Lorsqu’on quitte Ajaccio pour aller vers le nord, le réflexe le plus ordinaire est de longer la côte, en direction de Sagone d’abord, de Porto ensuite, de Calvi enfin.
C’est aussi ce que se disaient les gendarmes, qui avaient l’habitude de placer un point d’interception au col de San Bastiano.
Evidemment, tout le monde le sait, et la maréchaussée sait qu’on le sait. Chacun fait les gestes d’un jeu codifié.
Il en résulte que pour ne pas rencontrer quelque brigadier aventureux, en quête d’une promotion qui lui ferait regagner le Continent, il convient d’éviter San Bastiano, en passant par la petite route sinueuse et discrète qui monte vers Vico par l’intérieur, via Sarrola-Carcopino et Sari d’Orcino.
Les quatre hommes, dans leur Golf GTI surgonflée — c’était la voiture à la mode dans ces années-là —, n’étaient pas plus stupides que les autres. Ils s’engagèrent en confiance dans les virages compliqués et se dirigèrent vers Vico. Leur base était dans la région de Sagone, juste en dessous. Mais là aussi, on évite de retomber sur la nationale : en redescendant vers la mer, on emprunte, à droite, la minuscule route qui conduit vers Paomia — et de là, à Cargèse. De vieilles bergeries procurent aux amateurs de discrétion des refuges faciles.
Antoine conduisait d’une main très sûre, sur cette route qui montait rudement, avant de redescendre de ces hauteurs fréquentées par les chèvres. Le crépuscule finissait de tomber, le soleil avait plongé depuis un certain temps, la nuit descendait. Antoine adorait rouler de nuit, prétendant que tout était plus facile puisqu’on voyait de loin les phares des voitures. De fait, on ne voyait rien : à cette heure, personne ne roulait sur cette route hostile. À la place du mort, Orso regardait droit devant lui, anticipant les virages. Derrière eux, les deux hommes étaient bousculés l’un vers l’autre. Ils savaient que conseiller au chauffeur d’aller moins vite serait inutile, il avait trop de plaisir à entendre les roues gémir dans les épingles à cheveux.
Ils étaient au point le plus vertigineux, falaise à droite et précipice à gauche, selon la coutume routière insulaire, quand Mathieu déclara qu’il avait envie de pisser et que, ma foi, ils avaient mis suffisamment d’espace entre eux et d’éventuels poursuivants en uniforme. « Bonne idée », dit Antoine. Il freina dans un renfoncement, et tous quatre sortirent de la petite voiture.
L’air embaumait. Le maquis a de ces subtilités de jolie fille.
C’étaient des gamins, au fond. Ils montèrent sur le minuscule parapet censé protéger les véhicules d’une chute dans le torrent qui coulait au fond de la gorge, et jouèrent, comme des gosses, à qui pisserait le plus loin.
Sauf Sébastien, qui resta adossé à la voiture, allumant une cigarette dont il tira deux bouffées. Puis il la posa sur le capot brûlant, et fit deux pas en avant vers le précipice où Orso finissait de se soulager. Il tira de sa ceinture un Beretta 92 volé quelques mois auparavant, l’arma d’un coup sec et tira une balle, à bout touchant, dans la nuque du pisseur.
Le geste lui parut d’une simplicité déconcertante. Il y avait un homme vivant, et l’instant d’après, un corps mort poussé dans le vide par la force de l’impact. Il se pencha et regarda le vide. Le corps était à peine perceptible, la veste de camouflage, uniforme obligé en ces années de plomb, dissimulait l’essentiel du pantin désarticulé. Un buisson de lentisques, accroché à la paroi, occultait tout ce qu’il restait d’humain dans cette silhouette lointaine. « Les sangliers et les gypaètes s’en occuperont », pensa Sébastien avec une froideur qui l’étonna lui-même. Son acte lui paraissait déjà loin de lui.
Mathieu et Antoine se rebraguettèrent, et actionnèrent en même temps le zip de la fermeture-éclair.
Personne n’éprouva le besoin de commenter ce qui venait de se passer. Orso était une balance, ou présumé tel. C’étaient des années rudes, des années de sang, où les meurtres succédaient aux exécutions.
Ils remontèrent dans la Golf, et Antoine reprit la route. Il allait un peu moins vite, parce que la descente était rude.
Sébastien sentait l’arme, qu’il avait rangée sous sa ceinture, refroidir doucement. Il regardait le ravin. Il pensait à la facilité avec laquelle on tue un homme. L’odeur du moiteur surchauffé avait remplacé celle des asphodèles.

Jean-Paul Brighelli

122 commentaires

  1. Beretta 92, sûrement un modèle F après 89/90, avec le pontet adapté au tir à 2 mains. Machine parfaite, rustique, fiable, c’est un très bon choix.

    • Je ne vous le fais pas dire…
      C’est d’ailleurs l’arme dont j’avais doté mon héros dans le roman intitulé Pur porc (2003, détail repris dans le film quik en a été tiré, Main basse sur une île (2011).

  2. Méat

    J’ai encore oublié cette saleté de robot qui ne sait compter que jusqu’à deux…

  3. Attendre que le condamné ait fini de pisser avant de l’abattre est un signe d’humanité.

  4. « Exécution », en 2026 –

    Hormis le tabassage d’un facho à terre, pour le moment, aucune exécution violente à déplorer ;
    alors que l’accointance revendiquée entre PS et insoumis, exemple parmi (tant) d’autres, aurait pu faire espérer un peu de sang versé ; même pas ; le mot trahison * a totalement disparu du vocabulaire, semble-t-il, alors que depuis des décennies…

    Attention aux 13-18 ans glapit la Dgsi ! menaces d’attentats, violence exacerbée, vandalisme…
    La mairie de Fresnes (au célèbre centre pénitentiaire) n’y a pas échappé ;
    nettoyage et coups de balais incomberont aux petites mains de la commune (sans majuscule).

    Loin aussi le temps où l’exécuteur allumait une cibiche avant de passer à l’acte ; c’est plus de saison.
    Il est vrai que certains de ces petits morveux se prenant pour des exécuteurs de haute voltige se sont peut-être fait avoir en avalant du presque… « Pur porc » :

    « une boucherie 100 % halal vendait de la viande de porc sauvage. Quatorze carcasses de sangliers et plusieurs morceaux de viande de sanglier sous vide ont été retrouvées dans une chambre froide », précise la préfecture de Seine-Saint-Denis » (la Presse, janvier 2025).

    Le 9.3 est plein d’entourloupes ; comme ailleurs…

    * Je retourne ma veste, et… « basta » (« Quand j’emprunte des paradoxes, je les rends avec intérêts. J’enrichis mes prêteurs… »)

  5. https://www.lemonde.fr/culture/article/2026/04/01/a-chambord-l-aile-francois-i-menacee-a-cause-de-ses-murs-en-eventail_6675833_3246.html

    Cette bâtisse, c’est rien que du souci. Impossibles à chauffer l’hiver, les 10000 m2 habitables nécessitent le casque de chantier plutôt que le chapeau royal à la française du père François.

    La parkingnisation s’impose !

    L’amendement au projet de loi de finances, voté à l’Assemblée nationale le 13 novembre 2025, permet, jusqu’au 31 décembre 2026, un abattement fiscal de 75 % (au lieu de 66 %) pour les dons de moins de 1 000 euros participant à la restauration de Chambord.

  6. Exécution en Corse

    Dans les annees 90 il y a eu une sorte de guerre civile entre mouvements nationalistes corses .
    Cette période est évoquée dans un bon roman de Jérôme Ferrari ( Prix Goncourt pour le Sermon sur la chute de Rome ) , Balco Atlantico ( où on trouve deja quelques personnages du Sermon sur la chute de Rome).

  7. Ils montèrent sur le minuscule parapet censé protéger les véhicules d’une chute dans le torrent qui coulait au fond de la gorge, et jouèrent, comme des gosses, à qui pisserait le plus loin.
    =========================================================

    Comment mesurent-ils la distance,étant donné que-semble-t-il ,il y a entre le parapet et le torrent,beaucoup de vide.

    Ou alors,il s’agit d’évaluer la courbe tarcée par l’urine.

    Il faut tenir sa bite à l’angle adéquat,et évacuer avec forte pression;le point d’impact sur l’eau est difficile à distinguer.

    OC 6 18, 24 bars

    https://www.kaercher.com/fr/home-garden/nettoyeurs-mobiles.html?gad_source=1&gad_campaignid=20989667023&gbraid=0AAAAADsFPJiyyGs9nwXQVODBZIc4byOAz&gclid=CjwKCAjwhLPOBhBiEiwA8_wJHHOmaQRwMJylheVjz0Y8p27498yVy_ydTW8UWhtVhDOQ–z4zVthWBoCMbQQAvD_BwE

    • IAL aurait une bite sous 24 bars ?!

      De quoi creuser l’émail des réceptacles produits par Jacob D., Porcher, (Hans)Grohe et autres Duravit (!)

      Quelqu’un peut-il prévenir IAL qu’il faut changer les joints toriques de temps à autres ? Sous peine de disruption du zimbrec…

  8. Jean-Paul Brighelli 1 avril 2026 à 10h16
    Je ne vous le fais pas dire…
    C’est d’ailleurs l’arme dont j’avais doté mon héros dans le roman intitulé Pur porc (2003, détail repris dans le film quik en a été tiré, Main basse sur une île (2011).

    =========================================================

    Et la vendeuse de livres anciens ? Je ne me rappelle plus.

  9. C’étaient des gamins, au fond.

    Et ensuite…

    Ils retournent à Saint Cloud,avec du linge prpre et repassé.

  10. À la place du mort, Orso …

    Y zappellent ça une prolepse, non ? (piégée,en tout cas)

  11. Dugong 1 avril 2026 à 7h46
    IAL va encore vouloir nous faire l’article

    Ca anticipe…

    Dugong 1 avril 2026 à 7h49
    Méat

    J’ai encore oublié cette saleté de robot

    DugongDugong 1 avril 2026 à 8h07
    Comme IAL

    Ca se compare…

  12. Orso était une balance

    Le Professeur Mégarbane s’explique devant le Conseil de l’Ordre: »la balnce bénéfice/risque… »

    Double remarque de Vincent Pavan:
    i) comment peut-on s référer à « la balance bénéfice/risque… » alors que celle-ci n’a jamais été définie ?
    ii) si elle était définie,il faudrait encore la calculer…avant d’affirmer comme le fait le Professeur Sarbacane, qu’elle « était favorable au vaccin ».

    • Les lance-figatelli sont des armes de 4ème catégorie. Mirvés, ils ne peuvent lancer que quatre (4) saucisses maximum à la foi(e)s.

  13. Coquille :  » L’odeur du moiteur surchauffé  »

    ( Je suis obligé de faire le boulot de Lormier qui faiblit de plus en plus; naguère, il était pourtant spécialiste pour dénicher les fines coquillettes. Oui…)

  14. Rima Hassan en garde à vue pour apologie du terrorisme, de la drogue de synthèse retrouvée dans son sac
    Quelques grammes de drogue de synthèse ont été retrouvés ce jeudi matin dans le sac apporté par la députée européenne lors de son placement en garde à vue pour apologie du terrorisme.
    Le Parisien, 2 avril

    Ou là, l’hystérie a prévoir…

      • Faut dire, à sa décharge, qu’elle a été pas mal baladée, d’un camp de pine à l’Est pour finalement être éduquée dans les deux Sèvres avec Lucette.(par mes collègues de Niort)
        Oui…
        (Deux)

  15. abcmaths 2 avril 2026 à 13h56

    Je suis obligé de faire le boulot de Lormier qui faiblit de plus en plus…
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Merci à abcmaths de mlarquer scrupuleusement les étapes de la dégénrescnce de Lormier:sans cette aide, Lormier n’aurait peut-^tre pas une claire conscience de cette progression inexorable vers le néant.

  16. Dugong 2 avril 2026 à 9h51
    Les lance-figatelli …ne peuvent lancer que quatre (4) saucisses maximum à la foi(e)s.

    Songez-vois à un modèle plus perfectionné ? Cela semble techniquement plus simple que le lance-grille-pain;

    • La prise au vent est moins importante sur le figatellu. On peut tenter un lanceur légèrement moins puissant mais ça reste dans des marges assez étroites…

  17. À la place du mort, Orso regardait droit devant lui

    Il ne se doute pas de ce qui l’attend…Où croit-il aller ? Les quatre hommes ont un projet.

    « Ils s’engagèrent en confiance dans les virages compliqués et se dirigèrent vers Vico. Leur base était dans la région de Sagone, »

  18. L’air embaumait. Le maquis a de ces subtilités de jolie fille.

     » Il faisait nuit encore quand j’ai été réveillé par une odeur exquise et indéfinissable. Parfum de miel et d’immortelles, me semblait- il. Je me suis habillé et suis monté sur le pont d’où j’ai gagné la passerelle. L’officier de quart me dit : Vous ne pouvez pas dormir ? Essayez cependant, nous ne toucherons pas la terre avant deux heures .
    J’expliquai au lieutenant pourquoi j’étais venu. Quelle est donc cette odeur pénétrante dans laquelle nous sommes comme baignés ? Mais c’est la Corse, l’odeur de la Corse. Vous savez bien, celle dont Napoléon disait qu’il reconnaîtrait son île natale les yeux fermés, au seul parfum du maquis apporté sur les flots.  »

    Ardouin-Dumazet, Voyage en France (1898)

  19. ll pensait à la facilité avec laquelle on tue un homme. L’odeur du moiteur surchauffé avait remplacé celle des asphodèles.

    Assez tôt viendront les heures cruelles,
    Ô ma bien-aimée, et la grande Nuit
    Où nous conduirons, dans l’Hadès, sans bruit,
    La danse des Morts sur les asphodèles !

    Les libations
    Charles-Marie LECONTE DE LISLE
    1818 – 1894

  20. ll pensait à la facilité avec laquelle on tue un homme. L’odeur du moteur surchauffé avait remplacé celle des asphodèles.

    Nous longerons la grille du parc,
    À l’heure où la Grande Ourse décline ;
    Et tu porteras — car je le veux —
    Parmi les bandeaux de tes cheveux,
    La fleur nommée asphodèle.

    Tes yeux regarderont mes yeux ; —
    À l’heure où la Grande Ourse décline.
    Et mes yeux auront la couleur
    De la fleur nommée asphodèle.

    Tes yeux regarderont mes yeux,
    Et vacillera tout ton être,
    Comme le mythique rocher
    Vacillait, dit-on, au toucher
    De la fleur nommée asphodèle.

    L’INVESTITURE
    Jean Moréas

  21. ll pensait à la facilité avec laquelle on tue un homme. L’odeur du moteur surchauffé avait remplacé celle des asphodèles.

    Booz ne savait point qu’une femme était là,
    Et Ruth ne savait point ce que Dieu voulait d’elle;
    Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèle;
    Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala.

    Victor Hugo est,paraît-il un con;mais il a écrit ça:

    Les femmes regardaient Booz plus qu’un jeune homme,
    Car le jeune homme est beau, mais le vieillard est grand.

      • Lormier 2 avril 2026 à 20h37
        ll pensait à la facilité avec laquelle on tue un homme. L’odeur du moteur surchauffé avait remplacé celle des asphodèles.

        Booz ne savait point qu’une femme était là,
        Et Ruth ne savait point ce que Dieu voulait d’elle;
        Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèle;
        Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala.

        Victor Hugo est,paraît-il un con;mais il a écrit ça:

        Les femmes regardaient Booz plus qu’un jeune homme,
        Car le jeune homme est beau, mais le vieillard est grand.

  22. Ah le Beretta ! Arme des tueurs spécialisés dans la mort ignominieuse par contrat où le canon est introduit dans le cul du condamné sans délicatesse excessive (chanfreins minimaux pour maximaux). Le tir qui suit fait exploser la boyasse. La miséricorde *, si elle est accordée dans le contrat, se traduit par le coup de grâce dans la nuque.

    * rien à voir avec la pendaison qui peut néanmoins, elle aussi, être spécifiée par contrat.

  23. Lu dans le Fogari : « Violences dans le périscolaire à Paris : 78 animateurs suspendus en 2026 dont 31 pour suspicions de violences sexuelles, annonce Emmanuel Grégoire »

    Et s’il n’y a pas de condamnation, réembauche par décision de justice ?

  24. Scolaire (suite) – c’est pour rassurer JPB –

    La France, pays des « Nulles », pas que (Pâques).

    Micro-trottoir réalisé sur une plage de Floride : une journaleuse posait des questions à des merdeux (= z’étudiants, blancs en grande majorité) pendant leur Spring break, du genre :

    ki k’a gagné la guerre d’indépendance ? » Réponse sans jamais aucune hésitation : « l’Angleterre ».

  25. … les nuls ricains ? (suite) –
    Certes bien moins grave que « Houston, we have a problem » : « Nous avons deux comptes Microsoft Outlook, aucun des deux ne fonctionne. »

    En France, l’urgence on connaît, du moins dans certains cas bien précis.
    Ainsi, « rassemblement des musulmans de France  » :
    « Saisie en urgence, la justice administrative a autorisé ce vendredi la tenue de cet évènement, jugeant que les troubles invoqués par les autorités pour l’interdire n’étaient pas ‘établis’ (lefigaro-2).

    Chez les Suisses, y’ pas l’feu au lac : « Incendie de Crans-Montana : l’audition de Jacques Moretti reportée en raison de son ‘état dépressif’» (lefigaro-3)

  26. Brighelli, petit poucet pas rêveur du tout, a dans son texte « L’exécution » égrené une série d’indices aiguillant le lecteur perspicace vers la découverte d’un acte sexuel caché, dissimulé derrière le masque d’un règlement de comptes cryptique. Son texte aurait pu s’intituler « Tirer un coup ».
    Hélas, Gavrilovic n’est plus là pour développer. Tant pis pour l’intelligence.

  27. La comparaison de l’organe génital masculin a une arme me semble courir ici et là dans la littérature m, mais à ce moment, les exemples me font défaut.

    • (Ce n’est pas tant « tirer un coup » que « Saussure à son pied » : du Gavrilovic ô de gamme !)

  28. Victor Hugo est,paraît-il un con;mais il a écrit ça:

    Les femmes regardaient Booz plus qu’un jeune homme,
    Car le jeune homme est beau, mais le vieillard est grand.

    Assis, en cours, sur le coin du bureau, il offrait à la concupiscence de ces demoiselles un paquet de bas organes sur lesquels elles rêvaient dru.

  29. WTH 3 avril 2026 à 13h51

    Chez les Suisses, y’ pas l’feu au lac : « Incendie de Crans-Montana : l’audition de Jacques Moretti reportée en raison de son ‘état dépressif’» (lefigaro-3)

    Que pourrait apporter à la justice l’audition d’une personne souffrant d’un état dépressif ?

  30. MARDI 9 AVRIL :

    Visite de Flaubert…

    Il nous raconte cette horrible tentation dont une femme est sortie victorieuse. Une femme honnête, mariée, mère de famille qui, pendant vingt ans, atteinte d’hystérie à son foyer, auprès de son mari et de ses enfants, voyait des phallus partout, dans les flambeaux, dans les pieds des meubles, dans tout ce qui l’entourait, et enivrée, suffoquant, accablée de ces images, se disait en regardant la pendule : « Dans un quart d’heure, dans dix minutes, je vais descendre dans la rue pour me prostituer ».

    Journal des Goncourt

  31. Avez-vous vu Boudroulboudour,
    Princesse de la Chine,

    Plus blanche en son pantalon noir
    Que nacre sous l’écaille ?
    Au clair de lune, Jean Chicaille,
    Vous est-il venu voir,

    En pleurant comme l’asphodèle
    Aux îles d’Ouac-Wac,
    Et jurer de coudre en un sac
    Son épouse infidèle…

    Paul Jean Toulet

  32. Après le Beretta, la Géteille. Au départ, bagnole de cacou. A l’usage, assez commune pour servir à fuir un lieu de braquage malgré son caractère tape-cul. On n’aurait pas idée, même en Corse, de braquer une caisse d’épargne avec une géteille…

    • je complite : une caisse d’épargne avec une géteille déguisée en bagnole de rallye (avec notamment un gros numéro bien visible de tous les côtés…

  33. « Trouver Saussure à son pied » nous parle d’ « une série d’indices aiguillant le lecteur perspicace vers la découverte d’un acte sexuel caché, dissimulé derrière le masque d’un règlement de comptes cryptique. Son texte aurait pu s’intituler « Tirer un coup ». »

    Des indices, j’en vois au moins deux, très clairs :
    – « Il allait un peu moins vite, parce que la descente était rude. »
    Oui. Après la jouissance à son apogée, la re-descente, le retour sur terre, ça peut être rude…
    – « Sébastien sentait l’arme, qu’il avait rangée sous sa ceinture, refroidir doucement. »
    Oui. Sous la ceinture ? Le Beretta n’est pas la seule arme qui refroidit doucement sous la ceinture de Sébastien…

    • Encore un qui se laisse aller sur une pente savonneuse,
      sous le prétexte des trouver des « indices » !

  34. Trouver saussure à son pied (suite)
    c’est pas à un vieux singe (lfi pas taper !) qu’on apprend à faire le greimas

    • Trop fastoche de railler ; surtout une Volkswag’ ;
      par contre rayer sciemment des Tesla peut finir en garde à vue.

      A noter que côté comprenette au comptoir du rade, passer de « Saussure » à « greimas » – même via « singe » – ne risque guère de déboucher (!) sur une tournée générale, avec cahouètes.

  35. 1985 : « touche pas à mon pote ».
    2026 : « non au racisme » ; Bally B. entouré de quelques « tout blanc(s), tout moche(s) ».

    Le vieux blanc tout moche n’est pas loin de la retraite ;
    les autres petits blancs tout moches, personne ne sait ce qu’il en adviendra ; pas plus que Bally B.

    Peu de chance qu’ils s’en tirent tous aussi bien que le Harlem D…

    https://media2.woopic.com/api/v1/images/2275%2Factu%2Fafp-news%2Fe0e3d685-5aff-44c6-94ca-0b68c47d6faa-2.jpg?quality=85&saveas=webp&saveasquality=70&format=x313&facedetect=1

  36. ECHO 3 avril 2026 à 19h15
    La comparaison de l’organe génital masculin a une arme me semble courir ici et là dans la littérature m, mais à ce moment, les exemples me font défaut.
    =========================================================

    Avez-vous évalué l’isotopie métaphorique phallus/Beretta ?

    Par exemple:
    « L’isotopie métaphorique / phallus / : / parapluie / est plus forte que l’isotopie / phallus / : / bâton /, car, outre le sème ‘ oblongité ‘,elle comporte le sème’ expansivité ‘ »

    François Rastier

    voir:
    ‘Systématique des isotopies’, Essais de sémiotique poétique publiés par A.J. Greimas, Larousse, 1972, p. 89.

    • Isotopie métaphorique…
      On ne s’ennuyait pas en 1972.

      oblong
      Qui est plus long que large.

      Il y a une nouvelle d’Edgar Poe qui s’appele La boite oblongue ( qui fait partie sauf erreur des nouvelles non traduites par Baudelaire ).

      Début de la nouvelle :
       » y a quelques années, j’avais retenu ma place à bord du beau paquebot l’Indépendance, capitaine Hardy, faisant la traversée de Charleston (Caroline du Sud) à New-York. Nous devions mettre à la voile le 15 juin, si le temps le permettait, et j’allai visiter le navire la veille, afin d’examiner ma cabine et prendre les arrangements nécessaires.

      J’appris que les passagers seraient fort nombreux et qu’il y aurait plus de dames que d’habitude. »

  37. Ils remontèrent dans la Golf, et Antoine reprit la route. Il allait un peu moins vite…

    Les trois chenapans ne sont pas pressés de rentre à leur « base »,Sagone, où les attendent leurs mères et leur linge lavé et repassé.

    Ils sont penauds et s’attendent à quelques remontrances, car ils n’ont guère consacré de temps à leurs mamans.

    L’heure est venue de rentrer à à Saint Cloud après cette brève escapade.

  38. Sébastien…allumant une cigarette dont il tira deux bouffées. Puis il la posa sur le capot brûlant.
    ========================================================

    Brûlant comme le canon d’un char F1. Sébastien,c’est celui qui occupe kla tourelle du char et dégomme.

    https://www.youtube.com/watch?v=u4ciQ81yhbw

  39. Un igNobel de philologie git parmi nous et nous le savions pas !

    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2026/04/04/la-medaille-de-l-imposture-comment-un-professeur-s-est-invente-un-prix-international-de-toutes-pieces_6676553_4500055.html
    « Démasqué en Roumanie, Montaclair remballe son université, sa société internationale et sa médaille d’or de philologie – plus jamais décernée après cet épisode. Il poursuit tranquillement sa carrière à l’Inspé, prend même du galon, puisqu’il est nommé directeur adjoint entre 2022 et 2025. Surtout, il obtient l’agrégation de lettres modernes en 2022, non sur concours, mais sur liste d’aptitudes, une voie parallèle permettant de promouvoir un enseignant ayant accumulé les mérites ou s’étant signalé par une production de grande qualité. »

    Combien de Montaclair-Obscur dans nos inspe ?

    • Par curiosité… vu sur le site de l’INSOP. org (Int’l Society Of Philology), implantée dans le… Deleware :
      la « Gold medal of Philology » attribuée tous les cinq ans ;
      en 1996 : U. Ecco ; 2016 : F. Montaclair ; 2017 : N. Chomsky

      https://www.insop.org/

      • Depuis 2018, en effet, fin des remises de médailles…
        Du Delaware (petit Etat-paradis-fiscal) à « l’inspe », via l’agrég… faut l’faire !

  40. Que signifiaient les tumulus ?

    Plusieurs contiennent des squelettes ayant la position du fœtus dans le sein de sa mère. Cela veut dire que le tombeau était pour eux comme une seconde gestation les préparant à une autre vie. Donc le tumulus symbolise l’organe femelle, comme la pierre levée est l’organe mâle.

    En effet, où il y a des menhirs, un culte obscène a persisté. Témoin ce qui se faisait à Guérande, à Chichebouche, au Croisic, à Livarot. Anciennement, les tours, les pyramides, les cierges, les bornes des routes, et même les arbres avaient la signification de phallus, et pour Bouvard et Pécuchet, tout devint phallus. Ils recueillirent des palonniers de voiture, des jambes de fauteuil, des verrous de cave, des pilons de pharmacien. Quand on venait les voir, ils demandaient :

    — À qui trouvez-vous que cela ressemble ?

    Puis confiaient le mystère, et, si l’on se récriait, ils levaient de pitié les épaules.

    Bouvardovic et Pecuchevic.

  41. Asphodeles en Corse

     » Plusieurs traductions sont possibles, les plus courantes sont « taravellu » et « erbucciu » avec des tournures et des prononciations locales.

    Cette fleur, très répandue, apparaît au printemps et est devenue le symbole de la résurrection en étant associée à la fête de Pâques. Cette portée symbolique est ancienne, puisque dans l’Antiquité, l’asphodèle, surnommée poireau du diable, était souvent utilisée pour fleurir la tombe des morts, d’où la légende du Pré de l’Asphodèle, lieu des Enfers dans la mythologie grecque.
    (…)
    Elles étaient jetées dans le feu de la Saint Jean et les bulbes explosaient comme des pétards. Sa hampe pouvait servir d’allumette aux bergers ou de cigarette aux enfants qui voulaient copier les mauvaises habitudes des adultes.

    Mais surtout c’était l’arme des mazzeri. Il se raconte que pendant la nuit du 31 juillet, les mazzeri des différentes vallées combattaient à coups de tiges d’asphodèle. Le clan vainqueur aurait moins de morts l’année suivante. J’ai déjà eu l’occasion de rencontrer comment j’ai passé une nuit très désagréable dans la vallée de l’Onca. L’endroit était malsain. Nous campions près du ruisseau des mazze, en-dessous du refuge de Puscaghja. Ambiance particulière. Même le chien qui nous accompagnait était mort de peur et s’était planqué dans mon duvet. Ce n’est que bien plus tard que j’ai appris que nous étions à l’endroit exact où, selon la légende, les mazzeri du Filosorma et ceux d’Evisa, se retrouvent pour leur combat annuel. »

    https://www.linguanostra.com/blog/lasphodele-u-taravellu/

  42. Mazzeri
    La nuit du
    31 juillet au 1er août était redoutée car elle était la nuit des mandrache pendant laquelle s’affrontaient les mazzeri. La pieve de Sorru-in-Sù était directement concernée par ces événements.

    Les textes ci-dessous donnent une explication sur le sens de cette date. Les trois premières parties sont tirées du très utile « Almanach de la mémoire et des coutumes de la Corse » écrit par Claire TIÉVANT et Lucie DESIDERI (Albin Michel, 1986). La quatrième partie, consacrée à cette nuit dans notre canton, est inspirée de « Le mazzérisme: un chamanisme corse » de Roccu MULTEDO (Editions L’Originel, 1994).

    Précision préalable: Les mazzeri sont des humains ayant une vie sociale et personnelle mais qui sont considérés par le village comme des êtres surnaturels liant l’au-delà au monde des vivants. Dans la vie courante, les mazzeri sont des êtres pacifiques. On les reconnait à leur regard: ils ne vous regardent pas, mais regardent à travers vous.​ Ils sont capables de dire quels seront les prochains morts de la communauté. »

    L’ASPHODÈLE, LA REINE DES BATAILLES

    L’asphodèle, appelé en Corse taravucciu, arbucciu. taravellu, luminellu, etc , est une plante bien connue dans les mythologies végétales, depuis l’antiquité grecque. C’est la plante des morts. Elle «pousse dans le royaume des Ombres ». Dans les Enfers et les Champs-Elysées où séjournent les Héros défunts, les asphodèles abondent. Dans les siècles passés, en de nombreuses régions d’Europe, on en plantait autour des tombeaux car, disait-on, les morts aimaient cette plante et se nourrissaient de ses racines. (…) Elle produit l’abondance et assure l’immortalité de l’âme.
    (…)
    La nuit du 31 juillet s’engage une bataille contre la mort et la mortalité. Les mazzeri d’un village se regroupent, montent sur le col, ou se rendent à la limite qui sépare leur territoire du territoire voisin, et là, se battent contre les mazzeri de la communauté limitrophe. Les armes qu’ils utilisent dans ces combats sont des tiges d’asphodèle. (…)

    https://poggiolo.over-blog.fr/2014/07/les-legendes-de-chez-nous-4-7-la-nuit-des-mazzeri.html

  43. Bd : un blog dédié au Savoir tous zazimuths – ou presque ;
    et où l’on apprend que notre bonne vieille Terre n’a pas encore fini de nous révéler tous ses secrets.

    D’ailleurs, même les ceusses qui s’intéressent à l’Univers,
    en route vers la Lune avec Artemis II, n’en reviennent pas (sens figuré) :
    « qu’elle est belle notre Terre » !
    « On est tous scotchés aux fenêtres » * (fenêtres ?) ;
    « Rien ne peut vous préparer à l’émotion qui vous saisit ».

    Il en est une qui a cependant gardé les pieds sur terre : « Artémis II : ‘Je suis la plombière de l’espace’ : l’astronaute Christina Koch a réparé les WC de la navette qui étaient cassés ».*
    (* selon La Dépêche)

    Scrutant le ciel, je n’ai malheureusement pas vu passer les cloches en direction de Rome ;
    par contre la cloche Leon XIV s’est montré au Balcon,
    après celui de Monac’
    pour prêcher urbi et… orbi.

  44. Booz ne savait point qu’une femme était là,
    Et Ruth ne savait point ce que Dieu voulait d’elle;
    Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèle;
    Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala.

    P;Caminade, éminent sémiologue, n’ pas manqué de souligner l’isotopie métaphorique de ces verges de Jacob (rimant avce zob) et de la bite à Booz, convoitée pat Ruth, en rut.

    https://excerpts.numilog.com/books/9782047606803.pdf

  45. Personne n’éprouva le besoin de commenter ce qui venait de se passer. Orso était une balance…

    Prétexte.

    La vraie raison est qu’Orso avait fait des avances à Sébastien, lui laissant deviner exprès son pli glutéal, et que Sébastien ,éprouvant de la honte parce qu’il se découvrait une pulsion homosexuelle, crut pouvoir s’en libérer en supprimant l’objet même de la pulsion.

    Les autres ne dirent rien;mais ils étaient contents d’être . débarrassés du cuistre qui leutr collait au cul de puis la khâgne.

    Orso avait échoué au concours;il croyait pouvoir compenser en féquentant des cloutards, -qu’il ne se privait pas de jambonner avec ses balivernes de sémoticien mormoëlleux.

    • « White heat », un film (très) noir ; en français : « L’enfer est à lui ».
      D’autres titres auraient sans doute été possibles ; un titre (surtout à l’écran) doit frapper l’imaginaire.

      A condition de… comprendre les mots, La Langue ;
      autant « White heat » (en anglais) que « L’enfer… » en français.

      … Lisez donc l’article de JPB ! Sous-titre : « Si la langue cède, tout cédera »

      https://www.causeur.fr/ceux-qui-aiment-la-langue-francaise-et-les-autres-325035

      • Répétition d’un slogan :
        Guerre du Vietnaaaam : « Nous allons les ramener à l’âge de pierre » (général Curtis LeMay, tout comme pour le Japon ).
        Ben, si c’est pareil pour l’Iran !…

      • Opposer Fante à Molière m’horripile au plus haut point. Fante et très certainement son beau-père, à la lecture de l’article et de leur vivant, lui mettaient une gifle. Insupportable. J’avais pourtant trouvé son adaptation cinématographique intelligente. Etant fan inconditionnelle, j’y étais allée pour jauger de la trahison inhérente à une adaptation, je fus servie. Anticipant les grincements de dents que susciterait son film auprès des puristes de l’auteur, Attal avait pris le parti de s’inspirer du roman en s’écartant volontairement de la trame narrative. Ça se respecte.
        Il y avait déjà cet autre bobo, insupportable de suffisance de S. Benchetrit qui se prenait pour Fante, avait pompé allègrement un de ses titres phare « Ask the dust » sans avoir une minute la main qui tremble. Voilà Attal qui place Fante dans son art un peu plus à l’ouest de l’ancien continent qu’il affectionnait tant.

      • Ce qui rend dingue, c’est que l’on finisse à associer Fante qu’à ces deux bolos parce qu’aucun auteur digne de ce nom ne le relaie — un vrai auteur, pas un castor du show bizz !
        Ah !! Rage !!!

  46. WTH 5 avril 2026 à 16h34
    Répétition d’un slogan :
    Guerre du Vietnaaaam : « Nous allons les ramener à l’âge de pierre » (général Curtis LeMay, tout comme pour le Japon ).

    Une des attaques du général LeMay sur Tokyo causa en une seule nuit environ 120 000 morts ( comparer avec Gaza en 2 ans et demi ).
    Mais personne ne parle de genocide a ce propos.
     » Mais selon son subordonné Robert McNamara, Curtis LeMay disait que si les États-Unis avaient perdu la guerre, lui-même aurait été poursuivi comme criminel de guerre[5]. »
    ( Wikipedia)

    Ce meme Mc Namara qui fit au moment du Vietnam la déclaration inspirée de son mentor : nous avons les moyens d’envoyer rouler dans le Moyen- Age n’importe quel pays.

    • Vietnaaaam (rappel) :

      « Dans une réunion qui se tenait à la Maison-Blanche le 28 avril 1975, le patron de la CIA Bill Colby a dit au président américain Gérald Ford :
      « il faut regrouper les forces sud vietnamiennes et forcer les nord vietnamiens à reculer. Nous pouvons gagner ».
      Ford s’est tourné vers James Schlesinger le secrétaire à la défense pour recueillir son avis.
      Pendant que Kissinger restait silencieux Schlesinger répondit :
      « c’est fini Monsieur le Président. C’est terminé. »

      (27 janvier 1973 signature des accords de paix à Paris… jusqu’à la Chute de Saïgon : 30 avril 1975)

      And now, for something completely different ?

      (remarque : de « Secretary of Defense », on est passé à « Secretary of War »)

      https://pbs.twimg.com/media/GlgGg9SWQAAUbBg?format=jpg&name=medium

    • « Nous allons les ramener à l’âge de pierre »

      L’âge de pierre de taille ?

      Abusés par l’intox de la cia, les (Ugo) mollahs ont cru qu’un avant du stade, blessé était resté coincé dans l’enbut bristollien, justifiant les vagues rouges et noires qui se sont succédées pour le récupérer. Du coup, les bristoliques s’en sont pris quasiment soixante dix dans la tronche !

      • « On peut gagner n’importe où » !
        Et même pour le papier, prem’ France avec le « Canson », deux’ GB avec le « Bristol » !

        • France : « trois petits tours et puis s’en vont » (« Ainsi font font font les petites marionnettes »).
          Ricains un seul petit tour de l’astre lunaire… et retour.

  47. Donald J. Trump

    @realDonaldTrump

    ·
    23h
    Tuesday will be Power Plant Day, and Bridge Day, all wrapped up in one, in Iran. There will be nothing like it!!! Open the Fuckin’ Strait, you crazy bastards, or you’ll be living in Hell – JUST WATCH! Praise be to Allah. President DONALD J. TRUMP

    • Cela ne remplacera sans doute pas le discours de Gettysburg comme référence historique.
      Mais le discours (du Pt Lincoln) à Gettysbiug fut prononcé une fois la bataille gagnée.

        • Merci Josip,
          Mais à tout seigneur tout honneur, je produis ici la tirade de la saint Crespin de W. Shakespeare (Henry V).
          Je vous épargne tous ces parallèles établis entre les deux discours qui inciteraient à penser que Lincoln est aussi un gros pompeur…

          « This day is called the feast of Crispian:
          He that outlives this day, and comes safe home,
          Will stand a tip-toe when the day is named,
          And rouse him at the name of Crispian.
          He that shall live this day, and see old age,
          Will yearly on the vigil feast his neighbours,
          And say ‘To-morrow is Saint Crispian:’
          Then will he strip his sleeve and show his scars.
          And say ‘These wounds I had on Crispin’s day.’
          Old men forget: yet all shall be forgot,
          But he’ll remember with advantages
          What feats he did that day: then shall our names.
          Familiar in his mouth as household words
          Harry the king, Bedford and Exeter,
          Warwick and Talbot, Salisbury and Gloucester,
          Be in their flowing cups freshly remember’d.
          This story shall the good man teach his son;
          And Crispin Crispian shall ne’er go by,
          From this day to the ending of the world,
          But we in it shall be remember’d;
          We few, we happy few, we band of brothers;
          For he to-day that sheds his blood with me
          Shall be my brother; be he ne’er so vile,
          This day shall gentle his condition:
          And gentlemen in England now a-bed
          Shall think themselves accursed they were not here,
          And hold their manhoods cheap whiles any speaks
          That fought with us upon Saint Crispin’s day.

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