Van Gogh, Champ de blé aux corbeaux, 1890

Dans son Journal, en 1891, Edmond de Goncourt rapporte les propos de Flaubert, dont il avait été proche :
« J’ai la pensée, quand je fais un roman, de rendre une coloration, une nuance. Par exemple dans mon roman carthaginois, je veux faire quelque chose pourpre. Dans Madame Bovary, je n’ai eu que l’idée de rendre un ton, cette couleur de moisissure de l’existence des cloportes. L’affabulation à mettre là-dedans me faisait si peu, que quelques jours avant de me mettre à écrire le livre, j’avais conçu Madame Bovary tout autrement. Ça devait être, dans le même milieu et la même tonalité, une vieille fille dévote et chaste… Et puis j’ai compris que ce serait un personnage impossible. »
Ce personnage impossible devait le tourmenter quand même. Plus de vingt ans après Bovary, Flaubert écrit Un cœur simple, où Félicité est bien cette « vieille fille dévote et chaste », et où les cloportes ont fait des petits, tant la grisaille (tiens, c’est un terme pictural…) l’emporte sur tout le reste : les couleurs vives du perroquet ne sont là que pour renforcer encore la tonalité d’ensemble, ce cafard généralisé…

(Profitons-en pour rappeler le Principe de Borges, énoncé en 1951 dans « Kafka et ses précurseurs », repris dans Autres inquisitions, 1952 : « « Le poème Fears and Scruples de Robert Browning annonce prophétiquement l’œuvre de Kafka, mais notre lecture de Kafka enrichit et gauchit sensiblement notre lecture du poème. Browning ne le lisait pas comme nous le lisons aujourd’hui. Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception aussi bien que du futur. »
Le cafard normand d’Un cœur simple — qui a servi de modèle à Maupassant pour Une vie, le roman écrit pour rendre hommage au « père », réel ou imaginaire, et en même temps pour s’en débarrasser — reçoit en contrecoup la couleur grisâtre du cloporte kafkaïen, et vice versa).


Ce qui m’intéresse dans cette déclaration attribuée au patron, c’est le caractère très secondaire de l’intrigue : « L’affabulation à mettre là-dedans me faisait si peu, que quelques jours avant de me mettre à écrire le livre, j’avais conçu Madame Bovary tout autrement. » Pan dans la gueule de ceux qui croient que l’on fait de la littérature avec de bons sentiments — ou de bonnes intentions. Littérature « engagée » est un oxymore.
La littérature travaille la couleur autant que la peinture. Rappelez-vous le Champ de blé aux corbeaux de Van Gogh, peint quelques jours avant sa mort. Un bleu magnifique, un jaune doré, une touche de vert — mais le vol lourd des corbeaux réfute la couleur et hurle « Nevermore » — le seul mot usité chez les corbeaux.
Le poème de Poe générait naturellement des illustrations en noir et blanc. Mais cet ultime tableau du peintre hollandais produit du noir au milieu de la couleur. Le ciel et les blés ne sont là que pour appeler la mort.

Voyez la destinée littéraire du rose.
Gautier dédie l’un des poèmes d’Emaux et camées « à une robe rose ». Synecdoque exemplaire, puisque dès le premier vers, c’est au contenu de la robe qu’il s’adresse, sous prétexte de célébrer le contenant : « Que tu me plais dans cette robe / Qui te déshabille si bien ». Et à la dernière strophe, le contenu a définitivement pris le pas sur le contenant :

« Et ces plis roses sont les lèvres
De mes désirs inapaisés,
Mettant au corps dont tu les sèvres
Une tunique de baisers. »

Tout le monde a remarqué que ce dernier mot, « baisers », était encrypté dans le titre : si dans le couple « robe / rose » je supprime les lettres répétées de part et d’autre, comme dans une égalité, il ne me reste, in fine, que b / s — l’essence phonétique du baiser.

Ce rose qui a si souvent inspiré aux poètes des élégies et des odes célèbres révèle enfin sa nature intimement érotique. Et Eros vivant en couple avec Thanatos, comme on sait, on est amené à repenser la tonalité colorée de certains poèmes célèbres :
« Mignonne, allons voir si la rose… »
Où la rime féminine, avec ce e muet suspendu, éternise le désir.
Mais aux derniers vers : « Comme à cette fleur la vieillesse / Fera ternir votre beauté » — où la rime masculine, abrupte, insère du gris dans cette symphonie en rose.

(Ronsard a refait le coup dans le plus célèbre des sonnets « sur la mort de Marie » :

Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose,
En sa belle jeunesse, en sa première fleur,
Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,
Quand l’Aube de ses pleurs au point du jour l’arrose ;

La grâce dans sa feuille, et l’amour se repose,
Embaumant les jardins et les arbres d’odeur ;
Mais battue, ou de pluie, ou d’excessive ardeur,
Languissante elle meurt, feuille à feuille déclose.

Ainsi en ta première et jeune nouveauté,
Quand la terre et le ciel honoraient ta beauté,
La Parque t’a tuée, et cendres tu reposes.

Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs,
Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,
Afin que vif et mort, ton corps ne soit que roses.

Il outrepasse les contraintes techniques du sonnet, en reprenant à la fin — mais au pluriel — les deux rimes sur lesquelles étaient bâtis les quatrains inauguraux. De sorte que le dernier mot du dernier vers fait écho au dernier mot du premier : « rose / roses ». Il y a une touche de nécrophilie dans ce corps qui reste « roses » alors même qu’il est cadavre.)

Les commentateurs d’occasion feraient bien de se demander, face à un texte, quelle couleur — parfois non nommée, elle se déduit de tout le reste — est exaltée dans les lignes qu’ils lisent. Se demander aussi si cette couleur correspond à ce que l’auteur avait en tête. Et de convenir que le noir ou le gris sombre, si présents en littérature, ne sont jamais que la teinte de l’encre jetée sur le papier.

Jean-Paul Brighelli

258 commentaires

  1. Prem’s!!!
    Pour faire chier le croate car je n’ai rien à dire, juste à faire chier le lincuistre. C’est juste le décalage horaire.

  2. Merci pour cette page, JPB.
    Un vrai bijou, qui va assurément titiller les Bd amoureux de Littérature, Peinture (et couleurs).
    (on verra ce que le Lointain, remis du « décalage horaire » pourrait éventuellement en dire).

    Et que diable, surtout ne pas se laisser aller à la mélancolie. Carpe diem avant qu’il ne soit trop tard !

    « Pourpre », « couleurs vives », « blanc », « rose »… « Eros »…

    Laisser de côté les « contrecoups » » :
    « moisissure », « cloporte », « cafard », « grisaille », « noir », « mort »… « thanatos »…

  3. Et une fois de plus :
    « Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs ».

  4. Un vrai bijou –

    Pour en revenir à Gautier – « Emaux et Camées » (1852) –
    subjugué par les couleurs et matières lors de sa visite de le 1ère exposition universelle, Londres, 1851 « The Indian Court and Jewels » :

    « Tantôt ce sont de larges bandes d’or, fleuves de lumières qui ruissellent en miroitant entre des rives d’améthyste, de rubis et de saphir ;
    tantôt un mince fil étincelant serpente dans la trame grenue qu’il égratigne d’une traînée de points phosphorescents ;
    ici l’argent pleut et fourmille en paillettes estampées sur une gaze d’azur qui frissonne et tremble comme un ventre de poisson au soleil, ou comme une eau au clair de lune ;
    là une dentelle d’or, plus fine que la maline ou la valcucienne, laisse rougeoyer un fond de paillon pourpre ;
    plus loin, l’argent et l’or font combattre leur éclat blanc et jaune sur un champ de bataille rose.
    Mais quel rose ! Un rose idéal, un rose d’intérieur de clochette à l’heure de la rosée !
    Partout l’or scintille en paillettes, en mouches, en filigrane, en fleurs, en étoiles, en passequilles, en effilé, en fanfreluches ; il y a des moments où cela touche au délire.

    On dirait que le luxe indien a voulu, engager une lutte directe avec le soleil, avoir un duel à mort avec la lumière dévorante de son ciel embrasé ;
    il essaye de resplendir d’un éclat égal sous ce déluge de feux ;
    il réalise les merveilles des contes de fées ;
    il fait des robes couleur du temps, couleur du soleil, couleur de la lune ; métaux, heurs, pierreries, reflets, rayons, éclairs, il mélange tout sur sa palette incandescente.
    Dans un tulle d’argent il fait palpiter des ailes de cantharides, émeraudes dorées qui semblent voler encore.
    Avec les élytres des scarabées, il compose des feuillages impossibles à des fleurs de diamant.
    Il profite du frison fauve de la soie, des nuances d’opale du burgau, des moires splendides et de l’or bleu du paon.
    Il ne dédaigne rien, pas même le clinquant, pourvu qu’il jette son éclair ; pas même le cristal, pourvu qu’il jette son feu.
    Il faut qu’à tout prix il brille, il étincelle, il reluise, qu’il lance des rayons prismatiques, qu’il soit flamboyant, éblouissant, phosphorescent. Il faut que le soleil s’avoue vaincu. »

    ——

    « Et de convenir que le noir ou le gris sombre, si présents en littérature, ne sont jamais que la teinte de l’encre jetée sur le papier. »

  5. WTH,
    Le texte de JPB est délicieux. Je faisais juste mon Benito, car, il paraît que je suis un fasciste. J’enkhule le croate.

  6. Le Maestro est bien jeune;je ne suis pas sûr qu’à l’école il ait connu l’encre violette dont l’instituteur remplissait les encriers (à l’aide d’une bouteille surmontée d’un fin tube métallique.)

    Pourquoi violette ?

    Vers le mileiu du XIXème, la plume d’oie fut remplacée (prsque partout…Victor Hugo résista) par la plume d’acier.

    L’encre noire ,qui marchait bien avec la plume d’oie, corrodait l’acier.

    On inventa alors un autre type d’encre à base d’un extrait de gentiane,qui se touvait être violet.

    Aujourd’hui, qui écrit à l’encre violette ?

    On attribue ça aux lesbiennes.

  7. WTH 6 avril 2026 à 19h57
    Merci pour cette page, JPB….
    « moisissure », « cloporte », « cafard », « grisaille », « noir », « mort »… « thanatos »…

    la tonalité d’ensemble, ce cafard généralisé…

    Vous avez noté la duosémie ?

  8. Mettre de la couleur…en littérature,tâche ardue,n’est-ce pas ?

    Je crois que Mallarmé, à propos du Paradou ,dans la Faute de l’Abbé Mouret, parlait de

    « pierreries » ajoutées et pas très efficaces…

    Zola avait bien potassé les bouquins de botanique,mais aligner des noms de fleurs ne suffit pas pour faire naître un éblouissant jardin.

    (Bon,il faudrait que je retrouve le texte… Mallarmé était ami avec Zola,il n’a pas dû dire ça méchamment.)

  9. Le patron est vieux, nous, enfin ceux qui écrivent ici, sommes très vieux…60/80 ans pour WTH, plutôt 60 pour moi.
    Y’a de la nostalgie, y ‘a des couilles, celles du Maestro, qu’il a grosses, les miennes aussi, comme les siennes, qui diminuent, mais qu’avec Berettta 92 F ou FS, on sent que ça revient….Et si on nous fait chier on tape…Et j’enkhule le khroate!
    Face à face?
    Chiche, on va se compter, j’en suis!

    • J’étais gosse et je participais à un mariage, en Corse, où tout le village était invité. Vers minuit et quelques, deux vieux (vraiment vieux) qui se détestaient ancestralement se sont battus — l’un. avait une hache, l’autre une paire de ciseaux. Ils s’étreignaient, le hacheur frappait de toutes ses faibles forces le dos de son adversaires dans parvenir même à entamer la grosse veste de velours noir, l’autre tentait d’ouvrir le cou plein de fanons de son agresseur sans parvenir à l’écorcher, et tout le mon de rigolait si fort qu’on ne parvenait pas à les séparer.
      Voilà, c’est ça, un combat de vieux. Drôle et pas beau à voir.

  10. Parmi les putes qui font l’artiste, les plus cochonnes ou les plus dérisoires si vous préférez sont les écrivain(e)s, c’est une certitude.
    Un livre n’est qu’une longue éjaculation, plus ou moins nourrie, plus ou moins plaisante, plus ou moins sèche, suivant la noblesse du cantor magister, priapique sur commande ou étriqué.
    Un peintre, un sculpteur, donne. Il donne une œuvre à voir, ce qui est tout le contraire de l’égotisme du bavard qui éjacule son ego dans un livre …
    Il accouche d’un enfant. Vivant. Sans maître, le peintre ou le sculpteur.
    Pas du sperme dilué, de la semence molle sur papier bible, pas de trouduc narcissique, toujours narcissique, non. Du solide … des doigts qui rentrent dans le marbre.
    Echange 90% des écrivains contre L’enlèvement de Proserpine de la villa Borghèse

  11. Je viens de relire le billet de Messire Brighelli dans le souci d’essayer d’amender le propos primitivement désabusé.
    Ben…euh….
    Bof, quoi !….

    • Angoisse

      Si le fantôme d’hervé ne risquait pas d’être réduit par sa veuve, la chinoise Bingbing, en farce à raviolis assurant ainsi sa fortune et son retour à Hong Kong, il te dirait que la critique littéraire, en tant que gros lecteur, il s’en agite le berlingot, en haut de l’armoire à vanités.

  12. Zola , le Paradou.
    Malheureusement j’ai abandonné ma lecture de la Faute de l’abbé Mouret au milieu environ depuis plusieurs années.
    La faute à la description du Paradou avec sa surcharge d’images et de
    de termes destinés à apporter le sentiment de l’exuberance de la nature et des mécanismes de reproduction des végétaux qui répondent aux aspirations charnelles des deux personnages.
    Mais cet excès descriptif arrive pour ma part au résultat contraire et suscite l’agacement et la saturation.

  13. Le Lointain (0h44) : Non mais dites donc ! (Bourvil à de Funès) ;
    j’ai l’âge du « patron » qui s’est bien moqué avec sa scène du combat des vieux (JPB 7h32).

    lfdh quant à lui semble se laisser aller à quelque amertume.

    Lfdh affirmant que le sculpteur, comme le peintre « donne une œuvre à voir, ce qui est tout le contraire de l’égotisme du bavard qui éjacule son ego dans un livre. Il accouche d’un enfant. Vivant. »

    Une « œuvre à voir », sculpture, comme peinture, se donne aussi à… lire.

    Et c’est grâce à des modèles (qui pour le peintre vont même jusqu’à ‘prendre la pose’) que l’artiste au pinceau,
    comme au burin, comme à l’écrit, tirera son œuvre du néant,

    et tissera ainsi, tout au long fil du temps, la suite ininterrompue d’une longue histoire, même si d ‘une époque à l’autre, certains codes viennent à être cassés. *

    En ce qui concerne le livre, Borges, dans « Kafka et ses précurseurs » va bien plus loin, jusqu’à même « affirmer que certains auteurs du passé doivent leur survie à la lecture qu’on peut faire de leurs œuvres à la lumière de texte postérieurs. D’où il conclut que ‘le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs’.
    Fasciné par la répétition de certains thèmes, images et métaphores, dans des œuvres éloignées dans l’espace et le temps, Borges avance une hypothèse : ‘peut-être l’histoire universelle n’est-elle que l’histoire de quelques métaphores’… »
    (https://www.persee.fr/doc/litt_0047-4800_2001_num_124_4_1731)

    * De nos jours… il semblerait que le fil soit quelque peu cassé, et n’en déplaise à ldfh, tout autant en matière d’oeuvres dites d’art (sculpture, peinture…) qu’en matière littéraire,
    comme d’ailleurs à presque tout ce qui touche à la vie bonne.

  14. JPB sur facebook :
    « Guerre en Iran : «Une civilisation entière va mourir ce soir», prévient Donald Trump avant la fin de l’ultimatum pour un accord avec Téhéran
    C’est drôle : je suis en train d’écrire un livre sur la fin prochaine de notre civilisation, et curieusement, l’Iran n’est pas dans le tableau final.
    L’Occident, oui. Les Âges sombres se profilent à nouveau.
    L’ignorance poussée à ce point est une forme d’art. »

    Ma réponse (sur facebook) :

    Tiens, encore un livre sur « la fin de notre civilisation » ! Pourquoi pas, en effet, vu la situation dramatique de notre Hexagone… et après et malgré, entre autres, « L’étrange suicide de l’Europe » (D. Murray, 2017) – E. Todd ayant même fait de la « défaite de l’Occident » son fond d’épicerie –
    tandis que les hors mainstream se penchent de plus en plus sur Le Sujet.

    C’est un fait : l’Occident s’est sciemment (?!) dépouillé de tout ce qui faisait sa richesse et en subit les dramatiques conséquences… jusqu’au spectacle désolant d’une jeunesse déculturée qui attend le bus, assise sur le trottoir – déjà fatiguée et ne s’intéressant à rien …

    Ceci étant, n’oublions pas que l’Iran reste… une théocratie, qui certes se plaît à bien former moult ingénieurs, y compris de sexe féminin, « dont elle a besoin » (pour reprendre vos mots, JPB) ;
    pour autre chose aussi que « missiles et drones », s’entend.

    « Civilisations » chinoise, russe, et perse reprennent donc du mordant.
    Les BRICS s’affirment chaque année d’avantage, tandis que les EU s’inquiètent pour leurs… Dollars, après avoir remplacé à la Présidence un gâteux par un pitoyable clown, particulièrement grossier…

    On peut, ou pas, s’inquiéter de l’avenir qui les attend ; de même d’ailleurs de celui d’Israël, qui semble aussi s’être mis en danger.

    Quant à l’Europe, « son » UE, et « son » Otan…

    • (au lieu de « s’inquiéter de l’avenir qui les attend », aurais-je du plutôt écrire « de s’interroger sur… »)

  15. Jean-Paul Brighelli 7 avril 2026 à 7h32

    Voilà, c’est ça, un combat de vieux. Drôle et pas beau à voir.

    Ni ni l’un ni l’autre n’avait de Beretta.

  16. Jean-Paul Brighelli 7 avril 2026 à 7h32
    l’un. avait une hache, l’autre une paire de ciseaux.

    Etrange d’apporter ça à une cérémonie de mariage.

  17. Voyez la destinée littéraire du rose.
    Gautier dédie l’un des poèmes d’Emaux et camées « à une robe rose ».

    Une référence antérieure (pas la seule):

    De ce même Cabanel, bien sûr, la Naissance de Vénus (1863),admirée sans réserves par Théophile Gautier (« Son corps divin semble pétri avec l’écume neigeuse des vagues. Les pointes des seins, la bouche et les joues sont teintées d’une imperceptible nuance rose » — qui m’évoque l’extraordinaire poème sur la « robe rose » dont « les plis roses sont les lèvres / de mes désirs inapaisés / Mettant au corps dont tu les sèvres / Une tunique de baisers ») — et j’avoue que je me fiche assez de l’avis très négatif de Zola (in Nos peintres au Champ-de-Mars, 1867) sur cette toile pétrie d’écume et de roses.

    https://blog.causeur.fr/bonnetdane/lart-pompier-1436

  18. Sans exciter de désirs! Ah ben ça alors !

    la Naissance de Vénus, de M. Cabanel, qui charme et séduit sans exciter de désirs. Ce qu’on admire ici, c’est l’élégance des formes, la correction du dessin, la finesse et la fraîcheur du coloris. C’est moins nature que la Perle de M. Baudry ; mais c’est plus purement, plus poétiquement beau.

    Louis Auvray, Exposition des beaux-arts : salon de 1863

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k82462r/f36.item

    (page 35)

    • (La Vénus a vraiment l’air cloche ; par contre les angelots…
      les petites fesses rondelettes de celui de gauche, ouahou !)

  19. Célèbre tableau de Cabanel

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Albayd%C3%A9#/media/Fichier%3AAlexandre_Cabanel_-_Albayde.jpg

    Il s’agit d’une représentation d’Albaydé, un personnage des Orientales de Victor Hugo dont la mort à quinze ans est évoquée dans le poème Les Tronçons du serpent. ( wiki

    Je veille, et nuit et jour mon front rêve enflammé,
    Ma joue en pleurs ruisselle,
    Depuis qu’Albaydé dans la tombe a fermé
    Ses beaux yeux de gazelle.

    Car elle avait quinze ans, un sourire ingénu,
    Et m’aimait sans mélange,
    Et quand elle croisait ses bras sur son sein nu,
    On croyait voir un ange !
    Etc

  20. Flaubert pensait la littérature en couleurs.
    A peu près à la même période, l’ami Arthur inventait la couleur des voyelles.
    Hélas, il s’arrêtait à mi-chemin, le gamin de Charleville. Il oubliait les cons qu’on sonne.

    Tout compte fait, non. Les cons qu’on sonne, sur ce blog ou ailleurs, il vaut mieux les laisser en dehors de la littérature. Qu’ils reposent en pets.

    • Garde(s) Rouge(s)… et même Vert(s) :

      Les futures « cons qu’on sonne » ad vitam « en dehors de la littérature » ?

      « Dans la Drôme, à Séderon, une classe de maternelle et CP apprend en pleine nature, sous l’impulsion d’enseignants engagés et de parlementaires qui veulent inscrire cette pratique dans la loi, afin de transformer durablement les méthodes éducatives en France.

      « J’entends un oiseau », lance Margot, 6 ans, et tout s’arrête. Dans cette école de Séderon, après de laquelle l’AFP a réalisé un reportage, l’apprentissage commence par l’attention au vivant. Ici, pas de tableau ni de cahier, mais une colline, des arbres et une maîtresse qui invite à observer, toucher, expérimenter.

      Depuis cinq ans, l’enseignante Flore Aumage revendique ce choix : « J’ai voulu me mettre en difficulté et proposer à mes élèves d’apprendre différemment, sans les outils institutionnels qu’on a dans les classes. » Une démarche encore marginale… qui intrigue autant qu’elle dérange.

      Derrière ces scènes bucoliques se joue un débat de fond sur l’école. En France, environ 4 500 classes pratiquent déjà l’enseignement dehors, dont la grande majorité depuis la crise sanitaire. Le ministère de l’Éducation reconnaît une dynamique récente et encore peu structurée.
      Dans les colonnes de l’AFP, plusieurs acteurs rappellent l’enjeu sanitaire et social. Les enfants passent aujourd’hui dix fois moins de temps dehors qu’il y a trente ans. Près de 40 % ne jouent jamais en extérieur en semaine.
      L’école pourrait bien assumer ce rôle de connecteur avec la nature.

      Reste à franchir un cap politique. Une proposition de loi portée par des députés de différents bords entend inscrire ce droit au dehors dans le code de l’éducation.
      « Nous voulons reconnaître cette approche éducative afin qu’elle ne soit plus prise pour une lubie », défend Graziella Melchior auprès de l’AFP. »
      (francesoir.fr, 07/04/26)

      • S.G.G. – 06 avril :
        « ‘Ruggles of Red Gap’ ».
        Film de LeoMacCarey, 1935.
        Les ciné-clubs et les bénévoles qui les animent ne sont pas totalement inutiles : ils peuvent contribuer à instruire les ignorants, sauf bien sûr les ânes qui croient ne pas avoir soif. »

        Voilà qui va être ô combien de plus en plus ardu !…

      • « observer, toucher, expérimenter »

        Les couilles de l’instit mâle, la figuasse de l’instit femelle ?

  21. Mariage corse

    Et procession corse avec tirs de fusil – à Cargese au moins. ( signe de paix, puisqu’on décharge les armes …)
    Les descendants des Grecs portent devant la procession le drapeau génois parce que c’est la république de Gènes qui avait attribué un territoire en Corse à des Grecs fuyant les persécutions ottomanes. Il y a 3 siècles.

    https://youtube.com/shorts/4RN429Wet6Q?is=lpg9tGIMROFY-haS

  22. Gautier sur la Venus Anadyomène d’Ingres (eh ben mon salaud ! Le Maestro,lui, parle de filles de 15 ans.)

    Aphrodite est presque enfant. Le flot d’écume qui l’enfermait vient de
    crever et bouillonne encore. La déesse a l’apparence d’une jeune fille de
    treize à quatorze ans. Son visage où s’ouvrent des yeux bleus doucement
    étonnés, et où s’épanouit un sourire plus frais qu’un cœur de rose, a toute la
    candeur et l’ingénuité du premier âge ; mais, dans son corps frêle et
    virginal, la puberté éclôt comme une fleur hâtive. Vénus est précoce : la
    gorge se gonfle soulevée par un premier soupir ; la hanche se dessine, et
    les contours s’enrichissent des rondeurs de la femme. Rien n’est plus fin,
    plus pur, plus divin, que ce corps de Vénus vierge.

  23. Lu dans le Fogari :

    « Le maire socialiste de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), Karim Bouamrane, a estimé, jeudi 9 avril, qu’il pourrait être une « solution » en vue de l’élection présidentielle de 2027, tout en jugeant « indécent » de se prononcer dès maintenant. »

    A poil !

  24. WTH…
    l’enseignante Flore Aumage revendique ce choix : « J’ai voulu me mettre en difficulté et proposer à mes élèves d’apprendre différemment, sans les outils institutionnels qu’on a dans les classes. »

    Moi je vois surtout une feignasse qui n’a pas envie de bosser les vendredis et préfère se la couler douce sans tableau et piquer un roupillon à l’ombre pendant les gosses font boire les arbres.

  25.  » J’ai voulu me mettre en difficulté … »
    Cette manie de présenter n’importe quelle intiative voire n’importe quelle banalité de façon à se valoriser.
    La sacro sainte expression des cultureux, des sportifs « nouveau style » etc :  » J’ai voulu sortir de ma zone de confort… »

    Flore Aumage (c’est un pseudo ?) ressemble-t-elle à ce personnage de manga ?

    https://www.cultura.com/p-my-sexy-teacher-t-1-9782351809310.html

    • Un bon mois de stage dans une école sahélienne de brousse et on en reparle. Faudrait notamment déplacer les « sages » du village qui somnolent sous le nim pour que les gamins puissent abreuver la végétal sans avoir l’air de pisser sur les vieux.

  26. Proposition de loi du 24 juin 2025
    « visant à reconnaître l’éducation au dehors et en contact avec la nature et à réaffirmer la place de la transition écologique à l’école »…
    restera dans les oubliettes ; du moins espérons le – hallucinant !

    Parmi les signataires : D. Batho, A. Corbière, E. Faure, E. Grégoire ( ! ), J. Guedj, F. Hollande, A. Rousseau (cf covid…), B. Vallaud, etc, etc…

    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b1631_proposition-loi#

    • Des poursuites sont engagées. La justice n’a pas rendu son verdict sur ce point.
      Si la presse n’a pas relayé de fausses informations, elle n’a pas à s’excuser.
      Elle a à suivre le dossier et donner des informations vérifiées, ce qu’elle n’a pas fait en relayant des fake news dans l’accusation de possession de stupéfiants. Pour cela, les citoyens soucieux de justice et d’impartialité attendent des excuses publiques de sa part.
      Pas vous ?

      • La presse semble avoir relayé des informations données par le parquet (on trouvait fréquemment dans la presse l’indication que la prétendue drogue faisait l’objet d’analyses complémentaires « selon le parquet »).

        En tant que citoyen bla bla bla bla j’attends qu’une personne qui joue avec l’approbation indirecte du terrorisme (et d’un acte particulièrement abject) soit mise hors d’état de nuire.

        Le reste est un spectacle qui a servi malheureusement à victlmiser encore cette personne et son parti.

        • par ex Le Monde du 3 avril

           » Par ailleurs, lors de la fouille de ses effets pendant sa garde à vue, il a été découvert « la présence de matières s’apparentant d’une part à du CBD et d’autre part à de la 3MMC [une drogue de synthèse], sur lesquelles elle a été interrogée », avait fait savoir le parquet à l’issue de sa garde à vue, en ajoutant que « ces éléments [étaient] disjoints et fer[aie]nt l’objet d’une procédure distincte ».

        • « En tant que citoyen bla bla bla bla j’attends qu’une personne qui joue avec l’approbation indirecte du terrorisme (et d’un acte particulièrement abject) soit mise hors d’état de nuire. »

          Exemple d’une telle personne, qui joue avec l’approbation du terrorisme et qui envisage des actes particulièrement abjects? Fastoche : l’auteur des messages suivants :
          – « Moi je soutiens Adolf »,
          – « Total Nigger Death ».
          – « Simone Veil, salope meurtrière ».
          – « il faudra déterrer et fusiller Gisèle Halimi ».

          L’auteur de ces messages s’appelait Quentin Deranque.
          Il a été mis hors d’état de nuire, conformément à vos attentes.

          • Tiens, on nous cache tout.
            Je ne savais pas que ce malheureux Deranque etait député européen et donneur de leçons humaniste.

            Heureusement que vous êtes là .
            Deranque aurait sans doute préféré etre mis hors d’état de nuire comme Rima devrait l’être : condamnation pénale et , dans le cas de Rima, perte de son mandat ( et non à grands coups de pied dans la tête).

          • Il y a des sms (encore du globish) qui réapparaissent, et presque par enchantement ;
            non erreur, c’est encore grâce au super « media d’investigation » Mediapart.

            Dommage que ceux de la von der la hyène à Pfizer aient complètement disparu…
            Là, on est bien au delà d’un seul mort ; mais tout le monde s’en fout ;
            ou presque.

  27. b² – 4ac : on s’en ouf de la Rima ; à part rimer avec Gaza, elle coûte cher au con-tribuable – certes beaucoup moins cher que les très nombreux clowns de la radio-télé-rançaise ou ceux de la mairie de Paris, pour ne citer que deux exemples, parmi tant et tant d’autres.

    Nous sommes vendredi ; bilan hebdo d’une semaine de vie sauvage.

    L’iranophilie semble se calmer ; il est vrai que le Donald a tout fait pour jeter l’eau propre (l’opprobre) sur son pays, malgré deux blockbusters de haute voltige (!) :

    l’opé’ « sauvetage des pilotes en Iran » ainsi que « le voyage vers la lune » *,
    pleins d’actions et d’émotions (cf le capt’ain qui baptise un cratère lunaire * du nom de sa défunte épouse).

    Les bourses * restent semble-t-il plutôt calmes : + ou – 5 >%, on aurait pu s’attendre à plus d’affolement ; mais il est vrai que la gestion par l’IA est forcément plus froide que la gestion par l’humain.

    Et puis ne pas oublier l’idylle entre un gus de l’autre esstrême qui défraie la chronique puisqu’il semblerait frayer avec Maria-Carolina de Bourbon (et en plus des Deux Siciles).

    Quelle semaine !

    * face le ciel (!) que Dugong comme Lormier gardent leur calme !

  28. JPB sur « Causeur » :
    Moins d’enfants…

    Personne ne sait ce que pourra(it) devenir l’Ecole, comme l’Enseignement, comme l’Enseignant en… 2035, sans parler d’après !

    Les remplacements de l’humain par l’IA iront bon train ; autrement dit moult emplois sont et seront appelés à disparaître (et il n’est pas question que de « l’Occident » : usines entièrement robotisées, en Chine, comme ailleurs.)

    Et depuis… les Luddistes (1811) bien du chemin a été parcouru, et l’accélération de l’automa(tisat)ion, en ce 1er quart du XXIe siècle a été particulièrement rapide.

    Vu – il me faudrait retrouver la photo – une américaine portant une pancarte que je traduis en français par « stop à l’installation des data-centers » ! C’est une première.

    Epoque de transition, où l’on peut se poser bien des questions…

    https://www.causeur.fr/un-monde-sans-enfants-natalite-demographie-scolaire-325275

    • Extrait de l’article de JPB
       » Brian Aldiss, l’un des grands noms de la science-fiction, sortit Greybeard (Barbe-grise en français), où à la suite d’une guerre bactériologique quelconque, les mâles sont stériles depuis quatre générations — si bien que le plus jeune homme de la planète a déjà plus d’une cinquantaine d’années .. »

      Un vrai rêve de Boomer . Débarrassé non seulement des enfants mais des ados, des trentenaires etc.
      Et vous remarquez que chez Aldiss, les femmes ne sont pas concernées par ce vieillissement . A nous les Venus de 15 ans (Gautier + Lormier) qui n’ont rien d’autre à se mettre sous la dent.
      Enfin, à nous… Aux cinquantenaires, parce que les autres, tintin, je suppose.

      • C’est une longue histoire : le « Population Council » date de… 1952 (à son origine les Rockefeller ) – plan visant à maîtriser la croissance de la population mondiale,
        entre autres via le contrôle de la fécondité (industrie pharmaceutique, planning familial).

        Tout se tient…

  29. b² – 4ac 10 avril 2026 à 10h49
    Tous les organes de presse qui, pendant deux jours en continu, ont relayé des informations fausses, présenteront-ils leurs excuses? On parie ?
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
    Non,il n’y aura pas d’excuses.
    C’est comme ça que ça marche, maintenant, c’est comme ça que tout marche.

    On commence par diffuser de fausses nouvelles, en sachant très bien qu’elles seront démenties.

    L’essentiel, c’est que ces fausses nouvelles aient été gobées par un certain nombre,pendant un certain temps.

    Calomniez, calomniez,etc.

    Maintenant, grâce aux moyens de diffusion moderne, cette technique est très efficace.

    Il a été publié une « étude » prétendant que l’hydroxychloroquine avait tué 17 000 personnes en France.

    il a fallu plusieurs mois pour qu’elle soit rétractée. Et pendant ces mois-là, des menteurs

    professionnels comme le Professeur Molimard ont fait de la propagande pour cette « étude ».

    (Ce professeur Molimard a ,depuis, été nommé par le gouvernement chef de la lutte contre la désinformation.)

  30. mais fort heureusement, le Covid a supprimé en France 168 000 vieillards qui encombraient notre espace vital…
    https://www.causeur.fr/un-monde-sans-enfants-natalite-demographie-scolaire-325275

    Formulation un peu rapide,un peu sommaire.

    a) On ne sait pas exactement de quoi sont morts les morts du covid. ( à noetre: pendant la période covid, chute nette du nombre de décès par infarctus ou par cancer).

    b) Les autorités ont considérablement aidé le virus…en ne soignant pas les vieux et en précipitant leur décès à l’aide d’injections létales.

    Bien se souvenir,par exemple, du Docteur Wargon, époux d’un ministre de Macron, huralnt à la télévision: mais y en a marre d’entendre parler de soins;y a pas de soins, y a pas de soins.

    Le mythe d’une maladie entièrement nouvelle pour laquelle aucun traitement ne pouvait être tenté a été savamment entretenu.

  31. En attendant… le futur, arrivée imminente à Islam-abad de DJ V. ! son « 1er test sur la scène internationale » écrit lefigaro ;

    pourtant DJ est intervenu plusieurs fois en Europe – rien qu’il y a trois jours en Hongrie ;
    serait-ce que l’Europe ne compte que pour du beur(re) ?!

    • Sans doute premier test sérieux avec la paix ( ou plutôt le non- affrontement) comme enjeu, et non dans son rôle de donneur de leçons MAGA à l’usage des mal- comprenants européens…

  32. Tous les organes de presse qui, pendant deux jours..(le discriminable)

    Mais cher ami, qu’est ce que la vérité ?
    Evidemment, le vrai-faux est l’une des bonnes réponses.
    Et le mensonge un excellent outil de gestion.

    Bon week-end, camarades !

  33. Les belles histoires d’aujourd’hui

    https://reporterre.net/Un-restaurateur-ferme-boutique-car-il-refuse-d-enlever-un-sticker-Free-Palestine

    Lui et son équipe de douze salariés vont quitter les lieux. Motif ? Ce restaurateur bio et végane, dont la cuisine était accueillie à l’hôtel Babel à Paris, a refusé de retirer un sticker « Free Palestine ».

    Il refuse aussi s’enlever son keffieh
    Accueilli gratuitement par cet hôtel avec son équipe associative la cuisine de Souad
    « Tarek Idrissi a consulté les douze salariés de la Cuisine de Souad engagés dans le restaurant avant une dernière réunion avec l’association Ernest et l’hôtel Babel début mars. « Tous m’ont dit : “tant pis on s’en va”, au risque de perdre leur boulot alors que plusieurs d’entre eux n’ont pas de papiers. »

    • « Il refuse aussi s’enlever son keffieh »

      Une façon de rappeler que sa peau est (très) sensible

      Fuit le Soleil …

      • Tarek, le taulier,
        ex « commercial chez Nike mais je n’étais plus aligné avec l’entreprise, j’avais envie de me lancer dans des projets à impact positif » : raté !

        Au final : tombé dans la soupe (« vegan » ) à la grimace ; « jeter des miette aux pigeons  palestiniens » ; non mais !

        N’a servi à rien que sa mère se décarcasse et lui donne la recette du « poulet rôti à l’ananas ».

        Quant au festival « We love green »,
        c’est des qui aiment l’écriture mi frenchie, mi globish :

        « L’appel à candidature est ouvert ! Rejoins le foodcourt 100% végé du festival :
        Chef·fe·s indépendant·e·s, restaurants, traiteurs, cantines, agriculteur·rice·s, food trucks, brasseries… »

        ou encore : « achète ton merch », « talks » (« conférence du Think Tank» ), « aftermovie » etc.

        Quelle époque ! 😅

    • Quelques rétifs breton projettent d’occuper la cabine pour en faire une tête de pont palestinienne. A suivre

    • C’est une idée qu’elle est pas mauvaise – issue du « Think Tank » (à lui tout seul) Dugong.

      Ce qu’ils en penseraient à Islam-abad, c’est une autre histoire. Le détroit d’Or-muz c’est pour le moment encore mieux que le caverne d’Ali Baba.

  34. Dugong 11 avril 2026 à 8h54
    le cas lormier
    =========================================================

    Lormier n’est pas un cas.

    Dugong est-il un cas ? Pas vraiment;il y a des éléments atypiques, mais, somme toute, rien de particulier.

  35. WTH 8 avril 2026 à 0h11

    les petites fesses rondelettes de celui de gauche, ouahou !
    =========================================================

    Les langues sedélient.

  36. ECHO 10 avril 2026 à 18h22

    A nous les Venus de 15 ans (Gautier + Lormier)

    i) La Venus de Gautier n’a pas 15 ans,mais 13. Le Maestro,quant à lui, a écrit un billet intitulé « Quinze ans ».

    ii) Si Lormier est capable d’apprécier la beauté d’une fille de 15 ans (et il a eu l’occasion de le dire ici),il n’est nullement coupable de concupiscence.

    Pas d’amalgame.

    • Oui , Venus de 13 ans.
      Lu un roman d’Émile Henriot , quu fut un critique littéraire célèbre, Le Diable a l’hôtel, qui se déroule vers 1920 à Aix en Provence.

      Ce livre, assez décousu, est émaillé de courtes poésies.

      Dans l’une , évocation si je ne fais pas erreur. d’une statue de Venus adolescente, on lit cette expression :
      Venus pré- pubère.

  37. Un Lointain Lecteur 12 avril 2026 à 11h06

    « différence entre gros khouillus et pisseuses. »

    Pourquoi cette dissymétire ? Pourquoi ne pas mettre en regrad « gros khouillus » et « gros lolos » par exemple ?

  38. Quand on lit les propos de Zola sur Cabnel et d’autres pompiers,on se dit qu’il est impossible d’apprécier de tels peintres et d’apprécier en même temps Manet.

    Et pourtant.

    Parler d’éclectisme n’aide pas.

    • On peut considerer qu’il existe un  » privilège historique » ( qui consiste à venir après ) qui permet de réconcilier ( ou plutot d’admettre) des points de vue ( philosophiques, esthétiques etc) qui étaient opposés à un certain moment : apprécier l’art gothique n’est pas contradictoire avec apprécier l’art de la Renaissance , pourtant conçu comme antagoniste du premier, apprécier Poussin et Rubens etc.

      Alors pourquoi pas Manet et Cabanel ?

  39. dans le Vespéral, le Morinos s’étale sur sa « centenarité » * en nous beurrant avec :

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/04/11/edgar-morin-je-doute-de-l-humanite-tout-en-croyant-en-elle_6679321_3232.html

    « La culture scientifique est aveugle à la subjectivité, la culture humaniste ignore les acquis scientifiques qui éclairent la situation de l’homme dans la vie et dans le monde. Il faut relier les deux cultures dans les nouvelles humanités. »

    * complexe,forcément complexe…

  40. Saga Africa (suite) –

    Tandis qu’Edgar le vieillard répand la bonne parole (anti-fa’), mais conserve néanmoins foi en l’homme,

    … Léon rencontre Tebboune : épisode 1, Alger.

    « Tout au long de la rue montante de Bab El Oued vers la basilique (Notre-Dame d’Afrique), une armée d’agents de la commune et de la wilaya (préfecture) s’attellent à repeindre les murs, planter des fleurs, nettoyer la chaussée, les rambardes, les trottoirs… »
    (Le Point)

    ça’m rappelle Tanger : même topo, avant une venue de M6 !

  41. Saga Ricaine (suite) –

    Sur Truth Social, sa bible à Lui, on peut admirer cette « image »,

    « construite à l’aide de l’IA, représentant le dirigeant américain auréolé d’une lumière divine et bénissant d’une main un homme allongé. Revêtu d’étoles blanches et rouges, le président est entouré de plusieurs individus qui le prient, sur fond de drapeau américain. » (Lefigaro)

    https://i.f1g.fr/media/cms/1194×804/2026/04/13/5b9c77da6f6a2ff10a650721ba850a3d1ea800c79dabca4893c70217b2ffdacf.jpg

  42. Définir avec précision le brouillard.

    Les « autorités de santé » se sont employées et continuent de s’employer à gêner ,entraver la recherche sur les liens possibles entre injection de prténdus vaccins contre le covid et cancer.

    Wafik El Deiry,professeur américain de cancérologie expose aussi clairement que possible ce que l’on sait et ce qu’il faudrait faire pour en savoir plus.

    Il ne suiffira pas de le traiter de charlatan ou de « neuneu ».

    D’autant plus que l’arrivée de Kennedy au Ministère de la Santé a mis les entraveurs et les bobardiseurs sur la touche.

    https://x.com/weldeiry/status/2043565355952410877

    • Ça se passe plutôt mal…

      mars 2026 : « Robert Malone démissionne de l’ACIP » (Advisory Committe on Immunization Practises) – Malone en était vice-président).

      « De centaines d’heures de travail non rémunéré, une haine incroyable de plusieurs côtés, une presse hostile, des querelles internes, des fuites instrumentalisées, du sabotage. J’ai mieux à faire. »
      « j’en ai fini avec l’ACIP et le CDC (Center for Diseases Control and prevention) »

      « Bobby m’a demandé de rester (…).
      « Je ne pense pas que le CDC soit récupérable. Beaucoup de ces personnes sont très, très ancrées dans le récit du sûr et efficace. Et ils (…) ont aussi une responsabilité particulière en ce qui concerne la crise du Covid en termes de suppression d’informations, de manipulation des données (…). Des mains sales »
      (cf High Wire in the Big Tree)

      Bobby a annoncé la création d’un nouveau comité consultatif, le « Healthcare Advisory Committee »…

  43. ECHO 13 avril 2026 à 8h56

    Alors pourquoi pas Manet et Cabanel ?

    a) Ils sont contemporains.
    b) Imagine-t-on Zola changer d’avis sur Cabanel ?

  44. Jean-Paul Brighelli 12 avril 2026 à 14h58
    Métaphoriquement, souvent plus que les hommes.
    ===========================================================

    Et,métaphoriquement,ont-elles des pénis ?

    J’ai eu la grande satisfaction, cet hiver,de voir dans une institution un avertissement sur la porte d’un chiotte: »STRICTEMENT RESERVE AUX HOMMES. »

    (Lormier a constaté une propension croissante chez les pissuses à vouloir venir pisser chez les hommes,et ce quand bien même il y aurait des chiottes pour pisseuses libres à proximité.)

    Bientôt un billet:Dela féminité et de ses rituels mictionnels. ?

  45. Ca, c’est différent. Y avait la queue:

    Abasourdie par ce qui lui est arrivée, la festivalière partage son témoignage sur Reddit. « J’ai vécu une situation assez surréaliste ce week-end au festival Musilac à Aix les bains, et je ne sais pas trop si ce que j’ai subi est légal ou pas », confie-t-elle. Elle poursuit : « Le festival en question avait des urinoirs collectifs extérieurs, clairement conçus pour les personnes ayant un pénis. J’avais sur moi un dispositif pisse-debout qui me permet d’utiliser ce genre de toilettes sans m’exposer ni me mettre dans une position inconfortable ou dangereuse. J’ai donc utilisé un urinoir, discrètement, sans me déshabiller ni faire quoi que ce soit d’inapproprié ».

    Pourtant, des agents de sécurité viennent l’interpeller. « Ils m’ont demandé de quitter les lieux en prétendant que c’était “interdit” pour une femme d’utiliser ce type de toilettes », rapporte-t-elle. Pourtant, ce soir-là, elle n’était pas la seule femmes à utiliser les urinoirs, témoigne-t-elle auprès du service Checknews du journal Libération.

    https://www.lesnouvellesnews.fr/festival-une-femme-exclue-pour-avoir-utilise-un-pisse-debout-aux-urinoirs/

  46. Les architectes sont extrêmement stupides. Ils n’ont pas compris que pour uriner,une femme a besoin de plus de temps qu’un homme.

    Dans les grands magasins et lieux publics Ils devraient donc installer des pissoirs pour pisseuses plus nombreux que les urinoirs.

    Mais ils ne le font pas. D’où les queues.

    Moi, je comprends q’une meuf vienne pisser chez mo s’il y a quinze minutes d’attente chez les pisseuses;

    Ce qui m’irrite en revanche, c’est la meuf qui veut s’imposer chez les hommes alors qu’à trois mètres il y a des toilettes pour meufs,sans aucune queue.

  47. Wafik ElDeiry:quand on trouve de la spike dans une tumeur cancéreuse,il y a lieu de se poser des questions. Il faudrait d’ailleurs systématiser la recherche de spike dans les tumeurs et les lymphomes.

  48. Incertitude,incertitude entretenue:

    Wafik El Deiry:

    There are no studies of the immediate early events after vaccination with COVID mRNA vaccines in humans.

    There are no reliable long-term outcome studies in the US after multiple boosters. There is a paucity of post-mortem studies with forensic evidence.

    There is uncertainty about whether certain adverse events or outcomes are captured in databases or electronic health records given lack of diagnostic codes or general awareness.

  49. Nous avons eu des billets savants et savoureux sur le fouettage,l’enculationnage, le bondage…mais sauf erreur,rien encore sur l’ondinisme.

    Trump nie aimer se faire pisser dessus par des pisseuses.

    https://www.youtube.com/watch?v=DHsfbCEkkU8

    (L’expression « golden shower » est étrangement poétique,quan on y pense. Ce n’est sûrement pas un hasard.)

  50. Lormier 13 avril 2026 à 13h28
    ECHO 13 avril 2026 à 8h56

    Alors pourquoi pas Manet et Cabanel ?

    a) Ils sont contemporains.
    b) Imagine-t-on Zola changer d’avis sur Cabanel ?

    Justement, quelqu’un qui vit aujourd’hui peut réconciler des esthétiques contradictoires, non seulement d’époques différentes mais de la même époque.
    Ol ne doit pas etre rare de trouver des mélomanes actuels qui apprécient Gounod, Bizet et Wagner. (par exemple), alors que les contemporains les opposaient.
    Quant à Zola, ses goûts picturaux pouvaient aussi « pompiers » que Cabanel, mais d’un pomiérisme différent.
    Par exemple La Vérité sortant du puits de Debat-Ponsan, tableau que Zola exposait chez lui

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:La_V%C3%A9rit%C3%A9_sortant_du_puits.jpg

    En cherchant bien, trouverait-on quelqu’un qui appréciait , à l’époque, à la fois Manet et Cabanel ? Défi au lecteur…

  51. Y’a la Vérité – sortie du puits d’une superbe rousse –
    et en vérité je ne sais plus quoi faire pour faire du buzz :
    un blanc-moche a lancé une bulle – à durée très limitée – à propos d’un 1er mai non chômé…

    Un attrape-couillons qui a réussi à réveiller quelques ‘putés endormis – encore présents dans l’hémicycle –
    et même soulever la « colère » (😁) des « syndicats » (des quoi ?).

  52. ECHO
    En cherchant bien, trouverait-on quelqu’un qui appréciait , à l’époque, à la fois Manet et Cabanel ? Défi au lecteur…

    Serait-ce un défi au lointain?
    Il se trouve que j’aime Proust et Céline, d’aucuns y verront une contradiction, mais l’accord des antipodes est possible.

  53. ECHO 13 avril 2026 à 15h24
    En cherchant bien, trouverait-on quelqu’un qui appréciait , à l’époque, à la fois Manet et Cabanel ?
    ========================================================

    certains collectionneurs qui avaient osé miser sur ces derniers [les impressionistes] achetaient également des oeuvres académiques. Il n’était ainsi pas rare de voir se côtoyer dans quelque appartement un Manet à côté d’un Bouguereau.

    Certes,un collectionneur est ant tout quelqu’un qui « mise »;il n’aime pas forcément ce qu’il achète.

    Ce serait quand même intéressant de connaître le nom de l’un d’entre eux.

    http://www.artcult.fr/_Peintures/Fiche/art-0-1251189.htm

  54. WTH 13 avril 2026 à 15h24
    Ça se passe plutôt mal…

    Bien sûr;qu’attendiez-vous ?

    Mais la science s’est réveillée et les bobardiseurs sont plus discrtes. En tout cas, moins proches du pouvoir.

  55. ECHO 13 avril 2026 à 15h24
    Quant à Zola, ses goûts picturaux pouvaient être aussi « pompiers » que Cabanel, mais d’un pompiérisme différent.
    Par exemple La Vérité sortant du puits de Debat-Ponsan, tableau que Zola exposait chez lui
    =========================================================
    Caran d’Ache s’est moqué et du tableau et de Zola

    https://www.archives-zoliennes.fr/dev/wp-content/uploads/2015/05/caricature-618-La-v%C3%A9rit%C3%A9-sort-de-son-puits-Caran-dAche_0-878×1024.jpg

  56. La Vérité sortant du puits n’a pas été acheté par Zola:le tableau,lui a été offert, par souscription.

    C’est un tableau dreysfusard,qui se voulait tel.

    Peut-être Zola appréciait-il le message,davantage que l’art du peintre…

    https://www.ville-amboise.fr/fileadmin/www.ville-amboise.fr/MEDIA/Culture/Outils_pedagogiques/Livret-enseignant-NM.pdf

    NB Je trouve que la main de l’ecclésiatique tentant d’empêcher la Vérité de sortir est bien près de sa chatte.

    • Oui, Zola n’a pas acheté le tableau.
      Il ne séparait probablement pas l’oeuvre du message :
      « Emile Zola aimait cette œuvre. Ainsi, à un visiteur à qui il vante le tableau, il déclare :

      « Ce qui fait si émouvante cette Vérité sortant du puits, c’est qu’on semble entendre devant
      cette toile le cri de conscience d’un honnête homme. » Zola, poursuivant son explication, rend compte de son entrevue avec le peintre auquel il dit son admiration. Debat-Ponsan lui répondit : « J’ai voulu seulement rendre l’âme nue de l’abominable Basile (personnage du Barbier de Séville de Beaumarchais), sans savoir que je peignais du même coup, le tableau le mieux réussi de ma carrière d’artiste. Je n’ai d’ailleurs aucun mérite à cela ; ce n’est pas ma main, c’est mon cœur qui guidait mon pinceau. » (notice de la ville d’Amboise)

      Il existe une autre vérité sortant du puits , de la même époque (pourtant peut-être pas inspirée par l’affaire Dreyfus ) de Léon Gérôme ( Gérôme, académicien, peintre reconnu et conservateur, était-il dreyfusard ? )

      https://fr.wikipedia.org/wiki/La_V%C3%A9rit%C3%A9_sortant_du_puits#/media/Fichier:Jean_L%C3%A9on_Gerome_1896_La_V%C3%A9rit%C3%A9_sortant_du_puits.JPG

  57. Un grand nettoyage semble s’imposer…
    Du boulot pour JPB qui fait du bon boulot… sur facebook !

  58. Allez, rien que pour le fun :

    – animaux : « Dans l’appartement de la star de téléréalité de 48 ans retrouvée morte fin mars, un de ses poissons porte-épée a survécu seul dans son aquarium pendant 12 jours. Les policiers l’ont remis à l’association Urgence pour un animal. »

    – mairie de Paris  : « Le Conseil de Paris adopte le plan d’action à 20 millions d’euros d’Emmanuel Grégoire pour lutter contre les violences dans le périscolaire »
    (lefigaro)

  59. Sur Causeur, JPB reprend langue, à propos d’un ouvrage * :

    « … si Lénine disait en 1920 du gauchisme qu’il était une « maladie infantile du communisme », il apparaît, un siècle plus tard, qu’il est devenu la maladie infantile du capitalisme qui l’a engendré. », ose JPB !

    Comme il est écrit dans l’avertissement au lecteur (😁) : (JPB) « … est en période enthousiaste. Un effet de la sénescence, sans doute. Pauvre vieux! »
    *
    https://www.causeur.fr/comprendre-le-gauchisme-de-nicolas-le-bault-indispensable-32

  60. WTH 14 avril 2026 à 17h46
    Sur Causeur, JPB reprend langue, à propos d’un ouvrage *

    Les « maoïstes » de 68 étaient-ils des gauchistes ?

  61. ECHO 14 avril 2026 à 8h03

    Il existe une autre vérité sortant du puits , de la même époque (pourtant peut-être pas inspirée par l’affaire Dreyfus ) de Léon Gérôme ( Gérôme, académicien, peintre reconnu et conservateur, était-il dreyfusard ? )

    Titre complet:
    Vérité sortant du puits armée de son martinet pour châtier l’humanité

    Frédéric Lordon a placé ce tableau en exergue à l’un de ses billets.

    https://blog.mondediplo.net/2018-01-08-Macron-decodeur-en-chef

  62. DUO PAPAL

    Quel régal d’observer nos papes actuels en pleine action !
    L’inadaptation au monde d’aujourd’hui du Romain d’accueil, réservé, non équipé militairement, morale vieillotte, étroite, et la concurrente vigueur morale du Canard Jaunâtre qui annexera bientôt le Vatican comme un petit Monte Carlo, un Venezuela narcotique, un vilain Iran dictatorial…
    Bonne nouvelle pour les Croyants : ils attendaient le Messie….
    Ils en ont deux !

  63. Cabanel, Manet suite.

    Les réflexions du lointain lecteur m’ont intéressé
    13 avril 2026 à 19h43 :
    Il se trouve que j’aime Proust et Céline, d’aucuns y verront une contradiction, mais l’accord des antipodes est possible.

    Cet accord n’est pas rare , en fait il relève même d’une sorte d’impératif de l’esprit humain (notamment relayé par l’Education nationale) qui consiste à apprécier, à reconnaitre l’ importance et l’ intérêt des « grandes oeuvres » aussi dissemblables soient-elles. L’éducation que nous recevons nous dit que nous pouvons très bien « aimer » en même temps , disons La Fontaine et Dostoiesvski, Pascal et Voltaire, etc parce que ce sont des grands auteurs dont l’intérêt est universel.

    Il y a une part de convention dans cette attitude, probablement. Chacun aura ses préférences, même si, à la manière de l’enseignant dans une explication de texte, nous voyons ce qui est intéressant dans telle ou telle oeuvre (style, moyens littéraires, intérêt du propos) – cela ne veut pas dire que nous sommes réellement séduits ou conquis.

    De même on admet qu’un homme cultivé est capable d’apprécier les primitifs flamands ou italiens autant que Mondrian ou Kandinsky, mais chacun reste libre de préferer telle ou telle époque – et surtout tel ou tel artiste d’époques différentes mais qui ont des points communs qui font qu’on est attiré par eux, selon la personnalité de chacun : il n’est pas rare je crois de rencontrer des gens qui aiment à la fois Ingres et certains surréalistes comme Dali – et je pense que les mêmes sont assez indifférents aux impressionnistes.

    Je ne réponds pas à la question : est ce qu’à l’époque on pouvait admirer , ou plus modestement, apprécier à la fois Manet et Cabanel ?
    Il faudrait des recheches plus poussées dans les mémoires, les correspondances…

    Les collectionneurs pouvaient acheter les deux; mais c’est un point de vue différent :

    « « L’aristocratie, la bourgeoisie, le monde de la finance, les nombreux américains, de passage ou installés à Paris, et qui achètent à la fois Bouguereau, Gérome, Meissonnier, les peintres de l’Ecole de Barbizon et, à partir de 1880, les impressionnistes, multiplient les commandes de portraits, et de répliques des grandes compositions de Cabanel exposées au Salon. Ces œuvres, en réduction ou en demi-grandeur, rejoignent les salons français et étrangers, mais surtout franchissent l’Atlantique. »
    J. Nougaret, De Figuerolles au parc Monceau : Alexandre Cabanel
    https://www.ac-sciences-lettres-montpellier.fr/academie_edition/fichiers_conf/NOUGARET2009.pdf

    En tous cas, l’accord est possible aujourd’hui, de même qu’on peut apprécier des auteurs en apparence dissemblables.

  64. Lectures – détentes :

    Les polars d’Abir Mukherjee se déroulant au temps du British Raj, essentiellement dans l’ouest du Bengale, entre 1919 et 1922 ; dépaysement garanti.

    Sauf dans certaines circonstances ; ainsi le prince héritier Adhir de Sambalpur, assassiné dès les premières pages d’un des romans,
    lors de ses séjours à Londres,
    « porte une chemise Turnbull & Asser et un costume de Savile Row ».

    Spécialement pour Lormier : aperçu d’une chemise Turnbull & Asser (en vente sur leur site) au prix de 635 $.

    https://turnbullandasser.com/cdn/shop/files/4c9c8d38-5c9b-4c17-84fd-4981054a76c3.jpg?v=1713137294&width=700

  65. WT H

    Le Raj britannique.
    Autrefois on lui trouvait au moins des circonstances atténuantes
    Maintenant ( dans l’opinion commune ) plus du tout. Sur certaines discussions You tube, en français ou anglais, il n’est pas rare de trouver  » les Anglais ( ou les Britanniques ) étaient pires que les nazis  » .

    Fin du Raj .

    10 mois apres l’indépendance, les Mountbatten ( qui ont assuré un service après vente en quelque sorte) quittent l ‘Inde. Un mémorable dîner de gala est donné en leur honneur par Nehru.
    Étonnante photo de Nehru écoutant le discours de Lady Mountbatten.

    https://pbs.twimg.com/media/GDpL4V5bQAAsLDF.jpg

  66. Quelques propos de Zola sur Gérôme (dans le m^me salon on en trouvera sur Cabanel)

    « Lorsque M. Gérome a donné le dernier coup de pinceau sur une toile, il se dit sans doute : « J’ai fait un tableau. »

    Eh ! non, monsieur, vous n’avez pas fait un tableau. C’est là, si vous le voulez, une image habile, un sujet plus ou moins spirituellement traité, une marchandise à la mode. Mais jamais un ébéniste ne croit avoir fait une œuvre d’art lorsqu’il a établi élégamment et marqueté un petit meuble de salon. Vous êtes cet ébéniste ; vous savez à merveille votre métier, vous avez dans les doigts une habileté prodigieuse. Voilà votre talent d’ouvrier.

    Je cherche vainement en vous le créateur. Vous n’avez ni souffle, ni caractère, ni personnalité d’aucune sorte. Vous ne vivez pas vos œuvres, vous ignorez la fièvre, l’élan tout-puissant qui pousse les véritables artistes. On sent que vous êtes à votre besogne comme un manœuvre est à sa tâche ; vous ne laissez en elle rien qui vous appartienne, et vous livrez un tableau au public comme un cordonnier livre une paire de bottes fines à un client. »

    https://www.cahiers-naturalistes.com/documents/zola-et-arts/ecrits-sur-lart-de-zola/nos-peintres-au-champ-de-mars/

    C’est un éreintement total;Zola « monte » du tableau jusqu’à la personnalité exécrable de qui l’a produit.

  67. Il me semble que le Maestro trouve « mièvres » les paysages de Corot… mais pas les femmes en pâte d’amande de Cabanel…

    • Corot est un fabuleux paysagiste ! J’ai même (ré)écrit un Découvertes / Gallimard sur lui…

  68. Vous feriez mieux d’aller voir Schongauer au Louvre, surtout pour l’oeuvre gravée.

    On y est bien loin de la virtuosité au service de la seule mièvrerie académique ! On pâlit d’admiration devant la maîtrise technique PARCE QU’ELLE porte un discours d’une humanité bouleversante et une émotion intense.

    Je ne serais pas surpris que l’IA puisse générer un « à la façon de Cabanel » crédible mais il se passera du temps avant que ces plagiats aient l’âme d’un Schongauer.

    • Le « retable des Dominicains », vu à Colmar (a long time ago) ; très spectaculaire.

      c/o wiki : particulièrement réussie « la tentation de St Antoine » (impressionnant ; à comparer avec « le tourment de St A. », Michel-Ange),
      itou « St Martin partageant son manteau » (finement rendus que les plis du manteau).

      (« humanité » et « émotion », certes.
      Rappel : « À chaque époque son art, à chaque art sa liberté ! » – Palais de la Sécession, Vienne 1897)

  69. aucun rapport avec Dreyfus:

    On a longtemps pensé que l’oeuvre de Gérôme, peinte en 1896, était un soutien au capitaine Dreyfus, accusé à tort d’espionnage pour l’Allemagne. Le message est tout autre : « Du fait de sa tournée à Los Angeles, Paris et Madrid, les recherches sur l’oeuvre ont pu avancer, notamment le travail du chercheur Bertrand Tillier. Il a montré que Gérôme souhaitait se positionner par rapport aux avant-gardes. Il était le défenseur d’une certaine peinture léchée. Gérôme s’est notamment opposé au legs de l’impressionniste Caillebotte, qu’il jugeait ne pas avoir droit de cité ».

    https://www.lamontagne.fr/moulins-03000/loisirs/exposition-autour-de-la-verite-de-jean-leon-gerome-du-20-janvier-au-29-avril_160918/

  70. Jean-Paul Brighelli 15 avril 2026 à 16h37
    Corot est un fabuleux paysagiste ! J’ai même (ré)écrit un Découvertes / Gallimard sur lui…
    =========================================================

    Fouillons notre mémoire:

    Savez-vous ce qu’est un chromo ? C’est une reproduction lithographique d’un paysage de carte postale. Le genre dont Flaubert se moque quand, se mettant dans le regard post-coïtal d’Emma, il écrit : « Les ombres du soir descendaient ; le soleil horizontal, passant entre les branches, lui éblouissait les yeux. Çà et là, tout autour d’elle, dans les feuilles ou par terre, des taches lumineuses tremblaient, comme si des colibris, en volant, eussent éparpillé leurs plumes. Le silence était partout ; quelque chose de doux semblait sortir des arbres ». Vous voyez le genre — mauvais genre. Pour y arriver, on est allé chercher un directeur photo français, Philippe Le Sourd — le même qui a filmé Gordes et Cucuron comme une collection de chromos dans l’un des plus mauvais films de Ridley Scott, Une grande année. Pour bobos du Luberon only.
    Eh bien, le film de Sofia C*** (on est bien obligé de lui donner un prénom, puisque Coppola tout court, c’est son génie de père) est bourré de ces cartes postales à épingler sur le buffet de votre arrière-grand-mère. La réalisatrice s’est dit que son film se passant pendant la guerre de Sécession, elle devait copier les tableaux de Corot de cette période, style Mortefontaine, jeunes filles et bouquets d’arbres traversés de lumière.
    On y a droit dans le film toutes les sept à huit minutes. Ça lasse vite. Une fois, on pourrait croire à de l’ironie. Mais rien dans le film ne permet de supposer que la réalisatrice prend un peu de distance avec son style ampoulé. Sans oublier la musique, dégoulinante à l’unisson.
    À moins que la distance ne découle du jeu terriblement faux de tous les personnages. Même l’immense Kidman en arrive à jouer à plat. Sans doute lui a-t-on donné pour consigne : « Montre bien que tu refoules tout, hein ! Le désir doit se déduire de ton absence de désir » — et le spectateur en arrive à ne pas désirer Kidman. Un comble.

    https://blog.causeur.fr/bonnetdane/sofia-coppola-is-a-fraud-1853

    • « Si l’on réfléchit trois secondes sur la notion de remake…
      Ça n’existe pas en littérature. On peut à la rigueur reprendre un sujet (les 37 versions d’Amphitryon avant celle de Giraudoux), ou adapter une trame réduite à son anecdote (Phèdre reprise par Zola dans la Curée), à la rigueur décontextualiser, comme Régine Deforges l’a fait en adaptant Autant en emporte le vent en Bicyclette bleue.
      Mais il faut avoir la perversion d’un Borgès pour affirmer que le Quichotte de Pierre Ménard, copie fidèle de celui de Cervantès, est supérieur à l’original — c’est dans Fictions. »
      (😁)

  71. ECHO 15 avril 2026 à 19h42
    On pourrait aussi dire qu’il regarde ailleurs .
    En fait les circonstances de la photo sont les suivantes : la fille des Mountbatten , qu’on ne voit pas, plaisante avec Nehru et celui ci la fait rire , et Lady Mountbatten rit aussi de la vanne de Nehru.
    =========================================================
    Quand des Ecossais particulièrement hostiles à l’Angleterre et à son monarque voulaient tourner cette dernière en dérision, ils l’appelaient Betty Battenberg.

  72. Petite anecdote: Gérôme peignait sur un chevalet construit avec le bois récupéré sur la guillotine de Vesoul; (Des taches de sang y étéient visibles.)

    Pas un hasard,évidemment.

  73. Comme il faisait très chaud dans cette piscine, Gérôme s’était mis à poil pour peindre.

    « Comme la température était assez élevée, je n’hésitais pas à me mettre complètement nu; assis sur mon trépied, ma boîte de couleurs sur les genoux et ma palette à la main… »

  74. « Comme la température était assez élevée… »…les poils de mon cul et ceux de mes pinceaux frisaient

  75. Mountbatten suite
    J’étais presque sûr d’avoir vu la photo avec Pamela, la fille des Mountbatten , ses parents et Nehru, prise au même moment que celle de Cartier Bresson, mais par un photographe anonyme .

    Peut être me suis je trompé.

    Voici une photo illustrant une couverture de livre justement ecrit par Pamela, la photo a ete tres probablement prise au même moment . Lady Mountbatten porte la même robe et Pamela est présente, mais pas Nehru

    https://www.amazon.fr/India-Remembered-Pamela-Mountbatten/dp/1862057591#immersive-view_1776324030297

  76. Lormier 15 avril 2026 à 20h40
    Malheureusement,le texte de la conférence de Bertrand Tillier n’est pas accessible…au commun des mortels.

    On peut toujours se reporter à ce qui est accessible du livre de De Bertrand TILLIER, Les artistes et l’affaire Dreyfus: 1898-1908

    page 244 (la page 245 est malheureusement inaccessible) et 246.

    Il est indiqué que Gérôme était antidreyfusard et qu’il fit cadeau d’une esquisse de la Vérité au dirigeant nationaliste Deroulède.
    Gérôme était aussi adhérent de la LPF (comprendre la Ligue de la Patrie française, organisation créee par Barrès, Brunetière , Jules Lemaître, qui comprenait la fine fleur des académiciens et universitaires antidreyfusards, mais aussi des artistes et auteurs indépendants
    voir sur wiki la liste des membres , on y trouve Renoir, Jules Verne, Heredia…

    Sur cette page 244 , les réflexions de Zola sur la Vérité de Debat -Ponsan,  » c’est parce qu’il est un grand caractère qu’il est devenu un grand peintre » , on ne peint bien, on n’écrit bien qu’avec son sang.

    https://www.google.fr/books/edition/Les_artistes_et_l_affaire_Dreyfus/9KOdDwAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=gerome+affaire+dreyfus&pg=PA244&printsec=frontcover

  77. Lormier 16 avril 2026 à 0h08
    De belles paires (Anatolie)

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1c/Jean-L%C3%A9on_G%C3%A9r%C3%B4me_007.jpg

     » Grande Piscine de Brousse par Léon Gérôme membre de l Institut. A adopté un type de femme éminemment désagréable qu il répète à satiété. Œuvre d’ une sécheresse sans égale. »
    Courrier de l’art
    Volume 5
    1885

    Tableau intriguant. Qui est la personne(une femme probablemetn) rousse en vêtements noirs qui s’appuie sur la femme nue ?
    Mylène Farmer ?

      • Compte tendu du salon signé P. L.

        L’Art est une revue illustrée française fondée en 1875 par Eugène Véron et disparue en 1907. Consacrée dès l’origine à l’histoire de l’art ancienne et moderne, elle contenait de nombreuses gravures originales.

        À partir de novembre 1881, elle dispose d’un supplément, dénommé Courrier de l’art, dont le contenu est une chronique hebdomadaire des ateliers, des musées, des expositions et des ventes publiques.
        (…)
        Parallèlement, la Librairie de l’Art édite des ouvrages d’art illustrés, pour la plupart des reprises d’articles parus dans la revue mais pas seulement. Trois collections y voient le jour : « La Bibliothèque internationale de l’Art » puis la « Bibliothèque de l’enseignement artistique »[4], et enfin « Les Artistes célèbres », dirigée par Paul Leroi, qui publie à partir de 1886 plus de cinquante monographies illustrées d’artistes. De plus, la Librairie de l’Art s’organise aussi en galerie d’art et propose régulièrement des expositions d’artistes, essentiellement d’œuvres sous la forme d’estampes »
        (…)
        Chauvel assurait la direction artistique depuis la mort de Véron. En janvier 1901, il parvient avec le mécène et collectionneur belge Paul Leroi (Léon Gauchez, dit), qui publiait à la Librairie de l’Art depuis 1888, à relancer une troisième série à un rythme cette fois mensuel, sous-titrée « beaux-arts, archéologie, littérature ». Un partenariat de distribution est noué avec deux éditeurs basés à New York, Macmillan & Co. et G. E. Stechert.
        wiki revue l’Art
        Donc hypothèse plausible, PL serait Paul Leroi

        art wiki Paul Leroi
        Léon Gauchez, dit aussi Paul Leroi, né Léon Auguste François Michel Gauchez le 13 août 1825 à Bruxelles et mort le 1er juin 1907 à Paris (9e arrondissement), est un marchand, collectionneur, expert, critique d’art et mécène belge.
        (…)
        De 1875 à 1907, il coédite à Paris une revue hebdomadaire richement illustrée, L’Art[2], fondée par Eugène Véron avec qui il est lié. Ce périodique est associé à une librairie-galerie parisienne, la Librairie de l’Art, une imprimerie, et diverses associations artistiques, dont la Société des aquafortistes français présidée par Théophile-Narcisse Chauvel.

    • « Piscine » : Les « n » étaient là pour faire le service ;
      ils sont aussi utilisés, de nos jours, comme, par exemple pédaleurs-livreurs.

      Notons, au passage, que les blanches sont loin d’être moches.
      Nous en concluons (avant d’avoir lu la « page 222»)
      que ce « type de femme éminemment désagréable qu’il répète à satiété »…
      n’est qu’une façon de cacher que l’auteur se serait bien vu à la place de la « n », et en particulier,
      de celle qui aide les fesses potelées à marcher.

      On voudrait vous y voir sur de pareilles socques (Japan style) ! Vous glisseriez dans la piscine – et avec bien moins de grâce qu’Adjani (en p’tit pull marine).

      • Sur ce site,qui présente des reproductions,on peut zoomer-gros avantage-. Cela permet de voir qu’il y a,au bord de la piscine,une meuf qui fume un hookak; on voit un ou deux enfants…
        Surtout,on constate que toutes les chattes sont dissimulées.
        Gérôme, pour peindre cette toile,s’était mis à poil;comment a-t-il pu être admis en pareil lieu ? (C’est la piscine d’un harem).
        En été,à Marseille, le Maestro faisait-il cours à poil ?

        https://www.1st-art-gallery.com/Jean-Leon-Ger%C3%B4me/Grande-Piscine-De-Brousse.html?srsltid=AfmBOopOU6PRNEmvPCxCzsdOiGueMQKh3c6mtQvAi0dnmaklevp7DZfB

      • Qui était chargé de couper ? L’Islam (paraît-il ) interdit la castration;les eunuques de l’empire ottoman étaient des Noirs d’Abissynie (enlevés par des marchands) puis castrés par des médecins chrétiens coptes égyptiens.

        Because Islamic law prohibited castration, Coptic Christian physicians in Egypt usually handled the procedure. Typically performed on boys aged eight to ten, the operation was gruesome and dangerous. By some estimates, the mortality rate approached ninety percent.‍[25] This poor record of success reflects the extreme type of castration practiced in Upper Egypt. Whereas doctors in Europe or the Caucasus would remove the patient’s scrotum but leave his penis intact, those in Upper Egypt would amputate all external genitalia. Slave traders would then ship the newly created eunuchs down the Nile River to Cairo or convey them to other Ottoman cities, where they would be sold to the highest bidder.‍[26]

        https://www.19thc-artworldwide.org/spring26/boyle-on-outsiders-black-harem-eunuchs-in-geromes-orient

        • . hookah : mot hindi passé en anglais –
          . narguilé : du persan nârgil « noix de coco » (les premiers récipients utilisés pour cette variante de pipe à eau auraient été des noix de coco)  –
          . chicha : viendrait du mot persan «  shisheh », « verre » –
          (merci wiki).

          De harem à eunuques : difficile d’y couper (j’y ai pensé aussi *).
          Et les peintures de Gérôme sont un total régal !

          * great minds think alike

  78. Lu dans le Fogari : « L’homme d’affaires Éric Robic, connu pour escroquerie, abattu en pleine rue à Neuilly-sur-Seine, deux individus en fuite »

    On n’est plus en sécurité nulle part ! Si, peut-être en Périgord où, si vous vous contentez de dézinguer votre femme et/ou belle doche, vous ne risquez pas grand chose…

  79. « Virginie Despentes, Frédéric Beigbeder, Vanessa Springora et Bernard-Henri Lévy figurent parmi les 115 auteurs qui annoncent quitter Grasset. »

    Ô merdre alors… Qu’allons-nous devenir ?

    • A noter dans ce texte le passage sur les représentations de la Vérité par Gérôme :
       » Ces scènes allégoriques s’appliquent en fait à une réalité historique: l’affaire Dreyfus! Dreyfusard, Gérôme exprime ainsi son soutien au capitaine en but au mensonge d’Etat de ses supérieurs. »
      B . Tillier dit le contraire , ce que confirme l’appartenance de Gérôme a la Ligue de la Patrie française…

  80. Difficultés orthographiques –

    « en but » ou « en butte » : niveau bac++ ??

    « Vaginie  Desfentes… se faire tirer » : parfaitement compréhensible au comptoir du rade (vaut une tournée, caouètes included)

    « lits sans cieux » : alors là ?? même en rajoutant un ciel de lit en toile de Jouy

    • Vaginie Desfentes ira se faire tirer sur d’autres lits sans cieux

      On peut aussi écrire
      Vaginie Desfentes ira se faire tirer par d’autres lits sans cieux

  81. La castration des noirs abysinniens destinés à travailler dans les harems ottomans étaient confiés à des moins coptes de la Haute Egypte.

    Les coptes castrateurs se cooptaient ?

    • Des moins coptes ou des plus coptes ?

      Si c’est moines , le texte que vous citez dit
      Coptic Christian physicians in Egypt usually handled the procedure. Typically performed on boys aged eight to ten, the operation was gruesome and dangerous. By some estimates, the mortality rate approached ninety percent.‍

      Pas des moines mais des médecins (physicians) peu doués vu lers résultats
      90% de mortalité.

  82. Lormier 16 avril 2026 à 0h02
    Petite anecdote: Gérôme peignait sur un chevalet construit avec le bois récupéré sur la guillotine de Vesoul; (Des taches de sang y étaient visibles.)

    Il y eut bon nombre de ventes de guillotines dans la deuxième moitié du XIXe,vente aux enchères souvent.

    En 1853,en effet, le gouvernement estimant que la France comptait trop de guillotines décida qu’il n’y en aurait plus qu’une par « ressort de Cour impériale ».

    https://www.retronews.fr/journal/le-droit/24-septembre-1853/3/6b097b3f-d9f8-4145-a212-d27f41421599?search_text=vente+guillotine

  83. Dugong 16 avril 2026 à 12h35
    Lu dans le Fogari : « L’homme d’affaires Éric Robic…

    Robic (also called Robic Nylon) is an improved type of nylon, called high tenacity nylon, which is more tear and abrasion-resistant than the previous forms of nylon used to make backpacks, luggage, and other outdoor gear. While its early adopters included smaller backpack makers like Gossamer Gear and ULA, larger backpack companies like Gregory, Granite Gear, and Osprey have also adopted it.

    https://sectionhiker.com/what-is-robic/

  84. ECHO 17 avril 2026 à 10h18

    Pas des moines mais des médecins (physicians) peu doués
    90% de mortalité.
    ========================================================
    a) Qui étaient-ils ? Pas très clair. Ils vivaient dans des monastères;le titre de « médecin » pouvait leur être attribué par dessus le marché.
    Selon cesrtaines sources, l’opération se faisait à l’extérieur du monastère.
    b) « peu doués vu les résultats »
    Tout dépend de ce qu’on entend par « résultats ». Jamais les castrés passés par ces coptes n’ont vu leurs organes repousser ou fonctionner en dépit de l’opération. Donc la castration était efficace.
    Beaucoup mouraient,c’est exact. Il n’existait pas d’antiseptique ni d’antibiotique,ni de méthode sûre de cautérisation. Pour arrêtrer l’hémorragie,on plongeait les opérés soit dans les sables mouillés du Nil, soit dans des sables secs et chauds
    En cas d’ablation du pénis (en sus des testicules)- cas le plus fréquent concernant les eunuques destinés à l’Empire Ottoman, on tentait de ménager l’ouverture de l’urètre à l’aide d’une écharde de bambou.

    L’esclave castré valait plus de trois fois le prix d’achat. Donc,malgré les pertes, les marchands d’esclave trouvaient profitable de faire châtrer les esclaves par des coptes.

    NB Au XXième siècle, tout s’est inversé.
    La France a dépensé une fortune pour sauver le pénis de Dugong,victime du Trepanomus Africanus. ( rapatriement par avion sanitare,6 semaines d’antibiothérapie au Val de Grâce,sous la conduite de douze des plus éminents spécialites des maladies vénériennes-dont un venu tout exprès des Etats Unis- des mois de cure thermale, salaire intégralement versé avec années comptant double pour la retraite…et j’en passe, et j’en oublie.

  85. Lormier se souvient du temps béni où il déballait avec émotion les nylons de sa petite pochette ?
    Oui…

  86. La fabrique des eunuques:

    Here, Burckhardt gives a description of the operation in Latin:

    Puer, corpore depresso, a robustis quibusdam hommibus, super mensâ continetur. Tunc emasculator, vinculis sericis sapone illitis, genitalia comprimit, et cum cultro tonsorio (dum puer pro dolore animo deficit) quam celerrime rescindit. Ad hemorhagiam sistendam plagam pulvere et arenâ calidâ adurunt, et post aliquot dies calido oleo inungunt. Dein vulnus cum emplastro aliquo, quod inter Coptos arcanum est, per quadraginta spatium dierum donec glutinetur curatur. Nunquam de celotomia sub hoc coelo audivi. —

    I will try to translate:

    The boys who are laid on the table are weighed down by powerful men. The operator uses a barber’s knife as an emasculator [this will involve the severance of the spermatic cord]. The area is covered with hot dust and sand to stop bleeding. The wound is dressed with some ointment that is kept secret by the Copts for forty days.

    Burckhardt Travels in Nubia (1818)

    https://copticliterature.wordpress.com/2020/07/28/coptic-demons-two-monks-from-alzawyya-village-near-asyut-involved-in-the-castration-of-slave-boys-in-the-early-nineteenth-century/

  87. Le procès en appel de Sarkozy tourne à la déconfiture totale pour le mari de Carla. Il se défausse sur ses collaborateurs, mais Guéant n’accepte pas de payer pour son patron, et commence à déballer.
    Marie-Antoinette aka Carla va avoir beaucoup de bonettes à jeter par terre.
    Quelle indignité !

    • Nettement moins… rigolo que Paulette (et ses paupiettes) qui reste encore dans nos mémoires (de vieux-blancs-moches).
      Sarko – Carla – Guéant sont déjà oubliés ; ou presque.

      Suite de rigolons en mode grands clowns, first degree : la tv belge sait encore y faire

      https://www.youtube.com/watch?v=3PNZITRFFZ4

      • Brigite Touf’ en langage des signes, c’est effectivement très premier degré.

        IAL n’aimera pas

  88. Esclaves noirs en terre musulmane (suite)

    Esclaves de la traite orientale en Algérie française

    En 1846, une pétition aux chambres des députés et des pairs françaises demande l’interdiction de la traite des esclaves, et dans un second temps, celle de l’esclavage, en Algérie.

    « Les noirs introduits dans nos possessions d’Afrique sont amenés de Bornou, du pays des Haoussa, quelquefois même de Tombouctou. Les acheteurs précipitent la marche de ces malheureux à travers le désert pour les soustraire à la poursuite des tribus environnantes. Des modes pratiqués pour la traite, c’est peut-être le plus meurtrier : un grand nombre de nègres succombent dans le trajet, victimes de la fatigue, du manque d’eau, des privations de toutes sortes. Denham et Clapperton ont vu leurs squelettes jalonnant à chaque pas la route des caravanes. Ainsi une foule d’hommes périssent chaque année pour entretenir au complet les 10 000 esclaves de l’Algérie, car l’esclavage y exige un recrutement continu. »

    La pétition cite le témoignage des explorateurs Denham et Clapperton :
     » L’horreur que je manifestais [à la vue des ossements] excita le rire des Arabes: Bah! s’écrièrent-ils, ce n’étaient que des nègres; malédiction à leurs pères!  »

    La traite et l’esclavage sont tolérés par l’administration française (malgré l’interdiction de principe de la traite), notamment au motif que l’Etat français en prenant possession de l’Algérie a garanti les propriétés des indigènes…

    La pétition signale que le bey de Tunis vient d’abolir l’esclavage :
    « Ce qu’un bey de Tunis a pu faire en faveur de l’humanité (…) la France chrétienne et libérale du dix-neuvième siècle serait-elle donc impuissante à l’accomplir ? ».

    Parmi les signataires Victor Schoelcher

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1044431.texteImage

  89. Eunuques pour la foi.
    La secte russe des skoptzys.
    Elle essaima dans quelques régions frontalieres de la Russie

    Apparue au 18 eme, elle semble avoir disparu au 20 eme.

     » Il fallut l’efficacité répressive des polices politiques communistes pour venir à bout du scoptisme par l’internement psychiatrique en isolement et la déportation au goulag : l’on estime que la secte des scoptes est maintenant éteinte. »
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Scoptes

    • Passionnante story !

      Autre chose que les aventures de, non pas Tintin au Congo, mais celles de Sarko & co. in Paris, France.

      KoBold Metals (bold !) : « La start-up américaine d’IA… soutenue par Bill Gates et Jeff Bezos…* »
      L’IA cherche et après
      les p’tits « n » creusent… cuivre, cobalt et lithium **

      ça fait autrement plus de victimes que le DC10 !
      Pas de quoi rire, Henri !

      * et un certain Tobias Lütke (né à Coblence), fondateur de Shopify (commerce électronik ta’m’), basée au Canada,
      et bien plus jusqu’à même recevoir la Croix du service méritoire le 5 novembre 2018 pour son travail de soutien à la croissance de l’industrie technologique canadienne (😁)

      Ben Katabuka, directeur de Kobold Metals en RDC,
      « n », exploiteur non castré, super top :
      a fait ses preuves chez TFM (Tenke Fungurume Mining – au départ détenue à 57,75 % par Phelps Dodge Corp, EU –
      puis Dg de CMOC Kinsanfu Mining, le plus grand producteur mondial de cobalt.

      Kinsanfu (que nenni) Mining : investissement à hauteur de 23,75 % de Contemporary Amperex Technology Co. Limited (CATL),
      entreprise technologique chinoise (re😁), créée en 2011 et spécialisée dans la production des accumulateurs lithium-ion pour véhicules électriques et systèmes de stockage d’énergie.

      * * Et nous alors ? Quid du « transistor », avec pipiles de rechange ? cf « le kit de survie » en prévision de la (des) guerre(s)-à-venir

      https://www.usine-digitale.fr/article/kobold-metals-leve-537-millions-de-dollars-pour-decouvrir-des-gisements-grace-a-l-ia.N2224871

  90. « Sarko – Carla – Guéant sont déjà oubliés ; ou presque. »

    Les familles et les proches des victimes de l’attentat du DC10 perpétré par Senoussi ne sont pas près d’oublier.
    Il faut ici rappeler que l’enquête révèle que sur ordre de Sarkozy, ses deux plus proches collaborateurs sont allés rencontrer Senoussi, alors recherché par Interpol et condamné par contumace en France. Rencontre destinée à obtenir des fonds pour financer la campagne électorale de Sarkozy, et, en échange, accorder à Senoussi la levée des poursuites.
    On n’est pas loin du crime de Haute Trahison.

    Et il faudrait oublier ça ? Et il faudrait que les familles des victimes de l’attentat acceptent de passer l’éponge ?
    Jamais.

  91. « Des radicaux valoisiens ? » (Dugong, 18 avril, 8h17) –

    Ce qui m’a permis de relire (wiki) toute la story du « Parti Radical » (ouahou ! ), de 1901 à nos jours (quasi dead), en passant par… Mendès(France) –

    dont le petit-fils Tristan (Mendès-(F))rance, s’est, ces dernières années, érigé en spécialist’ du « complotisme » avec son pote Rudy (Reichstadt),
    via leur assoc. « Conspiracy watch », qui, comme chacun sait, a bénéficié d’une aide phinancière conséquente : une part du Fonds Marianne mis en place par la Marlène S.

    Et donc… le « Parti » s’était installé place de Valois !
    Célèbre place, abritant aussi… « le Bistrot Valois » où « Emily 
    (« in Paris ») et ses collègues se retrouvent à la fin du second épisode, puis à d’autres moments de la série » (reouahou) !

    Des stories, en veux-tu en voilà, y’a que ça !

  92. Tout a commencé avec Matthieu:

     » il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne. »

    https://saintebible.com/matthew/19-11.htm

  93. ECHO
    ’horreur que je manifestais [à la vue des ossements] excita le rire des Arabes: Bah! s’écrièrent-ils, ce n’étaient que des nègres; malédiction à leurs pères!

    Ce blog semble faire une découverte du genre « on a fendu l’atome » ou mis un pied sur la lune. Un ou deux mois en immersion (embedded) en Afrique vous apprendraient, que les bougnoules exècrent les nègres bien que de même confession débile, ça va faire rager le croate mais c’est une évidence quotidienne de Nouakchott à Mombasa.

    JG me qualifie de « raciste », soit! Mais que dire de ses chers bougnoules et de leur comportement envers les nègres? Où des chiites versus sunnites, et je n’évoque même pas chiites versus juifs.

    Les moins racistes de tous, bien que nous ayons tous nos préventions, sont les Blancs ramollis par le christianisme, nos frères…Tu parles!

    Moi je suis « raisonnablement » raciste et curieusement ça marche.

    • Un ou deux mois en immersion (embedded) en Afrique

      Je ne traduirais pas « immergé » par « embedded »…c’est assez proche,oui, mais la nuance est quand même trop forte,à mon avis.

      fixed into the surface of something:
      embedded in The thorn was embedded in her thumb.

      If an emotion, opinion, etc. is embedded in someone or something, it is a very strong or important part of him, her, or it:

      embedded in A sense of guilt was deeply embedded in my conscience.

      An embedded journalist or reporter travels with and is protected by a unit of soldiers during a war.

      Quand vous êtes immergé, vous pouvez remonter à la surface en tapant sur le fond . Si vous êtes « embedded »,vous devez vous détacher,vous décoller,vous extraire.

      https://dictionary.cambridge.org/dictionary/english/embedded

      • « Quand vous êtes immergé, vous pouvez remonter à la surface en tapant sur le fond »

        Vlà que IAL se prend pour Houdini.

  94. Gérôme, pour peindre cette toile,s’était mis à poil;comment a-t-il pu être admis en pareil lieu ? (C’est la piscine d’un harem).
    En été,à Marseille, le Maestro faisait-il cours à poil ?

    Gérôme a été admis à la piscine à une huere où il n’y avait aucune femme présente. Cela lui a permis de faire tous les croquis nécessaires (peut-être de prendre des photos).

    Il a ensuite peint dans son atelier;les meufs,ils les a placées judicieusement.

  95. Origène lut attentivement Matthieu

    CHAPITRE VIII

    [ACTION HARDIE D’ORIGÈNE]

    [1] A cette époque, quand Origène s’acquittait de sa fonction dans la catéchèse d’Alexandrie, il fit une chose 175 qui est la plus grande prouve d’un esprit sans maturité et juvénile, mais aussi de foi et de chasteté. [2] Le passage : « Il y a des eunuques qui se sont rendus tels eux-mêmes pour le royaume des cieux », fut pris par lui de la façon la plus simple et la plus enfantine, et soit dans la pensée d’accomplir la parole du Sauveur, soit aussi parce qu’il prêchait la parole de Dieu, lui tout jeune homme, non seulement aux hommes mais encore aux femmes; afin de couper court à tout soupçon et calomnie malveillante de la part des infidèles, il se mit à accomplir d’une façon réelle la parole du Sauveur et il eut soin d’en garder le secret à l’égard de la plupart de ses amis. [3] Mais il ne dépendait pas de lui, malgré son vouloir, qu’un tel fait demeurât caché. Plus tard on effet, Démétrius, en sa qualité de chef de l’église de ce pays, le connut; il admira tout à fait Origène pour sa, hardiesse ; il loua son zèle et la sincérité de sa foi, il l’exhorta à avoir confiance et l’encouragea à s’adonner, maintenant surtout, à l’œuvre de la catéchèse.

    https://remacle.org/bloodwolf/historiens/eusebe/histoire6.htm#XXIII

  96. Origène

    A son exemple (même si les membres de cette secte ignoraient sans doute tout de lui) les Scoptes (skoptzys) russes s’infligeaient des mutilations secuelles ( » la « petite » castration se traduisait par l’ablation des seuls testicules, tandis que la « grande » castration sectionnait aussi le pénis ») et même les femmes de la secte procédaient à l’ablation des seins ou même des lèvres vaginales
    Voir art Wiki avec photos…

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Scoptes

     » On a vu apparaître en Russie, à la fin du XVIIIème siècle une secte de castrats, mystiques de la pureté, les scoptes.

     » Malgré des mesures de police, l’incarcération de ses initiateurs ou leur enfermement comme malades mentaux, la secte a continué à se développer tout au long du XIXème siècle ; elle a compté jusqu’à plusieurs milliers d’adeptes ; ce serait la répression communiste qui en serait finalement venue à bout. Ils s’infligeaient des mutilations : petite castration, limitée à l’ablation des testicules ou grande castration incluant le pénis, et chez la femme ablation de la poitrine et des petites lèvres. Le thème central de leur phraséologie était la pureté, être de « blanches colombes », retrouver l’innocence d’Adam et Eve avant le péché. »
    Dr Denis Revue française de psychiatrie

    • Quand la castration est volontaire,on peut la considérer comme un acte visant à se rapprocher de Dieu (ou du Christ). Origène…Saint Origène.

      Quand la castration est imposée par autrui,effectuée de force, sans l’accord de l’intéressé, qu’en est-il ?

      Saint Ignace de Constantinople fut castré sur ordre de Léon l’Arménien, qui avait fait

      déposer l’empereur et pris sa place.

      La castration était le moyen de s’assuerer qu’Ignace n’aurait pas de descendance, et ainsi de

      délivrer d’une menace la dynastie fondée par Léon .

      Cette castration renforça-t-elle la foi d’Ignace ?

      A l’époque, on croyait naïvement que l’abaltion des parties génitales délivrait l’âme des tentations de la chair.

      NB Si les tsars s’en prirent aux skptsi,c’est surtout parce que ceux-ci menaçaient l’ordre politique (un skopetz-je ne sais plus lequel- préténdait être la réincarnation d’un tsar.

      Quand on considère la vie fort peu chrétienne, la vie dissolue du Maestro,on peut se demander si elle est dûe à un facteur biologique:production abondante de testostérone, d’où une soif inextinguible de coïts divers.
      Je pencherai plutôt pour l’explication inverse: la surabondance du désir fut la cause de la production de testostérone.
      Les penseurs médiévux auraient peut-être proposé la castration comme remède.
      On sait aujourd’hui qu’elle n’aurait rien résolu;elle aurait seulement fait du Maestro un être neurasthénique, privé de toute créativité;
      Certes,elle lui aurait interdit le péché de chair…

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