une autre recette…
Pour 8 personnes
1 gigot d’agneau de 2,5 kg environ
Pour la marinade
1 bouteille de bon vin (un petit bourgogne ou un côtes-du-rhône village), 6 c. à s. d’huile d’olive, (de Nyons, c’est tout à côté), 4 feuilles de laurier, 6 branches de thym, 3 branches de romarin, 1 pincée de poivre du moulin, 1 noix de gingembre en purée, 1 petite poignée de baies de genièvre écrasées, 1 c. à c. de noix de muscade, 1 c. à c. de sucre en poudre.
Pour l’élixir
1 grand verre de cognac ou d’armagnac, 1 grand verre de jus d’orange pressée, 1 grosse seringue, à grosse aiguille (environ 25 cl, type seringue de vétérinaire).
Huit jours auparavant
Préparer la marinade en mélangeant tous les ingrédients, et en enduire le gigot. Couvrir et réserver au frais. Retourner le gigot deux fois chaque jour. À l’aide de la seringue, injecter l’élixir en trois ou quatre endroits du gigot, une fois par jour pendant les 3 premiers jours, puis injecter de la marinade les 4 jours suivants.
Le jour J
Sortir le gigot de sa marinade et réserver celle-ci. Saler et poivrer le gigot, le poser dans un plat allant au four. Enfourner dans un four préchauffé à 200 °C. Laisser cuire pendant 1 h 15. Arroser régulièrement avec la marinade.
Sortir le gigot, le couvrir d’un papier d’aluminium ou un papier de cuisson et le laisser reposer pendant 15 minutes.
Servir avec le jus de cuisson réchauffé. Accompagner, par exemple, d’une purée de céleri-rave, de potimarron à l’orange, de pommes de terre (pour la purée de pommes de terre, je préconise le 40 / 60, entre le beurre et les tubercules). Déguster avec un vin proche de celui qui a servi à la marinade, mais de catégorie supérieure — un rasteau, par exemple, c’est tout à côté de chez moi et c’est très bien.
Jean-Paul Brighelli



Que dire ? Sinon 🥰 et 🤩 !
(le lecteur peut aussi admirer la chemise portée, hors fourneaux, lors d’une soirée spéciale au « Pingouin alternatif » – c/o FB)
Passer mes mains enduites du mélange sur la peau jaune de la volaille… satisfaction suprême.
https://www.youtube.com/shorts/ImUL4qIuYgM
» The saffron and the garlic, they are always the same. But you could eat pieces of a woman soaked in those and it would be good » — écrit Ian Fleming
Pourquoi l’article défini (The saffron and the garlic) ?
Sans le contexte,on ne comprend pas.
C’est qu’il s’agit du saffran et de l’ail qui agrémentent la bouillabaisse de chez Guido…passable,nous dit Marius;mais la bouillabaisse, c’est fini, faute de rascasse.
(extrait de On Her Majesty’s Secret Service )
» ça a chez moi une dimension presque pathologique. »
Tiens ! « pathologique »
à rapprocher de:
Quand la pénitente appelle chaque fois à des châtiments plus lourds qu’à la séance précédente, on frôle le pathologique.
Le pathologique,on s’en approche ,sans l’atteindre.
Mais avec une définition bien choisie de la distance…
Le Maestro citait Fleming,la bouillabaisse et le saffran…en 2021
=========================================================
La bouillabaisse, ce sont encore les Anglais qui en parlent le mieux :
« Bond said, « Now tell me, is the bouillabaisse chez Guido always as good? »
“It is passable, » said Marius. “But this is a dish that is dead, gone. There is no more true bouillabaisse, because there is no more fish in the Mediterranean. For the bouillabaisse, you must have the rascasse, the tender flesh of the scorpion fish. Today they just use hunks of morue. The saffron and the garlic, they are always the same. But you could eat pieces of a woman soaked in those and it would be good… » »
… écrit Ian Fleming, qui est passé par Marseille dans le cadre de son travail de renseignement, dans Au service secret de Sa Majesté. Vous avez bien lu : « There is no more fish in the Mediterranean ». En 1963, il n’y avait donc déjà plus de poissons convenables en Méditerranée. Guido, bien sûr, est une adresse inventée : reste à savoir où déguster aujourd’hui un plat devenu chic — et hors de prix. Où James Bond irait-il aujourd’hui manger une bouillabaisse — mot intraduisible, vous l’aurez remarqué…
Minutage compliqué
Ma grand-mère, qui m’a tout appris en cuisine, se lançait une à deux fois par an dans une bouillabaisse à laquelle elle conviait la famille proche. Je dis « se lançait », parce que c’est une opération de longue haleine, qui commence la veille en réservant chez son poissonnier (et il ne reste plus beaucoup…
https://www.causeur.fr/marseille-ou-peut-on-encore-manger-la-vraie-bouillabaisse-220386
« But you could eat pieces of a woman soaked in those and it would be good »
« La pièce », il s’agit bien sûr d’une foufoune conservée comme un stockfish…
la cuisine est une activité fort proche de l’écriture et de l’amour,
« fort proche »…tout dépend de la « métrique » choisie (c’est-à-dire de la définition de la distance )
Le ds2 n’est pas une citroen…
« la cuisine est une activité fort proche de l’écriture et de l’amour, deux activités auxquelles j’ai voué ma vie. »
a) « deux activités et pas « les deux activités » Il peut y en avoir d’autres. Mais il est déjà difficile de « vouer sa vie » à deux choses…alors plus de deux ?
b) « l’amour » Pas facile de savoir ce que le Maestro appelle l’amour. En première intention, remplacez par « la baise ».
Tiens, en parlant de recettes de cuisine.En voici une,très célèbre et très « littéraire »:
Round about the cauldron go:
In the poisoned entrails throw.
Toad, that under cold stone
Days and nights has thirty-one
Sweated venom sleeping got,
Boil thou first i’ the charmed pot.
Double, double toil and trouble;
Fire burn and cauldron bubble.
Fillet of a fenny snake,
In the cauldron boil and bake;
Eye of newt and toe of frog,
Wool of bat and tongue of dog,
Adder’s fork and blind-worm’s sting,
Lizard’s leg and owlet’s wing.
For a charm of powerful trouble,
Like a hell-broth boil and bubble.
Double, double toil and trouble;
Fire burn and cauldron bubble.
Scale of dragon, tooth of wolf,
Witch’s mummy, maw and gulf
Of the ravin’d salt-sea shark,
Root of hemlock digg’d i’ the dark,
Liver of blaspheming Jew;
Gall of goat; and slips of yew
Sliver’d in the moon’s eclipse;
Nose of Turk, and Tartar’s lips;
Finger of birth-strangled babe
Ditch-deliver’d by a drab,
Make the gruel thick and slab:
Add thereto a tiger’s chaudron,
For the ingredients of our cauldron.
Double, double toil and trouble,
Fire burn and cauldron bubble.
Cool it with a baboon’s blood,
Then the charm is firm and good.
Dugong 10 mai 2026 à 7h52
« But you could eat pieces of a woman soaked in those and it would be good »
« La pièce », il s’agit bien sûr d’une foufoune conservée comme un stockfish…
i) Marius parle de morceaux (pieceS) pas d’un morceau
ii) « un stockfish » ? ou « du stockfish » ?
iii) « il s’agit bien sûr d’une foufoune »
Les Romains mangeaient de la lngue de flamand rose . Les chinois de la paume de patte d’ours… Est-ce bon ?
Samedi dernier, nous étions dix, j’ai fait mijoter deux gigots en cocotte …
Comme disait Hassan II,quand on invite, on n’informe pas ses invités du coût.
N’empêche que le festin a dû coûter bonbon. Et la nouvelle demeure n’est pas une chaumière.
Imagine-t-on les locataires des galetas retapés par Dugong recevoir dix personnes ?
Votre imaginaire évite la chute dans la cuvette des chiottes de justesse : ça pollue trop la fosse septique.
Où peut-on encore manger une bouillbaisse à Marseille. L’article qu’a signé le Maestro dans Causeur est réservé aux abonnés;
Il est illustré d’une photo d’un restaurant, l’Epuisette. Peut-être est-ce l’adresse recommandée dans l’article.
A une époque (lointaine, combien lointaine!) Lormier se rendait assez fréquemment à Marseille.
Il ne se souvient pas d’y avoir mangé une bouillabaisse;c’est dommage.
Une bourride, oui.
Bien avant que Toufriquet n’en fasse un repaire, Lormier avait commandé une bouillabaisse un soir, au Dôme, à Montparnasse.
C’était vraiment pas bon.
https://www.causeur.fr/marseille-ou-peut-on-encore-manger-la-vraie-bouillabaisse-220386
La bouillabaisse, c’est fini. Vive le fast Chicken !
A) la cuisine est une activité fort proche de l’écriture et de l’amour, deux activités auxquelles j’ai voué ma vie.
B) ça a chez moi une dimension presque pathologique.
Et l’écriture et l’amour,activités si proches de la cuisine, ça n’aurait pas chez lui « une dimension presque pathologique »?
Parce que de proche en proche…
Mais en amour,il arrive que le Maestro soit un thérapeute,voire (les grands jours) un thaumaturge.
Pfizer et Moderna, qu’est-ce qu’ils ont mis dans leur tambouille ?
WTH 9 mai 2026 à 14h37
(le lecteur peut aussi admirer la chemise portée, hors fourneaux, lors d’une soirée spéciale au « Pingouin alternatif »
https://media.sudouest.fr/28856234/1200×600/ouestbearn-4e0e52dd853c40d7a3d51a44a13d680c-141924-ph0.avif
NB Le lavage doit exiger des précautions. Le Maestro a-t-il progressé depuis ses années clodoaldiennes ?
Mais non ! C’est du coton — 40° standard.
Puisque Lormier a cité la recette des Weird Sisters dans Macbeth, voici Tbe ballad of Bouillabaisse de WM Thackeray
Mais ce n’est pas à Marseille qu’il deguste sa bouillabaisse , mais …à Paris., à la taverne de Terr, rue Neuve des Petits Champs :
This Bouillabaisse a noble dish is—
A sort of soup or broth, or brew,
Or hotchpotch of all sorts of fishes,
That Greenwich never could outdo;
Green herbs, red peppers, mussels, saffron,
Soles, onions, garlic, roach, and dace:
All these you eat at TERR’S tavern,
In that one dish of Bouillabaisse.
Le poème est surtout une réflexion mélancolique sur le temps qui passe.
Il faut prendre la vie comme elle vient.
Fill up the lonely glass, and drain it
In memory of dear old times.
Welcome the wine, whate’er the seal is;
And sit you down and say your grace
With thankful heart, whate’er the meal is.
—Here comes the smoking Bouillabaisse!
https://poets.org/poem/ballad-bouillabaisse
Très joli !
Patapouf-la-bouffe
Nom de guerre donné à un greffier qui se partageait entre souris, gamelles et roupillon, fils de Monsieur Papa lui-même géniteur en titre de toute les portées sur un secteur de dix kilomètres à la ronde.
toutes*
Cette marinade de 8 jours doit totalement gâcher le gout de la viande à mon avis…
ca fait cuisine médiévale où l’on utilisait bcp d’épices pour masquer d’autres goûts…
« Passer mes mains enduites du mélange sur la peau jaune de la volaille… satisfaction suprême. »,
C’est très sensuel ça frôle mêmel’érotisme;quasi pathologique…à en perdre la tête.
https://www.youtube.com/shorts/ImUL4qIuYgM
La chronique est restée pendant pendant presque dix heures avec un seul commentaire, celui de WTH qui n’avait rien à dire.
Heureusement, Lormier a rattrapé le coup dans la nuit et au petit matin avec une bonne douzaine de commentaires pour faure honneur à la bouillabaise et à la mousse de cailles du cuisinier JPB.
Oui…
(facile)
Jean-Paul Brighelli 10 mai 2026 à 10h33
Mais non ! C’est du coton — 40° standard.
Mais un tissu aussi coloré exige des précautions. Il faut :
i) éviter que ça ne déteigne ii) éviter que les couleurs ne s’affadissent,donc chosir une lessive assez douce.
Lormier n’aime pas tacher les cotons ?
Oui…
mousse de cailles
mAsse de cOUilles
Passer de la cuisine ô de gamme accompagnée de vins (forcément fins), à la « mousse de cailles »,
c’est vraiment dégoûtant –
sans compter l’accompagnement musical en mode F. Banjo.
Il est vrai que dor-(m)ais-nav(r)ant est vivement encouragé le « fast chicken »,
éventuellement accompagné de
« 1664 à la French »,
après apéro « Ricard, born à Marseille ».
Avec Macbeth, une autre manière de se régaler avec le chaudron des sorcières et leur bouillon infernal où macèrent « Liver of blaspheming Jew », « Nose of Turk », « and Tartar’s lips ».
Tandis que, quelque temps plus tard, Thackderay chanta l’honneur de la « bouillabaisse ».
—————
Poissons, et non poisons – dernière :
« Norvège : face à la raréfaction du cabillaud sauvage, la tentation de l’élevage (…) Depuis l’époque des Vikings, l’équilibre des îles Lofoten repose sur ce poisson blanc. Séché, salé…
(lefigaro) –
le skrei va mal finir ; tout comme le saumon…
Et rien que pour gâcher la sieste de Lormier :
« le genre Orthohantavirus regroupe des virus, historiquement appelés hantavirus, appartenant à la famille des Hantaviridae, parmi lesquels le virus de Hantaan semble le plus dangereux. Il s’agit de virus à ARN monocaténaire de polarité négative appartenant au groupe V de la classification Baltimore »
(wiki)
Ca se soigne;même les médecins de plateau le disent. Donc on ne va pas nous refaire le coup du « j’en ai plein le cul, y a pas de traitement, arrêtez de parler de soins;y a pas de soins. »
L’ARN monocaténaire, voilà l’ennemi…
tacher les cotons
taTer les coCHons
Jeune,Thackeray habita Paris avec sa femme, non loin de la rue Neuve des Petits Champs où il dégustait la bouillabaisse de M.Terré;
Le quartier:
https://gutenberg.net.au/ebooks13/1300261h-images/Thackeray09.jpg
« Rue Neuve St. Augustin, Paris
In 1836 he [Thackeray] was appointed Paris correspondent of The Constitutional, and in August of the same year he married Miss Shawe. The wedding took place at the British Embassy, Bishop Luscombe, at that time chaplain, officiating at the ceremony. The newly married couple lived in apartments in the Rue Neuve St. Augustin, a street quite close by the Rue Neuve des Petits Champs, where is situated the restaurant made famous in the « Ballad of Bouillabaisse. »
https://gutenberg.net.au/ebooks13/1300261h.html#bn5
Jean-Paul Brighelli 10 mai 2026 à 10h32
Très joli !
avec,cependant plus qu’une touche d’amertume
Ah me! how quick the days are flitting!
I mind me of a time that’s gone,
When here I’d sit, as now I’m sitting,
In this same place—but not alone.
A fair young form was nestled near me,
A dear, dear face looked fondly up,
And sweetly spoke and smiled to cheer me
—There’s no one now to share my cup.
La « fair young form » c’était son épouse…qui sombra dans une terrible dépression après la naissance de leur troisième fille; elle fut confiée à une dame Bakewell et sa fille Mrs. Gloyne,à Camberwell.
Elle,je veux dire l’épouse. (Auparavant elle avait fait un séjour chez un aliéniste français…et plusieurs voyages de « cure » avec son mari.)
« …voyages de « cure » avec son mari… »
En cure mais à la noce ?
Oui…
(tss !)
Recette de Ragueneau (ami de Cyrano), dessert :
« Battez, pour qu’ils soient mousseux,
Quelques œufs ;
Incorporez à leur mousse
Un jus de cédrat choisi ;
Versez-y
Un bon lait d’amande douce ;
Mettez de la pâte à flan
Dans le flanc
De moules à tartelette ;
D’un doigt preste, abricotez
Les côtés ;
Versez goutte à gouttelette
Votre mousse en ces puits, puis
Que ces puits
Passent au four, et, blondines,
Sortant en gais troupelets,
Ce sont les
Tartelettes amandines ! »
Elle n’a rien à voir, par exemple, avec le bricolage, où le moins que je puis dire est que je n’y excelle pas.
(Je crois que j’aurais écrit: » dont le moins que je puis dire est que je n’y excelle pas. » Quelque chose me chiffonne dans ce « où+y »,quelque chose ,mais quoi ?)
Le bricolage n’est pas le fort du Maestro;mais son (pol)pote,quant à lui se fait une gloire de bien manier mateau et tourne-vis. Il est la terreur des vendeurs de Castorama et Leroy-Merlin…car il vient toujours avec des références impossibles,histoire de bien leur faire comprendre qu’ils n’y conanissent rien.
Le mgéniste sans-gêne et qui fait chier tout le monde.
Et il retape, il retape…puis vient collecter,mois après mois, les loyers…en espèces évidemment.
» la rue Neuve des Petits Champs où il dégustait la bouillabaisse de M.Terré; »
En effet, dans la citation plus haut, ce restaurateur est appelé curieusement Terr, mais ce doit etre une erreur du site.
Terré sonne plus français et c’est l’orthographe reprise notamment sur ce site.
http://www.poetryatlas.com/poetry/poem/1377/the-ballad-of-the-bouillabaisse.html
Selon un périodique de 1864 , Le Correspondant, l’établissement où Thackeray dégustait la Bouillabaisse était le café Riche. (Terré était peut-être le propriétaire ?)
https://www.google.fr/books/edition/Le_Correspondant/VpIxAQAAMAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=bouillabaisse+terr%C3%A9+rue+neuve+petits+champs&pg=PA930&printsec=frontcover
Mais il existait un célèbre Café Riche, à l’angle du Bd des Italiens (qui apparait dans Bel Ami de Maupassant et d’autres oeuvres, lieu de rencontre d’écrivains et artistes) ce qui ne correspond pas à la localisation rue Neuve des Petits Champs ?
Potage André Pieyre de Mandiargues:
D’abord, en guise de potage, nous eûmes un grand plat de laitances glacées sous Priape : je veux dire que dans le bassin d’argent elles étaient saupoudrées de piment rouge, de gingembre râpé, de safran, de sucre farine et d’un inconnue poudre bleue qui peignaient à leur surface des irisations fantastiques, et qu’au-dessus de ce tremblant arc-en-ciel on avait dressé un gros vit sculpté dans la glace, avec d’énormes couilles sur lesquelles il était braqué presque à la verticale, comme un canon anti-aérien sur son affût de campagne.
ECHO 10 mai 2026 à 16h08
Selon un périodique de 1864 , Le Correspondant, l’établissement où Thackeray dégustait la Bouillabaisse était le café Riche. (Terré était peut-être le propriétaire ?)
En effet à l’angle du Boulevard des Italiens et de la rue Le Peletier:
https://recherche-anmt.culture.gouv.fr/ark:/60879/80736.1084615/daogrp/0/1?id=https%3A%2F%2Frecherche-anmt.culture.gouv.fr%2Fark%3A%2F60879%2F80736.1084615%2Fcanvas%2F0%2F1
J’incline à penser que Le Correspondant se trompe.
Voici une source (qui me paraît sérieuse,car l’auteur a eu soin de consulter un guide gastronomique de l’époque) sitaunt le restaurant au 16 de la rue Neuve des Petits Champs
THACKERAY
in the UNITED STATES
1852-3, 1855-6
James Grant Wilson 1904
This pleasant time of newly married folks which is so touchingly
hinted at with delicate hand in the ‘ Bouillabaisse
ballad, has not been chronicled in the short lives
of the author hitherto published. The day’s work
done, they would stroll off by the arched entrance,
and through that lively thronged Passage Choiseul,
at the far end of which they would emerge on the
street of the Little Fields. At No. 16 was the
now immortalised restaurateur. I find in the old
Paris guidebook of that date : ‘ Terre Jeune
Restaurateur: house noted for Spanish dishes,
and for good wines, and more especially for the
Marseilles dish » Bouillabaisse. »
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1f/Thackeray_in_the_United_States%2C_1852-3%2C_1855-6%2C_including_a_record_of_a_variety_of_Thackerayana._With_sixty-six_illustrations_%28IA_cu31924013563048%29.pdf
En effet cela semble écarter toute ambiguïté.
Le poème est paru pour la première fois dans Punch (février 1849) . Il était accompagné (disent certains) d’un dessin…que je n’ai pas retrouvé (lapin très élégant dégustant la bouillabaisse) ???
https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=hvd.hnv1wt&seq=89&q1=bouillabaisse
« Evidemment, la cuisine est une activité fort proche de l’écriture et de l’amour, deux activités auxquelles j’ai voué ma vie. » (Brighelli)
Il y a de toute évidence de nombreux points communs entre ces trois activités :
– il s’agit de trois modes de communication qui impliquent une intense sensualité. Évidence aveuglante pour l’amour et la cuisine, moins évidente pour l’écriture mais tout s’illumine pour qui a lu et compris « Le plaisir du texte » de R. Barthes.
– il s’agit de trois modes de partage du plaisir : en prendre et en donner, sans retenue.
– il s’agit de trois activités qui permettent de se libérer d’une pression. Évidence encore aveuglante dans le cas de l’amour (libération de et par l’orgasme) et de l’écriture (le pouvoir libérateur de la parole), moins évident mais bien réel avec la cuisine, activité dont ont été clairement repérées les vertus anti-stress.
– il s’agit de trois activités où l’oral/buccal joue un rôle essentiel. Évidence aveuglante pour l’amour et la cuisine, et pour l’écriture il suffit de songer à Flaubert et son « gueuloir ».
2. « J’aime voir les produits se transformer — et rejoindre finalement l’idée toute conceptuelle que je m’étais faite. Comme un sculpteur se fait une idée de son œuvre en regardant le bloc de marbre. » (Brighelli)
Sculpteur/Scripteur.
Sculpter. Dans l’amour et la cuisine, quel est le devenir du bloc de marbre? De la pulsion prométhénne qui anime les amants (même les plus inventifs) et les grands chefs (et aussi les moins grands), il ne reste pas grand-chose après l’acte. Dans l’amour et la cuisine, on sculpte l’éphémère. « Ars brevis »…, n’en déplaise à la citation latine bien connue…
Et c’est pourquoi Brighelli entretient ce rapport compulsif à l’écriture qui, seule des trois activités, permet au scripteur de laisser une trace tangible. Brighelli sera donc toujours plus scripteur que sculpteur.
Dans la sculpture,il reste « grand’ chose après l’acte »:une sculpture.
Il parlait des restes d’amour ou de cuisine.
Apres un canard sur le feu, que reste -t-il de vos amours ?
Oui…
Qui a jamais vu un gigot d’agneau ou une étreinte torride exposés dans une galerie d’art ?
Comme un sculpteur se fait une idée de son œuvre en regardant le bloc de marbre. »
Des sculptures en marbre,y en a.
On devrait — ça bvaut largement Jeff Koons.
À propos de Salammbô : « Enfin l’érection est arrivée, Monsieur, à force de me fouetter et de me manustirper. Espérons qu’il y aura fête. » (Flaubert à Feydeau, 19 / 12 / 58)
En cure mais à la noce ?
EncOre mais à l’anUs ?
« Hantavirus : crainte d’une contamination par des rats nageurs… »
Epopée holywoodienne, en Espagne : « autobus rouge des urgences militaires » ; les passagers : « combinaison bleu roi, charlotte bleu ciel, un masque FFP2 » ; « sur le tarmac, une autre combinaison enfilée : blanche, aux coutures bleues » ; « avion armée de l’air » ; « direction aéroport militaire près de Madrid » ;« quarantaine obligatoire dans hôpital militaire »…
En France, pas la même ambiance ; loin du Zitrone et de ses « à vous les studios » : arrivée à « l’aéroport du Bourget » ; « ambulances (qui) les acheminent à l’hôpital Bichat, « placés en quarantaine durant 72 heures, le temps d’une évaluation complète. »
(lefigaro)
Et picétou. Faut dire qu’à Paris, chacun sait que rien à craindre des surmulots plus ou moins cachés dans les égouts parisiens ; alors des « rats nageurs »… 😁 !
(Fatal error de ma part ! 😁 –
Le Corn(ia)u(d) : « Dès ce soir, je prends un décret permettant de mettre en place les mesures d’isolement adaptées à l’égard des cas contacts et protectrices de la population générale. La ministre de la Santé s’exprimera ce soir. » (lefigaro)
aïe, aïe, aïe)
Prophète Mao mais. 10 mai 2026 à 20h35
Qui a jamais vu un gigot d’agneau ou une étreinte torride exposés dans une galerie d’art ?
Jean-Paul Brighelli 10 mai 2026 à 21h09
On devrait — ça vaut largement Jeff Koons.
https://www.instagram.com/p/DX96JfiDhVY/
Mais avec des personnages vivants , cela s’appelle une performance ( ou s’appelait il y a quelques années)
Jean-Paul Brighelli 10 mai 2026 à 21h09
On devrait — ça vaut largement Jeff Koons
D’accord,le mouton est cru…
https://www.tate.org.uk/art/artworks/hirst-away-from-the-flock-ar00499
Y a aussi ça,profondément humain :Körperwelten .
https://www.berlin.de/museum/3361366-2926344-koerperweltenmuseum.html
béatilles de merde à la Parisienne.
« à la Parisienne ». Je ne sais trop ce que cela veut dire.
— Chère suceuse, — s’écria Montorgueil, que la boisson avait un peu échauffé — fellatrice adorable, charmante petite bouffe-queue, tu ne manqueras jamais de foutre. Je te donnerai des hommes à traire autant que tu voudras, quand ta soif devrait vider les couilles de tous les mâles du canton, rendre stérile tout le pays, dessécher toutes les putains et toutes les épouses de la province…
Mais il me semble que voilà une odeur qui ne m’est pas inconnue. Ah, c’est de notre mets favori : des béatilles de merde à la Parisienne. Prenez vos verres, et que les remplisse un très vieux château-châlons, ce vin tellement délectable qu’on ne saurait le boire avec aucune autre espèce de nourriture. Je ne mange jamais de merde que d’abord je n’aie porté un toast à la France. Vive la France !
Il but et nous bûmes aussi.
André Pieyre de Mandiargues
Une bouillabaisse pas très fraîche,ou trop riche pour un estomac américain.
il y a60 ans, Barbra Streisand,mangea à Marseille, une boullabaisse qui la rendit malade pour dix jours.
Ce qui explique la gueule qu’elle faisait chez Chanel,à la présentation de collection.
(In 2009, Streisand wrote the following for In Style magazine about this photo: “I was at the Chanel collections in Paris. I had leopard-skin pillows on my bed, and I decided to have a leopard suit made. This was before PETA! Going to the fashion houses was exciting. Unfortunately, I was sick to my stomach for 10 days from a bouillabaisse I ate in Marseille. If I look a little strange, it’s because I thought I might throw up. I don’t think I was even aware that Marlene Dietrich was at the end of the row.”)
https://monroegallery.blogspot.com/2010/12/barbra-streisand-on-tv-photographed-by.html
Il y a 60 ans, indeed ?
Quelle ganache ce IAL !
canard sur le feu
caFard sur le Noeud
Dugong 11 mai 2026 à 6h58
Il y a 60 ans, indeed ?
Quelle ganache ce IAL !
=========================================================
Oui la photo (non visible sur le site) fut prise en 1966,lors d’une présentation de la collection Chanel. 1966,c’était il y a 60 ans.
Barbra Streisand a parlé de cet épisode en 2009
Barbra Streisand with Marlene Dietrich and Elsa Martinelli (Wearing Chanel Suits), Chanel Fashion Show, Paris, 1966 Bill Eppridge: In Paris to be photographed by Vogue, Barbra, in a jaguar suit she designed herself, watches Channel spring collection opening in stony silence. Elsa Martinelli Marlene Dietrich is far right.
(In 2009, Streisand wrote the following for In Style magazine about this photo: “I was at the Chanel collections in Paris. I had leopard-skin pillows on my bed, and I decided to have a leopard suit made. This was before PETA! Going to the fashion houses was exciting. Unfortunately, I was sick to my stomach for 10 days from a bouillabaisse I ate in Marseille. If I look a little strange, it’s because I thought I might throw up. I don’t think I was even aware that Marlene Dietrich was at the end of the row.”)
Que veut dire Dugong ?
Que 66 c’était pas 60 ans avant 2026 ? Alors qu’il refasse le calcul.
Que ce qui s’est passé il y a 60 ans n’est pas intéressant ?
Mais la bouillabaisse mangée par Thackeray c’était il y a plus de 200 ans.
Qu’on ait apprécié une bouillabaisse,à Paris vers 1830-40, c’est (pour Lormier et vbeaucoup d’autres ) un fait intéressant.
Il y avait déjà une recette;la même qu’aujourd’hui ? D’où venait le poisson ? Il faut de la rascasse,qui se pêche en Méditerranée… C’est un long voyage;comment s’y prenait-on pour que le poisson arrive frais à Paris ?
etc.
Alors comment expliquer l’accès de mauvaise humeur,chez Dugong ?
Levé du pied gauche,comme on dit ?
Vraisemblablement une affaire de défécation.
Si seulement Dugong voulait bien planter des bégonias,il irait chier dessus de bon matin et cela le mettrait de bonne humeur.
Pas l’ataraxie recherchée mais au moins pas d’insultation matinale.
https://monroegallery.blogspot.com/2010/12/barbra-streisand-on-tv-photographed-by.html
Lormier ne sait plus encaisser les insultes?
Oui…
Voici la photo:
https://images.google.com/hosted/life/2eb2d0552a54dd9a.html
Belle brochette d’époque – (pour rester dans un registre modestement culinaire)
il manque Madame Pompidou ? (peut-être assise ailleurs).
B Streisand avec son ensemble léopard est évidemment plus ridicule qu’élégante.
A propos le Prophète Mao nous a épargné les rapprochements culinaires/cul… belle occasion barthéso-lacanienne ratée…
Ces rapprochements un peu trop évidents, vous montrez candidement que vous n’avez eu besoin de personne pour les faire…
La chronique de Brighelli mérite en effet mieux que ces facilités.
J’y reviendrai.
Peut-être.
Evidents … Candidement …facilités …
mais :
J’y reviendrai…(c’est facile mais je pourrai en tirer quelque chose)
Attendons donc votre prochaine livraison de banalités déguisées (comme il y a des fruits déguisés).
Puisque vous anticipez de ma part des banalités (fussent-elles déguisées), mieux vaut que je réserve le fruit de mes réflexions à l’auteur de la chronique lui-même, et à lui seul.
Un quintette de clownesses tristes.
Pathologique, disais-je. Souvenir des émotions de ma mère, malade quand elle devait cuisiner pour toute la famille, à Noël, et qui savait qu’elle serait jugée (et même pré-jugée) sur la réussite de son chapon demi-deuil.
Ce genre d’inquiétude n’apparaît pas dans le billet. Nous ne savons pas ce que les convives ont (sincèrement ) pensé des gigots-à la Brighelli…mais rien n’indique ,dans le billet que le Maestro ait le moindrement douté de l’excellence de son plat.
Frankie Banjo 10 mai 2026 à 11h50
Cette marinade de 8 jours doit totalement gâcher le gout de la viande à mon avis…
ca fait cuisine médiévale où l’on utilisait bcp d’épices pour masquer d’autres goûts…
Eh bien, Frankie Banjo n’a aucune chance d’être invité.
Lormier ne sait plus encaisser les insultes?
Je sèche ( pour « enculer les insectes,il manque un « c »)
Exact.
Méat
Du plus loin que je me rappelle ma vie adulte, j’ai cuisiné, pour moi et pour les autres.
pour les autres…
Comme une mère nourricière,comme la Louve romaine.
Il est remarquable qu’à la fin du billet le Maestro évoque sa mère.
« Souvenir des émotions de ma mère, malade quand elle devait cuisiner pour toute la famille, à Noël, et qui savait qu’elle serait jugée (et même pré-jugée) sur la réussite de son chapon demi-deuil. »
Ce que manifeste ce goût obsessionnel (quasi pathologique,dit-il) pour la cuisine,c’est peut-être le désir de transsexulisation .
ECHO 11 mai 2026 à 10h54
B Streisand avec son ensemble léopard est évidemment plus ridicule qu’élégante.
ensemble dessiné par elle-même;
J’oubliais:léopard ou jaguar ?
ECHO 11 mai 2026 à 10h54
A propos le Prophète Mao nous a épargné les rapprochements culinaires/cul… belle occasion barthéso-lacanienne ratée…
Oui, mais on a quand même eu la rime (riche) sculpteur/scripteur.
https://blog.causeur.fr/bonnetdane/wp-content/uploads/sites/25/2026/05/908351-1-696×464.jpg
Voilà un gigot bien ficelé, prêt à l’usage…
Fashion-show (cf digressions supra) –
Karl L. est arrivé chez Ch’nel au début des années 80 ;
il a réveillé le style des tailleurs, qui font plutôt triste mine sur la photo ;
à l’égal des dames porte-manteaux du 1er rang, qui n’ont rien à se dire ;
de nos jours, les dames du 1er rang se doivent de prendre la pose – mannekones pré défilé, tel est leur intérêt.
A table (suite) –
dessert : « ganache » (D. 6h58), parfum chocolat.
digestif : après la ganache, une « arquebuse » peut favoriser la digestion.
https://www.lepetitbouilleur.fr/wp-content/uploads/2024/10/arquebuse-scaled.jpeg
Paris-guide par les principaux écrivains et artistes de la France
Sous la direction de Corinne Verdet
La Découverte illustrée
1983
La Découverte
Le restaurant Terré y est mentionné;il y a deux autres adresses pour la bouillabaisse;
« La rue de Chartres avait Parly, le Véfour des commis de la place des Victoires ; et dans la rue Montorgueil était Borrel, successeur de Balaine, c’est-à-dire peut-être le premier de tous. La rue Neuve-des-Petits-Champs avait encore Terré, le restaurateur des Espagnols. «
ECHO 11 mai 2026 à 11h46
Attendons donc votre prochaine livraison de banalités déguisées (comme il y a des fruits déguisés).
Quand on ôte le déguisement (d’ailleurs comestible et parfois délicieux) d’un fruit déguisé, on trouve un fruit.
Quant aux banalités déguisées…une fois retiré le déguisement…
Puisque vous anticipez de ma part des banalités (fussent-elles déguisées), mieux vaut que je réserve le fruit de mes réflexions à l’auteur de la chronique lui-même, et lui seul.
Cusine de femme cuisine d’homme…Le Maestro,on le sait, (grâce à des billets antérieurs) interdit à ses compagnes d’entrer dans la cuisne,son royaume.
Ferait-il sienne cette penséee:
« Certains ont dit que la cuisine était l’apanage de la femme. Je l’accorde dans une certaine mesure, car, comme il y a fagot et fagot, il y a cuisine et cuisine, et nous ne songeons pas à contester aux ménagères le pot-au-feu et le ragoût de mouton traditionnels.
Que la majeure partie des cuisinières s’en tienne là et ne prétende pas s’immiscer dans nos travaux, d’abord trop fatigants pour leur complexion de femmes, ensuite beaucoup trop étendus pour leurs faibles connaissances, et dont elles ne peuvent rendre, quoi qu’elles fassent, qu’une très imparfaite, je dirais même une très mauvaise imitation. »
Philéas Gilbert, L’Art culinaire
Ce n’est pas si simple,c’est bien plus complexe,ou corsé. Car c’est auprès de sa grand-mère et de sa mère que le Maestro apprit à cuisiner.
Il en apprit les éléments,puis se mit à voler de ses propres ailes.
Et c’est encore plus complexe: le Maestro revient à sa mère,tout en se percevant comme un être auto-engendré…
Samedi dernier, nous étions dix, j’ai fait mijoter deux gigots en cocotte au four pendant 7 heures
C’est un grand four.
« grand four », voui mais, sans aucun doute, un très grand succès côté papilles gustatives.
(Et une dégustation au « Grand Véfour » valait-elle vraiment le détour ?)
On ne connaît pas la provenace des agneaux.Sisteron ?
(Les restaurateurs de Sisteron vous diront que des amions circuelent…chargés d’agenaux,qui viennent parfois de loin.)
Prophète Mao mais. 11 mai 2026 à 14h13
Puisque vous anticipez de ma part des banalités (fussent-elles déguisées), mieux vaut que je réserve le fruit de mes réflexions à l’auteur de la chronique lui-même, et à lui seul.
Faites comme bon vous semble.
(pourquoi ne pas en parler à votre cheval ?)
Si j’avais un cheval et que je lui fasse part de mes réflexions, nul doute qu’il trouverait sabot.
Et à tout prendre, les cannes à son me semblent préférables aux ânes desséchés qui voudraient en avoir (du son), et qui refusent obstinément d’aller s’abreuver à la rivière salvatrice…
Morceau d’anthologie:
« …nous ne songeons pas à contester aux ménagères le pot-au-feu et le ragoût de mouton traditionnels.
Que la majeure partie des cuisinières s’en tienne là et ne prétende pas s’immiscer dans nos travaux, d’abord trop fatigants pour leur complexion de femmes, ensuite beaucoup trop étendus pour leurs faibles connaissances, et dont elles ne peuvent rendre, quoi qu’elles fassent, qu’une très imparfaite, je dirais même une très mauvaise imitation. »
Philéas Gilbert, L’Art culinaire
J’avais bien mis des couteaux, à côté des assiettes, tout en sachant qu’ils ne serviraient pour ainsi dire à rien. Juste pour que l’argent des couverts se reflète dans le cristal des verres.
Le Maestro fait la cuisine lui-même,il ne laisse personne entrer dans son domaine.
Apparemment,c’est aussi lui qui met le couvert…au moins dans les grandes occasions.
WTH 11 mai 2026 à 11h47
» le style des tailleurs, qui font plutôt triste mine sur la photo ;
à l’égal des dames porte-manteaux du 1er rang, qui n’ont rien à se dire ; »
En ce qui concerne Barbra Streisand,elle était malade (chiasse ?) à cause d’une bouillabaisse,mangée à Marseille; D’où son air ronchon.
Ginette Mathiot était-elle une enragée du cul ?
Un décret a été publié en toute discrétion :
« Les IAL suspectés d’être positifs au hantavirus seront euthanasiés sans délai ni examen complémentaire ».
Le gouvernement prend enfin les choses en main. Je m’en félicite.
La classicos a bouffé du Beefheart de la période « Trout mask replica ». Sacré bouillabaisse !
https://www.youtube.com/watch?v=-RPCstRL9PY
Mâtin, quel clavier !
la cuisine … n’a rien à voir… avec le bricolage, où … je n’… excelle pas
Cependant,pour ces deux activités,on a besoin d’instruments bien choisis,qu’il faut savoir manier.
1 grosse seringue, à grosse aiguille (environ 25 cl, type seringue de vétérinaire)… À l’aide de la seringue, injecter l’élixir en trois ou quatre endroits du gigot, une fois par jour pendant les 3 premiers jours, puis injecter de la marinade les 4 jours suivants.
Intelligence « instrumentale »
Les serinhgues de vétérinaire,c’est en vente libre ?
Emmanuel Grégoire :
« Mon plan pour un “droit au beau” dans tous les quartiers de Paris »
https://www.lefigaro.fr/politique/emmanuel-gregoire-au-figaro-mon-plan-pour-un-droit-au-beau-dans-tous-les-quartiers-de-paris-20260511
Le beau, ça (se) jette !
C’est qu’il en a, de l’estomac, le sieur Grégoire !
Epoustouflante que sa déclaration (d’amour) :
« Le patrimoine est tellement important que j’ai l’intention de m’en saisir moi-même. »
Avec un « Plan d’action pour 1 000 points noirs », il y a pourtant de quoi se faire de la bile.
« Cuisiner » (suite) –
« sans doute avec l’âge a-t-on besoin d’un bon coup de piment pour rehausser la vie… » (😁) :
https://www.causeur.fr/gout-caraibes-guyane-et-martinique-en-cuisine-photos-et-degustations-poetiques-326946
Entailler les cuisses de poulet avant de les placer dans la marinade.
Lui n’utilise pas de seringue. Procédé plus rudimentaire.
Avec l’âge, besoin de rajouter du piment dans les quiches, et aussi du piment pour mes dix canards.
Oui..
(Deux)
« Juste pour que l’argent des couverts se reflète dans le cristal des verres ».
Quand, au XIXe, les restaurants prirent de l’ampleur,ils se couvrirent de miroirs,du moins les plus luxueux.
Au restaurant,si un miroir se trouve dans l’angle du plafond,cela vous aidera à contempler discrètement les nibards de la meuf que vous avez invitée et qui se trouve en face de vous;(à condition que le décolleté soit suffisamment ouvert).
« En entrant dans un café ou dans un restaurant – ils se ressemblent quant à leur mobilier et à leur décoration – on est fasciné par la magnificence des miroirs qui couvrent les murs presque jusqu’au plafond et qui reflètent et multiplient à l’infini tous les objets de la pièce. »
trad Simeon’s Letters to His Kinsfolk and Other Great People Written, Chiefly from France & Belgium in the Years 1832, 1833 & 1834:
Un lecteur bien intentionné, mais qui hésite à fréquenter un blog plein d’esprits si brillants, m’a communiqué en privé une langue analyse que je n’hésite pas à rendre publique, tant elle est pertinente :
« Cuisiner ? A plus d’un titre.
Tout observateur avisé du langage en général, et de la
langue française en particulier, se régale (restons en
cuisine) du double-entendre, merveilleux générateur de
réflexions vagabondes.
En l’occurrence je souhaite amorcer ici une réflexion qui
va bien au-delà du double-entendre : cuisiner un suspect,
assaisonner un adversaire, le mettre sur le grill, le passer
à la moulinette…etc., il y a entre le lexique de la cuisine et
celui de la violence physique exercée sur autrui une
abondance de passerelles, de rapprochements,
d’assimilations, qui méritent examen.
Examen qui prend un tour encore plus interrogateur (je
n’ai pas dit « inquisiteur ») lorsque l’auteur qui a intitulé sa
chronique « Cuisiner » s’avère être Brighelli, grand
connaisseur de l’œuvre de Sade, expert en descriptions et
interprétations des sévices corporels dont regorgent les
écrits du divin marquis. Il y a là incontestablement, me
semble-t-il, matière à approfondir.
1. Lexique de la cuisine/de la violence infligée aux corps
Plusieurs niveaux à repérer et à distinguer ici :
1.1. Le lexique de la lame
Hacher menu/découper en rondelles/réduire en
charpie/passer à la moulinette…
Expressions qui matérialisent la menace de destruction,
de mutilation, de fragmentation, de réduction…
1.2. Le lexique de la lente agonie
Faire mijoter dans son jus/cuire à petit feu/mettre sur le
grill
Expressions qui ajoutent l’apparition de la souffrance par
brûlure ou par cuisson…
1.3. Le lexique du cannibalisme
Bouffer quelqu’un tout cru/n’en faire qu’une bouchée…
Affirmation d’une domination totale, d’une supériorité
écrasante par dévoration et ingestion…
1.4. Le lexique de la violence domestique (domestiquée?),
ou quand les ustensiles de cuisine deviennent les
marqueurs de la domination
Passer à la casserole/ramasser la victime à la petite
cuillère…
Expressions liées à la violence sexuelle, à l’humiliation, à
la liquéfaction…
1.5. On conviendra aisément, avec le recensement ci-
dessus non-exhaustif, que le lexique de la violence
infligée aux corps, de la torture, des sévices corporels
(subis ou désirés), puise abondamment dans le lexique de
la cuisine.
Que nous dit sur ce point la chronique de Brighelli ?
Cohérent, il rapproche la cuisine de l’écriture, comme il a
déjà par le passé rapproché l’écriture et les zébrures
causées par des coups de fouet ou de ceinture : la griffure
des mots sur la page blanche de la peau…
Alors, Brighelli, Sade, Vatel, même perception du monde ?
2. La cuisine en tant que transformation radicale de la
matière.
« J’aime voir les produits se transformer — et rejoindre
finalement l’idée toute conceptuelle que je m’étais faite. »
(Brighelli)
2.1. Le passage lévi-straussien du cru au cuit, de l’entier
au fragmenté, du naturel au culturel, voilà bien des
illustrations évidentes d’une transformation radicale de la
matière.
2.2. « Rejoindre l’idée toute conceptuelle que je m’étais
faite »
Brighelli, plus baudelairien que jamais, semble tenir à
Dame Nature le discours suivant emprunté au grand
Charles :
« Ô vous, soyez témoins que j’ai fait mon devoir
Comme un parfait chimiste et comme une âme sainte.
Car j’ai de chaque chose extrait la quintessence,
Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or. »
Cuisiner, cela serait donc opérer une transformation
radicale de la matière comparable à de l’alchimie ? Un défi
aux lois de la Nature, un défi prométhéen à Dieu où le
grand chef devient Dieu lui-même ?
2.3. Le plus brillant disciple de Baudelaire, un jeune Arthur
natif de Charleville, disait de son Maître qu’il était « le
premier Voyant, (…) un vrai Dieu… »
Et ce brillant disciple de Baudelaire intitule quelques mois
plus tard un de ses textes désenchantés « Alchimie du
Verbe »…
Cuisiner, aimer, écrire…De là à conclure qu’après « Animal
triste post coïtum » et après « Animal triste post scriptum », il
y a aussi un « Animal triste post coquendum cibumque », il
y a un pas que Brighelli ne franchira sans doute pas. A
moins que… »
Le masqué avait prévenu : il ne s’adresserait dorénavant plus qu’à vous ; tous les coups ou presque sont permis, au jeu de BdÂ.
Il est vrai que le masqué y chante les louanges de quelques grands et divins, à commencer par le maître de maison.
Quant à cette excellente leçon où le masqué s’est vraiment surpassé,
elle aurait sans doute bien du mal à passer * dans un lycée lambda,
pour la simple raison que « cuisiner » (tout comme d’ailleurs « écrire » tend à disparaître de bien des chaumières (un mot qui lui aussi…)
* passer, par exemple, à la passoire : pourtant là rien de chinois ; au contraire de « praeter gallum mulieremque ».
« …tous les coups ou presque sont permis, au jeu de BdÂ. »
Et vos reins, ils sont masqués ? Répondit le masqué.
Oui…
Jean-Paul Brighelli 12 mai 2026 à 9h24
Un lecteur bien intentionné, mais qui hésite à fréquenter un blog plein d’esprits si brillants, m’a communiqué en privé une langue analyse que je n’hésite pas à rendre publique, tant elle est pertinente :
Ce lecteur avait-il expressément demandé que son analyse ne soit pas publiée ?
Si oui, ce n’est sûrement pas une telle demande qui aurait pu arrêter le Maestro.
Si non, si ce « lecteur bien intentionné » se fout d’être lu ou non par les « brillants esprits du blog »,pourquoi envoie-t-il sa prose au Maestro par messagerie privée ?
Lormier a deux choses à dire:
i) il apprécie les calembours de Crapulovic (très doué pour cela) (« canne à son; il trouve sabot »)
ii) il lit parfois ses anlayses -« fruist de sa réflexion » -en haussant les épaules et riant doucement. Et les commentaires par ECHO des dites analyses (« banalités déguisées ») accroissent grandement l’amusement que procurent « les fruits de la réflexion ».
Je crois pouvoir dire, au nom du commentariat tout entier, que nous serions enchantés de pouvoir lire un jour les analyses critiques de Lormier sur les écrits de notre hôte, analyses qui nous éblouiraient à coup sûr par leur stupéfiante originalité n’ayant même pas besoin de recourir à quelque déguisement que ce soit. Nul doute qu’a ce titre ECHO en serait le premier admirateur.
Oui, nous en serions enchantés. A plusieurs reprises JG a quémandé cette insigne faveur, et supplié Lormier de nous accorder cet immense privilège. A ce jour, c’est comme s’il avait procédé à une abondante miction dans un Stradivarius.
Que Lormier montre de quoi il est capable. Qu’il produise des commentaires plus éclairants que ceux de Gavrilovic. Alors, et alors seulement, il trouvera quelque crédibilité, crédibilité pour l’instant nulle.
Gavrilovic demandait un jour « Est-il vain d’espérer? ».
Réponse de Lormier : « Oui ».
Tout est dit.
Fin.
Lormier vient de lire le texte envoyé par Crapulovic au Maestro.
C’est très bien,particulièrement sur le vocabulaire culinaire.
Lormier l’a toujours dit:si étonnant que cela puisse paraître,Crapulovic n’est pas complètement idiot.
Reste à savoir pourquoi il n’a pas posté son texte ici,directement.
Coquetterie ?
« Reste à savoir pourquoi il n’a pas posté son texte ici,directement. »
Devinez.
Non.
piment dans les quiches
piQUant dans les Miches
rejoindre finalement l’idée toute conceptuelle que je m’étais faite.
a) jamais d’échec ?
b) idée, concept,idée conceptuelle ?
Ce n’est pas Kant qui va nous aider avec ses concepts de l’entendement.
A vrai dire, le plat imaginé par le Maestro est-il à proprement parler un « concept » ? (Sûrement pas un pur concept de l’entendement.)
C’est un composé d’images visuelles, de saveurs virtuelles…Kant ne nous dit pas grand chose de la sensation.
Piere Hermé imagine ses desserts en composant avec une riche palete de goûts qu’il est capable de se « représenter mentalement ». Pas donné à tout le monde.
J’ai noté que le dessert servi par le Maestro au terme du festin est une glace fabriquée ailleurs.
Glace, pâtiisserie, c’est autre chose.( something else;another level)
Souvent les grands chefs ont d’abord été pâtissiers.
Mais un cuisinier ne devient jamais pâtissier. (Jamais ou presque jamais)
Rappelons nous la première image de Soleil Noir:les suppliciés pris dans la glace, gélifiés,et
qui font penser au Laocoön.
Je suis presque sûr que pour écrire son chapitre, le Maestro est parti de cette image.
Y a des écrivains comme ça,qui commencent avec du pictural, pas des mots.
Nabokov (qui avait envisagé une carrière de peintre…) créait de cette façon,il l’a dit.
piment pour mes dix canards.
piNARd pour médicaMENT.
« glaces sublimes de la maison Chocolat T, sise à Valréas. »
Voici la camionnette de Chocolat T;elle livre des glaces,mais pas de technolectes.
https://www.chocolat-t.com/app/uploads/2024/08/IMG_8755-1536×1024.jpg
Le gamin pourra lécher les 2 (deux) boules du glacier pour seulement 4 (quatre)euros ?
C’est quoi le concept ?
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C’est quoi le concept ?
https://c7.alamy.com/compfr/em8rn5/portrait-de-jeunes-femmes-punk-avec-piercings-et-crane-rase-em8rn5.jpg
WTH 10 mai 2026 à 20h12
(Fatal error de ma part ! 😁 –
Le Corn(ia)u(d) : « Dès ce soir, je prends un décret permettant de mettre en place les mesures d’isolement adaptées à l’égard des cas contacts et protectrices de la population générale. La ministre de la Santé s’exprimera ce soir. » (lefigaro)
aïe, aïe, aïe)
Mesures d’isoelment…après avoir rapatrié les croisiéristes par vol régulier…d’où « cas contacts »
Le commentariat de ce blog attend toujours – et attendra encore longtemps – les commentaires littéraires de Lormier, sur quelque texte que ce soit…
Pour rendre l’attente moins pénible, je ne résiste pas au plaisir de reproduire la parodie suivante signée Gavrilovic, parodie qui me semble donner un avant-goût assez réaliste de ce que pourrait être l’original, original que bien sûr nous n’aurons jamais le plaisir de lire…
(Début de citation)
Tout lecteur lettré connaît l’ellipse la plus célèbre de la littérature française :
« Il voyagea.
Il connut la mélancolie des paquebots, les froids réveils sous la tente, l’étourdissement des paysages et des ruines, l’amertume des sympathies interrompues.
Il revint.
Il fréquenta le monde, et il eut d’autres amours encore. »
Mais ce qui est généralement ignoré, c’est que dans une vie antérieure Lormier a fait partie du comité de lecture chargé d’évaluer la qualité du manuscrit de Flaubert en vue d’une éventuelle publication.
Votre serviteur a pu se procurer les commentaires de Lormier sur ce fameux extrait de « L’éducation sentimentale ».
Les voici, en exclusivité mondiale.
1. Il voyagea.
—————
Lormier : Oui. La concision a du bon, mais là, le lecteur reste sur sa faim. Quelles étaient les destinations ? Les durées de séjour ? Les activités programmées ? On aimerait en savoir plus. On ne le saura pas.
2. Il connut la mélancolie des paquebots
—————
Lormier :
– Expression maladroite ici. Faut-il entendre la tournure « la mélancolie des paquebots » comme on entendrait « l’enthousiasme de la foule »? Une foule enthousiaste, cela se conçoit…Mais un paquebot mélancolique ?
– admettons que la mélancolie soit celle éprouvée par Frédéric Moreau : ne s’agirait-il pas plutôt de cet état de malaise incertain causé par le tangage et le roulis du navire, malaise plus communément nommé « mal de mer » ? L’auteur aurait dû ici rechercher la simplicité, et dire les choses pour ce qu’elles sont.
3. Les froids réveils sous la tente
—————
Lormier : On s’étonne qu’un écrivain aussi pointilleux et maniaque de précision que Flaubert n’ait pas songé à munir son héros de quelques couvertures supplémentaires. Cela ne colle pas avec le reste : incohérence ici.
[NDLR : l’étrange incursion explicite de l’auteur dans sa fiction, envisagée ici par Lormier, recevra environ un siècle plus tard la dénomination de « métalepse »]
4. L’étourdissement des paysages et des ruines
—————
Lormier :
Ici Flaubert dépasse les bornes de la vraisemblance : étourdissement ? Allons bon !
A-t-on jamais vu quiconque défaillir à la vue du Parthénon? A-t-on jamais vu quiconque perdre connaissance devant le Colisée ou le temple de Ségeste ? Un coucher de soleil dans la baie de Naples nécessite-t-il la mobilisation de dizaines de médecins ré-animateurs ?
A coup sûr, le lecteur ne parviendra pas ici à s’identifier au personnage.
5. L’amertume des sympathies interrompues
—————
Lormier :
Nouvelle incohérence ici : quand, en voyage, on fait des rencontres agréables, quand on sympathise avec tel ou tel, eh bien avant de se séparer on s’échange les adresses. Et on garde contact. Et les sympathies ne sont pas interrompues. Et donc, point d’amertume.
6. Il revint
—————
Là encore le lecteur reste sur sa faim. Ce retour, combien de temps après le départ? Combien de temps s’est écoulé entre le début et la fin du voyage ?
Monsieur Flaubert se donne des grands airs de grand styliste qui réussit à contracter le temps, mais en réalité il bâcle en quelques lignes ce qui aurait dû constituer plusieurs chapitres. Inconcevable de la part de quelqu’un qui se prétend écrivain.
7. Il fréquenta le monde, et il eut d’autres amours encore.
—————
Lormier :
Et…? On attend la suite, on attend des précisions, on attend un développement…et on attend en vain !
Qui Frédéric Moreau a-t-il fréquenté ? A quelle occasion ? Quelles autres femmes que Mme Arnoux a-t-il connu? Et est-ce que, globalement, ça se passait bien ? Monsieur Flaubert créé chez le lecteur une curiosité légitime, et cette curiosité n’est jamais satisfaite. Le lecteur est perpétuellement frustré.
8. Les conclusions de Lormier :
« Monsieur Flaubert ne respecte pas son lecteur. Il confond concision et sécheresse, il bafoue la vraisemblance la plus élémentaire, il bâcle ce qui méritait développement, il laisse en suspens des amorces de récit et de ce fait, le récit n’est jamais mené à son terme. L’ensemble est extrêmement décevant. Je déconseille la publication. »
Les choses sont parfaitement claires : dès le milieu du 19ème siècle, Lormier était l’agent privilégié de la dictature du référent.
(Fin de citation)
De la haute voltige, le commentaire (littéraire) ci-dessus.
Autre commentaire : redescendons sur terre, avec une punie qui vient de signer un « procès-verbal de notification de la validation d’une composition pénale », avec un délégu’ du proc’
Après avoir, entre autres, déclaré « savoir lire et écrire en langue française »,
la punie se doit d’obéir aux mesures suivantes :
. « rédiger une lettre d’excuse » (l’euro restant symbolique)
. « accomplir » 2 jours de « stage collectif » dit de « citoyenneté » – proposé par un « service d’insertion », d’un coût de 150 euros ;
… possibilité (exceptionnelle) d’y surseoir grâce à l’envoi d’un mot du toubib (âge, santé, etc.) – quelle chance que le secret médical résiste encore !
Après toussa, extinction de « l’action publique » ; youpi !
Tout le monde n’est pas aussi malchanceux que le sieur Sarkozi ai-je conclu – ce qui a fait (largement) sourire le délégu’ du proc’
Puisque j’avais qualifié les productions de JG – le prophète masqué , de banalités déguisées, je me sens obligé de me fendre de quelques mots de critique (au sens neutre du mot, quoique).
JG débute son commentaire (après des mises en bouche) par la remarque « qu’il y a entre le lexique de la cuisine et celui de la violence physique exercée sur autrui une
abondance de passerelles, de rapprochements,
d’assimilations, qui méritent examen. » « incontestablement, me semble-t-il, matière à approfondir. »
Est-ce si étonnant du fait que la cuisine carnée est fondée sur la mort d’un ou plusieurs animaux et leur « préparation » (découpage) ? Donc les couteaux sont aussi fréquents dans les cuisines que dans les poches des malfrats (apaches à l’ancienne ou lycéens prêts à en découdre – et même à découdre leurs profs) et le triste sort des victimes assez comparable.
Rien d’étonnant à cela, sauf pour ceux qui ont l’étonnement facile.
Plus éloigné de cette commune origine dans le fait de trucider (un homme/femme ou un animal) , il y a » le lexique de la lente agonie ; Faire mijoter dans son jus/cuire à petit feu/mettre sur le grill »; effectivement ici nous sommes dans la métaphore – mais elle ne casse pas plusieurs pattes à un canard.
Ce que JG apppelle « Le lexique du cannibalisme :
Bouffer quelqu’un tout cru/n’en faire qu’une bouchée… »
est aussi une suite de métaphores dont il faut noter qu’elles s’appliquent à des situations morales plus que physiques ( Tel élu LFI » n’a fait qu’une bouchée » du journaliste vendu aux génocidaires, par ex. du moins c’est ce que disent les sympahisants LFI).
D’accord sur le lexique de la violence domestique, ou plutôt de la domination sexuelle (consentie ou pas) dans » Passer à la casserole » .
Par contre je n’ai jamais vu dans un contexte sexuel utilisée l’expression « être à ramasser la à la petite cuiller » – expression de la défaite dans une confrontation morale (comme dans « n’en faire qu’une bouchée ») ou bien de la situation de celui pour qui la situation est catastrophique et qui ne fait plus face. « Après cela (ruine financière, perte d’un proche, départ du conjoint) il était à ramasser à la petite cuiller. »
(Notons que les amateurs utilisent souvent l’expression « prendre cher » pour une relation sexuelle assez brutale , mais rien de culinaire ici…)
Nous admettons donc que certaines expressions relatives à des situations de conflit ou de domination » puise[nt] abondamment dans le lexique de la cuisine » – d’autres sont simplement communes au domaine de la mort infligée.
» Que nous dit sur ce point la chronique de Brighelli ?
Cohérent, il rapproche la cuisine de l’écriture … »
C’est ce que dit JPB – donc je n’en parlerai pas.
Pour JG (et non JPB sauf erreur de lecture) il y a « transformation radicale de la matière » en cuisine comme dans l’écriture (JPB écrit : « J’aime voir les produits se transformer — et rejoindre finalement l’idée toute conceptuelle que je m’étais faite. » [ce concept étant ici sauf erreur le plat préparé, tel qu’on se le représente et savoure d’avance – il est donc très excessif de parler de transformation radicale).
Cette idée (bien sollicitée sinon capillotractée) de transformation radicale introduit l’idée d’alchimie (métaphore d’ailleurs banale quand on veut louer les auteurs de préparations culinaires) et permet de faire tourner les tables (de cuisine) pour convoquer (un peu gratuitement) le grand Charles et son disciple de Charleville.
Enfin, si on voulait assimiler l’acte d’écrire à l’acte de cuisiner , ces deux actes diffèrent grandement : l’acte de cuisiner suit une recette (qui a certes été trouvée empiriquement par le premier « inventeur ») , l’acte d’écrire est entièrement libre (dans les limites des processus de création intellectuellles) et il n’existe pas de recette.
JG laisse aussi (mais ce n’était pas son propos) tout ce que le terme de cuisine, métaphoriquement, comporte de malpropre (cuisine électorale, politique). C’est ici l’aspect d’une cuisine repoussante avec son cuisinier en « marcel » tâché , la clope à la bouche, qui prépare un plat avec des produits périmés : évocation d’une ambiance de saleté et de mauvaises odeurs.
@ECHO
Nul étonnement de ma part, nulle part.
Nul désir de ma part de faire mieux que trois pattes cassées à un canard.
Vous me prêtez des ambitions qui me sont étrangères.
En revanche : je revendique une volonté permanente d’exercer une grande vigilance sur le langage. Je suis toujours extrêmement méfiant avec la posture « mais enfin, cela va sans dire ! », qui fait passer pour des évidences des phénomènes qui n’en sont pas, et qu’il faut pour cela mettre au jour. C’est ce que je m’efforce de faire, avec mes moyens.
Clamer à l’envi comme vous le faites « Mais ça va de soi ! Mais ça va sans dire ! » sera toujours pour moi une approche plus que suspecte des phénomènes dont nous sommes environnés.
Rien ne va de soi.
Et si ça va sans dire, c’est quand même mieux en le disant.
C’est pour moi une des grandes et inoubliables leçons des « Mythologies » de R. Barthes.
IAL serait un auteur dormant chez Galligrasseuil ?
Prophète Mao mais. 12 mai 2026 à 17h23
@ECHO
qui fait passer pour des évidences des phénomènes qui n’en sont pas
C’est drôle:je connais quelqu’un ici qui a le mot « évidence » souvent à la bouche:
Prophète Mao mais. 10 mai 2026 à 17h58
« Evidemment, la cuisine est une activité fort proche de l’écriture et de l’amour, deux activités auxquelles j’ai voué ma vie. » (Brighelli)
Il y a de toute évidence de nombreux points communs entre ces trois activités :
… Évidence aveuglante pour l’amour et la cuisine, moins évidente pour l’écriture
J’avais même été tenté de me moquer:c’est pratique,l’évidence, ça évite d’avoir à démontrer.
Appropriation culturelle (suite)
« Eye Haïdara, maîtresse de cérémonie au Festival de Cannes : «Je suis passée par le stade de l’angoisse de la page blanche » »
https://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/ce-soir-tele/eye-haidara-le-festival-de-cannes-est-un-rendez-vous-crucial-20260512
Une « n » victime de la page « blanche » ?
Y’en a des qui en font voir de toutes les couleurs à leur éditeur !
ECHO 12 mai 2026 à 16h35
« J’aime voir les produits se transformer — et rejoindre finalement l’idée toute conceptuelle que je m’étais faite. » [ce concept étant ici sauf erreur le plat préparé, tel qu’on se le représente et savoure d’avance – il est donc très excessif de parler de transformation radicale).
Pourquoi « excessif » ?
De l’ingrédient, du produit brut au plat fini, n’y a-t-il pas « transformation radicale » ?
Ce qui m’intrigue davantage (c’est la troisième fois que je l’écris), c’est la notion qu’il y a apparemment adéquation parfaite entre le « concept » ( ou le schéma ?) et le résultat final…comme si le Maestro ne ratait jamais un plat.
En matière de littérature, le Maestro me semble beaucoup moins sûr de lui. On se souvient qu’il est allé jusqu’à demander à une petite journaliste: j’ai quand m^me un peu de talent, n’est-ce pas ?
Et si la cuisine était une activité compensatoire, le cataplasme qu’il met sur le doute ?
De l’ingrédient, du produit brut au plat fini, n’y a-t-il pas « transformation radicale » ?
Eternel verre à moitié plein ou vide…
Un agneau cuisiné devient-il autre chose qu’une viande d’ agneau (si oui, ce serait une tansformation radicale). Il y a cuisson, assaisonnement mais la transformation est-elle radicale ? Cela se discute.
« De l’ingrédient, du produit brut au plat fini, n’y a-t-il pas « transformation radicale » ? »
C’est de la chimie…
l’idée toute conceptuelle que je m’étais faite.
On met le mot « concept » à toutes les sauces (pun intended)
C’est quoi le concept ?
https://c7.alamy.com/compfr/em8rn5/portrait-de-jeunes-femmes-punk-avec-piercings-et-crane-rase-em8rn5.jpg
Désapprobation culturelle (suite)
https://www.causeur.fr/quand-le-cochon-a-la-broche-devient-suspect-chems-eddine-hafiz-326992
Les bouffeurs de cochon seront enfilés de la barbe au cul…
Ils ont fait un sacré boucan (de cochon).
(je n’avais jamais entendu parler de A. T’serstevens)
Y’en a des (bis) qui ne sont pas copains comme cochon et disons au moins trois ici chez qui sommeille le cochon.
(Et ce n’est pas chez JPB que l’on irait manger comme un cochon !)
(Notons que les amateurs utilisent souvent l’expression « prendre cher » pour une relation sexuelle assez brutale , mais rien de culinaire ici…)
les amateurs…Tarik Ramadan par exemple. (citation:tu m’as fait attendre,tu vas prendre cher)
Mais « cher » est souvent pris pour synonyme de « difficile ».
Oui, Saint-Cloud, c’est plus cher que l’Ecole Nationale des Mines de Potasse.
Prophète Mao mais. 12 mai 2026 à 14h16
Le commentariat de ce blog attend toujours – et attendra encore longtemps – les commentaires littéraires de Lormier, sur quelque texte que ce soit…
A ma connaissance, Crapulovic est le seul à attendre;or Crapulovic ,ce n’est pas LE commentariat.
Curieusement, Crapulovic se montre pafois capable de lucidité et même- le croirez-vous ?-de raisonnement logique.
Prophète Mao mais. 12 mai 2026 à 13h55
Gavrilovic demandait un jour « Est-il vain d’espérer? ».
Réponse de Lormier : « Oui ».
Tout est dit.
Fin.
Alors,c’est quoi le concept ?
JG est en effet le seul à continuer à faire semblant d’espérer encore un peu que Lormier nous montre ce qu’il sait faire.
Les autres se sont fait une raison. Ils ont renoncé. Ils savent que de Lormier il n’y a rien à attendre d’autre que des énormités référentielles d’un inintérêt absolu.
Vous êtes vraiment dans le potage!
Il y a quelques heures,vous écriviez:
Prophète Mao mais. 12 mai 2026 à 14h16
Le commentariat de ce blog attend toujours …
Les effets délétères des prétendus vaccins peuvent être considérablement retardés,on le sait maintenant.
alors,c’est peut-^tre ça.
Le (pol) pote au Maestro ne considère sûrement pas ses travaux de restaurartion, comme du « bricolage ».
Il n’existe pas à ma connaissance de mot non argotique pour désigner le « bricolage » en cuisine, la cuisine d’amateur non professionnel,la cuisine approximative.
« Tambouille » est argotique et péjoratif.
« la cuisine approximative »
Bientôt des temps de cuisson mesurés au millionième de seconde ?
« Tambouille » : pas la même chose que faire son frichti.
Pour ce qui est de la « tambouille », le gouverne-ment sait y faire ; cette fois, c’est la faut’ aux rats nageurs.
« On se met en mode gestion de crise… » (Le Cornu)
Il n’existe pas à ma connaissance de mot non argotique pour désigner le « bricolage » en cuisine »
Et « ragougnasser » ?
Non Echo, non , ça va sans dire, non! Car sans dire on va mal, très mal. Oui…
J’suis completement d’accord avec le Prophète ( une fois n’est pas coutume) j’irais même plus loin que lui cette fois:
ll faut soumettre nos dires au Pape.
Oui…
(un des trois p’tits cochons !)
ECHO 12 mai 2026 à 18h03
Un agneau cuisiné devient-il autre chose qu’une viande d’ agneau (si oui, ce serait une tansformation radicale). Il y a cuisson, assaisonnement mais la transformation est-elle radicale ? Cela se discute.
Peut-on dire que la « cuisine moléculaire » effectue une transformation radicale, au point qu’il soit impossible,à la vue d’un plat, de deviner de quoi il est fait ?
https://www.blog-moleculaire.com/files/2013/06/viandes1.jpg
nos dires au Pape.
nos PiPes au DaRd.
si vous mettez à cuire à feu vif une côte de porc et, à côté, une côte de mouton, vous obtiendrez deux restes carbonés très semblables.
JG laisse aussi (mais ce n’était pas son propos) tout ce que le terme de cuisine, métaphoriquement, comporte de malpropre (cuisine électorale, politique). C’est ici l’aspect d’une cuisine repoussante avec son cuisinier en « marcel » tâché , la clope à la bouche, qui prépare un plat avec des produits périmés : évocation d’une ambiance de saleté et de mauvaises odeurs.
Infame brouet de sorcières;
Les sorcières ne font pas de potage;et elles ne se servent pas de casseroles,ni de cocottes;uniquement des chaudrons.
« sorcières », modèle Jane F ?
https://i.f1g.fr/media/cms/1194×804/2026/05/12/c100ea3c75149bfa757592115c22910be9cbbe97ea6575dec52e25b5229fc88c.jpg
Je ne l’aurais pas reconnue…
a witch ! A witch !
Déconstruction en cuisine:soupe à l’oignon:
https://sssourabh.com/2016/03/13/desserts-at-dawn-new-yorks-gourmet-nightlife/#jp-carousel-14070
Je remercie très sincèrement WTH pour ses propos élogieux concernant mes productions.
Ces propos m’encouragent à persister.
Au grand dam de Lormier et d’Echo
Rien d’étonnant à cela : dès mon plus jeune âge les marques de dilection féminine faisaient enrager mes rivaux malchanceux…
😁
😊!
WTH 12 mai 2026 à 16h33
une punie qui vient de signer un « procès-verbal de notification de la validation d’une composition pénale », avec un délégu’ du proc’
C’est la suite de votre affaire de « manque de repect à un représentant de l’ordre » ?
Jeunesse éternelle;vous jouez encore à ça!
(C’est bien la dernière fois ! Un geste inconsidéré qui m’a complètement échappé ; lamentable à mon âge !)
Dugong 12 mai 2026 à 18h50
si vous mettez à cuire à feu vif une côte de porc et, à côté, une côte de mouton, vous obtiendrez deux restes carbonés très semblables.
Quelle que soit la durée ?
Evidemment non.
WTH 12 mai 2026 à 19h15
(je n’avais jamais entendu parler de A. T’serstevens)
« Les plus belles comme en tous pays sont les moins de quinze ans… Aussi les épouse-t-on dès les douze ans car elles sont déjà pubères à cet âge, et parce que les Marocains ont le goût de la chair fraîche, en quoi je ne saurais les blâmer. »
t’Serstevens Itinéraire marocain (1970) (Ila vait 85 ans)
extrait:
https://www.revuedesdeuxmondes.fr/wp-content/uploads/2016/11/296821238309c783d212816a914adc24.pdf
Si vous n’en lisez qu’un, d’Albert T’serstevens, lisez Taïa — dans cette édition, c’est moi qui la patronnait…
https://www.artsetlivres.com/livre/9782210754270-taia-albert-t-serstevens/
(merci)
sans dire on va mal
sans dArd on vIT mal
Dugong a eu de la chance!
sans dArd on vIt mal
Dugong 10 mai 2026 à 7h52
« But you could eat pieces of a woman soaked in those and it would be good »
« La pièce », il s’agit bien sûr d’une foufoune conservée comme un stockfish…
=========================================================
Dans l’esprit de Dugong,il s’agit d’une foufoune de femme.
Dugong a quelque chose d’un surréaliste;ci-dessous,il s’agit de vulves de génisses
« Vinrent alors des vulves farcies, que l’on me dit de génisses, et qui étaient pleines de tous les plus délicats ingrédients du monde selon les lois de la gourmandise. Très blanches, grasse comme de petits bateaux pneumatiques, elles flottaient sur un lit de sauce à la moelle. Les accompagnaient des asperges géantes, qu’Edmonde nous offrit une à une, en feignant des pudeurs. »
André Peyre de Mandiargue
Lormier 12 mai 2026 à 18h51
JG laisse aussi (mais ce n’était pas son propos) tout ce que le terme de cuisine, métaphoriquement, comporte de malpropre …
Les « vers de mirliton », le » latin de cuisine »,c’est pas top.
Il y a cuisine et cuisine.Le Maestro-queux ne laisse pas entrer une meuf dans sa cuisine.
Au XIXème, voilà ce qu’on osait dire de la cuisine de meuf:
« Il y a cuisine et cuisine, et nous ne songeons pas à contester aux ménagères le pot-au-feu et le ragoût de mouton traditionnels.
Que la majeure partie des cuisinières s’en tienne là et ne prétende pas s’immiscer dans nos travaux, d’abord trop fatigants pour leur complexion de femmes, ensuite beaucoup trop étendus pour leurs faibles connaissances, et dont elles ne peuvent rendre, quoi qu’elles fassent, qu’une très imparfaite, je dirais même une très mauvaise imitation. »
Eh oui, le « concept » c’est pas pour elles.
Philéas Gilbert, L’Art culinaire
Asperges,suite…
Transformation radicale,suite
Je m’arrêtais à voir sur la table, où la fille de cuisine venait de les écosser, les petits pois alignés et nombrés comme des billes vertes dans un jeu ; mais mon ravissement était devant les asperges, trempées d’outre-mer et de rose et dont l’épi, finement pignoché de mauve et d’azur, se dégrade insensiblement jusqu’au pied — encore souillé pourtant du sol de leur plant — par des irisations qui ne sont pas de la terre. Il me semblait que ces nuances célestes trahissaient les délicieuses créatures qui s’étaient amusées à se métamorphoser en légumes et qui, à travers le déguisement de leur chair comestible et ferme, laissaient apercevoir en ces couleurs naissantes d’aurore, en ces ébauches d’arc-en-ciel, en cette extinction de soirs bleus, cette essence précieuse que je reconnaissais encore quand, toute la nuit qui suivait un dîner où j’en avais mangé, elles jouaient, dans leurs farces poétiques et grossières comme une féerie de Shakespeare, à changer mon pot de chambre en un vase de parfum.
» elles jouaient, dans leurs farces poétiques et grossières comme une féerie de Shakespeare, à changer mon pot de chambre en un vase de parfum. »
Transformation radicale…
Une asperge au bout de la digestion est elle toujours une asperge …
Question pour un chimiste ( combien de molécules sont identiques, qu’est ce qui a été ajouté …)
Wemby est une grande asperge.
Fréquenter ce blog uniquement pour y déposer de longues citations, voilà qui ressemble fort à un aveu d’impuissance caractéristique d’une incapacité à produire par soi-même un commentaire digne d’intérêt.
Lormier, ECHO, trêve de balivernes, de billevesées et de coquecigrues.
La différence majeure entre vous et moi, c’est que je prends, moi, Brighelli très au sérieux en tant qu’auteur et en temps que « scripteur » (le mot est de Barthes). J’estime que les textes qu’il produit méritent mieux que les remarques au ras des pâquerettes, d’une indigence dont Lormier est coutumier, et qui ne lui valent jamais de la part d’ECHO l’étiquette de « banalités », ce qui est tout de même un comble.
J’essaie pour ma part de voir un peu plus loin. Ce faisant, je m’expose naturellement à la critique. Ce qui est tout à fait normal.
Mais on m’a toujours enseigné que « La critique est aisée mais l’art est difficile ». La critique gagnerait donc à être accompagnée de la démonstration d’un certain niveau de savoir-faire qui lui donnerait, à la critique, tout son poids et toute sa légitimité.
Lormier se refuse à cette démonstration de savoir-faire. Il n’y aura rien à en tirer, Lormier a déclaré forfait.
Mais ECHO ? Est-il irréaliste d’attendre de lui plus et mieux que ce qu’il livre habituellement, à savoir pas grand-chose ?
Je le répète : prendre Brighelli-le-scripteur au sérieux, le traiter avec le sérieux qu’il mérite, c’est aller au-delà des remarques éparses, décousues, triviales, dont le plus souvent ses textes sont l’objet ici.
Vous savez bien, hormis votre seigneurie, nous ne sommes ici que des nainintellectuels, uniquement capables de « remarques éparses, décousues, triviales ».
Féaux certes, mais sans aller jusqu’à manger dans la main de notre hôte.
« remarques éparses, décousues, triviales » :
Trump, chicken out en Chine ?
WTH, chère amie, mais qui parle de lui manger dans la main ?
L’homme Brighelli ne m’intéresse que fort peu, en revanche ses textes – tous – m’intéressent beaucoup.
Quand je m’adresse à Brighelli, directement ou indirectement, je n’évoque que ce qu’il a écrit. Je ne parle que du texte, de l’écriture, de sa genèse, de ce qui la fait naître, de ce qui la construit.
J’espère ne jamais avoir l’indélicatesse un peu voyeuriste de Lormier évoquant nommément les conquêtes passées ou présentes de Brighelli, ses hauts faits d’alcôve et les généreuses proportions de son anatomie. Ces trivialités-là ne sont ni jeu ni vagabondage.
Le texte, rien que le texte.
« rien que le texte »…
et ses sensations .
Oui…
(réactivation des acquis de Lormier)
(😉)
On peut voir autrement la finalité de ce blog.
Il n’est pas (à mon sens) consacré à faire l’exégèse plus ou moins convaincante ou intéressante des articles de JPB , mais à partir (au sens « point de départ ») de ces articles pour permettre un vagabondage des commentateurs (réflexions, citations à l’occasion, déviations, voire coq-à-l’àne, références à des photos ou vidéos illustratives ou destinées à amuser – pas toujours le cas mais c’est le jeu).
Nous ne sommes pas ici dans « L’information littéraire » de 1970 où chacun produirait (serait même sommé de produire) son commentaire de texte, mais dans quelque chose de plus libre, pas toujours réussi il est vrai (il y a des périodes atones et de subits emballements), bref certainement pas dans un parcours imposé.
Qu’en pensent les autres ?
Qu’en pense l’hôte de ces lieux ?
« vagabondage » et « jeu » : oui.
Vous faites comme vous sentez.
A la suite des chroniques de Brighelli, il y a certes place pour tous les types de commentaires.
Je souhaite simplement que le texte brighellien soit pris au sérieux.
Lormier écrivait hier qu’il il lisait parfois mes analyses en haussant les épaules et riant doucement.
Pour ma part quand je lis ses remarques « ras des pâquerettes », je me prends la tête à deux mains et je pleure à chaudes larmes.
Quand, à la suite du texte « Amours ferroviaires », Lormier disserte sur les jeunes galopins normaliens qui donnent leur linge sale à laver à leur maman, puis se demande si la largeur d’une banquette SNCF des années 70 rend possible ou pas une double pénétration, qui osera dire qu’il prend le texte au sérieux ?
Et les exemples ce cette nature se ramassent à la pelle.
Allons allons. Le texte brighellien mérite mieux.
Oops…. : exemples DE cette nature…
Depuis les derniers messages moralisateurs du prophète, Bdâ est entré dans une période atone.
Lormier a complètement remballé sa verve, gêné.
Oui…
(ouaf !)
IAL, voilà l’ennemi :
https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/l-humanite-annihilee-par-l-ia-transformee-en-ressources-ou-asservie-dans-un-zoo-les-scenarios-catastrophes-predits-par-des-prodiges-de-la-silicon-valley-20260513
Le prochain qui me parle de calcul de probabilités, je le plante.
(certains « désalignés », comme les ceusses ci-dessous, ne sont en tout cas pas inintéressants à écouter)
Relisons Onc’T : « Supposons que, pour une théorie formalisée (S), on ait pu construire une machine électronique (M) susceptible d’effectuer à une vitesse terrifiante toutes les opérations de (S). Nous désirons vérifier une formule (F) de la théorie. Après un calcul comportant 1030 opérations élémentaires, effectué en quelques secondes, la machine (M) nous donne une réponse positive. Quel mathématicien accepterait sans hésitation une telle « démonstration » comme valable, dans l’incapacité où il serait de vérifier une à une toutes les étapes de la démonstration ? »
10^30 opérations…
Moins rigolo… (Lormier appréciera sans doute ) :
le prof. Perronne, pour la énième fois, et Helmut Sterz – sur Tocsin (11 mai).
(Perronne note – comme je l’avais fait moi-même, yes ! – que l’Argentine vient d’officialiser sa sortie de l’OMS, mars 2026 …)
https://www.youtube.com/watch?v=Gd9gwwPLNGI
Et : ZZ (au top) à propos de l’hantavirus… – sur Tocsin (aujourd’hui, 13 mai)
https://www.youtube.com/watch?v=e-Z8iCcSLHY
« Depuis les derniers messages moralisateurs du prophète, Bdâ est entré dans une période atone. »
– « moralisateurs » ? Militer pour que le texte brighellien soit traité avec sérieux, c’est être moralisateur ?
– ce blog entré dans une période atone? Vous plaisantez….Chacune de mes prises de position donne au contraire un coup de boost à la quantité de posts sur BdA…
Oui, je sais, j’agace.
Mais Brighelli dit me trouver pertinent et perspicace…et WTH me complimente parfois. J’en déduis que je ne suis pas totalement inutile !
Merci de votre attention.
PS : je reste un adversaire politique de Brighelli farouche et résolu. Mais le texte brighellien mérite mieux que le traitement que lui font subir ceux qui prétendent admirer leur « Maestro ».
Une IA liquiderait-elle d’abord Mélenchon et ensuite Gluglu ? Ou l’inverse ?
Prophète Mm :
De quoi vous réjouir : « sept ans de prison requis en appel contre Sarko’ » – lefigaro
(Autre titre qui peut passer inaperçu :
« Un sujet extrêmement grave » a dit à Bruxelles, le sinistre grec de la Défense ; « nous avons maintenant la certitude que le drone militaire retrouvé au large de la Grèce est ukrainien » – 😁 !
Décidément, rien ne nous est épargné en matière de grosses ficelles)
Dugong 13 mai 2026 à 19h14
Relisons Onc’T :…
De quoi parle-t-il au juste:opérations, calcul, formule ?
Et si la question est simplement: « cette formule est-elle juste » ? La réponse « oui » ne nous dit rien parce qu’évidemment ce qui nous intéresse c’est de savoir pourquoi.
Bon, je crois voir l’idée.
Aux gens qui m’expliquent:bientôt l’intelligence artificielle sera supérieure à l’intelligence humaine (ce qui d’ailleurs n’est pas très clair) je demande:mais alors, nous ne comprendrons pas ce qu’elle nous dira ? Ou bien sera-t-elle capable de nous enseigner la manière de devenir aussi intelligents qu’elle ?Et dans ce cas l’égalité sera rétablie ?
De toute façon ,tout ça c’est du vent.
WTH 13 mai 2026 à 19h00
Et : ZZ (au top) à propos de l’hantavirus… – sur Tocsin (aujourd’hui, 13 mai)
Je crois que le mec est assez efficace.
Se trouver aux EU et hors système universitaire lui permet de ne pas prendre de gants.
ECHO 13 mai 2026 à 8h12
Une asperge au bout de la digestion est elle toujours une asperge …
Voilà.
Dans le billet du jour,il n’est pas question de digestion, ni d’après-repas.
Dans d’autres billets, si.
Souvenons-nous d’une des versions de Madame Casse-Noisette.
Le repas avait été confié à un chef restaurateur.
Je me souviens particulièrement du mot « gorgée »… »gorgée de vins fins ».
Il y avait bien une intention, sinon un calcul.
Et le menu, les boissons avaient été choisis en fonction de l’objectif plumardier.
Une autre composition mentale, ou « concept » qui avait parfaitement fonctionné (là encore adéquation totale entre le concept et la réalisation).
La meuf avait monté l’escalier quatre à quatre,elle s’était précipitée sous la douche pour rincer sa chatte etc. l’affaire était dans le sac…
(L’accident Meirieu ,qui fit tout capoter,n’a rien à voir.)
Qui sont les dix personnes conviées à déguster des gigots ? Sont-elles reparties chez elles quelque temps après le dîner ?
Des doubles pénétrations sur des estomacs pleins…pas forcément une bonne idée
Se rincer la dalle après ou avant la chatte ? Intromission impossible ?
De toute façon, c’est une histoire de sac et de corde…
Lormier 12 mai 2026 à 22h37
Dugong 12 mai 2026 à 18h50
si vous mettez à cuire à feu vif une côte de porc et, à côté, une côte de mouton
Ce qu’on appelle la cuisson côte à côte.
A feu vif ?
Lormier ne procède pas ainsi,jamais.
Casseroles et poêles font-ils bon ménage ?
font-ils ou font-elles ?
Et voilà:les gouvernements ayant accepté que les fabricants des prétendus vaccins ne soient en aucun cas tenus pour responsables des catastrophes que provoqueraient les injections sont maintenant au pied du mur.
Les victimes demandent à être indemnisées et c’est aux états de payer.
Alors évidement,ils font ce qu’ils peuvent pour nier le lien de causalité entre l’injection et la maladie, mais ce sont les tribunaux qui tranchent.
Voici un cas de « myélite inverse »,en Italie.La victime a « gagné. »
Les vannes sont ouvertes.
A l’évidence, Crapulovic s’est fait esquinter le bulbe..Il pourra réclamer une indemnistaion.
Maigre consolation ,mais c’est mieux que rien et cela lui procurera un peu de confort,en plus des soins
https://lamilano.it/fr/par-les-m%C3%A9dias/covid-corte-appello-torino-conferma-nesso-causalita-tra-vaccino-e-danni-neurologici/
le texte »…et ses sensations .
le Sexe »…et ses TenTations .
verve, gêné.
verGe Veinée.
Improbable :
https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/05/13/comment-la-corse-est-devenue-l-epicentre-mondial-des-echecs_6688614_3224.html
(Et sans double sens …)
Deuxième fois, cette semaine, que le Vespéral tente de nous submerger sous les effets de tremblements épicentriques :
https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/05/11/l-europe-epicentre-du-rechauffement-climatique-a-l-epreuve-de-ses-contradictions_6687948_3232.html
J’ai du mal à saisir ce qu’est l’épicentre du réchauffement climatique…
Nombriliste ?
Pauvre Prophète Mm qui,
en lisant (la prose de) Lormier,
clame une fois de plus son désespoir :
« je me prends la tête à deux mains et je pleure à chaudes larmes. »
Mais rien n’y fait : Lormier continue de plus belle (de plus beau * ne se dit plus ; masculin-féminin, une très vieille histoire, sans fin) ;
ainsi hier à 23h10, et même à 22h53, en réponse à Dugong « Relisons Onc’T » :
« De toute façon ,tout ça c’est du vent. »
La lecture de http://gaogoa.free.fr/HTML/Textes/Les%20Mathematiques%20Modernes%20par%20R.THOM.pdf
remettrait-t-elle le Prophète en selle ?
(l’âne assoiffé, on connaît l’histoire, quoique rien de pire que l’âne bâté).
Une autre histoire que celle relative au mot « épicentre » (cf ci-dessus 8h11 et 9h02) ;
les mots mangés à toutes les sauces, et dorénavrant plus que jamais.
* Sur BdÂ, plus de « belle lurette » ; lurette tout court.
(« Vienne la nuit sonne l’heure, Les jours s’en vont je demeure »)
Et que dire de « c’est une histoire de sac et de corde… » (D. 7h50) : laissons infuser…
« La lecture de http://gaogoa.free.fr/HTML/Textes/Les%20Mathematiques%20Modernes%20par%20R.THOM.pdf
remettrait-t-elle le Prophète en selle ? »
Impossible, dans le domaine des sciences, le Prophète est complètement ignare.
Oui, c’est long comme lacune.
Oui…
(metoo… et presque dans toutes les matières, mais c’est la ouate, etc…)
Autre belle histoire que celle du Service Copernicus (cf D. 9h02) à propos du réchauffement clim’.
Une fois de plus, merci qui ? merci l’UE ! (Copernicus : « looking at our planet and its environment for the benefit of Europe’s citizens. » – 😁 Yes !
De quoi très légèrement remonter le moral en lisant, au passage, « Au Svalbard, où la banquise disparaît le plus vite au monde, les ours polaires restent en bonne santé » ?
Pas si sûr, quand on voit ce pauvre ours obligé de sauter d’un tout petit bloc de glace à un autre :
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3d/Polar_Bear_AdF.jpg/960px-Polar_Bear_AdF.jpg
La résilience (usage obligatoire et de saison) a des limites !
Mais nous comptons sur Xi + Trump (venu avec tout un tas de gus brillants, Elon M., Larry F., etc, etc.) pour des lendemains qui chantent.
WTH 14 mai 2026 à 12h26
La lecture de http://gaogoa.free.fr/HTML/Textes/Les%20Mathematiques%20Modernes%20par%20R.THOM.pdf
remettrait-t-elle le Prophète en selle ?
=========================================================
Citation:
2° Notions éliminées.
La géométrie euclidienne traditionnelle, particulièrement ses raffinements de géométrie du
triangle.
Cela m’a amusé:un membre du jury du CAPES de maths,que je connaissais, m’avait dit que pour cuisiner des candidats,il se servait du bouquin des Sortais…
C’était il y a une bonne trentaine d’années…
https://www.editions-hermann.fr/livre/la-geometrie-du-triangle-rene-sortais
long comme lacune.
Con comme la Lune.
ainsi hier à 23h10, et même à 22h53, en réponse à Dugong « Relisons Onc’T » :
« De toute façon ,tout ça c’est du vent. »
Je précise.
je parle des discussions sur l’intelligence artificielle et son avenir.
Quand on me dit:elle sera bien supérieure à l’intelligence humaine, je demande:mais alors elle ne nous sera pas accessible ? Nous ne pourrons rien en faire ? A moins qu’elle ne soit assez intelligente pour nous hisser à son niveau.
Vieilles disputes théologiques: Dieu est infiniment plus intelligent que nous, n’essayons pas de comprendre ses desseins.
Y en a des qui racontent que l’IA interprète mieux un cliché radioscopique qu’un radiologue.
Mais qui approuve l’interprétation du cliché par l’IA ? Un radiologue.
elle sera bientôt supérieure
Dugong 14 mai 2026 à 7h59
font-ils ou font-elles ?
Il y a deux objets distincts tous deux désignés par le mot poêle.
Jean-Paul Brighelli 13 mai 2026 à 17h43
Vous faites comme vous sentez.
Maestro,j’attendais ce type de réponse. C’est libérateur.
( Quand on a un sur-moi, on ne fait pas excatement comme on sent.)
WTH 14 mai 2026 à 12h26
La lecture de http://gaogoa.free.fr/HTML/Textes/Les%20Mathematiques%20Modernes%20par%20R.THOM.pdf
remettrait-t-elle le Prophète en selle ?
=========================================================
Citation:
2° Notions éliminées.
La géométrie euclidienne traditionnelle, particulièrement ses raffinements de géométrie du
triangle.
Cela m’a amusé:un membre du jury du CAPES de maths,que je connaissais, m’avait dit que pour cuisiner des candidats,il se servait du bouquin des Sortais…
C’était il y a une bonne trentaine d’années…
« ses raffinements de géométrie du triangle. »
Ne pas mépriser les raffinements de la géométrie des bons carrés qui ont aussi leur intérêt .
Oui..
https://www.editions-hermann.fr/livre/la-geometrie-du-triangle-rene-sortais
Pour changer de rayon ( géométrique)
Bally Bagayoko a décidé d’émigrer en GB et il a eu de l’avancement.
https://youtu.be/jeISLmFta-A?is=T4pj4oZrseCZxDdX
Vers 5.35
En fait il s’agit du Lord Chancellor du gouvernement Starmer qui a dans ses attributions de tendre au roi le discours du trône. ( lors de l’ouverture du Parlement qui avait lieu hier )
Quoâ ? Un « n » qui s’agenouille devant un blanc (qui plus est moche, comme chacun sait)…
David Lammy (c/o wiki) a navigué d’un poste à l’autre – sous la tutelle de T. Blair, G. Brown… jusqu’au Secrétariat d’État aux Affaire étrangères (Starmer) puis actuellement Lord Chancellor .
Quoi qu’il en soit, a déclaré « Je suis noir, je suis Anglais, je suis Britannique et j’en suis fier » (2021) :
https://www.independent.co.uk/news/uk/politics/david-lammy-lbc-african-caribbean-english-b1824029.html?
(j’exagère, certes… mais j’adôôôre cette pub – « proper job » !)
https://www.youtube.com/watch?v=sLSzugXlPNM
Farage, l’homme qui monte.
Lors des elections locales il y a quelques jours il a réalisé en Angleterre un score historique d’environ 1450 conseillers élus , presqu’autant qu’en perd le parti travailliste, ce qui met son parti Reform UK au premier rang
et au Parlement du pays de Galles le Reform UK arrive second (34 sièges), le premier parti étant le Plaid Cymru indépendantiste (43 sièges)…
Le même reportage nous montre Starmer se rendant à la chambre des Lords en discutant aimablement avec le leader de l’opposition – pour assister au discours du trône – suivi par toute la Chambre des Communes qui se tassera comme elle peut à l’entrée de la chambre des pairs.
3.51
Le leader de l’opposition conservatrice ( Kemi Badenoch ) est aussi « black ».
Quel pays avancé, cette GB , ou les Tories sont noirs…
Le leader ou la leader…
(le » caucus noir » du Congrès américain est assez restreint.
Obama : deux mandats.
Il semblerait que les votes des dits « afro-américains » se reportent de plus en plus du côté républicain *- mais à la façon dont Trump se moque du peuple…)
(* cf « pourquoi les pauvres votent à droite… »)
Jean-Paul Brighelli 13 mai 2026 à 17h43
Vous faites comme vous sentez.
Vous savez ,Maestro, Lormier a un sur-moi.
Dans le temps,il lui est souvent arrivé de dire à Pierre Driout d’aller se faire enculer;c’était une blague, que Pierre Driout prenait très bien-car il nous avait dit qu’il adorait se faire enculer.
Mais le sur-moi de Lomier l’empêche de dire ça à d’autres.
Et pourtant,ce serait bien senti.
bons carrés
Cons Barrés
con barré,c’est ça ?
https://cdni.pornpics.com/460/7/92/67201626/67201626_024_b5e5.jpg
abcmaths :
« Dans le domaine des sciences, le Prophète est complètement ignare. »
Non, pas complètement. Mais insuffisamment savant ou compétent pour prétendre à quoi que ce soit de sérieux dans ce domaine.
Il y a surtout ceci : j’adhère pleinement à la déclaration bien connue du Don Juan de Molière « je crois que deux et deux sont quatre et que quatre et quatre sont huit », mais je constate que ces certitudes et faits solidement établis sont impuissants à rendre compte de la totalité de la complexité humaine.
Les tenants/pratiquants des sciences dites dures le constatent aussi, évidemment. Ce qui ne les empêche pas de brocarder lourdement les Sciences Humaines (Psychologie, Sociologie, Linguistique, entre autres…) qu’ils considèrent comme des sciences molles alors même qu’elles parviennent à rendre compte, elles, ne serait-ce qu’en partie, de phénomènes dont la compréhension échappe aux Mathématiques, à la Physique et à la Chimie…
Ce qui montre bien que dans le domaine des sciences dites dures, domaine en soi éminemment respectable, il y a aussi des aveuglements volontaires et une persistance dans l’erreur que je qualifie de coupable.
» des sciences molles alors même qu’elles parviennent à rendre compte, elles, ne serait-ce qu’en partie, de phénomènes dont la compréhension échappe aux Mathématiques, à la Physique et à la Chimie… »
J’aimerais des exemples.
Quelques exemples, en vrac, sans hiérarchie :
– le phénomène de la mémoire traumatique : souvenirs douloureux enfouis pendant des années, parfois des décennies, qui ressurgissent un jour…les sciences dures sont impuissantes à en rendre compte. La psychologie et ce qu’elle sait de l’inconscient est un peu plus bavarde sur ce sujet…
– l’andante du concerto 21 de Mozart fait pleurer certaines personnes, d’autres y sont totalement insensibles. Que disent les maths pour expliquer ce phénomène troublant ? Rien.
– le phénomène du « charisme » : un leader « charismatique » réussit à manipuler des foules immenses. Qu’en disent la Physique et la Chimie ? Rien. La sociologie, elle, n’est pas muette…
– comment se déroule l’acquisition du langage chez l’être humain ? Qu’est-ce que la Physique a à dire sur ce sujet ? Rien. La Linguistique a un peu plus d’atouts en main…
– pourquoi existe-t-il des centaines de langues naturelles, et pas un langage universel ? La Linguistique et la Psycho-sociologie ont des débuts de réponse, au contraire des sciences dites dures…
Enough ?
Moi ignare, mais moi penser que les exemples ci-dessus liés à des facteurs « chimiques »…
qui seront peut-être un jour expliqués, explicables –
le cerveau et ses mécanismes restant encore très largement méconnus.
La « mémoire traumatique » peut-elle passer de la mère à l’enfant ? (je pense à mon père et certains aspects de son caractère, tandis qu’il est né deux mois après la mort de son père, sur le front, 1918)
« chimie » (terme mal approprié, mais…) :
id « musique », id « charismatisme », id « acquisition du langage » ?
et « langues » ? en effet, le langage universel (cf esperanto !) impossible d’application ;
n’empêche que… l’anglais), et sa (ses) version(s) globish n’ont aucun mal à s’imposer.
Sciences dures vs sciences molles : personnellement je fais profil bas – j’espère moins moche que les deux profils ci-dessous :
https://i.f1g.fr/media/cms/936x527_cropupscale/2026/05/14/9e55196e756c4be310206b6651d2362ca492ffff2abd365304ad920d4928b197.jpg
(profils ci-dessous)
La physique est de nature quantitative et expérimentale. A cause des grandes symétries de l’espace-temps, elle peut calculer et prédire. C’est même la seule science qui est caractérisée par le quantitatif (la chimie est loin derrière et ne parlons pas de la babiole). Du coup, les grandes lois physiques permettent des modélisations avec des prédictions d’une précision extraordinaire.
La physique fondamentale a a été et est encore vue comme l’archétype de la scientificité. Jusqu’à la singer par des considérations faussement quantitatives (number crunching statistisant). Tout le reste est du fourbi conceptuel.
Aux écrivains et amateurs de cinéma de cette salle :
Allez voir « Histoires parallèles »
Excellent film, qui sera, j’en suis sûr, récompensé au festival de Cannes 2026.
‘– le phénomène du « charisme » : un leader « charismatique » réussit à manipuler des foules immen⁶ses. Qu’en disent la Physique et la Chimie ? Rien. La sociologie, elle, n’est pas muette »
Certes. Mais il me semble que les sciences dures ont comme domaine la constitution physique du monde ( y compris celle de l’homme évidemment ) et non ce qui concerne le monde moral ou psychique. C’est déjà ( grossièrement) une première différence.
Donc elles n’ont » rien à dire » sur le charisme ou sur d’autres phénomènes psychologiques, individuels ou collectifs , hors de leur domaine de connaissance.
Vous ne demandez pas ce que la la linguistique peut dire sur les raisons de l’effondrement de l’URSS par exemple , ou la sociologie sur la connaissance de la préhistoire ( pas sur les prehistoriens comme communauté!) alors pourquoi demander aux sciences exactes d’intervenir dans des domaines qui ne sont pas les leurs ?
Mais je suis curieux de voir ce que les contribueurs qui ont une formation de sciences exactes peuvent répondre.
Enfin il y a des domaines qui peuvent être partagés entre les sciences exactes et humaines , comme l’économie.
» La sociologie, elle, n’est pas muette »
La plupart du temps, elle devrait… (mieux vaut parfois fermer sa gueule et passer pour un con plutôt que de l’ouvrir et de ne laisser aucun doute à ce sujet. »
Réflexions d’un incommensurable mépris.
Et marquées par une ignorance crasse du domaine considéré.
M’en fous total !
Oui. Et ça se voit énormément. Et ça vous conduit à dire de grosses âneries.
« pourquoi demander aux sciences exactes d’intervenir dans des domaines qui ne sont pas les leurs ? »
Je ne saurais mieux dire.
Il y a en effet des pans entiers de l’activité humaine qui échappent à la compréhension des sciences exactes, indiquant par là-même les limites de ces sciences.
Qui n’ont donc aucune raison – aucune – de revendiquer avec arrogance le statut d’alpha et d’oméga de la connaissance.
Des pans entiers de l’activité humaine échappent à la compréhension mais je crois que seules les mathématiques ont une légitimité pour s’y immiscer de façon impérialiste.
Il n’y a pas de « sciences exactes »
» La sociologie, elle, n’est pas muette »
La plupart du temps, elle devrait… (mieux vaut parfois fermer sa gueule et passer pour un con plutôt que de l’ouvrir et de ne laisser aucun doute à ce sujet.
Les mathématisations quantitatives sont illusoires en « sciences humaines ». Elles gagneraient sûrement à un mathématisation qualitative comme Thom l’a démarrée.
Voir mon post de 20h24.
Et si on creuse un peu, les physiciens deviennent incapables de définir clairement ce qu’est « la réalité ». Alors dures ou molles les sciences devraient inclure un apprentissage de la modestie.
Ca fait longtemps déjà que les développements de la physique sont peu intelligibles mais que les modèles fonctionnent avec une très grande précisision. Ca suffit à la plupart des physiciens.
C’est à coup sûr regrettable.
Faut vous y faire PMm :
vot’ domaine d’excellence n’est pas du tout la tasse de thé * de Dugong !
Il s’en tamponne même le coq’**
Et que dire du Matheux abc’ qui, titillé par le Festival, s’en tient à la critique d’un film dont le titre, détail à ne pas manquer, comporte le mot « parallèles » – 😁 !
* expression difficilement applicable à un spécialist’ de la brève de comptoir ô de gamme
** autre expression, dont le lecteur n’exige point d’illustration (de la part de Lormier, par exemple)
ECHO 14 mai 2026 à 17h27
Farage, l’homme qui monte.
Il y a quelques semaines,gros titres dans les journaux:les sondages montrent que la majorité des Britanniques regrettent le Brexit.
Je n’aime pas particulièrement Farage mais j’adore son petit speech,que je me repasse de temps en temps.
https://www.youtube.com/watch?v=dranqFntNgo
« you have the charisma of a damp rag and the appearance of a low-grade bank clerk » !
« because you come from Belgium, which of course is pretty much a non-country » !
Sans oublier, plus sérieusement : « since you took over, we’ve seen Greece reduced to nothing more than a protectorate »
Is it because you come from Belgium…?
« la majorité des Britanniques regrettent le Brexit. » :
« fake news » ! (dirait qui vous savez).
« Les mathématisations quantitatives » auraient-elles donc parfois tendance à être « illusoires » ?
Les mathématisations quantitatives en sciences humaines sont illusoires
Ces salades sur les sciences…
Pourquoi ne pas parler de savoirs ?
(L’un des aspects du macronisme, c’est le mépris pour le savoir.)
WTH 14 mai 2026 à 12h30
Et que dire de « c’est une histoire de sac et de corde… » (D. 7h50) : laissons infuser…
Dugong,parfois, écrit du n’importe quoi. Faut pas se laisser piéger.
Et même si vous n’êtes pas écrivain mais seulement amateur de cinéma,
allez voir ”Histoires parallèles ”
Vous bissez ! Metoo :
« Et que dire du Matheux abc’ qui, titillé par le Festival, s’en tient à la critique d’un film dont le titre, détail à ne pas manquer, comporte le mot « parallèles » – 😁 ! »
Parallèlisme ou chassé-croisé entre réalité et fiction.
Un scripteur comme Lormier pourrait écrire une page entière sur le sujet même sans avoir vu le film.
(Quinze pages s’il avait vu le film)
Et même si vous n’êtes pas écrivain …allez voir ”Histoires parallèles ”
Et si vous êtes « scripteur » ?
BORIS VIAN. — … c’est très joli, c’est extrêmement connu et extrêmement courant de dire en français, de dire avec orgueil: «Moi, je ne comprends rien aux maths.» Personnellement, je fais la réflexion suivante : «Si je ne comprends rien aux maths, j’aurais plutôt honte de le dire.» Se présenter de but en blanc comme un imbécile n’est pas le meilleur moyen de se présenter. Un type-qui- ne-comprend-rien-aux-maths est un fieffé imbécile, un point c’est tout!
–
Boris Vian (Entretien avec Pierre Kast et André S. Labarthe publié dans Boris Vian, Cinéma science-fiction, 10/18, p. 166.)
Je pense que Boris Vian exagère…
En revanche,j’estime que les gens qui,ne comprenant rien aux maths, saupoudrent leur baratin de termes mathématiques pour faire croire que c’est savant,méritent la fessée.
L’imposteur Culioli était comme ça. (opérations, compact, dense, continu…) Ses potes mathématiciens lui disaient:tes trucs n’ont mathématiquement aucun sens,il s’en tamponnait le coquillard.
Ces mots,c’était juste pour épater les cons et les gogos.Ca faisait partie de l’imposture.
Je croyais qu’au troisème millénaire,c’était fini. Mais y a des gogos de l’époque qui ont été conservés dans le formol.
Lormier radote. Les propos ci-dessus, il nous les a infligés mille fois.
Lormier, lui, n’a pas été conservé dans le formol, mais dans le permafrost. Alors forcément, au réveil, il a un peu de mal à comprendre le monde nouveau qui l’entoure…
Allez, je ne voudrais pas laisser trop longtemps des aveugles dans les affres de l’informulé même si y en a des que c’est pas la peine :
https://www.swisstransfer.com/d/d543edf4-1165-4fef-a65e-615cdee3b71b
@WTH
1. Vous dites,14 mai 2026 à 21h49
« Faut vous y faire PMm :
vot’ domaine d’excellence n’est pas du tout la tasse de thé * de Dugong !
Il s’en tamponne même le coq’** »
En effet. Je crois qu’on peut dire que cela s’appelle en bon français « avoir des oeillères ». Alors forcément, Dugong n’a pas de vision périphérique du Monde et de l’Homme dans le Monde…
2. J’ai cru comprendre que vous aviez lu l’article de Ducard sur « La littérature dans le langage, au croisement de Barthes et Culioli ».
Qu’en avez-vous pensé?
Le terme de « scripteur » suscite visiblement ici et là sur ce blog quelque ironie difficilement dissimulée. Quelques précisions ne seront donc pas inutiles.
1. Définition basique (Wikipédia) : En linguistique et en communication, le scripteur est la personne ou l’entité qui crée ou transmet un message par écrit à destination d’un lecteur. On parle plus communément d’auteur, mais ce terme possède des connotations littéraires que n’a pas le mot scripteur.
2. Définition augmentée : la notion de scripteur chez Barthes est à mettre en relation avec sa conception d’ensemble du texte et de son sens. Selon lui le sens d’une œuvre dépend de sa réception par le lecteur, plutôt que des « passions » ou des « goûts » de l’écrivain ; « l’unité d’un texte ne réside pas dans ses origines » ou son créateur, « mais dans sa destination », donc son public.
N’étant plus le centre de l’influence créatrice, l’auteur devient un « scripteur » (mot que Barthes utilise expressément pour perturber la continuité de pouvoir entre « auteur » et « autorité »). Le scripteur existe pour produire mais non pour expliquer l’œuvre ; il « naît simultanément avec le texte, n’est nullement pourvu d’un être précédant ou dépassant l’écriture, [et] n’est pas le sujet avec le livre comme prédicat ». Toute œuvre est « éternellement écrite ici et maintenant », à chaque relecture, car « l’origine » du sens réside exclusivement dans « le langage lui-même » et sa réception par le lecteur.
On voit donc qu’utiliser ce mot à bon escient n’a rien d’une coquetterie prétentieuse. Il ne s’agit pas d’une irrépressible pulsion de sodomisation de diptères.
@Dugong
J’ai lu aussi attentivement que possible l’article que vous avez mis en ligne. J’y ai trouvé entre autres ce point que vous mettez souvent en avant : les grandes lois physiques permettent des modélisations avec des prédictions d’une précision extraordinaire.
J’ai également lu l’article suivant de G. Maignant (PDF) Apport et limites de la mathématisation en sciences sociales, du qualitatif au quantitatif https://share.google/iIEAy7Chw7ISbaZL7,
ou il évoque les réussites de telles modélisations en Géographie.
Dont acte, tout cela est bel et bon.
Mais excusez-moi de revenir à un problème que toutes les modélisations mathématiques actuellement possibles sont impuissantes à résoudre.
Faites écouter à Mimile l’andante du Concerto 21 de Mozart. Les yeux de Mimile laissent apparaître quelques larmes.
Faites écouter la même chose à Germaine : elle ne verse pas la moindre larme.
La question se pose donc :
Quelle modélisation mathématique permet de prédire avec précision qu’il y a tel pourcentage de Mimiles qui vont pleurer à l’écoute de ce morceau et tel autre pourcentage de Germaines dont les yeux vont rester secs, et d’envisager les explications possibles d’un tel état de fait ? Réponse : aucune.
Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres de domaines où la modélisation mathématique est inopérante.
Qu’est-ce qui vous permet, alors, d’affirmer péremptoirement et de façon provocante :
« Des pans entiers de l’activité humaine échappent à la compréhension mais je crois que seules les mathématiques ont une légitimité pour s’y immiscer de façon impérialiste. » ????? (Dugong15 mai 2026 à 8h32)
Dans l’étude de cas « Mimile et Germaine écoutant Mozart », je connais, moi, (et vous aussi bien sûr!), des sciences humaines qui auraient bien des choses à dire, bien des hypothèses à formuler puis confirmer…Pourquoi les mépriser ? Pourquoi les rejeter sans autre forme de procès ?
Prophète Mao mais. 15 mai 2026 à 9h34
1. Définition basique (Wikipédia) : En linguistique et en communication, le scripteur est la personne ou l’entité qui crée ou transmet un message par écrit à destination d’un lecteur. On parle plus communément d’auteur, mais ce terme possède des connotations littéraires que n’a pas le mot scripteur.
=========================================================
Dire que le Maestro est un scripteur, plutôt qu’un « auteur » c’est « éviter des connotations littéraires » .
Pourquoi vouloir éviter les « connotations littéraires » quand on parle du Maestro ? N’est-il pas auteur de romans et d’essais ?
Crapulovic préfère désigner le Maestro par le mot de scripteur. C’est une manière sournoise de lui dénier un talent d’écrivain.
Jalousie ? Névrose d’échec ? Encore à rulminer ?
Il faudrait un jour digérer. D’ailleurs Crapulovic reçoit ici (et certaineent ailleurs) des éloges qui devraient l’aider.
Lormier est allé jusqu’à réaffirmer que Crapulovic n’était pas complètement idiot !
1. Concernant Brighelli écrivain mais aussi abcmaths écrivain (par exemple), je m’appuie évidemment sur la définition barthesienne du « scripteur », que j’appelle ci-dessus « définition augmentée ».
2. Lormier : « Jalousie ? Névrose d’échec ? Encore à ruminer ?
Il faudrait un jour digérer. »
Ce pôvre Lormier…
Cherchez bien dans les archives, vous y trouverez qqch qui ressemble à mon CV, et qui semble bien signifier que je n’ai rien à ruminer ni à digérer…
« scripteur »/ »sculpteur » c’est plus marquant que « auteur »/ »sculpteur » (rime pauvre) et comme c’est sur ce jeu de mots que repose votre baratin…
JPB est un écrivain et ce n’est pas un boulot facile, c’est le moins qu’on puisse dire
Allez voir « Histoires parallèles » Isabelle Huppert y est excellente dans le rôle d’un écrivain en mal d’inspiration.
Très bon film ; divertissement assuré; peut-être pas au niveau d’un long Kubrick, mais on ne s’ennuie pas un instant pendant deux heures et quart.
Oui…
facile pour Lormier même si le texte est un peu long)
Qu’est-ce qu’un « con barré » ? Un ticket de métro ?
En argot, les Anglais et les Américains parlent de « piste d’atterrissage »…(localisé plus haut,généralement)
pour se faire une « idée conceptuelle »:
https://erowall.com/wallpapers/large/37337.jpg
C’est amusant,comme en argot spécial-sexe, l’anglais fait dans l’hyperbole, alors qu’en général il préfère la litote.
Belle photo.
abcmaths 14 mai 2026 à 15h23
« ses raffinements de géométrie du triangle. »
Ne pas mépriser les raffinements de la géométrie des bons carrés qui ont aussi leur intérêt .
Mais après tout quand abcmaths (par le truchement d’une contrepèteri) évoque les « cons barrés », peut-être n’a-t-il pas d' »idée conceptuelle » en tête. Il ne fait pas cuire de gigot.(C’est nous qu’il fait-parfois- mariner.)
Il nous laisse imaginer ce que nous voulons,pourvu que les mots gardent un sens.
Ticket de métro,piste d’atterriassage ou tout autre chose, peut lui chaut.
Faudrait-il qu’il m’en chale ?
abcmaths 14 mai 2026 à 22h38
Parallèlisme ou chassé-croisé entre réalité et fiction.
Ca ,c’est un truc qui branche abcmaths. (Ya qu’à voir « Paul et Vanessa ».)
Dugong 14 mai 2026 à 20h18
Les mathématisations quantitatives sont illusoires en « sciences humaines ». Elles gagneraient sûrement à un mathématisation qualitative comme Thom l’a démarrée.
=========================================================
Bof…
Dès qu’un savoir fait intervenir l’Histoire, y a plus de mathématisation possible (qualitative ou quantitative).
Vous voulez « mathématiser qualitativement » le Devenir ?
Sauf que ça a chez moi une dimension presque pathologique.
La plupart du temps, quand nous rencontrons autrui, nous cherchons d’emblée à définir sa maladie.
Ici, le Maestro fait de l’introspection;d’autres fois,il se voit en thérapeute (et même en « thaumaturfge »…mais là c’est pour se payer notre tête et se fendre la poire.)
PMm :
En vérité pas encore lu les textes mentionnés et par vous et par Dugong ;
je m’y mettrai ; enfin peut-être ; ou pas ;
j’ai quelques autres activités sur le feu – sans d’ailleurs beaucoup cuisiner –
et vous rappelle que les sciences molles et a fortiori dures sont en général bien au-delà des mes capacités.
Plus sensible suis-je aux accroches faciles, triviales, et plus folles les unes que les autres,
mais devenus ordinaires,
comme par exemple dans le domaine viral ;
ainsi ai-je noté, en dernière exemple, que
de « la croisière s’amuse » nous sommes passés à la croisière du Mer d’Alors *,
où la turista est dorénav(r)ant comparée à une épidémie (transmissible s’entend !).
* ce qui rappellera peut-être quelques amusettes de lectures à JPB ;
JPB, à ne pas confondre avec JBP,
qui, de là-haut,
aurait demandé que, par pitié,
son nom ne soit plus jamais utilisé lors de ces soirées annuelles,dont la dernière aura rassemblé l’ensemble des théâtreux du moment.
long Kubrick
Con Lubrique
abcmaths 15 mai 2026 à 11h44
Belle photo.
https://erowall.com/wallpapers/large/37337.jpg
Je trouve aussi.
Malheureusement l’articulation du gros orteil est un peu déformée. Cette belle meuf ne porte pas de Birkensrock.
abcmaths 14 mai 2026 à 15h23
« ses raffinements de géométrie du triangle. »
Exemple (contenu explicite):
https://ah-img.luscious.net/12/trim_triangle_1873538554.315×0.jpg
Lormier
15 mai 2026 à 11h37
« scripteur »/ »sculpteur » c’est plus marquant que « auteur »/ »sculpteur » (rime pauvre) et comme c’est sur ce jeu de mots que repose votre baratin…
—————————
« Baratin » :
Idiolecte lormieresque, qui désigne toute analyse littéraire postérieure à Lanson/Thibaudet/Brunetière.
Désigne également toute théorie ou analyse linguistique postérieure à Jacqueline Pinchon ou proposant un modèle s’éloignant des pré-supposés de Jacqueline Pinchon.
Le Prophète
» Dans l’étude de cas « Mimile et Germaine écoutant Mozart », je connais, moi, (et vous aussi bien sûr!), des sciences humaines qui auraient bien des choses à dire, bien des hypothèses à formuler puis confirmer…Pourquoi les mépriser ? Pourquoi les rejeter sans autre forme de procès ? »
Oui, bien entendu. Mais quelle présentation biaisée.
Elle fait penser à quelqu’un qui s’adresserait à des amateurs d’opéras en les suppliant de permettre qu’on s’intéresse à des matchs de foot.
Evidemment que les sciences mathématisables ne rendent pas compte de tout, mais elles n’ont pas cette prétention. Insinuer le contraire est un argument du type « homme de paille ».
Par contre, bien plus pertinent pour moi, est le débat qui consiste à interroger la valeur explicative des sciences humaines . S’agit-il seulement (mis à part l’établissements de faits, par exemple historiques, littéraires ) d’apporter des hypothèses qui n’ont qu’une valeur limitée, qui ne sont jamais démontrées , ou bien les sciences humaines parviennent-elles à des conclusions définitives qui pourraient les ranger dans un niveau de scientificité supérieur à la simple opinion ?
Je vais donner un exemple (un peu polémique).
Si on demande s’il existe un racisme anti-blanc , on vous renvoie souvent à des sociologues qui « démontrent » qu’un tel racisme n’existe pas et ne peut pas exister (du moins dans les sociérés occidentales, précision rarement apportée ou sous-entendue ).
Doit-on considérer qu’on est parvenu sur cette question à un consensus « scientifique » – ou bien qu’il s’agit d’une opinion (étayée évidemment par le raisonnement ad hoc, fournir des raisonnements n’est pas fournir des démonstrations), opinion essentiellement politique, émanant de chercheurs politisés qui veulent verouiller le débat avec des arguments d’autorité ?
ECHO : « Evidemment que les sciences mathématisables ne rendent pas compte de tout, mais elles n’ont pas cette prétention. Insinuer le contraire est un argument du type « homme de paille ». »
—————–
Elles ont des prétentions arrogantes et exorbitantes. Et je n’insinue rien, je n’ai qu’à citer.
Voyez Dugong :
« Des pans entiers de l’activité humaine échappent à la compréhension mais je crois que seules les mathématiques ont une légitimité pour s’y immiscer de façon impérialiste. » (Dugong15 mai 2026 à 8h32)
Légitimité.
S’y immiscer de façon im-pé-ria-liste.
Et c’est moi que vous soupçonnez de présentation biaisée ?????????
Allons allons ECHO, vous galéjez.
Les quelque peu prétentieux continuent ci-dessus leurs échanges passionnants,
tandis que j’en reviens à une récente
accroche triviale : lors du diner, Elon lui aussi s’ennuie…
https://x.com/i/status/2055155949242114463
(Regards d’Elon même pas « luscious » vers les très jolies Xi ; espérons pour lui que le dîner fut rien de moins que delicious.)
L’opinion de Dugong est celle de Dugong.
De même que l’opinion d’un amateur d’opéra déclarant que s’intéresser au foot est un goût d’ilote, n’engage que lui.
Donc je ne galèje pas.
De plus il faudrait savoir ce que Dugiong a dans l’esprit en parlant « des pans entiers de l’activité humaine [qui] échappent à la compréhension »…et pourraient bénéficier d’une connaissance mathématique.
Dugong me semble être tout à fait représentatif d’un groupe humain assez nombreux, et dont les effectifs ont singulièrement augmenté depuis, disons, 4 ou 5 ans : ce groupe humain, adossé aux certitudes des Mathématiques et de la Physique, solide sur ses appuis en terrain supposé stable, manifeste le plus grand mépris pour les sciences humaines/sciences sociales, dont les travaux sont souvent traités de « foutaises ».
Voyez, encore, Dugong-le-représentatif :
« La sociologie, elle, n’est pas muette »
La plupart du temps, elle devrait… (mieux vaut parfois fermer sa gueule et passer pour un con plutôt que de l’ouvrir et de ne laisser aucun doute à ce sujet. (Dugong, 14 mai, 20h18). »
Mais qu’on ne s’y trompe pas, et surtout qu’on n’espère pas tromper l’observateur attentif : cette tendance n’est pas neutre, elle est idéologiquement marquée. Dugong-le-représentatif-en-tant-qu’il-est-représentatif ne comprend rien à la sociologie, mais l’observateur attentif comprend fort bien, lui, le sens de son incompréhension.
« Racisme » – notion dont fait mention (13h27) ECHO (« exemple un peu » pauletmick).
Lu sur « Riposte laïque », un long discours intitulé « coraneries du jour », et comme j’aime bien ricaner, j’en rapporte une formule dénichée par les auteurs sur FB (un peu long) :
« Mesdames, messieurs, rangez vos dictionnaires, cachez vos feutres, éteignez vos bougies : un député vient de découvrir que dans “travail au noir”, il y avait le mot noir.
Et là, visiblement, panique à bord. Le député Frédéric Maillot propose donc qu’on arrête de dire “travail au noir”, parce que ce serait potentiellement raciste. Il préfère “travail dissimulé”.
Alors déjà, “travail dissimulé”, ça sonne moins comme une fraude fiscale que comme un magicien en CDD.
“Mesdames et messieurs, sous vos yeux ébahis, voici Gérard, maçon déclaré nulle part, qui va faire disparaître 14 000 euros de cotisations sociales dans un chapeau !”
Mais bon. Très bien. On avance. On progresse. On nettoie la langue française au Kärcher bio-éthique. Sauf que maintenant, officiellement stressée dans le noir, j’ai une question :
On fait quoi du Black Friday ? Parce que si “black”, c’est problématique, on le remplace par quoi ? “Friday dissimulé” ?
“Vendredi fiscalement opaque” ? “Vendredi à pigmentation tarifaire sensible” ?
Et si on l’appelle White Friday, là c’est anti-blanc ? Donc raciste aussi ? Donc plus de promo. Voilà. Bravo.
Grâce à la République, le grille-pain reste à 49,99 €.
La justice sociale a frappé.
Chez Darty, ils sont en PLS.
Et on continue avec quoi ? Le café noir devient un “café sans lait visible” ?
Le chocolat noir devient du “chocolat émotionnellement intense” ?
Un trou noir devient une “zone cosmique en situation de lumière contrariée” ?
La série noire devient une “succession d’événements administrativement malchanceux” ?
Et “broyer du noir” ? On dit quoi maintenant ? “Transformer une teinte sombre en expérience psychologique non inclusive” ?
Franchement, à ce niveau-là, même le dictionnaire va demander un arrêt maladie.
Le plus magnifique dans l’histoire, c’est que “travail au noir”, apparemment, ça viendrait du Moyen Âge : le travail fait de nuit, en douce, quand il faisait sombre, pour contourner les règles.
Donc le mot noir ne parlait pas des gens.
Il parlait juste du fait qu’on bossait… dans le noir.
C’est fou, hein. Parfois les mots veulent dire ce qu’ils veulent dire.
Pas toujours ce que Twitter a décidé à 2h17 du matin après trois cafés équitables et une crise existentielle.
Mais attention, je ne dis pas qu’il ne faut jamais réfléchir aux mots.
Au contraire. Les mots comptent.
Mais quand ton pays a une dette qui fait la taille d’un trou noir — pardon, d’une cavité budgétaire à luminosité réduite — peut-être que le problème principal, ce n’est pas que Gérard pose du carrelage “au noir”.
L’oeil acéré de Dugong comme de Lormier en retiendront surtout le prix du « grille-pain »,
Dugong plus particulièrement l’expression « trou noir »,
tandis qu’abcm’ pourrait en faire quelque chose.
Et le Prophète pourrait répondre que ce n’est pas l’intention du scripteur anonyme ou collectif (celui qui a inventé l’expression travail au noir) qui compte, mais comment l’expresion est « reçue » aujourd’hui (et évidemment, seule compte la réception par ceux qui sont – ou se déclarent choqués).
A propos d’une expression d’usage restreint :
» La zone de convergence intertropicale (ZCIT), également connue sous le nom de zone intertropicale de convergence (ZIC), de front intertropical, de zone de convergence équatoriale ou plus familièrement de « pot au noir »
(wiki)
Pourquoi cette curieuse expression (pas si démodée que ça )?
» Différents surnoms ont été donnés à cette zone géographique :
le Pot-au-noir (France), évoquant l’aspect noir des grains d’orage et le fait d’y être englué comme dans un piège (l’expression pot-au-noir était synonyme de piège au XVIIIe siècle).
Une autre origine de cette appellation est souvent évoquée bien que mise en doute par nombre d’historiens : les navires négriers étant souvent bloqués dans cette zone, la mortalité parmi la cargaison d’esclaves y était importante, et l’équipage y jetait les cadavres. D’où l’expression « Pot au noir » ou « Pot aux noirs »[5]. »
(!!!)
Apparemment les anglais utilisent l’expression Doldrums.
Sur le pot-au-noir, par ex
https://www.science-et-vie.com/nature-et-environnement/le-pot-au-noir-une-zone-imprevisible-qui-teste-les-marins-du-vendee-globe-184913.html
(je ne connaissais pas l’expression ; merci !)
Prophète
« … ce groupe humain, adossé aux certitudes des Mathématiques et de la Physique, solide sur ses appuis en terrain supposé stable, manifeste le plus grand mépris pour les sciences humaines/sciences sociales, dont les travaux sont souvent traités de « foutaises ». »
Je ne veux pas parler à la place de Dugong, mais ce qui me parait certain, et très discutable, c’est la prétention des sciences humainres (ou plutôt de certains de leurs représentants ) à tenir un discours scientifique donc (a priori) inattaquable , aussi inattaquable que les verbiages des Diafoirus d’autrefois…
Exemple :
Erric Fassin
« Le racisme anti-Blancs n’existe pas pour les sciences sociales, ça n’a pas de sens. En revanche c’est très présent dans le discours public, on en parle beaucoup : il y a un écart entre ce que racontent les disciplines scientifiques et ce dont on parle dans le débat public. Bien sûr, il peut y avoir des insultes, des agressions, mais est-ce qu’on a besoin d’appeler ça du racisme quand bien même on me dirait “sale Blanc” ? Les sciences sociales de ce point de vue sont très attentives à dire : si on commence à reprendre à son compte le discours de l’extrême-droite qui nous dit qu’au fond tous les racismes se valent, on est en train de nier la réalité de l’expérience d’une partie importante de nos concitoyens et concitoyennes. Et dire qu’au fond, traiter de “sale Blanc” ou traiter de “sale Noir” c’est la même chose, c’est faire comme si quand on dit “sale Blanc” ça résonnait avec toute une histoire, avec toute une expérience sociale ordinaire et avec tous les discours politiques. »
(entretien à France Inter en 2018, version grand public de ce que M Fassin doit dire dans ses ouvrages de façon plus universitaire)
Vous voyez ici une démonstration « scientifique » ? Moi pas.
ECHO 15 mai 2026 à 13h27
Si on demande s’il existe un racisme anti-blanc , on vous renvoie souvent à des sociologues qui « démontrent » qu’un tel racisme n’existe pas et ne peut pas exister (du moins dans les sociérés occidentales, précision rarement apportée ou sous-entendue ).
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En 2012,un Anglais installé aux Etats Unis,John Derbyshire, a eu de gros ennuis pour avoir publié un article intitulé The Talk/non-Black version ( La conversation, version non-noire)
« The talk » est une expression désignant la conversation que les pères Noirs américains doivent avoir à un moment avec leurs enfants pour leur apprendre à se comporter vis à vis des Blancs, qui sont pour les Noirs (du fait de leur racisme) un perpétuel danger potentiel .
Je ne connaissais Derbyshire que comme auteur de vulgarisations mathématiques (Prime obsession ,par exemple) mais j’ai découvert qu’il s’intéressait aussi aux sujets de société.
Dans son article Derbyshire racontait les conseils qu’il donne à ses enfants afin de leur éviter des ennuis avec des Noirs.
Extrait:
(9) A small cohort of blacks—in my experience, around five percent—is ferociously hostile to whites and will go to great lengths to inconvenience or harm us. A much larger cohort of blacks—around half—will go along passively if the five percent take leadership in some event. They will do this out of racial solidarity, the natural willingness of most human beings to be led, and a vague feeling that whites have it coming.
(10) Thus, while always attentive to the particular qualities of individuals, on the many occasions where you have nothing to guide you but knowledge of those mean differences, use statistical common sense:
(10a) Avoid concentrations of blacks not all known to you personally.
(10b) Stay out of heavily black neighborhoods.
(10c) If planning a trip to a beach or amusement park at some date, find out whether it is likely to be swamped with blacks on that date (neglect of that one got me the closest I have ever gotten to death by gunshot).
https://www.unz.com/article/the-talk-nonblack-version/
Gros ennuis:il a été viré d’un journal auquel il collaborait et il y a eu un immense brouhaha autour de cette affaire;il a été traité de raciste et passablement ostracisé.
Assez … fort de café !
A noter:Derbyshire ne parle pas de « racisme anti-blanc » mais d’hostilité de 5% des Noirs Américains envers les Américains blancs.
A 5,88210634%, on tire dans le tas…
Quand on lit les posts d’hier et d’aujourd’hui, on dira ce qu’on voudra, mais quand « Prophète Mao mais » est dans le circuit, la température monte d’un seul coup de plusieurs degrés.
Sans être spécialement curieux, j’aimerais bien savoir ce que ce bonhomme fait dans la vie.
Catalyseur.
Dès qu’il intervient, le chimiste D étale les pipettes et bien sûr la température monte.
Oui…
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