Louis Léopold Boilly (1761-1845), La Toilette intime ou la rose effeuillée, c.1800

Chantons donc le bidet, scrutateur impartial de tant de pleines lunes !

Jadis cavale populaire, pétrifié désormais dans une porcelaine inaltérable, il trôna bien longtemps dans nos salles de bains, et contempla avec la parfaite impartialité des choses les sphères des unes et les panards des autres. Objet français par excellence, il n’a pas de traduction anglaise : les Britanniques usent du mot français pour dire bidet, béarnaise et risqué — au sens libertin du terme.

Car le bidet n’est pas seulement cet instrument propret auquel voudrait le contraindre une morale étroite et hygiéniste. Il permet de fourbir pour des assauts nouveaux les réceptacles et outils de la génération et du plaisir. Bien avant que Neuwirth légalise la contraception chimique, il siégeait, indépassable, dans les cabinets de toilette où ces dames noyaient, en toute discrétion, les homoncules frétillants que des messieurs pressés avaient jetés en elles. C’est ainsi que les souteneurs étaient nommés par ces grandes horizontales « chevaliers du bidet ».

On s’y installe donc à califourchon — après tout, le mot est une métaphore, le bidet était au XVIe siècle un petit cheval trapu (de bider en ancien français, trotter). L’appareil que nous connaissons arrive sur le marché au début du XVIIIe siècle ; il est très vite accaparé par les aristocrates, et particulièrement par les libertins, soucieux de remettre en état, pour les étreintes suivantes, les instruments et réceptacles de la génération et du plaisir. Celui de la marquise de Pompadour était en hêtre sculpté. Je l’aurais plutôt imaginé en bois de rose, comme la feuille du même nom, qui mérite, pour pénétrer au plus profond de la corolle de cet « œillet obscur » que chante le poète, une perfection anale.

D’ailleurs, Louis Léopold Boilly, à la fin du siècle, représentant une belle à cheval sur son bidet, appelle sa toile « la Rose effeuillée » — voir ci-dessus.

« Qu’il est laid le bidet » disait Vincent Lagaf’. Lamentable ignorant. Si ta mère en eût connu l’usage, tu n’eusses point chanté pareille incongruité.

Dans La Philosophie dans le boudoir (1795), après une enculade vigoureuse, Dolmancé, sodomite exclusif, s’écrie : « Au bidet, mesdames, au bidet ! » À quoi Madame de Saint-Ange réplique : « Non en vérité, j’aime cela moi, j’aime à me sentir du foutre dans le cul, je ne le rends jamais quand j’en ai. » Et la belle Eugénie, dont ces dialogues légers racontent l’initiation, en fera sa doctrine. À chacun sa philosophie.

Aujourd’hui oublié en Occident, remplacé au Japon par le washlet, qui combine WC, jet d’eau et sèche-bijoux, le bidet survit en Orient. Si bien que les palaces qui accueillent les princes du pétrole et du gaz naturel, l’ont remis à l’honneur dans les salles de bains de leurs suites les plus somptueuses. Le bidet, impavide, accueille les postères de ces émirs bouffis ou de leurs gourgandines comme autrefois celui de Pompadour, et en ressort impeccable et brillant — à un poil près, qu’un esclave empressé se hâte de chasser.

Jean-Paul Brighelli

1009 commentaires

  1. Au XIXeme siècle victorien une jeune anglaise innocente en visite en France trouve dans sa chambre d’hôtel ce fameux bidet qui la plonge dans la plus grande perplexité. Se demandant à quoi l’objet peut bien servir, après un temps de réflexion, elle prononce son eurêka:
    – Oh I see ! It’s to wash babies in !
    A quoi la femme de chambre, par chance anglophone et plus au fait des choses de la vie, rétorque:
    – No Ma’am, it’s to wash them out !

  2. « pétrifié désormais dans une porcelaine inaltérable »… tel qu’en lui-m^me enfin l’éternité le change.

    Lisant les premiers paragraphes,j’ai cherché des guillemets, pensant que le Maestro citait quelque classique.

    Mais non… cependant,il y a aujourd’hui un ton particulier et surtout dans la phrase une cadence régulière,assez XVIIième peut-être.

    Je ne sais pas à quoi cela me fait penser.

  3. En 2015, le Musée Marmottan, à Paris, présenta une exposition intitulée « La Toilette,naissance de l’intime »;j’étais monté à la capitale,pour l’occasion. On put voir quelques bidets anciens; la toile de Boilly y était-elle ?

    Beaucoup d’œuvres avaient été exécutées à la demande de collectionneurs masculins qui les conservaient dans des pièces secrètes où n’étaient invités que leurs amis les plus proches.

    Trouvons-nous excitant de regarder par le trou de la serrure une femme à califourchon sur son bidet ?

  4. Un usage moderne du bidet,connu de tout vttiste…

    Le VTT exige un emmaillotement serré des parties intimes:outre la peau de chamois (qui n’est pas en chamois) et la combi,il y a le short avec plaques caoutchoutées qui amortira les chocs en cas de chute…toute cette superposition est peu propice à la ventilation (litote) ;ajoutez à cela les quelques inévitables coups de selle dans les khouilles… vous comprendrez aisément que, rentré chez lui, le vttiste s’empresse de mettre ses khouilles à tremper dans l’eau glacée du bidet.

    Bon moment pour s’adonner à la lecture.

    Josip Gavrilovic:je vous propose de vous installer sur votre bidet pour réfléchir, texte dans une main et Théorie des Opérations énonciatives dans l’autre, pour réfléchir à l’usage contrasté de l’imparfait et du passé simple dans le billet du jour.

    • C’est un bon conseil que je ne suis malheureusement pas en mesure de m’appliquer.
      Le bidet est trop petit.

    • Dans le billet du jour le corpus imparfait/passé simple est notoirement insuffisant.
      Et puis sur ce sujet, tout n’a-t-il pas été dit?
      Passé simple, action brève : Mathusalem vécut 800 ans. »😄
      Imparfait, action longue : « A la 31ème minute MBappé marquait le premier but. » 😄😄

      • Sauf que l’imparfait artiste (utilisé par les Goncourt, par exemple) mélange les deux fonctions.
        Wikipedia :
        L’imparfait est parfois employé dans la littérature à la place des temps de narration habituels tels que le passé simple ou le présent6 : c’est par exemple une des caractéristiques du style de Georges Simenon7, mais aussi de Marcel Proust3.

        « Quelques instants plus tard, Maigret descendait l’escalier, traversait le salon aux meubles disparates, gagnait la terrasse. » (La Nuit du carrefour)

  5. Chantons donc le bidet, scrutateur impartial de tant de pleines lunes !

    Et pour faire pousser des salades ?

  6. A noter que le bidet peut aussi servir pour la toilette du visage.
    Pour ceux qui ont une tête de cul.

  7. « Si bien que les palaces qui accueillent les princes du pétrole et du gaz naturel, l’ont remis à l’honneur dans les salles de bains de leurs suites les plus somptueuses »

    Le personnel des palaces cannois vous dirait qu’il agrémente la salle de bain de quelques petits galets ramassés quotidiennement sur la plage, et placés à portée de main gauche non loin du bidet…

  8. Sans bidet (et sans pq) que faire ? En 1974, en balade au fin fond des cambrousses marocaines – des montagnes du nord, au désert ; une fois, quasi enlisés dans le Rif, deux ont choisi de rester, en attendant mieux, trois – dont j’étais – ont choisi de bouger, à pied ;
    arrivés dans un tout petit bled ; reçus comme il se doit – se devait – thé brûlant autour du brasero, pour tenter de se réchauffer.
    …et, dans la cabane, bien contente d’avoir un petit pot d’eau pour (minis) ablutions, fessier et mains.
    Le bidet a donc dû être très utile ; on comprend que son usage fut introduit par les libertins – et apprécié… – pour ensuite devenir presque un objet incontournable ;
    quant à penser qu’il « washes them out », c’est oublier que les petites bêtes n’ont qu’une idée : to rush up, asap…, donc en la matière, utilité plus que médiocre.
    (et encore merci à JPB pour cet éloge tout à fait original, dans l’idée et le style).

  9. cyrano58 11 novembre 2022 At 15h49
    C’est un bon conseil que je ne suis malheureusement pas en mesure de m’appliquer.
    Le bidet est trop petit.

    Et votre baignoire ?

  10. Au Vatican, il y a beaucoup de chambres à bidets .

    Au Vatican, il y a beaucoup de chIbres à bANder

    à la riguer ,le « et » de « bidet », ce n’est pas le même son que le « er » de bander.

  11. Ne nous emballons pas;

    Le bidet en bois de rose que la Pompadour a fait fabriquer pour le roi, ce n’est pas du bois massif,c’est du placage.

  12. La mémoire embellit le souvenir.
    J’étais persuadé d’avoir lu sous la plume de Lena Pepitone que Marilyn Monroe se décolorait les poils de la chatte à califourchon sur un bidet;en fait elle faisait ça sur la cuvette des chiottes,ce qui est moins séduisant.

  13. « … cet instrument propret auquel voudrait le contraindre une morale étroite et hygiéniste.  »

    Pas simple: la femme, selon les ligues de vertu,doit être moralement propre;a-t-elle droit au bidet,pour sa toilette intime ?

    Se laver la chatte,peut-être en éprouver du plaisir,voilà qui est indécent.

    En 1900, le Ritz Carlon de New York installa des bidets dans les salles de bain;scandale; la ligue de la décence exigea et obtint que l’hôtel les retire.
    (Je n’ai trouvé que deux sources pour corroborer cette histoire,ce qui ne me satisfait pas)

    • Mille mercis à vous Lormier, pour ces recherches ; continuez ! je suis déjà éblouie, fascinée, par le peu que j’ai vu de Kunyoshi ; ça se déguste, lentement.

  14. « Non en vérité, j’aime cela moi, j’aime à me sentir du foutre dans le cul, je ne le rends jamais quand j’en ai. »

    Je demande à voir; Poutine avait dit:cernez Azovstal de telle façon que même une mouche n’en puisse sortir; mais l’anus ne peut rester si hermétiquement clos qu’un fluide comme le sperme ne puisse s’en écouler;quand Madame de Saint Ange se lève, inexorablement, le « foutre » lui coule sur la cuisse.

      • Hier soir, les soldats d’Azov ont été les premiers à entrer dans Kherson libérée. Accueillis avec des vivats par la population. C’est fou quand même cette attitude des ukrainiens de préférer des méchants nazis aux grands démocrates russes… Azov, la « chair à canon »…

        Oh, et à côté du drapeau ukrainien, c’est le drapeau européen qui flotte sur l’Hôtel de Ville. Je suppose que ça non plus ça ne vous fait pas plaisir.

  15. Jean-Paul Brighelli 11 novembre 2022 At 16h31
    Je ne m’étais donc pas trompé sur la matière — par pure intuition !

    Votre intuition, Maestro ne faillit jamais; et s’il s’agissait plutôt, cette fois-ci, d’œstre poétique ?

  16. cyrano58 11 novembre 2022 At 14h43
    A noter que le bidet peut aussi servir pour la toilette du visage.
    Pour ceux qui ont une tête de cul.

    Donc Edouard Berteaux se lave le visage dans un bidet.

    Et Tête de Nœud ?

  17. Je crois que je préfère encore les boomers macronistes aux boomers du Printemps républicain… c’est dire !

    • Que Brighelli – qu’on sait à bon droit susceptible avec les hors-sujet – ne m’en veuille pas : qui dit bidet dit merde, et qui dit merde dit boomers… Remarquez, j’aurais aussi pu parler de l’Afrique !

    • « Je crois que je préfère encore les boomers macronistes aux boomers du Printemps républicain… c’est dire ! »

      On savait que vous étiez un peu pédé mais tendre ses fesses comme vous le faites à Papy la chouine atteint un niveau d’indécence obséquieuse rarement atteint sur bdâ, sauf peut-être par Lormier…

  18. Evidemment avec notre bi polaire en chef, doué à l’écrit mais incapable de s’excuser.
    Il suffit d’un coup de fil, un message laissé sur le répondeur :

    « Pierre je suis désolé, l’intervention de ce trou d’ukh (alter ego de Mendax dont je ne me souviens plus du pseudo, c’est dire) m’a fait craindre des problèmes avec Causeur, j’avais l’obligation de supprimer vos commentaires ou bdâ s’exposait à des sanctions qui dépassaient mes possibilités à pouvoir les régler.
    Bisous,
    Jean-Paul qui souhaiterait tellement pouvoir vous lire à nouveau sur bdâ.

    PS : Il n’en dit rien mais vous manquez terriblement à Papy »

    • Je comprends plus rien à ce que vous racontez, Flo, et ça a bibliquement peu à voir avec le fait que je suis pinté et en compagnie de deux femmes à la vertu peut-être encore plus douteuse que la mienne !

      Vous avez pensé à consulter ? Vous pouvez m’appeler Lény !

      • Il a apparemment révélé le vrai nom de Dugong.

        En fait je pense que personne ne l’avait remarqué mais ce n’était même pas la première fois. Je suis incapable de retrouver le message en question, c’était il y a vraiment longtemps, mais je me rappelle que j’avais alors cru que Pierre Driout révélait votre identité à vous, « Grenouille » (les messages de Pierre ne sont pas toujours très clairs). Vous avez eu des mots avec lui à ce moment-là. Je doute cependant que cela vous rappelle quelque chose.

        Et pourquoi je m’en souviens ? Tout simplement parce que le nom en question est l’homonyme d’une personne que je connais. Qui n’est ni vous, ni Dugong. Il n’y a pas de rendez-vous, il n’y a que des hasards.

        • Pierre Ménard
          12 novembre 2022 At 7h27
          Il a apparemment révélé le vrai nom de Dugong.

          Deux remarques:
          – si le vrai nom d’un contributeur a été révélé sans son consentement, c’est franchement dégueulasse, c’est grave parce que ça peut avoir des conséquences qu’on ne soupçonne pas. Ici même sur ce blog, l’immense majorité des contributeurs s’exprime sous pseudo, ça n’est pas sans raisons, chacun a les siennes, qu’il faut respecter. Flo et Fregoli, qui appellent de leurs vœux le retour du « coupable », aimeraient-ils voir leur identité révélée ? Je pense qu’il ne faut pas plaisanter avec ça.
          – commettre un impair, blesser autrui, ça peut arriver à tout le monde, Flo récemment (à mon égard) en est un exemple parmi d’autres. Mais Flo a exprimé très vite des regrets. A l’époque où il était encore actif sur ce blog, le « coupable » a-t-il présenté des excuses à celui dont il aurait (conditionnel journalistique) révélé l’identité ? Tout ça pèse d’un poids certain dans les relations humaines, même limitées à des échanges écrits.

          • D’accord avec vous. Vous oubliez toutefois un deux points. Le premier :
            – Harceler un homme, sans cesse sur sa sérologie, sa situation sociale. Quoi qu’il puisse faire cet homme qui intervient sous son vrai nom, expose son patronyme à l’insulte…D’accord ?
            Jamais cet homme insulté — JAMAIS — ne s’est plaint auprès du bipolaire en chef ou plus grave, à porter plainte contre le harceleur. Parce que traiter publiquement de « débris » ou évoquer la sérologie d’un homme qui se bat depuis plus de vingt-cinq ans contre une pathologie mortelle est une forme de cruauté.
            Sachez enfin, et c’est le plus important, le nom du harceleur avait déjà été plusieurs fois révélé par le passé sans que JPB n’en fasse ombrage, l’usage de l’insulte « débris » et la réponse de Pierre par le nom faisait partie des moeurs de bdâ.

        • J’ai une autre hypothèse: Driout est en période de gestation et il porte l’enfant de Dugong.
          Bref, attendez vous à la sortie prochaine de Alien V.

      • Pierre est parti parce qu’il n’a pas supporté que JPB lui fasse de gros yeux quand JPB n’a jamais fait de gros yeux à Papy qui pourtant méritait souvent, tous les jours en fait, un coup de règle sur les doigts.

  19. Pour Pierre :

    https://www.youtube.com/watch?v=_3X3muyDFKY

    Vous viendrez en Bretagne, on s’improvisera alors fumistes une bonne foi pour toute, nous commencerons avec des maquereaux. (je m’apprête à acheter un fumoir)

    (Le vioc peut toujours la regarder, quand il présentera une laitue qui n’a pas l’allure d’une endive nous serons en droit de nous inquiéter de la concurrence)

  20.  » Bien avant que Neuwirth légalise la contraception chimique, il siégeait, indépassable, dans les cabinets de toilette… »

    Ici l’imparfait est le seul temps possible,je le sens:il y a une idée de flux.
    josip Gavrilovic,laissez votre péniche (je sais que c’est difficile pour vous) et appliquez votre science à ce cas précis.

    • Le passé simple « il siégea » me semble également acceptable, de même que le passé composé « il a siegé ». Essayons d’y voir plus clair.
      Sachant que les trois éléments constitutifs du verbe sont Temps +Aspect + Modalité, si j’analyse « Longtemps, il siegea, indépassable etc… » je vois:
      – temps : passé (référence à du révolu)
      – aspect : neutralité aspectuelle, l’énonciateur fait référence au fait brut, sans adopter un regard particulier sur l’événement, comme pour lister une chronologie historique
      – modalité : neutralité modale, ni modalité epistemique ni radicale.
      Par ailleurs en français contemporain l’usage a progressivement confiné le passé simple à la langue écrite.
      Si j’analyse « il a siegé », Temps et Modalité sont inchangés par rapport au passé simple, mais il y a une valeur aspectuelle non-neutre : l’énonciateur ne se contente pas d’énoncer un fait brut, il effectue un bilan qui rattache le fait au moment de l’énonciation. L’effet est de créer les conditions d’un commentaire implicite que le lecteur va attendre, à tort ou à raison.
      Enfin, avec « il siégeait », rien de nouveau pour Temps et Modalité, mais valeur aspectuelle marquée. L’énonciateur porte un regard particulier sur le fait évoqué. L’imparfait agit ici pour établir le décor (au sens théâtral du terme) de la scène. Devant ce décor des événements peuvent se produire, ils seront alors rapportés le plus souvent avec des formes verbales autres que l’imparfait.

      Qu’on me pardonne d’avoir été long et ennuyeux.
      « Laissez votre péniche », demandait Lormier. Les contorsions linguistico-grammaticales sont bien davantage à ma portée !

  21. Madame de Prie,née Agnès Berthelot de Pléneuf, reçut un jour en audience le Marquis d’Argenson,installée sur son bidet.

    Je suppose qu’elle avait gardé sa robe et que ses parties intimes n’étaient pas visibles.

    Mais enfin,un tel comportement était-il répandu ? Qu’est-ce que ça signifiait ?

  22. « perfection anale. »

    Cela ne veut pas dire « perfection de l’anus », ou si ?

    Toute chose, toute œuvre,toute représentation parfaite aurait-elle quelque chose d’anal ?

    La recherche de la perfection,est-ce une régression vers le stade anal ?

    Le Maestro n’aura-t-il,sa vie durant, fait autre chose que rechercher la perfection ?

    • C’est sans doute à prendre au sens psychologique : le tempérament anal, méticuleux jusqu’à l’obsessionnel.

  23. cyrano58 11 novembre 2022 At 14h43
    A noter que le bidet peut aussi servir pour la toilette du visage.
    Pour ceux qui ont une tête de cul.

    Si on chiait (depuis une position un peu élevée) sur la gueule de Tête de Nœud,irait-il la laver dans un bidet ?

    • Pour une fois, ça vous évitera de dire des conneries.

      « Cet orgasme-ci serait en partie dû à une stimulation du nerf vague… »

      Et non pas du vague nerf, ça c’est pour Prigojine et ses sbires. N’empêche que les ukrainiens leur feront quand même rendre gorge.

        • Non, je pense que c’est juste parce que vous êtes un peu neuneu. Ce n’est pas grave en soi, mais vous devriez éviter de canaliser votre frustration en agressant les autres (même par une ironie facile comme ici) et en accordant crédit à une vision du monde paranoïaque en guise de compensation, surtout quand c’est au mépris de principes logiques de base ou de notions aussi fondamentales que la chronologie ou la causalité.

          Mais quand je vois les réactions que j’ai eues sur l’autre fil de votre part et de celle de Flo, j’ai vraiment peu d’espoir…

          • Pour comprendre l’origine de la situation actuelle, il faut d’abord avoir lu « Le grand échiquier » de Zbigniew Brzezinski, le grand inspirateur de la politique étrangère américaine durant la fin de la Guerre froide et de la politique russe sous les administrations Carter, Obama et Biden. Il y explique que la stratégie de containment (endiguement) de la guerre froide doit muer en stratégie de roll back (reflux) de la puissance russe: pour cela il faut étendre l’OTAN jusqu’aux marges de l’ex-Urss. Selon Brzezinski, l’Ukraine est le pivot de cette stratégie car il est persuadé que jamais la Russie ne redeviendra un empire sans l’Ukraine. « Sans l’Ukraine, écrit Brzeziński, la Russie cesse d’être un Empire pour redevenir un pays. » Impossible de comprendre la situation actuelle sans avoir lu Brzezinski, c’est la base.
            Pour compléter et actualiser Brzezinski, un ouvrage récent: « L’ombre d’Hitler » qui relate les relations entre les criminels de guerre nazis et les services secrets US durant la Guerre froide, ouvrage écrit à partir des archives déclassifiées du Congrès américain. On y apprend notamment comment la CIA a soutenu les réseaux bandéristes après la 2ème Guerre mondiale. L’Ukraine, les nazis et les Etats-Unis, c’est une vieille histoire.
            Entre « Le grand échiquier » et « l’ombre d’Hitler », il y a les ouvrages, les interviews et les articles de Romain Bessonnet, spécialiste de Poutine et de la Russie.
            Voilà, vous avez un tout petit début de bibliographie sur le conflit russo-ukrainien. Instruisez-vous un peu et on en reparle. Le journal de tf1 et les déclarations d’Oliver Véran ne sauraient constituer un corpus géopolitique fiable et crédible. Lisez un peu que diable!
            Pour paraphraser Malraux, je crois qu’on ne fait pas de (géo)politique avec de la morale.

          • Non Cyrano, je n’ai pas lu les mêmes livres que vous. Exiger que votre interlocuteur ait lu tel ou tel ouvrage pour pouvoir discuter d’un sujet, ça ne me semble pas très constructif et même pas loin d’être sectaire. Des livres, j’en ai lu d’autres et j’ai ma propre expérience de l’Ukraine et de la Russie. Et puis je travaille avec des russes presque tous les jours depuis quinze ans. De l’Amérique, non, je n’ai pas eu d’expérience directe. Que ce soit un pays impérialiste, ça alors quel scoop! Mais je m’en fiche, figurez-vous. Tout ce qui m’importe c’est que mes amis ukrainiens retrouvent leur pays et leur liberté afin de pouvoir aller progressivement vers plus de démocratie et moins de corruption. Je sais gré aux américains de leur fournir des armes pour cela, parce que sans ça, l’Ukraine n’existerait plus. Et si la russie est mise hors de combat pour quelque temps à l’issue de cette horreur, j’en serai ravi. J’ai pu voir d’assez près ce qu’ils ont fait en Tchétchénie et j’ai aussi eu des témoignages de ce qu’ils ont fait en Syrie. Je ne suis pas encore retourné en Ukraine et je ne peux donc que me fier à ce que me disent mes amis mais je ne vois pas en quoi ce serait moins atroce. Pour le reste, croyez ce que vous voulez ; je me sens blessé quand on salit le combat de mes frères ukrainiens et j’ai eu la faiblesse de vouloir vous montrer que vous aviez tort. C’était très bête de ma part de croire que je pourrais y arriver. Mais peu importe : maintenant l’Ukraine va probablement gagner cette guerre, même si ça lui prend des années et elle finira par entrer dans l’UE ainsi que dans l’OTAN car ce sera la seule solution pour échapper à la menace russe. C’est tout ce qui compte pour moi. Et si pour vous cela signifie qu’elle sera « vassale des USA », eh bien c’est toujours mille fois mieux que d’être l’esclave des russes.

  24. Mendax 12 novembre 2022 At 8h43
    Hier soir, les soldats d’Azov ont été les premiers à entrer dans Kherson libérée. …

    i) Merci de m’avoir révélé l’origine du Grand Punta;je n’aurais jamais pu trouver seul.
    ii) Le bataillon Azov n’est pas le seul corps d’élite ukrainien;il y a aussi le Karpatska Sich,qui pendant la seconde guerre mondiale,dit-on, s’entendait assez bien avec les nazis-ce qui ne veut pas dire qu’il soit néo-nazi.
    iii) Comment les Ukrainiens ont-ils combattu les Russes ?
    D’après le Kyiv Independent, la tactique a consisté principalement à détruire la logistique russe;par exemple, les dépôts de munition ont été systématiquement bombardés, et les lignes de communication avec le front aussi. Que peuvent faire des troupes privées de munitions (et aussi de nourriture)? Les batteries américaines HIMARS auraient joué un grand rôle;aucune n’a pu être atteinte par l’artillerie russe; un missile tiré par HIMARS parcourt 85 km en environ 1mn et demi;très difficile à intercepter,d’autant plus qu’il vole pas;tout de suite après le tir, l’IMARS,monté sur un camion, se déplace. Les HIMARS ont aussi permis de détruire un grand nombre de radars russes .

    How Russia’s humiliating defeat in Kherson came to be
    by Illia Ponomarenko
    November 11, 2022

    https://kyivindependent.com/national/definitive-ukrainian-victory-as-russia-forced-to-leave-kherson

  25. Godemichets futurs.

    Si on peut fabriquer des polymères qui durcissent à l’impact*, ne pourra-t-on un jour en fabriquer qui,convenablement pétris,maniés,caressés raidissent ?

    Alors le godemichet se rapprochera vraiment de son modèle.
    Et crano-58 qui arrondit ses fins de mois comme toy boy auprès de répugnantes cougars aura la tâche plus facile.

    https://g-form.com/technology

  26. Il Maestro ou la quête de la rose immarcescible:

    D’où te vient cette robe étrange
    Qui semble faite de ta chair,
    Trame vivante qui mélange
    Avec ta peau son rose clair ?

    Est-ce à la rougeur de l’aurore,
    A la coquille de Vénus,
    Au bouton de sein près d’éclore,
    Que sont pris ces tons inconnus ?

    Théophile Gautier

  27. Une question (Lormier) :
    Si TdN est nommé à superviseur à Versailles, pensez-vous que sa bergère aurait (conditionnel) le droit, rien qu’une fois, d’utiliser le rince-cul-bidet en bois de rose de Mme de Pompadour ?

    Une réponse (Josip) :
    non, jamais assisté à des concerts du quartet Portal + Joachim Kuhn + Jean-Francois Jenny-Clark + Daniel Humair ? mais entendu JF Clark et D. Humair ; amatrice, oui, grand connaisseuse (ça se dit ?), je ne crois pas.

    • Je ne crois pas que Tête de Nœud ambitionne de diriger Versailles;en revanche on parle beaucoup d’une « école développement durable » chez Veolia.

  28. Et pour Mendax (ce dont il se fichera royalement, je sais) –

    Financement d’un biolab ukrainien travaillant sur l’anthrax, en 2018 :
    « Judicial Watch announced today it received 345 pages of records from the Defense Threat Reduction Agency (DTRA),
    a component of the U.S. Department of Defense,
    revealing that the United States funded anthrax laboratory activities in a Ukrainian biolab in 2018…
    The records show over $11 million in funding for the Ukraine biolabs program in 2019. »

    https://www.judicialwatch.org/dod-records-anthrax-lab/?utm_source=t.co&utm_medium=social&utm_campaign=press%20release

    • Non, non, je ne m’en fiche pas. Allez-y. J’arrête d’essayer de réfuter tous ces délires. Vous êtes trop nombreux et puis je ne suis pas psy. Comme à chaque fois, ça part d’un truc réel que les complotistes font mousser jusqu’à en faire un mensonge vraisemblable. Je me demande simplement comment on en arrive à croire à toutes ces calembredaines qui souvent finissent par se contredire mutuellement. J’ai un copain qui a malheureusement fini en HP parce qu’il avait développé une psychose paranoïaque suite à une consommation excessive de cannabis. Là, je connais l’étiologie. Mais je suis sur un blog de profs, non? Des gens qui sont censés être éduqués et capables de faire preuve d’esprit critique. WTH, j’ai cru comprendre que vous étiez documentaliste. Et Flo? Et Cyrano? Est-ce que vous êtes nombreux à être comme ça dans l’Education Nationale ? Ou bien c’est juste un effet de loupe ? Parce que c’est quand même très préoccupant.

      • Je n’appartiens pas au monde enseignant.
        Par votre intervention vous nous fournissez toutefois un premier début d’explication, parce que si votre logiciel vous fait aboutir à cette conclusion me concernant et ce, malgré toutes les fautes que je traîne à chacun de mes post, il est tout naturel que vos analyses géopolitiques soient du même gabarit.

        • Je ne juge pas les gens sur leur façon d’écrire. Ayant fréquenté un certain temps une orthophoniste, je sais qu’en général, les personnes qui ont du mal avec l’écrit n’y peuvent rien.

          Et j’ai autrefois eu un prof de maths sévèrement dyslexique. Apparemment, ça ne l’avait pas empêché d’avoir son concours.

          • Vous savez faire preuve de compréhension. Qu’est-ce qui coince ? Tous les éléments qui vous sont fournis sont factuels, aucun ne relève du complotisme, mot que vous utilisez à tour de bras et qui procède du même raccourci que d’accuser votre adversaire d’être pro Poutine au motif qu’il ne soit pas d’accord sur la politique va-t-en-guerre et suicidaire que causent les sanctions.

      • Quel « délire » ?! Judicial watch ?! renseignez-vous un peu.
        Et nous ne sommes pas nombreux ici, rassurez-vous. En ce qui me concerne, j’ai fini mes années de labeur …par l’EN ; mais il est vrai que l’EN est sans doute dans mes gènes – ça remonte aux hussards noirs.

        Que nous puissions faire des erreurs de jugements, de votre côté, comme du nôtre, c’est une évidence.

        Mais nier un fait réel, et en manque d’argument, évoquer… l’EN… et le cannabis ?!

        • Flo m’a parlé hier de la maffia ukrainienne nazi de Miami.

          Cyrano me traite de nazi alors que je suis juif et laisse entendre que ce sont les USA qui sont responsables de cette guerre (comme Flo d’ailleurs).

          Alors oui, je n’exclus pas totalement l’hypothèse du cannabis. Pardon de ne pas développer plus avant si vous ne voyez pas ce qu’il y a de délirant dans ces déclarations.

          Pour votre histoire de labos, voici :

          https://www.lemonde.fr/en/les-decodeurs/article/2022/03/25/behind-the-conspiracy-theory-on-american-labs-in-ukraine_5979150_8.html

          Disons que l’existence de ces laboratoires me semble aussi vraie que celle des armes de destruction massive en Irak. C’est toujours un problème de prouver l’inexistence de quelque chose mais peut-être que notre expert en logique formelle pourrait apporter son aide dans la résolution de ce genre de problème.

          Mais encore une fois, même si c’était vrai, ce serait un accord entre le gouvernement ukrainien et les USA… En quoi ça justifierait de quelque manière que ce soit que la Russie envahisse l’Ukraine ???

          • « Disons que l’existence de ces laboratoires me semble aussi vraie que celle des armes de destruction massive en Irak. »

            Vous avez la bonne sémantique : il vous « semble »…
            Vous, comme moi, nous ne pouvons nous appuyer solidement sur aucun des arguments offerts par les protagonistes, pas plus russes qu’américains. Parce que factuellement, Mendax, ceux qui ont été confondus en mensonge à présent sont les Américains (Powell).
            Votre grande indulgence sur leur méfaits est surprenante.
            Vous arguiez comme étant une menace que la Russie s’était portée candidate pour rejoindre l’Otan alors que j’interprète cette demande étant la preuve absolue d’une volonté de mettre fin aux tensions Est/Ouest de la part de la Russie. Le refus qu’elle a essuyé de la part des Américain d’être intégrée traduit leur volonté de maintenir une velléité au conflit… Cette volonté, la guerre en Ukraine la met en pratique.

          • Je me relis, je me suis loupée… Désolée.

            Vous arguiez comme étant une menace que la Russie se soit*

      • Vous n’acceptez pas que nous fixions la partition des faits au-delà de la date de l’invasion russe, vous vous refusez d’entendre l’historique du conflit, sa génèse, qui ne prend pas racine au 24 février 22.

        • Ah, mais absolument pas ! Nous avons déjà longuement discuté de tout ça, on ne va pas recommencer. Si vous voulez savoir, j’ai un œil sur Poutine au moins depuis les attentats de Beslan en septembre 2004. Rien à voir avec l’Ukraine mais c’est à ce moment-là que j’ai compris que les visées expansionnistes de la russie refaisaient surface et que les pays limitrophes allaient beaucoup souffrir. Poutine aurait dû être arrêté bien avant.

          Moi je dis seulement que si les ukrainiens veulent se rapprocher de l’occident, c’est leur droit le plus strict. Et si vous revenez une énième fois avec le Donbass, les accords de Minsk et les bombardements, je vous rétorque que là aussi, le gouvernement ukrainien avait parfaitement le droit de traiter ce conflit qui se déroulait sur leur sol comme il l’entendait – conflit très largement orchestré par la russie et ça, ce ne sont pas des rumeurs : la plupart des dirigeants des oblasts sécessionnistes étaient des russes (Girkin par exemple), pas des ukrainiens russophones !

          Maintenant, vous pouvez me ressortir votre preuve d’ingérence des USA dans la politique ukrainienne – qui se résume à une vague rumeur de quelqu’un qui aurait dit « merde à l’UE ». Au regard de toutes les atrocités commises par la russie sur le sol ukrainien, je me demande vraiment comment je suis censé prendre ça au sérieux.

          En fait, ce que vous suggérez depuis le début, en alléguant vouloir suivre le « parti de la paix », c’est une partition de l’Ukraine. Or, c’est le discours de tous les pro-russes, de Mélenchon à Le Pen en passant par De Villiers (le général comme le politique) ou Asselineau. Je pose une question toute simple : de quel DROIT oseriez-vous imposer ça à un peuple ? Il me semble qu’en France, nous avons un précédent historique à ce genre de situation. Alors vous changez votre fusil d’épaule en disant que « ce n’est pas notre guerre ». Sauf que dans les faits ça se passe aux portes de l’Europe et que depuis le mois de septembre Poutine a désigné explicitement l’occident comme l’ennemi – c’était en fait déjà le cas mais les gens qui détestent l’Amérique (souvent à juste titre d’ailleurs) avaient jusque-là naïvement cru que « l’ennemi de mon ennemi est mon ami », ce qui est grossièrement méconnaître le tropisme expansionniste de la Russie depuis… au moins Catherine II?

          Nous récoltons ce que nous avons semé : en nous rendant dépendant de la Russie, nous avons nourri le monstre depuis vingt ans. Nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-mêmes. Et c’est probablement tout aussi stupide de dépendre du Qatar, de l’Arabie Saoudite ou de la Chine qui sont à peine plus fiables que la russie poutinienne.

          • Nous n’allons pas nous fritter sur Beslan, sur l’avis de la CDH (qui n’a aucun pouvoir, que celui d’avoir de la réserve et de la fermer) et le votre, quand l’attentat du Bataclan, après enquête, fait montre d’un très gros dysfonctionnement des forces de police. Non Mandax.

          • Mais êtes-vous sérieux ? J’aimerais voir le résultat avec une organisation tchétchène sévissant sur notre territoire quand UN SEUL ressortissant déjà, à peine majeur (!), réussi à décapiter un prof d’histoire géo en pleine rue et après que les autorités aient été averties du risque d’attentat. Vous plaisantez ?

          • Flo, c’est tout ce que vous retenez de ma réponse? Alors oubliez Beslan, c’est de toute façon une affaire assez obscure. Juste au sujet de la demande de Poutine d’intégrer l’OTAN, je vous rappelle que lorsque je vous ai donné cette info, vous m’avez d’abord ri au nez. Mais c’est parce que bien qu’elle soit vraie, elle est parfaitement risible ! Quelle est historiquement la raison d’être de l’OTAN ? De se protéger mutuellement contre les menaces. En 1949, la menace n°1, c’était l’URSS. Or… Poutine a toujours assumé plus ou moins explicitement de restaurer l’URSS. Intégrer la Russie poutinienne à l’OTAN, c’est un non-sens total. On les avait déjà intégré au Conseil de l’Europe et ils n’ont jamais respecté leurs engagements… Vous imaginez ce que ça aurait donné s’ils étaient dans l’OTAN ?

            Je vais maintenant me tenir aux engagements que j’avais essayé de prendre hier : j’arrête de discuter, je suis épuisé.

          • Le non sens pour une organisation qui prétend instaurer les valeurs pacifiques consiste à refuser la candidature d’un état mué dans une perspective de paix.
            En deuze, l’argument ne va pas vous plaire puisqu’il a été entendu dans la bouche de cet autre : La population francophone belge se ferait massacrer par les flamands, la France aurait le devoir d’intervenir.
            Je vous souhaite de pouvoir vous reposer.

  29. Gode, oh my god : du néolithique (illustration de Lormier), il en a fait du chemin – en fabriquer en palissandre, et en ivoire*, quel chic (et choc).

    Charmant poème « godemichy » (17e) :
    « Mais je me plains que tout le jour,
    Fuyant même le nom d’amour,
    Vous contrefaites la doucette,
    Cependant que, toute la nuit,
    Vous prenez un nouveau déduit
    Avec un manche d’époussette. […]

    Une autrefois, il faut choisir
    Le temps, le lieu, et le plaisir
    De vous caresser à votre aise ;
    Usant de ces bâtons polis
    Dont l’on rehausse les gros plis
    Et les bouillons de votre fraise.

    Ceux de velours ne coulent pas,
    Ceux de satin deviennent gras,
    Et sont rudes à la couture ;
    Ceux de verre, par un malheur,
    S’ils se cassaient, en la chaleur,
    Vous pourraient gâter la nature

    * https://www.mariellebrie.com/histoire-du-godemichet/

  30. V Relatant la visite qu’il rend à la marquise Jeanne de
    Prie, une représentante de la Cour et de ses manières…d’Argenson
    la dépeint assise à califourchon sur un meuble bas qu’il laisse
    deviner :«Jamais, nous dit-il,sa porte ne m’était refusée et,
    un jour que j’entrais chez elle,elle me reçut à sa toilette.Elle étaitassise sur sonb… :je voulus me retirer;elle me fit rester …
    Permettez,Madame,lui dis-je, que j’aie au moins l’étrenne de cette propreté. »Effectivement,je lui embrassai… de bien bon cœur»
    https://excerpts.numilog.com/books/9782348052422.pdf

    Vollà donc l’explication de ce comportement inhabituel

    « l’étrenne de cette propreté » comme c’est joliment dit !

  31. Tête de Nœud:

    Depuis septembre, l’ancien ministre de l’éducation nationale travaille discrètement à la création de l’école de la transformation écologique de Veolia, qui devrait voir le jour dans un an. Jean-Michel Blanquer pourrait, à terme, en prendre la tête. Il vient par ailleurs de créer une société de conseil. […] (317 mots)
    Edition du 28/10/2022 Lecture 2 minutes Maël Jouan

    https://www.lalettrea.fr/action-publique_executif/2022/10/28/jean-michel-blanquer-prepare-sa-reconversion-chez-veolia,109839574-eve

    • …Tiré du Pédago (bien aimé de Dgng) :

      « Jean-Michel Blanqer prépare sa reconversion chez Véolia. Il prendrait la direction de « l’école de la transformation écologique » de cette multinationale spécialisée dans l’eau et les déchets.
      Un passage au privé qui peut surprendre : l’ancien ministre de l’éducation nationale a montré peu d’empressement à inclure la réflexion écologique dans les programmes officiels.
      Il a notamment supprimé l’Observatoire de la sécurité des établissements qui était un acteur de premier plan sur ces enjeux. »
      Je m’en tiendrai à un seul 🤣 : il ne faut pas abuser.

  32. » Bien avant que Neuwirth légalise la contraception chimique, il siégeait, indépassable, dans les cabinets de toilette… »

    Josip Gavrilovic 12 novembre 2022 At 15h02
    Le passé simple « il siégea » me semble également acceptable…

    Je ne suis pas d’accord;d’ailleurs vous donnez vous-même un argument qui appuie l’idée que seul l’imparfait est acceptable ici:le bidet était un élément du décor,installé depuis des siècles,et ce n’est pas la loi Neuwirth qui y changea quelque chose;

    Soit l’énoncé:

    « Bien avant que Neuwirth légalise la contraception chimique, il SIEGEA, indépassable, dans les cabinets de toilette… »

    Cet énoncé suscite,inévitablement la question:combien de temps ? Et l’on est incité à penser que la loi Neuwirth a pu mettre fin à son règne.

    « Il siégeait »;durée indéterminée,écoulement ininterrompu,permanence.

    • Oui, le passé simple fait référence à un passé révolu. Événement « borné à droite ». C’est bien comme cela que je vois le destin du bidet, qui a disparu de la plupart des salles de bain…

      • Bon d’accord, vous récrivez à votre manière le texte de Brighelli et en changez complètement le sens.Moi je m’intéresse à la cohérence du billet.

        NB Vous avez tort de croire que c’en est fini du bidet;les vttistes qui n’en auraient pas s’en font installer dard-dard (hi hi);et l’Amérique est toute bruissante de conversations sur le bidet;à l’heure où l’on se préoccupe de la déforestation,il faut réduire la consommation de papier hygiénique;
        Et comment,sans bidet,se débarrasser des « dingleberries » ?

    • https://www.decitre.fr/auteur/12543699/Romain+Bessonnet

      Pour comprendre le fonctionnement de Poutine, rien de mieux que de le lire. Les médias occidentaux -donc le service de presse du complexe militaro-industriel US- le font passer pour un cinglé. La réalité c’est qu’il faudrait changer de perspective: Poutine ne raisonne pas comme un occidental, mais comme un ancien kgébiste formé durant la Guerre froide. Lui aussi a lu Brzeziński.

  33. J’AI CRU VOIR UN ROBINET

    L’éprouvante trivialité de ce billet est presque enthousiasmante tant elle est accomplie.
    À dada sur son bidet, son sabre de bois à la main, JP monte à l’assaut des plaisirs sanitaires
    comme on monte dans la hiérarchie tel un suppositoire.
    J’ai tout de même appris une chose: que le bidet, avant de servir à la toilette, était un cheval.
    Il se pourrait donc bien que le prochain billet soit dédié à la baignoire sabot. Pour cela, faisons confiance à la suite que JP donne à ses idées pour racler le fond de la cuvette de son potentiel hygiénique.
    Next.

  34. pedro ne reviendra pas, flo, ton affligeante insistance à œuvrer pour son retour a un je ne sais quoi qui touche à la sainteté.
    Il appartenait à cette race dégoutante de branleurs invétérés –dont l’indécrottable lormier est ici un flagrant représentant– qui ne sont ni suffisants ni nécessaires à ce blog.
    Il devait trouver que ses grasses matinées passaient trop vite sur bda. Il est certainement allé leur chercher un prolongement ailleurs. Lui qui avait des prétentions littéraires, proposons lui d’écrire un roman autobiographique; j’ai le titre: « Une vie bâclée ».

    • Toi aussi tu regardes le khukhu dans le miroir ? Tu te dis que tu aurais très certainement tes chances après les arguments dévoilés de la Grenouille ?

      Parce que si Papy ne te prend pas sauvagement comme tu n’as jamais osé d’en rêver, c’est à ni rien comprendre.

  35. Papy est bloqué sur Marylin depuis deux jours, son dernier post se conclue par « Allah achebarr ! »… Je dis ça…

        • Je n’ai nulle intention de vous consacrer le moindre kopeck. Avec un peu de vinaigre blanc, vous sautez du bidet comme toutes les raclures qui tentent de s’y attacher.

  36. « Cartes postales de Grèce », de JPB – j’avais dit que, mais tant pis… (que JPB me pardonne) ;
    c’est un peu court à mon goût ; j’aurais aimé qu’il en dise un peu plus ; le plus touchant est là :
    « j’ai gravi la butte, et je suis tombé sur un contingent d’élèves de collège, amenés là par leurs profs, qui tressaient des couronnes d’oliviers, qu’ils ont religieusement déposées sur la plaque…. »

    https://www.causeur.fr/cartes-postales-de-grece-sparte-histoire-246368

    • Les Grecs ont tout fait pour résister à l’envahisseur… Et la leçon reste dans les mémoires ; c’est plutôt poignant quand on voit où nous, triste pays, en sommes réduits…

    • En fait, j’ai dans l’idée d’en écrire plus long, sur l’enseignement de l’Histoire… C’est un galop d’essai.

      • C’est un article émouvant mais quand vous écrivez : »Davy Crockett n’aurait pas eu l’idée de résister à l’armée de Santa Ana à Alamo. Ni à une poignée de soldats anglais de tenir bon face aux milliers de Zoulous à Rorke Drift, en 1879. »

        N’y-a-t-il aucun acte de bravoure français, vous n’auriez rien trouvé pour que vous ne citiez que des exemples héroïques anglo-saxons ? Nous connaissons votre amour pour le cinéma américain mais tout de même…
        Alors que vous ayez l’ambition d’écrire sur l’enseignement de l’Histoire est une bonne nouvelle, il me semble que le premier des commandements à observer sur l’approche de cette discipline serait de respecter la notre.

        Le Bonjour Jean-Paul, je me passe d’une réponse de Gascon.

        (Je préviens les groupies qui seraient tenter de répondre à la place du bouillon que ça partirait en vrille, je m’adresse qu’à lui)

          • Il eut été plus reconnaissant de ne citer que des faits relatifs à notre histoire. Que Richard Widmark vienne, par écran de fumée subliminal, pomper la vedette à autant de nos héros anonymes est simplement insupportable alors que nous avons, NOUS, des faits d’arme aussi illustre qu’Alamo. Valmy et la Marne sont des victoires qu’on se gardera de confondre avec le sacrifices de petits gars qui ont tenu jusqu’à la mort comme ceux Anglais ou Américains que vous citez dans l’extrait que j’ai partagé.
            On parle de sacrifice !
            Ne vous en déplaise, Brighelli, nous avons des sacrifices français !

          • C’est très exactement ce que j’ai dit. Vous ne savez pas lire.
            Et j’aurais pu citer Camerone. Mais trop d’exemples nuit.

        • D’affreux et stupides défenseurs du colonialisme anglais, traités de héros ? Des pauvres types tout juste bons à figurer sur des stèles que plus personne ne regarde.

      • Vous avez dépassé les bornes !
        J’espère que des contributeurs attentifs et historiens rectifieront le tir en vous rappelant quelques hauts faits bien céfran, bien de chez nous.

        Et vous osez publier cet article le lendemain du 11/11 !!!
        Un auteur de la dissidence s’interrogeait de savoir si nous étions dignes de tous les sacrifices humains que ce pays à verser… Quand je vous lis, Brighelli, ma réponse est définitivement négative. Vous en êtes indigne !

        Retournez donc vous faire voir chez les Grecs … ou chez les amerloques puisque vous avez que ce mot à la bouche !

  37. Exemple (ils sont tellement nombreux) de décadence accélérée : les images du cosmos –
    Il y a celles dévoilées par Webb,
    et… celle-ci par le peintre (?!) Hunter, intitulée “Telescope #1” !
    Lointaine influence des labos ukrainiens, ou simple (et) pitoyable conséquence de tout ce que Hunter a pu avaler et s’injecter ? Ce qui n’a pas empêché le NYT de déclarer « There’s a new artist in town ; the name is Biden » ( 28/02/20).

    https://static01.nyt.com/images/2020/02/29/arts/00newartist4/00newartist4-superJumbo.jpg?quality=75&auto=webp

  38. @ Pierre Ménard

    « Vous avez eu des mots avec lui à ce moment-là. Je doute cependant que cela vous rappelle quelque chose. »

    Je confirme…

    « En fait je pense que personne ne l’avait remarqué mais ce n’était même pas la première fois. »

    Je confirme aussi. J’ai souvenance d’au moins deux fois où cela avait eu lieu.

  39. JPB ! Comme cela fait au moins deux mois que vous ne nous avez pas parlé des Liaisons dangereuses (vous allez bien ? vous ne nous couveriez pas quelque chose ?), je permets de vous signaler la sortie d’une série inspirée du bouquin sur Lionsgate+…

  40. Josip Gavrilovic avec Philippe De Gaulle;l’Amiral, âgé de 101 ans ,se confie au journal deu dimanche;sa vie n’a pas été facile… et en plus « on le prenait pour un con. »

      • Comme Agnès Buzyn, vous vous plaignîtes (plaigniez) tout récemment d’être pris pour un « brave couillon ». L’Amiral De Gaulle vous tient compagnie,à tous deux.

        • Ce n’était ni une déploration ni une récrimination, tout juste une constatation à la fois amusée et agacée, qui concerne ma vision du monde et de la place de l’homme dans le monde. Certains la trouvent naïve et non-pragmatique, parce que je ne suis ni résigné ni cynique. Ni résigné ni cynique, ça vous vaut à coup sûr d’être étiqueté tôt ou tard « brave couillon ».
          Pour ma part je traite les résignés de parasites, et les cyniques de salauds, les deux également nuisibles.
          Buzyn me semble relever des deux catégories. Quant à l’amiral De Gaulle, il me semble être une victime : la ressemblance physique avec son père et le nom qu’il porte ont été et sont pour lui une malédiction, un fardeau intolérable, une lente torture à supporter toute une vie durant.

  41. La passionnante histoire d’un godemichet en ivoire,vendu aux enchères à un Américain en 2017 puis remis en vente et racheté par une collectionneuse irlandaise qui l’a fait rentre au pays.

    Les très proches du Maestro ont parfois eu la chance d’admirer certaines pièces de sa collection,acquises du temps où le produit des ventes de La Fabrique n’avait pas encore été dilapidé.

    Qui sait,nous aurons peu-être un jour un billet sur cet objet,qui a une longue histoire…et comme le Maestro s’intéresse à l’Histoire.

    https://www.irishtimes.com/resizer/ahtql2eVi5pAtL2V3aL4yZwJWyE=/1600×0/filters:format(jpg):quality(70)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/irishtimes/EAKHSNEBNBH3Q35DOWA4UMFCTY.jpg

    • Accès refusé comme d’hab.
      PS:
      Jean-Paul Brighelli 13 novembre 2022 At 5h26
      « En fait, j’ai dans l’idée d’en écrire plus long, sur l’enseignement de l’Histoire… »

      Peut-être pourriez-vous aider JPB en lui fournissant des illustrations(visuelles ou sonores) des fondements de la Grèce ?
      Oui…

    • Oui, au musée;il n’est pas question de manier un objet aussi rare.
      Si un jour le Maestro nous gratifie d’un billet sur le godemichet, je doute qu’il l’illustre de clichés de sa collection personnelle:ce serait inviter les cambrioleurs.

      • Ce que son lectorat veut savoir, c’est si lesdits objets ont été moulés sur leur propriétaire.

        • On peut le supposer : « il »ne peut-être à la fois au four et au moulin, surtout s’ »il » entame un long travail sur la « république » – dont « il » a dit caresser l’idée – d’où, sans doute, son pèlerinage grec.

        • Et comment s’extraire des moules une fois le séchage suffisant.

          Ceci dit on peut imaginer un coulage )à partir de deux demi-moules.

          On peut aussi dégrossir délicatement un modèle en bois (sans nœud)

          • Voilà qui ouvre d’autres perspectives de recherches, réflexions et illustrations de la part de Lormier, à n’en plus finir.

  42. Lionsgate – A chacun sa merdeuse : la France et sa José Dayan, les anglo-saxons leur Harriet Warner (Warner Bros. ?!)

    Après « Chroniques des Bridgerton », il se dit que « Dangerous liaisons » va séduire tous les publics ; après l’Histoire, la Littérature – à la sauce woke & co.

    Comme en France, on va manquer d’enseignants de Lettres (ne parlons même pas des Maths) et sans doute, bientôt aussi, d’Histoire, les gentils-animateurs-scolaires-remplaçants auront donc tout un matériel à leur portée, à diffuser sur écran, suivi de bavardages sur l’égalité homme-femme, etc,etc, etc….

  43. Sécession (cf. guerre de, « Jugendstil » dans un autre genre) – c’est ce que pratique Dgng, s’obstinant à stationner sur la Blonde (faut-il lui rendre P. Driout ?)

  44. L’Histoire est la discipline où les gardiens de l’orthodoxie de l’anti-France sont le mieux implantés… Bon courage Jean-Paul !

    • Est-on bien certain qu’il n’y avait pas un Arabe dans le Poitou entre 1323 et 1326 ? Vraiment, vraiment…

      • Le concept n’est pas rigoureux. Je n’ai pas la prétentieux de l’être.

        Pour le reste, voir le post de 15h45.

        • Si le concept n’est pas rigoureux (et c’est un euphémisme), en quoi peut consister l’orthodoxie de ce concept?
          Et quelles peuvent être les fonctions et actions des gardiens de cette orthodoxie (à définir) de ce concept non-rigoureux?
          Il semble bien que par votre message de 15:42, vous vous soyiez lancé dans une sorte de traversée transatlantique à la rame sur une embarcation percée de trous de toutes parts, avec des raquettes de badminton sans tamis tenant lieu de rames.
          Bon courage.

          • « Si le concept n’est pas rigoureux, en quoi peut consister l’orthodoxie de ce concept? »

            Ladite orthodoxie a pour domaine le concept, certainement pas pour objet. Le « pédagogisme » n’est pas un concept rigoureux (définition rigoureuse de la rigueur ?), reste qu’il a une orthodoxie certaine. Ceux qui savent savent. Et c’est ce qui est formidable avec les valeurs de vérité de la table de l’implication : à partir du moment où on n’a pas vos prétentions, tout roule (– ou coule).

            « Et quelles peuvent être les fonctions et actions des gardiens de cette orthodoxie (à définir) de ce concept non-rigoureux? »

            Est-on bien certain qu’il n’y avait pas un Arabe dans le Poitou entre 1323 et 1326 ?

          • Facho, islamo-gauchiste, youpin, extrême-centre… ne sont pas des concepts rigoureux, (puisque) ce sont des concepts méta. Entre gens qui se comprennent, ils sont parfaitement transparents. Entre gens qui débattent front à front, ce sont des épées en mousse. Ça tombe bien, je parlais à Brighelli et je suis sûr qu’il sait ce que sont les « pédagogistes » – et l’anti-France de l’APHG et autres gardiens de l’orthodoxie.

          • Votre embarcation coule.
            Avez-vous pensé à vous munir de votre bouée-canard? Si oui, assurez-vous qu’elle fait bien « coin-coin » quand avec le pouce et l’index on exerce sur elle la pression requise.

  45. Grâce à l’UE, le niveau monte aussi en Grèce !

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/les-histoires-du-monde/le-jour-du-non-en-grece-3577926

    « Depuis toujours, cet enfant est le premier de la classe. Logique : tu as bien réussi à l’école, tu défileras devant le maire, ta famille, tes voisins et le pope pour le « jour du non ». Sauf que cette année, en Grèce, la règle a changé. […] Mieux vaut donc avoir recours au tirage au sort. Ce qui d’ailleurs a permis à Amir, un petit Afghan de 11 ans, fils de réfugiés, de porter cette année fièrement le drapeau grec dans le quartier d’Athènes où il vit avec sa famille. Lui et sa famille sont passés par l’île de Lesbos il y a un an et demi. »

  46. JPB a décidément trop lu les Liaisons dangereuses !

    Causeur : « Ou plus prosaïquement : ’’Eh bien, la guerre’’. »
    Wikipédia : « Metaxás se rendit alors extrêmement populaire en disant en français : ’’Alors, c’est la guerre’’ »
    Liaisons dangereuses, lettre 153 : « [Réponse de la Marquise de Merteuil] Eh bien ! la guerre. »

  47. Dugong 13 novembre 2022 At 15h23
    On peut aussi dégrossir délicatement un modèle en bois (sans nœud)

    Selon la technique utilisée pour fabriquer des formes de chaussure ?

    ( On commence cependant à mettre à profit la béziabilité du pied:vous enfilez des chaussettes spéciales, vous passez dans une sorte de scanner ,l’ordinateur élabore une image 3D, à partir de laquelle une forme en plastic est crée;elle servira à fabriquer votre chaussure) Ce qui est possible pour un pied l’est pour une bite.

    •  » Ce qui est possible pour un pied l’est pour une bite. »

      Encore une assertion à l’emporte-pièce. Je ne connais pas beaucoup d’hommes qui mettraient leur bite dans un scanner sans une appréhension certaine. Sans compter qu’il faudrait aller plus loin que le format A4, pour modéliser en A3 voire en A2.

      • « Sans compter qu’il faudrait aller plus loin que le format A4, pour modéliser en A3 voire en A2. »

        Les formats A5, A4, A3 etc s’appliquent pour de la 2D, Papy la Lune.
        Allez, un dessin animé, une compote et au dodo.

        • Mèkèlèkon ! Les formats dont je cause permettent d’englober les 2 plus grandes dimensions de l’objet.

          • « Bah, en fait j’voulais dire… le truc quoi …  »

            Les aventures de « Papy qui ne touche une bille en impression-pas-numériques du tout ».

          • Ceci dit, votre pickwick plein pot sur format A1, dans sa toute sa suffisance, se défend sans doute… Qui sait.

          • Méfiez-vous ! ça commence par des Bézout et ça finit par des Gauss…

            (Oui, Dugong la faisait déjà que je n’étais même pas dans les couilles de mon père.)

          • Une qui me fait rire même quand je me la raconte pour la six centième fois : les fraises de Plougastel, les melons de Cavaillon, les nougats de Montélimar, les calissons d’Aix et les envies de Béziers…

    • Les salopes aiment les bites dégrossies lentement à la varlope et finalement polies à l’abrasif grain 600.

  48. Dugong 13 novembre 2022 At 15h23

    Ceci dit on peut imaginer un coulage )à partir de deux demi-moules.

    en forme de demies moules ?

  49. Dugong 13 novembre 2022 At 18h46
    Je ne connais pas beaucoup d’hommes qui mettraient leur bite dans un scanner sans une appréhension certaine.

    Il ne s’agissait pas d’un véritable « scanner » médical,mais d’un système de prise de mesures ,probablement photographique.

    Hanwag,il y a quelques années, s’était lancé dans ce type de sur-mseures;apparemment,ça n’a pas pris.

    Dommage,je n’ai pu trouver aucune illustration.

    A noter que chez les Grecs la confection des godemichets était confiée aux cordonniers;logique:cuir rembourré,il fallait que les coutures fussent les plus plates et les plus régulières possible.

    http://www.antiquitatem.com/imgs/arts/consolador_o_baubo_2recortado.jpg

      • (Voir à partir de 11 minutes pour ceux qui ne connaitraient pas la mansuétude qui fut accordée à une certaine coterie. Que n’eût-on pas entendu si…)

        • (Ce n’est rien à côté de l’armada qui fut déployée pour sauver ce gros porc de soldat Strauss-Kahn mais quand même, ça interpelle comme on dit aujourd’hui ! Quand on pense que ce salopard de Le Guen avait osé dire publiquement que ça ne lui ressemblait pas alors que tout Paris savait que ce gros porc était un des êtres les plus répugnants qui soient… Tous, tous, tous savaient !)

          • Et cette Anne Sinclair qui est venue jouer les femmes fidèles malgré la tromperie alors que tout Paris savait qu’elle savait que son mari était un gros porc infidèle… Non mais quelle comédie ! Elle aurait mieux fait de se tirer avec son Nora tout de suite. Ça eût paru moins faux.

          • Anne Sinclair, qui, comme le rappelait (mal) cette fausse gloire de Desproges qui se montrait pour une fois subversif, « n’aurait probablement pas pu tomber amoureuse d’un non-Juif » !

  50. Youpin…youpine…au delà de la provoc’ typiquement infantile (qui devrait vous valoir une offre de sponsoring de Pampers), on sent bien qu’il y a du sérieux, de l’authentique, du viscéral.
    Du pathologique.
    Est-ce que ça se soigne?
    Oui. Mais ça ne va pas sans douleur pour le patient.

    Je reste stupéfait d’être le seul à réagir ici. Où sont les belles âmes si bien instructionnées de ce blog?

    • Trois possibilités. Ou bien ils sont un peu plus conséquents que vous, et ils ignorent la provocation d’un enfant en manque d’attention (je vois que vous avez – un peu – retenu la leçon !). Ou bien ils sont plus intelligents que vous, et ils savent que le youpin est au juif ce que le gay est à l’homo, la Fatou est à la femme noire, le voleur est au Roumain (remarquez que je n’ai pas dit croate !). Ou bien ils ont une vie autrement plus intéressante que la vôtre, et ils ont mieux à faire de leur dimanche soir.

      Perso, je penche pour l’option 3.

      • « Provocation d’un enfant en manque d’attention ».
        Enfin ! Enfin la confession que tout le commentariat de ce blog attendait ! Merci Fregoli, merci pour ce moment de sincérité et de vérité. 👍
        Cette confession est désormais gravée dans le marbre.

        • Z’avez du retard… j’ai pondu le même genre de réponse il y a deux semaines (« vous avez – un peu – retenu la leçon »).

    • Cyrano, vite ! que dit-on des gens qui psychiatrisent l’adversaire ?! Vite, cyrano, je vous attends !

    • « Où sont les belles âmes si bien instructionnées de ce blog? »

      Toujours cette vieille tarte à la crème qui fait passer un positionnement social pour un positionnement « issu de la culture noble ». Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons ! Comme si on ne pouvait pas écouter Mozart à midi et gazer les Juifs à quatorze heures…

      • (« Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons ! »

        Ou alors il faut être post-moderne et dire que la culture elle-même n’existe pas autrement qu’en tant que fait d’appartenance à une classe. C’est possible, hein, mais il faut assumer que Booba vaut bien Flaubert.)

    • Pathologie connue sous le nom de syndrome de Pierre D. Le sujet à tendance à l’outrance et la provocation.

      Il n’est pas impossible que d’ici peu de temps, vous découvriez que Grenouille est en réalité reubeu par sa mère et feuj par son père…

      • Si Fregoli est en réalité reubeu par sa mère et feuj par son père, autrement dit progéniture à au moins 50% de ce qu’il appelle finement les « chances pour la France », à votre avis Flo, quelle destination choisir pour son charter qui lui ferait aimablement quitter le territoire national où Grenouille le trouve indésirable?

        • 1) Il n’est peut-être pas bi national et si toutefois il l’était, il n’a peut-être pas de condamnations à son actif. C’est incroyable les raccourcis et les manoeuvres dont vous faites usage pour me faire dire ce que je n’ai pas dit.
          2) Le retrait de la nationalité devrait être appliquée aux multirécidivistes, autrement dit, vous n’avez aucune condamnation : vous n’avez pas à craindre la mesure qui est attendue pour janvier 23. (hé wè, Jojo, pondue par le gouvernement Touf’, qui l’eût cru ?)

          Quoi que vous en pensiez, my dear Josip, la double peine fut appliquée durant des années, du jour où Sarko la supprimée, ce fut le début de la fin et ce fut l’apparition de ces zones de non droit, l’émergence de tous les territoires perdus de la République.

        • Il va falloir mettre un terme à « je suis français quand ça m’arrange mais pas pour les minutes de silence dédiées à des français victimes de terroristes fondamentalistes (S. Paty, Bataclan, Charli) , pas quand il y a un match de foot franco/bled et walla ! j’casse tout si le match est perdant ».

          • La flole pourrait constituer un bloc de francité, absolument compact et traversable par rien, y compris par l’orthographe, la grammaire et le calcul élémentaire.

            On pourrait charger le paquet sur un bateau et larguer le tout dans la fosse des mariannes alakhs

    • Josip, l’antisémitisme redevient furieusement tendance. Il est même doublement à la mode chez les belles âmes:
      -toute l’extrême-gauche en fait la promotion (sous couvert d’antisionisme) depuis qu’elle est devenue islamogauchiste et fait la haie d’honneur à Jeremy Corbyn
      -tous les médias français présentent les miliciens néonazis ukrainiens comme des héros « cools »

      Je vois bien Soral candidat Nupes à la prochaine présidentielle ainsi que le retour en grâce de Dieudonné comme ambassadeur à Kiev.

      • Cyrano, je vous assure que vous vous trompez sur la question de l’antisionisme.
        Vous aurez compris que l’antisémitisme me donne envie de vomir, et que de la même façon la politique impérialiste et expansionniste d’Israël, sans que personne ne lève une oreille ou presque, me donne la nausée.
        Il y a des millions de gens qui pensent comme moi. Tous antisémites ?

        • Je suis anticolonialiste et c’est pourquoi je critique la colonisation israélienne des territoires palestiniens.
          En revanche, quasiment toute l’extrême-gauche et une large fraction de la gauche utilisent l’antisionisme comme le cache-sexe d’un antisémitisme qui n’ose pas (encore) tout à fait s’assumer de manière décomplexée.

          • « un antisémitisme qui n’ose pas (encore) tout à fait s’assumer de manière décomplexée »

            Les islamo-gauchos savent où sont leurs ennemis – et les Juifs aussi. La société est conflictuelle, que voulez-vous. La grand messe sur le rassemblement, le commun, la troisième voie, l’universalité… c’est un truc de curés anti-marxistes !

        • Toujours ces expressions stéréotypes de petites bourgeoises se pinçant le nez (« envie de vomir », « nausée »). Dans quelle société de fragiles ne vivons-nous pas !

  51. Dugong 13 novembre 2022 At 18h54
    Les salopes aiment les bites dégrossies lentement à la varlope et finalement polies à l’abrasif grain 600.

    « Chaudasse » ne rime pas avec « varlope ».

  52. Le curé dit « aime ton prochain comme toi-même » et « bâtissons une société non conflictuelle ». Le marxiste dit « la société est conflictuelle par essence » et « les curés ne veulent pas le conflit parce qu’ils soutiennent l’ordre établi, c’est-à-dire l’ordre bourgeois ».

    • C’est toute la différence entre Socrate et Platon ! Il y a chez Socrate un souffle populaire, une défiance profonde envers les institutions intellectuelles et une subversion cachée derrière le conservatisme faussement naïf. Platon, c’est tout l’inverse, c’est la ratiocination de la pensée de l’homme de la rue, c’est la modération prise comme valeur en soi, c’est la pesanteur bourgeoise faite philosophie, c’est la lutte pour l’ordre établi par les moyens d’icelui, que dis-je, c’est la légitimation intellectuelle du monopole de fait !

      Le premier est furieusement immanent, le second est – si j’ose dire – l’archétype de la transcendance… Ce n’est que conséquence que Josip soit et transcendantaliste et bourgeois.

  53. Je tiens à dire, pour ceux que ça intéresserait, vu que ça semble intéresser, que mes 12 arrière-arrière-grands-parents connus sont français, messieurs-dames.

    (En fait, seule la branche « père de ma grand-mère maternelle » ne peut être établie. Mais les raisons qui font que précisément elle ne peut l’être font aussi penser qu’elle était probablement de très, très bonne race. Il n’est pas impossible que mon sang paysan soit mêlé d’un peu de sang bleu !)

    • Vous êtes donc né avec un béret, un tricot rayé et une baguette de pain sous le bras. Bravo.

    • J’ai donc un indice de francité de 12/12 (et peut-être même 16/16) à l’ordre 4 ! Qui peut en dire autant, hein ?

      • Et avant que le père Josip ne vienne mal citer Brassens ou que sais-je : non, aucune fierté mais aucune honte, seulement de la dignité.

  54. C’est la modernité arrogante de se croire maître et possesseur de la nature, de ne pas accepter sa place dans le monde et de vouloir toujours plus, toujours plus fort, toujours plus loin. Non, je suis navré mais Mamadou arrivé en France il y a trois ans ne sera ja-mais un Français comme je le suis et qu’importe qu’il parle correctement la langue – de même que je ne serai jamais un ivoirien, un japonais ou un guatémaltèque. Ça ne veut pas dire que Mamadou doit être chassé, qu’il ne peut *administrativement* jouir de la condition de français, bref qu’on ne peut introduire une différence de nature dans ce qui est fondamentalement un état par degré (ça devrait plaire à Josip, c’est tout Zadeh !) mais la réalité est la réalité, jamais, je vous le dis, jamais Mamadou ne sera un français comme votre serviteur.

    On peut le regretter, on peut vouloir aller plus vite que son reflet dans le miroir ou combattre les moulins à vent, mais c’est ainsi. Moi, voyez, j’aurais rêvé d’être un beau blond d’1m90, de savoir jouer du piano comme Lang Lang ou de découvrir la pénicilline à vingt ans… Alors qu’aujourd’hui je ne suis qu’un petit brun d’1m85 enchaînant les régimes, étant totalement insensible à la musique et qui s’approche dangereusement du quart de siècle sans avoir rien fait d’autre de sa vie que d’avoir fourré sa chargée de TD… Bon, j’aurais préféré qu’il en soit autrement, c’est indéniable, mais c’est ainsi, je l’accepte, je l’assume. Les Mamadou ne peuvent-ils en faire autant ? Est-ce si intolérable d’être administrativement autant français que moi mais socialement ou plutôt ethniquement moins ? Que d’enfants gâtés en cette terre de France.

    • Si vous faites de la provoc’, ok. Quoi de plus normal de la part d’un gosse qui cherche à attirer l’attention.
      Si ça n’est pas de la provoc’, je m’inquiète un peu sur le regard que vous portez sur un citoyen comme moi : selon vous je suis administrativement français mais pas plus? Socialement et ethniquement vous ne trouvez moins français que vous? Si je m’appelais Joseph Gabriel, ça passerait mieux à vos yeux?
      Je vous pose ces questions par pure tactique : pour vaincre son ennemi mieux vaut bien le connaître avant de l’affronter.

      • « selon vous je suis administrativement français mais pas plus? »

        Il faut faire la différence entre le droit tel qu’il est et le droit tel que je voudrais qu’il fût. Si c’est pour le droit qu’il est, vous n’avez qu’à regarder dans votre portefeuille. Si c’est pour le droit tel que je voudrais qu’il fût… je ne sais pas, Josip, je ne vous connais pas assez. Je crois que ce qui doit déterminer l’appartenance administrative, c’est l’appartenance sociale élective, c’est-à-dire se percevoir comme appartenant suffisamment au groupe et être perçu par le groupe comme y appartenant suffisamment (et éventuellement être perçu par le hors-groupe comme n’appartenant pas suffisamment au groupe) – raison pour laquelle, je vous l’ai déjà dit, je suis en soi opposé à toute procédure d’acquisition automatique de la nationalité. Ce à quoi j’aspire, c’est une espèce de jury de naturalisation, l’institution démocratique par excellence : à vos dix-huit ans, vous passez quinze-vingt minutes devant un jury, vous vous présentez, il vous pose des questions, et selon les critères qui lui sont propres et que je m’abstiens résolument de juger, il lui revient de déterminer si oui ou non il vous considère comme français. Si oui, tant mieux pour vous, vous acquérez la nationalité française. Si non, vous restez étranger : le peuple même considère que vous n’êtes pas français (ou pas encore suffisamment). C’est triste, mais c’est ainsi, moi aussi j’aurais aimé que les filles soient nues, qu’elles se jettent sur moi… mais il y a encore quelques nones qui s’y refusent, tant pis.

        « Socialement et ethniquement vous ne trouvez moins français que vous? Si je m’appelais Joseph Gabriel, ça passerait mieux à vos yeux? »

        Maintenant est-ce que je vous considèrerais comme français si je siégeais dans un tel jury ? Je ne sais pas, je ne vous connais pas suffisamment. Ça dépend de la manière dont vous parlez à l’oral, de votre phénotype, de votre histoire, de votre attachement à la France, de vos mœurs aussi, etc. Non pas qu’il y ait là des critères absolument rédhibitoires (encore que la langue, si), mais la francité est une notion à degré. Socialement et ethniquement, il n’y a pas les Français et les non-Français, il y a les un peu français, les moyennement français, etc. Ça me paraît absolument évident.

        Donc oui, il y a toute probabilité que vous soyez moins français que moi socialement et ethniquement si j’en crois ce que je peux deviner de vous à travers ce blog. Ça choque peut-être votre morale, ça vous remue peut-être parce que vous préfèreriez changer l’ordre du monde plutôt que vos désirs, mais c’est ainsi. Mais je vous rassure, des millions de gens vivent passablement bien en s’asseyant joyeusement sur ce que je pourrais être amené à penser d’eux – et je ne vois pas pourquoi vous ne pourriez pas être l’un d’eux. La seule chose qui vaille, l’important, c’est qu’on ne se tape pas dessus entre Français administratifs. Et secondairement entre êtres humains.

        « Si je m’appelais Joseph Gabriel, ça passerait mieux à vos yeux? »

        Encore une fois, il n’y a rien d’automatique, c’est un faisceau d’éléments. Mais il est clair que lorsque vous marquez ainsi votre différence, vous faites savoir que vous ne voulez pas être dans la norme dans ce qui est presque le fondement de votre identité sociale (nom-prénom), oui, j’ai tendance à me dire que qui veut être différent doit être traité différemment. Mais un de mes nombreux désaccords avec Zemmour, c’est par exemple l’automaticité. Moi je suis sur des positions libérales en la matière : libre à vous d’être différent, libre aux autres de vous traiter en conséquence. C’est l’exemple que j’ai déjà dû donner : vous êtes libre d’entrer dans une boulangerie sans dire bonjour mais il ne faudra pas s’étonner si la boulangère vous sert en faisant la gueule. Qui s’écarte de la norme doit s’attendre à être traité anormalement. Seuls les sales gosses veulent le beurre et l’argent du beurre.

  55. Il faut savoir quand même qu’en dehors de l’Occident moderne cette mauvaise lune de l’assimilation, ça n’existe pas ! Au Japon, vous naissez japonais ou vous naissez non-japonais. Soit vous êtes présent comme tel pour les Japonais, soit vous êtes aux Japonais absents. C’est ainsi. Et personne n’y trouve rien à redire. L’Européen serait-il le seul homme sur Terre à être privé d’une construction ethnique de sa nation ? C’est terrible d’ethnocentrisme aveuglé.

    • « Il faut savoir quand même qu’en dehors de l’Occident moderne cette mauvaise lune de l’assimilation, ça n’existe pas »

      Si. Et c’est bien notre supériorité sur l’Angleterre ou l’Allemagne.

      • Parce que l’Anglais ou l’Allemand ne s’ est jamais assimilé nulle part.

        je ne sais plus quel navigateur qui avait pris l’exemple de ces officiers de marine française arrivant en Polynésie et repartant avec les paréos autour des hanches la tête coiffée d’une couronne de fleurs quand l’officier anglais, lui au même endroit, ne se départait jamais de son uniforme.

        Nous ne sommes pas un peuple de connards.

        • Là vous faites ce que je ne fais pas, à savoir de l’ethnicisme (de même que Zemmour fait l’historicisme avec l’Histoire). Un peuple, politiquement, ça ne se donne pas par lui-même, ce n’est jamais que ce qu’on en fait. Et c’est d’ailleurs l’intérêt même de la politique que de déjouer les essences ! Car sinon vogue la galère…

          • Mon propos est ailleurs, nous nous sommes perdus, je vous capte plus, Grenouille.
            « Un peuple, politiquement, ça ne se donne pas par lui-même etc, etc » ne veut strictement rien dire.

          • Je rebondissais sur « nous ne sommes pas un peuple de connards ».

            Ce que je veux dire, c’est que le « nous » ancien ne lie pas le « nous » récent. Ou plus exactement il le lie peut-être matériellement (parce qu’on ne s’abstrait pas de sa culture, de sa génétique, etc.) mais il ne le lie pas politiquement, juridiquement : ce n’est pas parce qu’il en a toujours été ainsi qu’il ne pourra pas en être autrement, ce n’est pas parce que telle disposition est conforme au génie de tel peuple qu’elle le sera toujours. Nous n’avons pas été un peuple de connards si vous voulez, mais je ne sais pas quel type de peuple nous sommes et plus encore nous serons – si peuple ne serons encore. 🙂

          • Les impressions sont subjectives, je ne crois pas que les antagonismes propre à la composition d’une nation soient si éloignés de ceux qui cohabitaient au XIXème, toute sa littérature nous le rappelle.
            Je dois quitter, Grenouille.

            Bye !

      • Qu’est-ce que vous racontez ? L’Angleterre et l’Allemagne ne font pas partie de l’Occident moderne ?

    • Prenez les Grecs de l’Antiquité classique, « berceau de la civilisation, blablabla ». Quel est le critère d’appartenance à la race ? C’est la langue bien sûr, mais pas seulement : quand Démosthène vous dit que le Macédonien n’est pas grec, il peut très bien communiquer avec lui – et avant même la formation d’une koinè. Καὶ σὺ τέκνον… et il ne viendrait à personne l’idée de faire de César un Grec. Pourquoi ? Parce que l’appartenance à la race grecque – c’est beaucoup moins vrai pour la race civique et à mesure que l’hellénisme, justement, diffuse et se dissout – dépend de la terre et du sang : autochthonie à Athènes, retour des Héraclides, metoikion au Ve siècle, xénélasie lacédémonienne, κτλ.

      Cette histoire d’assimilation, c’est comme l’Union européenne. C’est beau parce que ça paraît généreux, ouvert à tous, et ça flatte les valeurs du vieux fond catholique. Mais ça ne marche pas. La réalité dit non. Au mieux elle est élective, au pire elle est naturaliste. La réalité est juive en fait ! C’est peut-être cruel pour lui, mais les petits-enfants de Wolfgang pourront un jour être aussi français que moi, mais ceux de Mamadou, non, pas vraiment, il subsistera toujours l’indifférence dermatologique de mère Nature à la petite morale égalitariste du premier gauchiste venu. Nos amis les Hellènes étaient moins hypocrites car pas encore embarqués dans l’aventure chrétienne.

      • Moui, moui… Les sainte-maure-l’église, sainte-maure-des-fossés, sainte-maure-de-touraine témoignent de la justesse de votre analyse.

        • Pas sûr de comprendre une fois de plus.

          (Mais pas sûr que Al-Samh ibn Malik al-Khawlani soit le Français par excellence.)

          • Que peut bien être historiquement l’origine du nom de ces villes, qu’elles en sont les traces éventuelles laissées de nos jours ?
            Si vraiment vous étiez à sec d’indices, j’accepte les réponses comportant éventuellement la présence de gènes récessifs re marqués dans la population : cheveux bouclés, teint foncé (ne vous trompez pas : les yeux bleus sont également récessifs).

          • Euh… je ne comprends toujours pas, mais allons-y.

            Wikipedia m’append que :
            – « Sainte-Maure » (dans l’Aube) vient de Maure de Troyes, « fille de Marien et Sédulie, habitants aisés de Troyes, et sœur d’Eutrope », canonisée au IXe siècle ;
            – « Saint-Maure-des-Fossés » vient de Maur, né à Rome au VIe siècle, envoyé au Mans pour y être évêque, saint patron des charbonniers, des chaudronniers et des fossoyeurs, fêté le 15 janvier ;
            – « Sainte-Maure-de-Touraine » vient du latin Maurus, « renvoyant à la notion de ’’Mauritanie’’ et évoluant vers l’équivalent de ’’très brun’’ ou ’’noir’’ ».

            Que dois-je en déduire ?

          • Saint Maur
            (…) Il serait né en effet de parents chrétiens en Afrique et serait mort martyr pendant la persécution de Dioclétien; ses reliques, conservées d’abord dans la cathédrale de Parenzo, ont été transférées à Rome dans une chapelle proche du baptistère de la basilique du Latran par le Pape Jean IV le dalmate.(…)
            https://nominis.cef.fr/contenus/saint/9243/Saint-Maur.html

            Né vers 300 de parents chrétiens en Afrique, donc de peau noire…
            Le maure ici n’a pas de connotation religieuse mais la couleur de peau n’a pas empêché l’assimilation à une époque plus compliquée que la notre.

          • Tiens donc ! Il n’aurait jamais mis les pieds sur ce sol.

            Par quelle autre opération lui aurait-on attribué ce lieu ?

          • Vous avez raison, ce sont des hommages rendus.
            Mais le fait qu’il n’ait jamais mis les pieds sur ce sol n’empêche pas une reconnaissance religieuse et culturelle qui l’enracine de fait… Avec sa couleur de peau.
            (je parle de saint Maur et non de sainte Maure)

      • Intégration et assimilation – (p*utain, du temps de mon ¼ de siècle, j’étais loin d’avoir votre faconde).

        Minute Pap’ me semble un parfait exemple d’assimilation, tout comme… Rishi Sunak ;
        autrement dit, quelle que soit la couleur de peau, ou l’origine (plus ou moins lointaine), « l’étranger » peut « réussir », encore mieux, évidemment s’il a fait les « bonnes études », et… à la condition – sine qua non – d’adhérer, sans qu’aucun poil ne dépasse, aux diktats de la caste dirigeante.

        JPB a permis à ses élèves, quoi que vous en pensiez, de s’intégrer, parce que ces derniers le voulaient, et s’en sont donnés les moyens, et qu’il y avait une Ecole qui le leur permettait ;
        il y en a donc bien eu qui ont pu trouver leur place dans cette « classe moyenne » – celle qui petit à petit est en cours de déconstruction.

        Le problème en effet est que l’EN, étant devenue ce qu’elle est, en cohérence totale avec la disparition, voulue, de cette notion d’intégration-assimilation (selon le schéma anglo-saxon),
        seul a maintenant droit de cité, de reconnaissance… tout son contraire : le multiculturalisme – et tout ce qu’il englobe.

        C’est ainsi que l’on peut voir de plus en plus de ces jeunes dames en boubous – les hommes se mettent aussi aux costumes de là-bas, ce n’était pas le cas jusqu’à très récemment –
        parler bien d’autres langues que le français à leur jeune progéniture ;
        de même celles que j’appelle les « corbeaux », de plus en plus jeunes elles aussi – peut-être un phénomène de mode, dans leur cervelle de piaf, en tout cas parfaitement toléré… – dont le nombre me semble avoir doublé, en l’espace d’un an, et qui, ne pratiquent pas plus le français, que les autres, avec leurs tout petits gamins ;
        Ils et Elles sont fortement encouragés à continuer de la sorte, bien entendu.

        Ah si, j’oubliais : il est une forme « d’intégration » qui passe très bien – hormis celle du coca, et autres denrées de la sorte – c’est Halloween : de longues queues de petits gamins et gamines trépignaient, dans des grandes-surfaces du coin, dans l’attente d’être maquillés (gratuitement, bien sûr), répétant allo-ouine, allo-ouine, et tenant la main de mamans, presque toutes en boubous et (au moins) avec hijab.

        P*utain d’époque !

        • Je ne dis pas que l’assimilation n’a aucune vertu ! Je dis que la croire possiblement totale est dans certains cas une erreur. C’est une douce illusion – faute de mieux.

          • Vous saviez que les Antilles affichaient les meilleurs scores aux présidentielles du RN ?
            (Ne dites jamais à un Antillais qu’il est pareil à un Africain)

        • 2 remarques:
          -Rishi Sunak c’est justement une incarnation du multiculturalisme transnational, tel que le rêvent les partisans ultralibéraux d’un monde où tout et tous sont fluides
          -Les gamins d’origine immigrée qui tépignent pour Halloween c’est encore un exemple de ce multiculturalisme conjoint à la marchandisation généralisée puisqu’il s’agit aujourd’hui d’une fête purement commerciale

    • « Le siège de Saint-Malo par les Alliés (les photos de Miller sont occultées par la censure militaire, parce qu’elle a photographié l’un des premiers bombardements au napalm, arme alors ultra-secrète). »

      Et aujourd’hui ?

      J’en connais un ici qui va se précipiter.

      • Le napalm, c’est de la chimie d’hier (Bayer ?). L’avenir est au babiologique qui n’est encore qu’embryonnaire

          • Demandez à durit et à la flole s’ils préfèrent se faire mettre par un gode moulé à la résine ou par un vieux modèle en bois, fait main et pour la main.

            Faut tenir compte des désirs de la clientèle.

          • Peu importe, on vous laisse le choix, vous nous mettrez le model sirénien dit « le timbre-poste » avec un paquet cadeau, je vous prie.

  56. « Ces Reportages sont indispensables à tous ceux … qui croient, en sortant de leur école de journalisme, qu’il suffit de recopier les bulletins de l’OTAN ou de l’agence Tass pour écrire un article objectif, sans tremper ses rangers dans la boue et le sang. »

    Y a-t-il des reporters français en Ukraine ?

    Des Américains,des Anglais,oui,il y en a.

    https://www.cfr.org/event/covering-war-ukraine-view-journalists

    • Ce n’est pas « qui croient » ; c’est qu’on ne leur donne aucun autre choix ; c’est ça ou crève, et payés avec des lance-pierres – sauf très rares exceptions qui ont gardé un cerveau en état de marche.

      Quant aux noms cités dans l’article joint, vous noterez, Lormier qu’une est « national security correspondent », un autre « foreign affairs and defense correspondent »…
      Peut être le « contributing writer » du New Yorker peut oser un « narratif » (!) différent.

  57. Le Professeur Perronne est-il un révolutionnaire ?
    Il ne se borne pas à critiquer la politique de santé de Macron;c’est tout le phénomène Macron qu’il dissèque…et même au-delà.

    Petit fait piquant:certains conseillers Mc Kinsey incrustés dans les ministères se sont fait attribuer des adresses mail indiscernables de celles de fonctionnaires (des adresses en gouv.fr,je présume.)

    https://gettr.com/streaming/p1x9sxi9808

  58. Prochainement,sur Causeur:reportage de JP Brighelli sur la guerre en Ukraine (qui fait partie de la Grande Grèce);ça s’intitulera: A la Recherche de la Toison d’Or.

    • Toujours les mêmes mots, ces mots de guichet qui reviennent inlassablement dans la bouche de Lormier .
      Vous avez fait une longue carrière derrière les guichets ?
      Oui…

  59. Chaque fois que je masse devant le monument aux morts du village, je pense que si les jeunes de l’époque avaient eu une meilleure instruction, la (longue) liste des noms serait considérablement réduite.

      • le film…
        5 years ago
        DigitasLBi pour Nissan – «People Raising The Game» – juin 2017

        S’il y a un rapport avec les « morts pour la France »,il m’échappe.

        • Les « chances pour la France » c’est tout, ou presque, qui porte un nom venu d’ailleurs.
          Seules les marques étrangères donnent encore du boulot.
          Une façon de mourir (et pour les « marques » françaises, qui vivotent encore – on peut néanmoins acheter du made in France à la « Boutique », le terme est bien choisi, de l’Elysée),
          et pour ceux qui perdent le goût de la vie chez Amazon et ailleurs.
          Quant aux tapeurs de baballes…

    • p*tain ! même devant le monument, il (se) « masse » ;
      « maudite soit la guerre » a-t-on osé sur le monument de Gentioux (Creuse).
      Falait aussi en avoir pour se faire porter pâle, et prendre la tangente ; un certain nombre de ceux qui n’en voulaient pas ont été fusillés.

    • Dans l’espace, vous n’entendrez pas votre vessie crier qu’elle est pleine.

      Vous ne pouvez pas non plus roter.

  60. Comment le Maestro rejoindra-t-il l’Ukraine pour y faire des reportages ?

    Passer par la Mer Noire me semble très hasardeux;les voies terrestres (<Moldavie,par exemple) sont plus sûres.

  61. Dette climatique : « environ » 100 milliards de dollars

    En petites ou en grosses coupures de courant ?

  62. Fregoli parlant de mon cas (à ma demande), et j’ai la certitude qu’il donne ici le fond de sa pensée, sans provocation: « Maintenant est-ce que je vous considèrerais comme français si je siégeais dans un tel jury ? Je ne sais pas, je ne vous connais pas suffisamment. Ça dépend de la manière dont vous parlez à l’oral, de votre phénotype, de votre histoire, de votre attachement à la France, de vos mœurs aussi, etc. Non pas qu’il y ait là des critères absolument rédhibitoires (encore que la langue, si), mais la francité est une notion à degré. Socialement et ethniquement, il n’y a pas les Français et les non-Français, il y a les un peu français, les moyennement français, etc. Ça me paraît absolument évident. Donc oui, il y a toute probabilité que vous soyez moins français que moi socialement et ethniquement si j’en crois ce que je peux deviner de vous à travers ce blog. »

    – la manière dont on parle le français à l’oral : faut-il parler le prétendu « français standard » qui n’est rien d’autre que le français parisien bourgeois? Parler avec l’accent alsacien, biterrois, marseillais, savoyard, c’est être socialement moins français ?
    – l’attachement à la France : je suis attaché au pays qui a « produit » Molière, Voltaire, Diderot, Baudelaire, Hugo, Rimbaud, Char, et tant d’autres. Je suis attaché au pays et au peuple qui ont rendu possible 1789, Valmy, 1793, Condorcet, Robespierre, et tant d’autres. Je vomis (oui, je vomis) la France de la villa Susini, la France de Laval et de Pétain, la France zemmourienne, la France Soralienne, entre autres.
    Je préfère Montesquieu à Déroulède…Où me situez-vous sur l’échelle de la francité? Et d’ailleurs où prendre connaissance de cette échelle ? Existe-t-elle? On peut la trouver en vente chez Carrefour? Qui la produit? Vous?

    A ma question« Si je m’appelais Joseph Gabriel, ça passerait mieux à vos yeux? » , Fregoli repond ceci : « Il est clair que lorsque vous marquez ainsi votre différence, vous faites savoir que vous ne voulez pas être dans la norme dans ce qui est presque le fondement de votre identité sociale (nom-prénom), oui, j’ai tendance à me dire que qui veut être différent doit être traité différemment. »

    Là on est dans le délire nominaliste à l’état incandescent : voilà-t-i-pas que mes nom et prénom sont presque le fondement de mon identité sociale !
    Et que ça montre bien que je veux être traité différemment ! Allez hop, Gavrilovic, changez de patronyme, sinon c’est le charter pour Zagreb !
    Je n’ai choisi ni mon nom ni mon prénom. Je n’éprouve aucune fierté à m’appeler ainsi. Mais sachez que je n’en éprouverai jamais aucune honte.
    Si je voulais vous mettre facilement et bêtement en difficulté, je vous demanderais de révéler votre identité réelle, vous qui vous planquez derrière tant de fregolismes. Vous avez honte de votre vrai nom? Répondez, les vrais Français veulent savoir !

    J’en termine avec mon cas personnel et ne prenez surtout pas ce qui suit comme de la vantardise :
    – je m’exprime dans la langue française écrite et orale au moins aussi bien que vous,
    – j’ai une connaissance de l’Histoire de ce pays au moins aussi bonne que la vôtre,
    – j’ai une connaissance de la culture de ce pays au moins aussi bonne que la vôtre, et sans doute meilleure si j’en crois certains échanges antérieurs.
    Socialement et ethniquement moins français que vous?
    Votre échelle de francité que vous voulez m’appliquer, appliquez-la donc à vous-même sous forme de suppositoire.

    • « je m’exprime dans la langue française écrite et orale au moins aussi bien que vous »
      Tout le monde le reconnaît :
      Josip a des ressources bien plus sophistiquées que les mots de guichet.
      Oui…
      (dernier rappel pour Lormier)

    • @ Grenouille
      Prenons le cas d’un Anglais qui se présenterait pour l’obtention d’une nationalité en souhaitant garder sa nationalité d’origine, parlant un français impeccable et comparons l’intégration de sa descendance avec celle de Mamadou (chrétien ; muzz c’est une autre histoire) : l’Anglais reste Anglais jusqu’à vingt générations pas l’Africain. (Les bonnes conditions d’assimilation étant réunies, à savoir que ces deux individus n’évoluent pas socialement dans des ghettos)
      Visitez les villages français où des communautés britanniques se sont établies. Ils ne se donnent pas la peine d’apprendre la langue, ont leurs rayons alimentaires dédiés dans les supermarchés, ne lient que la presse anglaise. Réfractaires à un point tel, que les CCI de quelques départements avaient mis en place des cours d’anglais à l’usage des commerçants…
      Votre tribunal des bonnes moeurs pour une obtention de nationalité est totalement arbitraire. Ou peut-être risquerez-vous à nous donner la réponse de : Qu’est-ce qu’être français ?

      • Flo demande légitimement à Fregoli de répondre à la question « Qu’est-ce qu’être français ? ».
        Flo, vous brûlez les étapes, avec Fregoli je pense qu’il est important d’y aller en douceur et de graduer habilement les difficultés : il semble qu’actuellement il en soit encore à essayer de saisir le sens de la question « Comment peut-on être Persan? »

        • Qu’est-ce qu’être français selon Vialatte:
          « Une petite Orientale m’écrivait récemment pour me parler avec amusement du temps où on lui apprenait, suivant la plaisanterie classique, que « ses aïeux, les Gaulois étaient blonds ». Ce n’était probablement pas vrai le jour où on le lui avait appris. C’est devenu vrai par la suite. Elle y voyait une bénédiction. Sans eux, fermée dans une chambre de femmes, voilée, répudiée sur un mot, elle n’eût jamais pu devenir avocate. […] Les aïeux des trois quarts des hommes, dont beaucoup de noirs, sont aujourd’hui des Gaulois blonds. […] Nous avons tous des aïeux anthropophages, mais tous ceux qui ont appris le français ont aussi pour aïeux ces hommes à longues moustaches qui croyaient bizarrement au gui et aux vertus de l’œuf de serpent. On peut choisir plus mal. Nos aïeux, les Gaulois, ont épousé la Grèce, au cours des âges, Rome, la tradition chrétienne, qui leur a dit que les hommes sont frères, et celle de 89 qui leur a donné à penser (bien légèrement) qu’ils naissaient libres ; ils y ont appris beaucoup de choses. »

      • Être français c’est d’abord et uniquement un engagement, le marqueur le plus déterminant de tous a été supprimé : Le service militaire.
        La couleur de peau, l’ethnie, chababada, tous le reste est littérature… et pourvu que nous continuions à nous en foutre.

        • En gros : Dis-moi quels intérêts tu t’engages à défendre, et je te dirais si tu as le droit de vote.
          Ce n’est pas plus compliqué.

        • S’en suit évidemment le respect de la loi, des us et des coutumes (qui découlent d’une Histoire qui devra de nouveau être enseignée).

      • Tous les Anglois de nos territoires ne pratiquent pas que leur langue natale ! j’en ai rencontré un certain nombre qui se « débrouillaient » parfaitement en français, durant… les balades du samedi anti vax et passe, – et par là suite, j’en ai rencontré d’autres, et même des Hollandais.
        Quant aux pétasses en boubou qui aboient dans leurs phones, ce n’est pas demain la veille qu’elle tchatcherons français…
        Trois fois oui donc à l’apprentissage obligatoire de la langue française, de son Histoire et de sa Culture.

        « Ce sont les Occidentaux qui développèrent le principe de la liberté politique, de la liberté de conscience, de la pensée, avant de les mettre en pratique, au même titre que la liberté de parole et la libre expression » (D. Murray)

        • Il existe quelque chose que l’on nomme le « touriste », et donc que les commerçants qui en vivent apprennent quelques mots « étrangers » ne me paraît pas inutile ;
          c’est même un chose relativement commune dans d’autres pays.

          Quant à lire la presse – si ça se fait encore ?!, peut-être chez ceux d’un âge certain – de leur pays « d’origine » ne me semble pas anormal, pour les (dits) étrangers,
          histoire (!) d’avoir quelques potins de là-bas, toute presse nationale ne s’intéressant, en priorité, et en toute logique, qu’aux potins du pays où elle paraît.

          Quant aux boubous, quid de leurs presses nationales ? quid de leur pratique de la lecture ?

          • Mais bondieu, sortez un peu de votre trou ! Baladez-vous ! Allez voir ailleurs ce qui se passe !
            c’est par moment un peu pénible cette furieuse accroche à son « territoire » !

    • « Les s. aiment les b. dégrossies lentement à la varlope et finalement polies à l’abrasif grain 600 « ;
      plus loin : « faut tenir compte des désirs de la clientèle ».

      C’est la façon Dgng de défendre le « made in France » : il travaille (très) dur pour assouvir les envies secrètes des souris de son territoire ;
      et bien entendu, tout se négocie, sous le manteau.

  63. @ Josip

    « faut-il parler le prétendu « français standard » qui n’est rien d’autre que le français parisien bourgeois? Parler avec l’accent alsacien, biterrois, marseillais, savoyard, c’est être socialement moins français ? »

    Non, ou très, très marginalement. Je pensais surtout la capacité à parler français couramment et avec un accent qui ne soit pas furieusement étranger. Vous faites la différence entre une variante régionale du français et le pitinègue, non ?

    « l’attachement à la France : je suis attaché au pays… [+ histoire] »

    L’histoire est pour moi quelque chose d’assez négligeable (contrairement à Zemmour). J’aurais même tendance à penser que lorsqu’on traite « la France » comme un panorama historique, on part sur des bases… particulières. J’entendais surtout l’attachement à la France hic et nunc. En gros : comptez-vous vivre ou vous faire enterrer à l’étranger ? si demain la France est en guerre contre la Croatie, dans quel camp vous rangez-vous ? vous chantez ou vous sifflez la Marseillaise dans les stades de foot ?, etc.

    « Et d’ailleurs où prendre connaissance de cette échelle ? Existe-t-elle? On peut la trouver en vente chez Carrefour? Qui la produit? Vous? »

    Il s’agirait de lire – ou de comprendre. Je vous ai dit que j’entendais « français » dans un sens socialement électif en laissant à chacun la liberté de ses critères de choix. Donc l’échelle de francité, si vous voulez utiliser cette expression, elle n’est nulle part et partout, elle est dans le cœur et l’esprit de chacun des Français, chez qui, évidemment, elle peut varier du tout au tout. (J’ai d’ailleurs dans l’idée qu’un bourgeois de votre espèce, s’il était déclaré français par un jury de nationalité, n’aurait pas les mêmes critères que moi une fois qu’il aurait à y siéger. Et c’est très bien ainsi.)

    « Allez hop, Gavrilovic, changez de patronyme, sinon c’est le charter pour Zagreb ! »

    Il s’agirait de lire – bis. J’ai littéralement dit : « encore une fois, il n’y a rien d’automatique, c’est un faisceau d’éléments ». Pour quelqu’un qui se pignole sur le nom « Zadeh »…

    Et je maintiens le reste. Quand vous faites savoir, dans ce qui est la première chose (ou presque) que vous communiquez aux gens, que vous êtes différent, oui, il ne faut pas s’étonner outre mesure d’être traité différemment. Au passage, c’est la même chose pour les prénoms beaufs, prout-prout ou bobos. Il y a une certaine forme de cruauté à appeler son fils Kevin, Jean-Maurice ou Thyméo. C’est déjà assez difficile de naître et de vivre, pourquoi donc les adultes chargent-ils la barque dès la naissance ?

    Que vous n’ayez pas choisi votre nom et votre prénom ne change rien : je vous l’ai dit, la vie est injuste, nous ne partons pas tous avec les mêmes aptitudes à être coréen, français ou afghan. Si ça vous intéresse, je vous informe que vous avez la possibilité d’avoir un nom d’usage ou de franciser votre patronyme (ce qui était à peu près obligatoire au moment du CNR, tiens…). Et vous pouvez aussi avoir un prénom d’usage ou le changer à l’état civil sans trop de problème dans ce genre de cas. À vous de voir si vous entrez dans la boulangerie en disant bonjour ou pas – rien ne vous y oblige.

    « Vous avez honte de votre vrai nom? »

    Non. Il y a beaucoup de choses que je n’aime pas chez moi, mais mon prénom, non, ça va. Assez court, efficace, des références dans la tradition antique, chrétienne et française, une joli sonorité – tout va bien. Quant à mon nom, qui est celui de mon géniteur, je l’aurais probablement changé pour celui de ma mère s’il n’y avait pas eu mon grand-père, qui m’a en partie élevé.

    « Socialement et ethniquement moins français que vous? »

    Il y a de bonnes probabilités que oui. Mes compatriotes jugent, « pour le meilleur et pour le pire », selon tout un tas d’autres critères incluant l’ascendance, le phénotype, l’histoire personnelle, l’intégration sociale, c’est-à-dire tout ce qui ne ressort pas des aptitudes livresques mais charnelles. Je crois avoir une certaine avance sur vous vis-à-vis de ces critères. Mais je crois aussi que la vie n’est pas un concours de francité – il faut avoir des choses à se prouver pour se le figurer.

    (Il se trouve que lorsque je rencontre des gens impolis à Paris, ils s’interrogent souvent sur mon accent, hésitant entre la Belgique, Neuilly-sur-Seine et la Touraine – oui, à moi aussi, ça me paraît curieux. Et truc incroyable, mais vraiment incroyable, hein, j’arrive à vivre, horresco referens, en n’étant pas l’archétype du français.)

    • Nouveauté luxembourgeoise, me raconte ma sœur : sur le site gouvernemental, pour gérer tout problème administratif, une dernière rubrique : « comment faire pour changer de sexe et de nom. »

    • Dans l’esprit des chaînes de télé, donc des français, toute la Russie jusqu’à Vladivostok est ukrainienne.

  64. @ Flo

    Je ne comprends pas vraiment où vous voulez en venir avec votre exemple Anglais-Mamadou. Vous voulez me faire dire qu’un Mamadou peut être plus assimilé qu’un William ? C’est l’évidence. Ce que je dis, en revanche, c’est que l’assimilation se torche le cul de la morale « tout le monde il est égaux » et est foncièrement inégalitaire : le potentiel d’assimilation maximale est pour William plus élevé que pour Mamadou – pour des raisons que vous n’aurez pas de mal à deviner, j’en suis sûr. (Accessoirement : vit-on dans des puits de potentiel ? Si ma tante en avait deux…)

    Et sur le point précis « Qu’est-ce qu’être français ? », je crois avoir répondu assez précisément avec une définition stipulative externe (socialement électif) et (pseudo-)réaliste interne (critères perso).

    • « le potentiel d’assimilation maximale est pour William plus élevé que pour Mamadou  »

      Le potentiel d’assimilation n’existe pas.
      On souhaite s’assimiler ou on ne souhaite pas s’assimiler. Ou encore, vous êtes enceinte ou vous n’êtes pas enceinte ou encore, vous êtes mort ou vif.

      Il n’y a pas d’échelle de graduation dans la volonté de s’assimiler. Le potentiel volontaire de Mamadou sera toujours supérieur à celui de William.

        • Non, aucune morale, ne noyez pas le poisson. Soyez plus direct. Dites simplement que l’Anglais s’adressant en british à la boulangère vous gènera toujours moins, sera plus apprécié dans votre décor que l’accent qu’emploie Mamadou pour demander une baguette.

  65. Mauvais souvenir d’une rencontre angloise, Flo ?!
    une question : croisez-vous beaucoup de boubous et jihabs sur votre « territoire » ?!

    • Interrogez les Irlandais que j’ai côtoyés ils vous en parleraient de façon encore différente de la mienne, je me base sur ce que j’ai observé plusieurs années.
      Quant au boubous et autres jihabs, je me suis exprimées plus haut sur ce qu’était être français. Tous les candidats Anglais ou non, ne souhaitant pas s’assimiler, et ne respectant pas les lois les us et les coutumes (prière dans les rues), et faisant l’objet de plusieurs condamnations sont invités à quitter le territoire.
      La question échangée avec Grenouille portait sur la qui peut être candidat à la nationalité française ? Je maintiens que ce n’est pas une question de couleur de peau mais de mentalité, je maintiens également que l’Anglais est plus réfractaire à l’assimilation que l’Africain. Ça ne plaît pas de l’entendre ? Je m’en fiche royalement, je ne bougerai pas de ma position.

      • Libre à vous ! Je peux aussi vous rétorquer la même chose !
        A quoi bon débattre, alors ?!
        Les Africains que je côtoie ici, sont dans leur grande majorité très proches de l’islam – c’est là que le bât blesse, et ça me gêne.

        • J’ai précisé que je ne parlais pas dans l’exemple donné à Grenouille de l’Africain musulman. C’est encore autre chose.

        • Niveau « mentalité » (?!), je me suis sentie beaucoup proche des Anglois que j’ai pu côtoyer lors des samedis « anti », durant lesquels je n’ai jamais, au grand jamais, vu un Africain, sinon un seul jeune Beur – toujours le même – qui eux, selon l’habitude, continuaient de traîner, d’un Pmu à l’autre.

        • WTH, l’islam n’est pas une couleur de peau, c’est une idéologie politico-religieuse totalitaire, un « englobant » comme le dit fort justement Tarik Ramadan. Ce n’est pas la couleur de peau qui empêche l’assimilation (voir plus haut le beau texte de Vialatte), c’est le corpus politico-religieux coranique xénophobe, intolérant et suprémaciste.

          • Je sais ce que c’est que l’islam, merci ; pas besoin de leçon ! j’ai déjà dit, ll me semble, que le jour où sur la terrasse, en face de chez moi, j’ai vu égorger le mouton, comme jamais – en direct, son et lumière – que j’ai vraiment décidé de foutre le camp.

            Tous ceux que je vois ici, et ils sont nombreux, ne sont pas blancs de peau ; point barre.
            Ce qui ne fait évidemment pas, de toute peau non blanche, un islamiste ; je ne suis pas stupide à ce point !

  66. Langue(s) et touristes (dernière) :
    « authentoc, authentoc », entendait-on, il y a qques décennies, dans la vallée du Nil ; ils ont maintenant fait des progrès.

  67. WTH 14 novembre 2022 At 15h35
    Mais bondieu, sortez un peu de votre trou ! Baladez-vous ! Allez voir ailleurs ce qui se passe !
    c’est par moment un peu pénible cette furieuse accroche à son « territoire » !

    Ohh ! Tout doux ! Vous n’allez pas m’apprendre la vie, vraiment pas, ni la connaissance du genre humain ni celle DES territoires.
    Calmez-vous !

    • C’est que dès qu’on montre un peu les dents, la Flo s’agace ; seule elle, a ce privilège ! Allez à plus !

  68. Etre Français…Francité…
    Et la franchouillardise, ça vous parle?
    Si si, ça existe…:
    Vous avez déjà vu des hordes de supporters de foot?
    Vous avez déjà croisé des groupes de chasseurs vers 15:00, après 3 apéros, le repas arrosé au gros rouge qui tache et 4 rasades de digestif?
    Vous avez déjà mis les pieds dans un bar-PMU?
    Vous avez déjà croisé des militants de « Reconquête » à la sortie d’un meeting de Zemmour?

    Est-ce que les Français « socialement et ethniquement plus français que d’autres » revendiquent, plus ou moins fièrement, une certaine part de franchouillardise?

    • 1) Le connard est universel, chaque pays ayant son lot de crétins bien à lui… Si, la Yougoslavie aussi, Josip, si si, je vous assure
      2) On s’ennuierait ferme si nous n’en n’avions pas.

    • « Vous avez déjà vu des hordes de supporters de foot? » : oui.
      « Vous avez déjà croisé des groupes de chasseurs vers 15:00, après 3 apéros, le repas arrosé au gros rouge qui tache et 4 rasades de digestif? » : bof, c’est (surtout) un cliché d’urbains, ça ne correspond pas, dans ces proportions, aux chasseurs que je connais.
      « Vous avez déjà mis les pieds dans un bar-PMU? » : disons que oui.
      « Vous avez déjà croisé des militants de « Reconquête » à la sortie d’un meeting de Zemmour? » : à la sortie d’un meeting de Zemmour, non.

      « Est-ce que les Français « socialement et ethniquement plus français que d’autres » revendiquent, plus ou moins fièrement, une certaine part de franchouillardise? » : certainement. Et donc ?

      Vous pouvez trouver ces gens stupides, sots, fats, manipulés, aveugles, dévoyant la démocratie ou que sais-je. Reste que s’« ils » ne vous considèrent pas français, vous demeurez un français de papier. Le sentiment d’appartenance au groupe n’est pas en votre possession exclusive – étonnant, non ?

      • Vous éludez la double question centrale :
        – Peut-on, faut-il, être fier d’être Français?
        – Peut-on, faut-il être fier d’être franchouillard ou d’avoir en soi une certaine part de franchouillardise?

        • Pardon d’éluder les questions qui ne sont pas posées !

          « Peut-on, faut-il, être fier d’être Français? » : mais chacun fait bien ce qu’il veut ! Moi je ne suis pas un père la morale prétendant dicter aux gens leur conduite. Certains sont « fiers » d’être français : très bien pour eux. Certains ne le sont pas : très bien pour eux aussi. Je n’ai pas la prétention de régenter la conduite des gens en dehors de ce que j’aimerais être réglé par la loi (et dans le cas d’espèce, non, je ne souhaite pas qu’il y ait une loi pour interdire aux gens d’être fiers d’être français – c’est mon côté libéral). Je vous ai dit, aussi, ce qu’il en était *personnellement* pour moi : ni fierté, ni honte d’être français – même s’il faudrait un peu définir ce que vous entendez par fierté ou honte (peut-être ma conduite vous conduirait-elle à affirmer que je suis fier de l’être mais je ne trouve pas que la situation corresponde à l’usage).

          « Peut-on, faut-il être fier d’être franchouillard ou d’avoir en soi une certaine part de franchouillardise? » : qu’est-ce qui différencie être franchouillard et être français ? Une question de degré sans doute. Donc même jurisprudence que la question du dessus.

          • Grenouille 14 novembre 2022 At 17h35
            Pardon d’éluder les questions qui ne sont pas posées !

            Vous avez toujours eu des problèmes avec le repérage de l’implicite et avec le subjonctif. Nobody’s perfect.

      • « Le sentiment d’appartenance au groupe n’est pas en votre possession exclusive – étonnant, non ? »
        Il y a des groupes auxquels je n’ai nulle envie d’appartenir, des groupes dont je ne sollicite aucunement l’adoubement – étonnant, non?

    • Si on devait faire le concours du plus gros nombre de très gros connards respectifs par pays, la France est loin d’être la grande gagnante, nous avons beaucoup de monde devant nous. (Je tairai le pays gagnant potentiel, WTH pourrait mordre)

      • Non seulement vous comprenez rarement ce qu’on vous dit mais en plus qu’est-ce que vous êtes lourde bon sang… Laissez donc les gens sages causer entre eux.

      • Oui Flo, il y a des connards en Croatie, en Bosnie, au Royaume-Uni, partout.
        Et donc une autre question sous-jacente est : y a-t-il des traits distinctifs communs aux connards croates, serbes, américains, français, britanniques etc.?
        Et si la réponse est oui, quels sont ces traits distinctifs?
        Y aurait-il une connardise transnationale? Et sur quelles bases (idéologiques? intellectuelles? sociales? « raciales »?) la définir?

        • Vous posez le même problème que la Grinouille (accent berbère de rigueur), la connerie n’a pas d’échelle de graduation ou de signes distinctifs qui la diffère d’une autre. En d’autre terme, on est con ou on ne l’est pas.

  69. Fregoli :
    « Vous faites la différence entre une variante régionale du français et le pitinègue, non ? »
    Les variantes régionales du français (le français non-standard, le français non-parisien bourgeois) sont un élément de discrimination grandement sous-estimé. Vous semblez l’ignorer.

    – Un excellent ami, qui parlait un français de très bon aloi avec un net accent marseillais, s’est entendu demander à Paris s’il était Français, par des gens pourtant éduqués. Authentique.
    – Le journaliste Jean-Michel Aphatie, à l’accent du sud-ouest assez prononcé, raconte qu’à ses débuts, à RTL, le patron de l’époque (Philippe Labro) a voulu le retirer de l’antenne parce que, disait-il, « un accent pareil ça ne fait pas sérieux quand on fait dans l’éditorial politique ».

    Deux beaux exemples de franchouillardise (et de parisianisme), non?

    • « Les variantes régionales du français (le français non-standard, le français non-parisien bourgeois) sont un élément de discrimination grandement sous-estimé. Vous semblez l’ignorer. »

      Vous êtes bien gentil Josip mais il s’agirait d’être un peu attentif au contexte. Après m’avoir reproché de ne pas répondre à des questions que vous ne me posiez pas, vous me « reprochez » de ne pas parler de la conception linguistique de certains quand j’expose explicitement la mienne propre… Je vous ai dit que dans les stipulations que je faisais sur la francité je n’incluais pas (beyond a reasonable doubt) l’accent régional – je n’ai jamais dit que d’autres ne le faisaient pas. Quand je parle de moi (et vous aurez remarqué que ça arrive très souvent), je parle de moi. Moi je n’ai pas la tentation de faire parler les autres à travers moi.

      « Deux beaux exemples de franchouillardise (et de parisianisme), non? »

      Quand on en arrive à lier franchouillardise et parisianisme, il faut se poser des questions de définition.

      • Dont acte pour la première partie de votre message.
        Votre dernière phrase appelle quelques remarques :
        – parisianisme et franchouillardise ne sont pas identiques, j’en conviens.
        – il y a néanmoins un espace inter-sectionnel, ou si vous préférez, un dénominateur commun : celui d’une forme de chauvinisme bas de plafond et du rejet – plus ou moins fort – de ce qui n’est pas soi, au nom de l’entre-soi : « il n’est bon bec que de Paris », « fiers d’être marseillais » (vous voyez que j’ajoute le marseillanisme), « tu ne parles pas le même français que moi », »ton accent n’est pas le bon », « pinzuti »(et voilà que j’ajoute la corsitude!), ne faites pas semblant de ne pas voir le dénominateur commun.

        • Bien sûr mais l’espèce de transitivité franchouillardise – chauvinisme – parisianisme est assez mal venue. Par pudeur je n’insisterai pas.

    • Et bien dommage que Labro ne se soit pas laissé aller… Il aurait débarrassé l’antenne d’un crétin et d’un salopard de 1ère.

        • Mais si ! la « caste » se doit d’en finir avec toute spécificité régionale, si j’ose dire…
          C’est Paris, qui donne le ton, après Bruxelles, bien sûr !

    • Concernant le militant LREM Apathie, on aurait effectivement dû le retirer de l’antenne. Ou la lui mettre.

  70. Josip vit dans un monde où Superdupont parle le français parisien bourgeois et où Inès de La Fressange se sent plus proche de Germaine que de Michèle Obama. Quel fin moraliste, y a pas à dire.

    • Je ne relève pas. Quand vous êtes un peu con en croyant être drôle, vous ne faites pas les choses à moitié.

    • Se moquer d’Inès de la fesse d’ange, qui les a à peu près sur le même modèle que Jane B., c’est moche !
      Ses filles ont fait l’école alsacienne ; l’essentiel est là, aussi.

  71. Josip Gavrilovic 14 novembre 2022 At 17h31
    Et si la réponse est oui, quels sont ces traits distinctifs?
    Y aurait-il une connardise transnationale? Et sur quelles bases (idéologiques? intellectuelles? sociales? « raciales »?) la définir?

    Quand un groupe s’enferme dans un paradigme territorial et donc liguistique, quelque soit son origine, il se prive de l’exercice d’adaptation.
    Je ne comprends pas que vous singularisiez ce phénomène uniquement à la France.

    (La Grinouille, c’est une question qui m’a été posée par Josip, posez vos yeux ailleurs si ça vous gène)

    • Flo, j’ai été on ne peut plus clair. La connardise est partout.
      La déclinaison locale de la connardise, appelons-la franchouillardise. L’occasion était belle d’en convoquer les manifestations au moment où Fregoli parlait de « francité » à plusieurs degrés.
      Bises.

  72. Grenouille 14 novembre 2022 At 17h18
    Non seulement vous comprenez rarement ce qu’on vous dit mais en plus qu’est-ce que vous êtes lourde bon sang… Laissez donc les gens sages causer entre eux.

    Mon petit bonhomme, vous vous êtes illustrez ce jour avec un projet de tribunal populaire impartial sur la question de l’attribution de la nationalité qui restera sans doute dans les annales des plus grosses inepties balancées sur bdâ. Vous pouvez toujours nous les pondre sous un angle incisif garni d’un verbe ampoulé, elles n’en resteront pas moins très connes.
    Vous avez fait le mort durant deux heures avant de répondre à la question « qu’est-ce qu’être français » en reprenant quelques arguments qui avaient déjà été donnés sous cette forme qui vous caractérise « j’en fais des caisses ». Ne me jetez pas la pierre quand je pars à la dédramatisation ou que je me loupe sur une question parce que l’heure est tardive et tentez à votre tour d’admettre que vous dites parfois des conneries.

    • « Vous avez fait le mort durant deux heures avant de répondre à la question ’’qu’est-ce qu’être français’’ »

      Vous êtes complètement frappadingue. Je vous ai répondu littéralement dix minutes après avoir répondu à Josip – c’est-à-dire que j’ai ouvert Bd peu après m’être réveillé (d’une nuit pas aussi endiablée que je l’aurais voulu).

  73. J’aimerais faire une mise au point. Il y en a qui prétendent que je complote dans leur dos en communiquant avec tel ou tel participant de ce blog.
    Le dernier intervenant que j’ai contacté (de visu, en l’occurrence), c’est Dugong, et cela remonte à avril dernier (salut à toi !).
    Je n’ai joint personne d’autre, en aucune façon — et j’aimerais beaucoup que les uns et les autres confirment cette déclaration.
    Et JE NE SUIS PAS Grenouille !
    Merci. Et qu’on ne me casse plus les oreilles avec des jérémiades paranoïaques.

    • Ok, je me dénonce : je suis les jérémiades paranoïaques mais je ne suis pas celle qui l’a accusé d’être Grinouille (avé l’accent berbère)

      • Echanges deux mails avec JPB :
        1)réception de qques « cours » (= « Litt » 1, 2, etc, vraiment passionnants), il y a un peu plus de 2 ans ;
        2)après « violents » mots d’oiseaux de Flo (un peu moins de 2 ans), j’ai été chouiner – je reconnais que c’est crétin, mais c’est par… manque d’habitude, sans doute.
        Et depuis, nada, et franchement, il faut n’avoir rien d’autre à faire qu’emmerder JPB, qui lui, a beaucoup à faire, et pour notre plus grand intérêt !

    • (((Je n’aurais pas cru devoir écrire cette phrase un jour – remarquez que ça me flatte, moi qui pensais écrire si mal – mais JE NE SUIS PAS Brighelli…)))

    • Comment peut-on penser que Brighelli et Fregoli ne font qu’un?
      Le premier est la finesse incarnée, le second a la légèreté d’un pachyderme en état d’ébriété…

    • Oui il est temps de faire une mise au poing en évoquant, dans ces colonnes consacrées à l’érotisme, la pratique du fist-fucking!

  74. @Cyrano, qui se targue d’avoir lu des livres, lui, voici de la lecture :

    Je ne connais ni Brzezinski ni les livres que vous citez. Mais ma réflexion sur « la CIA contrôle l’univers, la preuve, ils ont des agents influents à Kyiv et ils veulent du mal à la Russie, ils l’ont dit » est la suivante :

    Bien entendu que la CIA est présente, et qu’elle était présente à Kyiv le jour de Maïdan. Cela aurait été une faute professionnelle de leur part de ne pas y être.
    Je suis sûr et certain qu’il y avait et qu’il y a encore aujourd’hui à Kyiv des agents du Mossad, du MI6, de la DGSE, et des services de renseignements de plein de pays. Il y a aussi des ambassadeurs de tout un tas de pays qui peuvent être considérés comme autant d’influenceurs étrangers.

    De tout temps, chacun a essayé de convaincre les autres du bien-fondé de ses idées et de sa façon de faire. En privé, au travail, partout, y compris entre pays. Rien de nouveau sous le Soleil, pour cela il faut se renseigner, pour comprendre comment se faire comprendre à son tour.

    Donc, le FSB (à priori très présent à l’époque de Ianoukovitch, mais là ça ne gêne pas les pro-russes dirait-on) et la CIA ont donné leurs arguments, les Ukrainiens ont choisi dans les urnes, et leur choix doit être respecté.

    Géostratégiquement, pour moi ce sont les 50 années de domination de la Russie sur une grande partie de l’Europe qui sont l’anomalie. Les élucubrations d’un Brzezinski n’y changent rien. Au passage, ce monsieur a-t-il envoyé des chars envahir l’Ukraine ou la Russie? A-t-il envoyé des missiles sur des maternités et des hôpitaux? A-t-il violé des enfants sous le regard de leurs parents? A-t-il exécuté sommairement des passants? Je ne crois pas…
    Mais il y a bien une lutte d’influence comme tous les pays s’en livrent. Et effectivement l’URSS puis la Russie n’a pas été la dernière sur le sujet.

    En revanche il y a des faits historiques qui n’ont pas de symétrie entre les deux blocs, et dont les ukrainiens se souviennent : l’holodomor, l’écrasement de l’armée anarchiste par les bolcheviques durant la guerre civile, les années d »annexion au sein de l’URSS, la tentative de trucage des résultats de l’élection présidentielle de 2004 avec l’appui du Kremlin, etc. Et bien sûr les massacres en cours par l’armée russe.

    Au sujet de Bandera :
    J’ai parcouru Hitler’s Shadow, livre de 2010, donc pas du tout récent opportunément ressorti en France il y a quelques semaines (tiens tiens…), en ligne en anglais : (https://www.archives.gov/files/iwg/reports/hitlers-shadow.pdf)
    et qui parle de la récupération éventuelle de nationalistes Ukrainiens par les alliés contre l’URSS, il y a une vingtaine de pages là-dessus (chapitre V).
    Son compte-rendu sur Bandera est intéressant, il décrit les « exploits » du bonhomme pendant la guerre, puis ses tentatives pour se faire subventionner par les services alliés pour lutter contre l’URSS. A priori, et contrairement à ce que votre poilu raconte, les USA étaient très dubitatifs sur son efficacité et ont essayé de le sortir du jeu plutôt qu’autre chose, les anglais l’ont aidé un peu avant de rapidement le laisser tomber, mais les allemands de l’Ouest, eux, ont mordu. Globalement rien de neuf sous le soleil, comme le disent les autres subclaquants, et plutôt dans le sens « les US ont fait attention où ils mettaient les pieds assez rapidement »… Je me demande si vous avez vraiment lu ce livre, ou alors l’édition française diffère de l’américaine.
    Maintenant considérons votre point de vue en admettant que les actions de Poutine n’étaient pas offensives (étendre l’influence russe), mais défensives : Il a vu son « empire » (qui n’est déjà que les restes d’un empire disparu, vaincu, l’URSS) miné depuis des années par le « softpower » des USA, aidés par leurs alliés européens. Il a dû faire face aux tentatives de révolutions en Biélorussie, au Kazakhstan, à la guerre entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, un conflit au sein même de l’OTSC, son outil d’influence. La « sécession » de l’Ukraine étant la cerise sur le gâteau qui a fait déborder le vase.

    Là où je ne saurais rejoindre les trolls russes, c’est sur la légitimité, et bien sûr la moralité, de ses actions. Il a réagi comme on réagissait en Russie, en URSS, par la violence et la répression.
    Pour faire simple, il avait plusieurs solutions pour raffermir son pouvoir autrement. Comme l’UE, en luttant pied à pied contre l’influence américaine par tous les moyens pacifiques (politiques, économiques, diplomatiques), il avait là des atouts que ne possède pas l’UE : des ressources, son indépendance, l’homogénéité relative de sa sphère d’influence. Il pouvait également – et c’est une solution tellement évidente, utilisée depuis l’aube des temps, qu’on ne comprend pas pourquoi il ne l’a pas fait – chercher des alliés. La Chine vient immédiatement à l’esprit, mais l’UE, si plus influencée par les USA, mais divisée et en cours de construction, était assez ouverte. Et ça permettait de mettre un coin entre elle et les USA.

    Au lieu de ça, il va gâcher tout en allant à l’affrontement, bravant la légalité, tentant de contrer le « Soft power » par le « hard power ». Poutine aurait bien été « attaqué  » indirectement par les USA, mais il est entièrement responsable des horreurs qu’il a volontairement déclenchées.

    Un mot sur la politique américaine : Tous les états ont une politique internationale basée sur leurs intérêts. C’est vrai même pour les USA qui se posent pourtant en « gendarmes du monde ». C’est souvent très pragmatique. On accepte de vendre des armes a tel régime dictatorial, on soutient tel autocrate, on corrompt, on fomente des troubles et des coups d’état, on espionne, on soutien telle faction contre telle autre.

    Mais on ne veut pas se fâcher avec ses alliés, on doit respecter son opinion publique, la réélection étant en jeu. Et on doit compter avec les contre-pouvoirs, la Presse, les ONG. Et l’Opposition, toujours à l’affut d’un scandale et les forces économiques, qui ont leurs propres intérêts. Et on a, quand même, des valeurs qui empêchent de faire n’importe quoi.

    C’est pas toujours ragoutant, mais il y a des règles et des limites que l’on se garde bien de franchir.

    Poutine s’en est affranchi. En bon autocrate sans moralité, il a négligé tous les garde-fous, toutes les influences extérieures, appliquant la seule recette qu’il connaisse, la violence, la guerre. Et ça, c’est impardonnable.

    Pour finir sur votre charmante déclaration selon laquelle, « on ne fait pas de (géo)politique avec de la morale » : ce sont les démocraties qui ont moralisé la politique internationale. La Charte de l’ONU en est la pierre angulaire. Elle donne un cadre qui oblige toutes les nations, une référence qui permet de juger ce qui est « bien » ou « mal ». Sans elle, l’ONU ne serait qu’un organisme sans foi ni loi ou les « Grands » se partagent le monde, ou se coordonnent leurs actions.

    Mais, comme tout cadre, il y a des moyens de le contourner, des « zones grises » où les pays occidentaux vont parfois s’aventurer quand leurs intérêts les y pousse. On a parfois même du « gris foncé », comme pour la seconde Guerre du Golfe.

    Qu’on ne s’y trompe pas, toutefois, si les démocraties y vont parfois, les dictatures se complaisent dans ces zones grises. La moralité est la dernière de leurs préoccupations. Si elles ne vont pas carrément dans la zone noire, c’est par peur du retour de bâton, pas à cause de préoccupations humanitaires ou humanistes, dont elles n’ont que faire.
    Poutine est le premier a oser s’aventurer si loin du « côté obscur ». Il avait déjà flirté avec le gris foncé (assassinats d’opposants dans des pays étrangers, déstabilisation dans le Donbass…) avant d’entrer carrément dans le noir avec l’annexion de la Crimée et, surtout, l’attaque de l’Ukraine. On n’est plus dans les arrangements avec la Loi, le « pas vu, pas pris », les arrangements avec la vérité, il devient carrément un rebelle sans scrupules, un bacille qu’il faut éliminer pour l’empêcher de nuire et éviter la contagion.
    Alors quand vous prétendez paraphraser Malraux, voici en réalité ce que vous voulez dire : « J’ai choisi un camp et je me fiche des crimes ou des atrocités que le camp que j’ai choisi a commis(es) ou commettra. » Mais quand il s’agit de l’AUTRE camp, bien sûr, vous criez au complot, à la perfidie, à l’impérialisme, au néo-nazisme, etc. donc à la morale.

      • Très bien. Vous êtes donc lucide sur vous-même. C’est un début. En attendant, si j’ose dire, c’est un peu court, jeune homme…

          • C’est peut-être audacieux au point d’être dangereux mais j’ai pris l’habitude de penser par moi-même. Ce qui ne veut pas dire que je ne lis pas des livres mais comme je l’ai écrit plus haut ça me semble un peu présomptueux d’exiger de son interlocuteur qu’il ait lu tel ou tel ouvrage avant de débattre avec lui. Je préfère essayer de développer ma pensée en argumentant plutôt que de la placer sous le bouclier d’une autorité quelconque. Mais si vous dites que Brzezinski a le même point de vue que le mien, est-ce que ça voudrait dire que cela valide ma thèse?

            Plus sérieusement, je vous ai répondu assez longuement et je constate que vous refusez de débattre et en restez au niveau puéril de l’invective et du sarcasme. Ce n’est pas grave. J’ai dit ce que j’avais à dire. Je reviendrai quand l’Ukraine aura gagné la guerre.

            A part ça, les Démocrates ont conservé le Sénat. J’espère que le chapeau avait bon goût.

            Героям слава !

  75. « et j’aimerais beaucoup que les uns et les autres confirment cette déclaration »

    Je vous assure, Monsieur le Procureur, j’ai essayé de séduire Brighelli et il s’est refusé à moi ! Même pas un petit bleu, même pas un coup de téléphone, alors que j’ai pourtant la croupe saillante… Je ne suis pas même certain qu’il sait que j’existe !

  76. « Fregoli parlait de « francité » à plusieurs degrés »

    C’est l’évidence même. Un certain mathématicien – dont je ne vous ferai pas l’offense de rappeler le nom – parlait de théorie des ensembles flous et d’appartenance à degré. Pour une fois que « sa » théorie pouvait ne pas être inutile…

    • C’est typiquement ce qui est insupportable à la gauche populaire – ce déni d’une réalité frappante comme la mosquée au milieu du village. Comme si Mamadou arrivé en France il y a trois ans était aussi français que je ne le suis…

      • Écoutez Fregoli, vous ramez, vous ramez, vous ecopez, vous ecopez, mais en vain.
        Entre votre « orthodoxie de l’anti-France » et votre « francité à gradients », même pas besoin de vous tendre des pièges grossiers, vous vous piégez très bien tout seul…

        • Vous savez Josip, les fins connaisseurs de la rhétorique savent que plus « on » se sent obligé de dire que l’autre rame, est en difficulté, n’est pas convaincant ou que sais-je, plus « on » montre sa propre fragilité. Si l’inanité d’une démonstration est frappante, il n’y a pas besoin de la souligner, elle est… frappante, elle apparaît d’elle-même.

          C’est un principe d’économie du discours : moins de conclusions, plus d’arguments, moins de méta, plus d’intra !

          • Allons bon, voilà maintenant que Fregoli veut m’apprendre la rhétorique… qui est ici le cadet de mes soucis.
            Vous connaissez l’histoire du gamin qui, seul, ose dire « Le Roi est nu… » ? Eh bien moi, loin de toute rhétorique, je me borne à dire « Fregoli est à poil  » quand il parle de  » l’orthodoxie de l’anti-France » et des « échelons de francité ». Se retrouver à ce point déshabillé, ça confine au strip-tease ou à l’exhibitionnisme, l’attentat à la pudeur n’est plus très loin.
            L’amusant avec vous, Fregoli, c’est que, en difficulté, vous essayez d’allumer des contre-feux, souvent de l’ordre du méta et très peu dans l’intra, en contravention de vos grands principes !

          • Pour « l’orthodoxie de l’anti-France », je vous ai déjà répondu d’une part que vous n’aviez pas compris que l’orthodoxie ne s’appliquait pas à la définition du concept (objet), mais à la définition de la France par ceux ramassés par l’expression d’« anti-France » (domaine), d’autre part que le post étant adressé à Brighelli dans une expression amicale je n’avais pas de prétention particulière – une fois de plus, il vous serait opportun de prendre en compte le contexte et de ne pas juger un genre avec les canons d’un autre genre.

            Pour « degrés de francité » (certainement pas « échelons », qui suppose la discrétion alors qu’il y a continuité – décidément…), une seule question : vous ne connaissez pas la théorie des ensembles flous ?

    • Il faut beaucoup d’imagination;c’est un peu comme ceux qui voient des phallus partout (un mât,un poteau télégraphique etc.) Flaubert s’en moque quelque part.

  77. Mendax :
    On ne peut pas s’intéresser à cette guerre Otan-Ukraine, vs Russie, sans connaître un peu des… EU, et cela passe – désolée de faire écho à Cyrano – par un minimum de connaissance de… Z. Brzeziński ;
    c’est lui qui est à l’origine – et ses principes et théories continuent de l’être – de toute la politique étrangère américaine… depuis les années 1970 ;
    Brzeziński a officié sous Carter, Reagan, Bush et Obama.

    Ceci dit, vous ne savez absolument rien, pas plus que nous, pas plus que ceux qui s’affirment « spécialistes » de cette guerre – qui à ce jour, reste non déclarée, des deux côtés – de quoi il adviendra ; d’ailleurs, certains, les plus honnêtes (!) le reconnaissent même, avec humilité.

    Personne ne sait, non plus, ce qui peut se passer « en coulisses » …
    pas plus qu’on ne sait même encore (!) si la Chambre obtiendra une (faible) majorité républicaine ;
    ce qui, de toute façon, ne changera pas grand-chose, si ce n’est, peut-être un peu moins de millions de dollars envoyés à l’Ukraine.

    Quant à « manger notre chapeau », franchement non ;
    il est bien d’autres «problèmes », sur le sol français, actuellement susceptibles de retenir notre attention, et qui touchent notre proche avenir, indépendamment de cette « guerre ».

    • J’admire votre vocation d’auxiliaire de vie scolaire, mais d’expérience je sais qu’il est très difficile de faire entrer dans la lecture un gamin qui n’aime pas les livres.

  78. Avant de commencer la lecture de « La claire fontaine » de David Bosc sur les dernières années de Gustave Courbet j’ai regardé cette série de vidéos intitulées « Gustave Courbet peintre politique »:
    https://www.youtube.com/watch?v=7gpNwKwARCA&t=34s
    Lise M. est très intéressante(surtout à 3’55 quand elle croise les jambes), sa restitution du contexte historique, ses analyses des œuvres, les rapports entre Proudhon et Courbet… C’est une très bonne introduction au livre en tout cas.
    NMRP

    Sinon, j’ai vu Barbarian, et une fois le film arrêté, j’ai eu très très peur d’aller fumer ma dernière clope, d’autant plus que je n’ai jamais fumé de clope de toute ma vie. J’ai raconté tout le film à une pote qui a flippé pendant 20 minutes. Il y a de bonnes choses même si c’est toujours un peu pareil ces films là. La première partie m’a un peu lassé vers la fin parce que trop efficace en fait, trop vu, trop fait, mais il y a une sacrée bonne mise en scène, ça a été tourné avec 3 bouts de ficelle dans un décor unique et ça nous tient en haleine du début à la fin avec ce drôle de changement de point de vue en milieu de film. J’aime bien le personnage du connard et la meilleure scène c’est quand même quand il l’attrape par les cheveux pour la jeter dans le vide. Ils se sont fait plaisir. D’ailleurs au sujet de la fin j’ai vu sur le net que Bret Easton Ellis aurait préféré que le connard soit le seul à s’en sortir, ça lui paraît malhonnête et trop moral que ce soit la fille.
    Je trouve ça bête moi ce que dit BEE. Encore une fois avec ce genre de remarque sur les films ce sont ceux qui parlent de morale qui moralisent et qui prennent un film pareil beaucoup trop au sérieux. C’est d’autant plus con qu’elle va mourir cette pauvre fille, ça fait 20 minutes qu’elle a une balle dans le foie.
    Bye

  79. A quoi sert l’ONU ? Avant d’envahir l’Ukraine, Poutine leur a adressé un message,expliquant son point de vue. L’ONU lui a-t-elle répondu ? Y a-t-il eu un effort diplomatique quelconque ?
    A-t-on demandé des explications aux Etats Unis sur les exercices militaires menés chaque année sur le sol ukrainien, aux portes de la Russie ?

    https://digitallibrary.un.org/record/3959647?ln=fr

  80. La Russie n’a pas connu d’autre régime que tyrannique;le tyran Poutine décide d’envahir l’Ukraine;les Russes, quoi qu’ils en pensent,ne peuvent rien faire pour s’y opposer.

    Savons-nous ce qu’ils en pensent ? Non,car nous ne savons rien de ce qui se passe derrière le rideau de fer (qui est toujours là).

    Rien,ou peu de choses;nous savons qu’il a eu des manifestations où on brandissait des pancartes « Non à la guerre »… Combien sont-ils,les opposants ? Et de toute façon ,les manifestations ont été réprimées de telle façon qu’il n’y en a pas eu de nouvelles.

    On s’étonne que les Russes, à Kherson,aient déterré les ossements de Potëmkine pour les rapatrier en Russie.

    Mais enfin Potëmkine est russe, pas ukrainien;et on ne peut pas faire comme si Kherson n’avait pas été fondée par Catherine II.

      • Vous marchez sur les plate-bandes d’abcmaths;Lormier a trop de savoir-vivre pour vous emboîter le pas.

        • Lormier, il est hors de question que vous m’emboîtiez quoi que ce soit!
          Sinon, j’ai le nom de la russe sur le bout de la langue.

        • Ce n’est pas une question de savoir-vivre!
          Avec la meilleure volonté du monde, vous ne pourrez pas emboîter le pas de Cyrano avec conscience.
          Cyrano est un homme.
          Oui…
          (facile)

    • Il a également beaucoup de français et d’européens (cf manifs en Allemagne) qui sont opposés à la guerre, mais les médias ne leur donnent pas davantage la parole que le régime poutinien. Totalitarisme soft de l’UE inféodée à Wall Street.

  81. WTH 14 novembre 2022 At 19h51
    C’est encore ouvrir un boulevard à Lormier !

    Vous connaissez mal Lormier.

    • Exécution –
      Une seule, c’est peu ; nous sommes encore loin de punitions en masse.
      Prigogine excellent metteur en scène ou pas ?
      Aurait-il volontairement laissé des « preuves » qu’il s’agissait d’un coup (de masse) étranger (quelques « erreurs » dans le décor…).
      Nous comptons sur Mendax pour faire toute la lumière sur ce coup (de grâce), un (fâcheux) classique, d’une guerre à l’autre.

      • Exécution (rappel) –
        Pour manquer les 100 ans de la naissance de Sophie Scholl – décapitée par les nazis – certains « anti-masques » allemands, l’avaient érigée comme symbole de leur lutte contre les restrictions sanitaires.

        « Le plus grand dommage est causé par la majorité silencieuse, qui ne veut que survivre, se soumettre et tout accepter ».
        (propos traduits de S. Scholl, (repris par une manifestante, Munich,17 avril 2021 – photo disponible via Alamy)

  82. Jean-Paul Brighelli 14 novembre 2022 At 18h58

    « …qu’on ne me casse plus les oreilles avec des jérémiades paranoïaques.

    Mais Jérémie n’était pas paranoïaque;ses lamentations parlent de désastres avérés.

      • j’aurais dit « you’re playing* »

        voir
        Well you’ve got your diamonds
        And you’ve got your pretty clothes
        And the chauffeur drives your car
        You let everybody know
        But don’t play with me
        ‘Cause you’re playing with fire

        Non je ne joue pas sur les mots; »jérémiade » va mal avec « paranoïaque »

        * point assez subtil de grammaire;Josip Gavrilovic vous en dira plus,s’il est de bonne humeur…et s’il veut se changer les idées

        • Je confirme que l’emploi de be-ing est ici préférable, sinon requis.
          Voir http://www.crelingua.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=30:being-dans-la-grammaire-de-langlais-contemporain&catid=1:ouvrages&Itemid=2
          (texte complet de la thèse d’Etat de Henri Adamczewski, directeur de thèse Antoine Culioli)
          Dans l’exemple cité par Lormier (extrait de la chanson des Rolling Stones « Play with fire », et dans le post produit par WTH, la deuxième partie de l’énoncé se présente comme une reprise anaphorique contextuelle de la première partie, ce qui induit l’apparition de l’aspect be-ing.
          Adamczewski démontre que la valeur de base de be-ing, l’invariant, c’est la reprise anaphorique, soit contextuelle, soit situationnelle.
          « When you vote Johnson, you’re voting conservative »
          « When you drive too fast, you’re driving to your death »
          et donc
          « When you play with me, you’re playing with fire »
          « Don’t play with words ’cause you’re playing with fire ».
          A partir de sa recherche sur be-ing, Adamczewski a élaboré une théorie d’ensemble dite « théorie des phases » (voir son ouvrage « Grammaire Linguistique de l’Anglais »), évoquée et commentée dans un certain nombre de sites web spécialisés, et qui vaut la peine d’être connue.

          • Excellents exemples;j’en cherchais, en voilà.
            En 1976, Culioli exerçait un pouvoir énorme…c’est probablement pourquoi Adamczewski a fait sa thèse sous sa direction;mais je peux vous dire qu’il a rapidement pris ses distances et n’a jamais adopté le jargon du Corse.

          • Le jargon adamczewskien vaut également le détour, cher ami !
            « rhématique », « thématique », « énoncé saturé », et autres joyeusetés…
            Mais que vous le vouliez ou non, les théories linguistiques, quelles qu’elles soient, ne peuvent échapper au technolecte. Il reste que Adamcewski est très intéressant, vraiment très intéressant.

  83. abcmaths 15 novembre 2022 At 13h12
    Ce n’est pas une question de savoir-vivre!

    J’ai voulu avertir le Maestro;il m’a tout de suite répondu que vous lui aviez déjà signalé le cas;je crois que l’individu va être rappelé à l’ordre.

    • Le patron ne se déplace même plus pour donner les ordres à son sous-fifre français. Il envoie un gosse.
      Bientôt il enverra sa bonne ou son jardinier.

  84. @Fregoli
    Lotfi Zadeh, les ensembles flous?
    Oui, je connais un peu. Moins bien que Lormier.
    Ma connaissance de la théorie des « fuzzy sets » est de seconde main. Médiatisée et vulgarisée par les enseignants qui y ont fait allusion au cours de mes études universitaires.
    Mais ne tournons pas autour du pot : l’utilisation que vous en faites pour évoquer les divers degrés de francité (!) ne tient pas la route. Pour une raison simple : vous échouez à déterminer avec un tant soit peu de rigueur les propriétés physico-culturelles de « être français ».
    Dans la théorie, le domaine notionnel est muni d’un centre attracteur, également appelé centre organisateur, qui constitue la quintessence de la notion, ici dans votre esprit le « être français » à 100%, le « être français mais vraiment français », « être français de chez français » (notez au passage que le doublement est un des moyens qu’utilise le français oral pour évoquer ce centre organisateur). Pour qu’il y ait gradation et degrés, encore faut-il que les propriétés physico-culturelles de ce centre organisateur aient été clairement définies.
    Ce que vous ne faites pas. Vous croyez le faire, en allant de pirouette en pirouette, de Mamadou en Mamadou bis, mais vous ne le faites en réalité que de façon allusive, superficielle, provocatrice, infantile. Les traits sociaux et ethniques qui vous donnent, selon vous, quelques longueurs d’avance sur moi dans l’ordre de la francité, sont par exemple totalement….flous, donc irrecevables.
    En fait, votre truc, c’est du pipeau, du vent, de l’esbroufe, comme dirait Lormier.
    Alexis Carrel était plus solide que vous, c’est dire.

    • Il faut savoir lire – ter ! J’ai dit et redit que je stipulais qu’une personne est socialement et ethniquement française à mesure qu’elle est déterminée française, sur des critères qui leur appartiennent, par un groupe de Français déjà construit.

      Donc en raisonnant par induction structurelle : l’ensemble F des Français est le sous-ensemble flou de l’ensemble (semble-t-il non-flou !) P de la population humaine tel que le degré d’appartenance de l’élément x de P à F est égal à f(x)/card(F) où f est le fonction d’appartenance définie de F dans [0,card(F)] telle que f(x) est le nombre de personnes de F* ayant déclaré que x est français**.

      * Aux plus fins limiers mathématiciens me reprochant la staticité du bousin, je réponds, oui, construction par récurrence finie ou infinie bla-bla-bla, mais flemme de faire ça proprement : je suis dans le train et on parle à Josip quand même.
      ** En construction pratique on n’interrogerait pas toute la population mais un échantillon d’icelle – d’où le jury populaire.

      Donc, pour vous répondre directement, la quintessence de la francité, le plus français des français, c’est l’individu dont le degré d’appartenance est égal à 1, c’est-à-dire celui qui a été reconnu français par tout le monde. Je vois difficilement comment on pourrait définir plus clairement « les propriétés physico-culturelles de ce centre organisateur » (🙄).

      • (Il y a aussi l’option terrienne – mais je doute qu’elle vous plaise – où le degré d’appartenance à l’ordre n est l’indice de francité à l’ordre n tel qu’un brillant intervenant l’avait défini il y a peu sur ce blog en parlant du Grand Remplacement (en gros la proportion de vos arrière-…-grands-parents nés français). Là aussi difficile d’être plus clair dans la définition des propriétés physico-mon-cul.)

      • Et les esprits aventureux pourront même imaginer qu’on puisse préciser le tout en donnant à chaque membre de l’« ensemble moins 1 » la possibilité de donner une note de francité – de sorte qu’on passerait alors à la moyenne des notes.

        Mais qui est assez intelligent pour comprendre le truc initial est généralement assez intelligent pour y avoir pensé de lui-même.

      • Fregoli :
        Donc, pour vous répondre directement, la quintessence de la francité, le plus français des français, c’est l’individu dont le degré d’appartenance est égal à 1, c’est-à-dire celui qui a été reconnu français par tout le monde. Je vois difficilement comment on pourrait définir plus clairement « les propriétés physico-culturelles de ce centre organisateur »

        Magnifique démonstration de l’inanité de votre centre organisateur et de ses propriétés physico-culturelles : croyez-moi sur parole je vous prie, tout au long de ma vie professionnelle et privée, j’ai été « reconnu français par tout le monde » !
        Il n’y a que vous (et sans doute Zemmour) pour imaginer que mes nom et prénom diminuent mon degré de francité…Nominalisme à la mords-moi le noeud, quand tu nous tiens…
        Alors?

        • Oui et alors ? J’ai dit « il est tout à fait possible de construire une théorie des degrés de francité » (et c’est globalement comme ça que ça marche). Je n’ai jamais dit que ladite théorie devait vous classer parmi je ne sais pas, disons, les Français d’appartenance [0,2 , 0,6].

          Il faudrait savoir un peu où vous habitez intellectuellement et ne pas passer d’une remarque à l’autre en croyant enchaîner les objections.

          • Après, bon, reste à savoir si votre milieu est représentatif de la population française. Attendu que vous avez avoué n’avoir jamais parlé à un électeur du RN, bon…

            Voir aussi ce que j’ai dit sur la pondération interne par la note.

          • Je vous laisse volontiers le privilège de calculer le degré de francité de Mamadou, ainsi que le mien, au bar-PMU du coin en compagnie de vos potes électeurs du FN, vous savez, ceux dont vous avez une connaissance charnelle, et qui vous seront d’un précieux secours dans votre application de la théorie des ensembles flous.

          • Les Français, Josip, les Français. Pouvez-vous l’être en dépit d’eux ? À vous lire !

  85. Josip Gavrilovic 15 novembre 2022 At 19h30
    Lotfi Zadeh, les ensembles flous?
    Oui, je connais un peu. Moins bien que Lormier.

    Vous recommencez à vous foutre du monde.
    Je ne connais rien à la théorie de Zadeh; je me suis borné à vous mettre sous le nez quelques termes de son article (plus ou moins séminal);ces termes,qui sont mathématiques,vous ne les comprenez pas,car vous n’avez pas de formation mathématique.

    Par conséquent, quand vous baratinez sur Zadeh,vous ne savez pas de quoi vous parlez.

    Mais, de toute façon, on n’a absolument aucun besoins d’une théorie mathématique des ensembles flous pour explorer les notions voisines; jadis,on parlait de « nuances » ,on ne se gargarisait pas de termes savants, et on disait des choses claires et intéressantes.

    Enfin, je note que même au niveau métaphorique qui est le vôtre, vous embrouillez tout; vous assimilez une frontière à une « zone-tampon » alors qu’une « zone-tampon » a forcément au moins deux frontières et ne saurait être elle-même une frontière;

    Soient deux états antagonistes A et C;ils sont séparés par un état-tampon B, plus ou moins neutre par rapport à A et C; pour envahir C , A doit traverser deux frontières ;c’est ce qui protège quelque peu C.

    • Expliquez donc tout cela à Fregoli, qui se fait dernièrement le porte-drapeau de Zadeh.
      Précision pour clarifier les choses : oui, une zone-tampon a bien deux délimitations.

      Soient deux notions, antagonistes ou pas, X et Y.
      Chacune est munie de son centre organisateur.
      Entre ces deux notions X et Y , se trouve une zone-tampon où l’on trouve  » du pas vraiment X et du pas vraiment Y ». C’est cette zone-tampon à deux délimitations, l’une coté X et l’autre coté Y, que la linguistique culiolienne appelle « frontière ». Vous pouvez trouver le terme mal choisi, inapproprié, mais c’est bien comme cela que la linguistique culiolienne la nomme!
      Plaignez-vous à Eric Gilbert, Lionel Dufaye, Sarah de Vogue, Jean Chuquet, qui sont (à mon avis) les meilleurs vulgarisateurs de la TOE. Pas à moi.

      PS : vous ne pouvez pas dire que je baratine sur Zadeh. Je sais ce que je sais, et j’ai une claire conscience de ce que j’ignore. Mais non, je ne baratine pas.

      • « C’est cette zone-tampon à deux délimitations, l’une coté X et l’autre coté Y, que la linguistique culiolienne appelle « frontière »

        Soit c’est une zone, soit c’est une frontière.

        La « linguistique culiolienne  » est bien une connerie et vous avez tort de répéter des conneries.

        • Uen zone-tampon n’est pas une frontière, je confirme.
          Pas de dialogue rigoureux possible avec les culioliens, ils aiment trop entrer dans le flou.
          Oui…

          • ils aiment trop entrer dans le flou.

            ils aiment trop enFLer dans le TRou.

            NB La robotique à logique floue,couplée à la chimie des poly(nique tes)mères va permettre d’ici peu de produire un sex toy non holonomique…qui enflera dans le trou.

    • « jadis,on parlait de « nuances » ,on ne se gargarisait pas de termes savants, et on disait des choses claires et intéressantes »

      Typiquement. En fait, pour avoir un peu regardé le truc, Zadeh a fait deux choses. D’une, il a a systématisé ce qui se faisait déjà bien, mais bien avant lui : on ne l’a pas attendu pour parler de nuance et envisager des degrés d’appartenance. De deux – et c’est là en fait le seul truc où il mériterait d’être vraiment connu – c’est qu’il a poussé loin, loin, loin l’étude de certains objets, mais – vraisemblablement – beaucoup trop loin pour avoir une quelconque utilité au bistrot de la linguistique.

      Bref, c’est un peu comme additionner deux pommes et deux pommes et s’écrier « ça fait quatre pommes, comme le dit Peano » ! Ça épate toujours ceux que ça doit épater.

      • Fregoli, vous vous enfoncez, d’une manière que vous ne soupçonnez même pas.
        Vous êtes, dans votre dernier post de 20:08, l’archétype de l’imbécile heureux.

        Mais bon, je devrais savoir que je m’adresse à Fregoli, donc inutile de développer. Pearls to swine.

        • Voilà. Quand on n’a pas d’argument, on dit « vous vous enfoncez ». Et pas le début du commencement d’une preuve de cette affirmation.

  86. Si je jouais à votre petit jeu (perdant m’est avis), je dirais que c’est systématique chez vous : dès que vous êtes débordé, vous accusez les autres de ramer* – et c’est tout. Comme ça vous ne répondez jamais aux arguments soulevés par les autres.

    * Ou il y a aussi la version (m’est avis plus pathétique) du je n’assume pas : « mais c’était une blague ! ».

    • A dire vrai, comme je vous l’ai déjà dit, vous êtes devenu profondément ennuyeux.
      Et sur la « francité », totalement à côté de la plaque.
      Alors, c’est vrai, je m’intéresse de moins en moins à nos polémiques, et vos arguments qui n’en sont pas, votre demande ridicule et incessante de « preuves », je trouve tout ça vain.
      Idéologiquement nous ne serons jamais du même côté, et discuter avec vous ne m’apporte rien.
      Et sur les problèmes de linguistique, pourquoi me fatiguerais-je à mener au bord de la rivière l’âne qui n’a pas soif ?

      • Bis repetita : vous affirmez en prétorien, vous ne prouvez jamais. Que cela vienne de votre lassitude à débattre, d’une « blague ! » ou tout simplement de la sottise des théories que vous défendez est – je vous rejoins là-dessus – passablement inintéressant.

        La seule chose que je retiens – vous m’excuserez – c’est qu’on vous répond assez précisément avec des arguments (qui vous convainquent ou pas, c’est un autre problème) alors que vous, une fois sur deux, vous répondez sans en approter (sauf à considérer que « ouin, ouin, je suis lassé, vous m’ennuyez parce que je suis infoutu de répondre à vos objections » est un argument – et en ce cas, bon…).

        Il n’y a aucun problème à ne pas vouloir converser ; le seul truc, c’est qu’il ne faudra pas venir dire après que personne n’a pu vous répondre. Vous affirmez, on vous objecte, vous chouinez.

    • Les faucons démocrates n’ont pas perdu le Sénat américain, donc l’escalade guerrière peut se poursuivre.

      Eloge du Biden.

  87. Fregoli : « Donc en raisonnant par induction structurelle : l’ensemble F des Français est le sous-ensemble flou de l’ensemble (semble-t-il non-flou !) P de la population humaine tel que le degré d’appartenance de l’élément x de P à F est égal à f(x)/card(F) où f est le fonction d’appartenance définie de F dans [0,card(F)] telle que f(x) est le nombre de personnes de F* ayant déclaré que x est français**. »

    Lormier, en toute honnêteté, ce truc ci-dessus, ça n’est pas du jargon, du baratin, de l’esbroufe, pour impressionner les gogos?
    Votre vindicte anti-culioli, quelle en est la raison secrète ? Il vous a piqué une petite amie?

    • Le petit pâté que j’ai posté ne l’a été, je tiens à le préciser, qu’à la suite de VOTRE demande d’éclaircissement. Ce n’est pas moi qui ai d’office (un peu) systématisé l’affaire, c’est sur votre injonction à la clarté.

      (Au passage, votre espèce d’incompréhension face au petit pâté confirme le côté gogotisme de la référence à Zadeh : parce que, excusez-moi, mais les notions mobilisées sont vraiment le degré à peine 1 de la théorie des ensembles flous – y a quoi ? degré d’appartenance, c’est tout ! Le reste, c’est de la théorie des ensembles (traditionnelle) niveau Terminale dans n’importe quel lycée de centre-ville. Autrement dit, ça n’a donc aucun rapport avec les travaux de Zadeh (qui ferait, mettons, du degré 50). Donc, si vous n’êtes même pas capable de comprendre ça alors que vous dites maîtriser la théorie de Zadeh dans ce qu’elle a d’essentiel au culiolisme, c’est bien que c’est fait pour impressionner les gogos !)

        • Non mais franchement, Josip, vous n’êtes pas obligé de me croire, mais quand je vous dis que c’est le B-A-BA de la théorie des ensembles (flous ou non-flous d’ailleurs), ce n’est pas une manière mesquine de me moquer depuis une position supérieure – c’est que c’est la vérité ! J’en prends abc, Dugong et tous ceux qui sont passés en Terminale C à témoin.

          • Franchement y a quoi comme notions ?

            Degré d’appartenance ? C’est le principe même que développe Zadeh ! Le degré 1 donc. Et encore, j’ai même pas symbolisé tout ça comme lui l’a fait*.
            Cardinal ? Terminale d’un lycée de centre-ville.
            Intervalle ? Seconde.
            Fonction d’une variable réelle ? Je ne vous ferais pas l’injure de le dire.

            * Et j’ajoute : comme lui l’a fait… pour en faire une tout autre utilisation ! Sa théorie des ensembles flous, il l’utilise en logicien ou en algébriste, pas du tout en ensembliste pur – pour ainsi dire. C’est donc que si vous ne comprenez même pas l’outil 1, l’outil ensembliste d’un algébriste, citer Zadeh n’est qu’un gogotisme – venant explicitement de Culioli ou d’une surinterprétation josipienne, je ne me prononce pas là-dessus.

          • Auto-citation :
            « Ma connaissance de la théorie des « fuzzy sets » est de seconde main. Médiatisée et vulgarisée par les enseignants qui y ont fait allusion au cours de mes études universitaires. »
            Je ne suis pas mathématicien et n’ai jamais prétendu l’être.
            Naturellement, votre façon de formuler le b-a- ba de la théorie des ensembles était la plus transparente possible, n’est-ce pas ? Vous auriez pu ajouter, comme Harris Interactive en son temps,  » disons, pour simplifier …. » et la boucle était bouclée.
            Je répète, une dernière fois : je vous lis désormais d’un doigt de pied distrait, et je vous laisse jouer à qui pisse le plus loin avec qui vous voudrez, mais sans moi.

          • « Vous auriez pu ajouter, comme Harris Interactive en son temps… »

            Vous n’êtes pas obligé de me croire une fois de plus mais Harris m’avait affirmé avoir été assez secoué à l’époque par votre « j’imagine le sourire diabolique que vous avez dû avoir en écrivant cela » (citation approximative). Parce qu’il n’avait pas souri – et parce qu’il avait vraiment pensé simplifier. Ce faisant, je veux bien reconnaître qu’il avait été merdeux à son insu – pour une fois !

            « je vous lis désormais d’un doigt de pied distrait »

            Mais vous n’êtes pas obligé de me lire tout court.

            « je vous laisse jouer à qui pisse le plus loin avec qui vous voudrez, mais sans moi »

            Je pense que vous m’en voudriez davantage si je faisais exprès de dire des stupidités dans l’unique but que vous les releviez pour remonter votre ego, non ? Une femme qui simule rend rarement son mari heureux, croyez-moi, elles me le disent toutes !

    • Y a d’ailleurs une erreur assez grossière dans le texte…

      La fonction d’appartenance est définie de P (!) dans [0,card(F)].

  88. Tiens, aujourd’hui je suis tombé sur cette video rigolote où l’on voit Sean Penn offrir son Oscar à Zelensky:
    https://www.youtube.com/watch?v=sBbO2lCY2Oc
    Je l’avais ratée quand elle est sortie, mais je vous assure que ça fait du bien de regarder ça après Barbarian.

    On pourrait naïvement s’indigner du mélange des genres en regardant cette séquence, mais Zelensky comme Reagan avant lui est un ancien acteur.
    C’est un peu comme Isabelle Adjani qui appelle les musulmanes à enlever leur voile et qui ne peut pas comprendre l’indécence de son acte, ou comme ce député LFI dont j’ignorais l’existence et qui s’avère être un ancien chroniqueur d’Hanouna.
    Et moi en bout de course qui commente ces faits comme s’il m’arrivait quelque chose, alors que je n’ai aucune opinion sur rien et je n’arrive toujours pas à savoir s’il ne m’en faudrait pas quelques unes ne serait-ce que pour revenir discuter avec quelques éléments de ce blog. Mais l’élément avec qui j’aimais le plus discuter est déjà partiE depuis longtemps de bdâ et quand je vois toutes les faces de cake qui ont pris sa place dans ce blog, je me demande ce que signifie « mon prochain ».

    Bref, on pourrait facilement ricaner avec Debord en voyant tout ça, et Debord sans doute ricane, bien qu’il n’aura jamais su voir, depuis son palais de rentier, que si le vrai est indéniablement un moment du faux dans la société dite du spectacle, il est aussi tout à fait clair que le faux produit parfois du vrai. Je tiens bien sûr La SDS pour un grand livre marxiste. Mais le ricanement est précisément ce que je déteste chez GD. Cette jouissance jamais retombée, sauf à la toute fin, qu’il a ressenti à contempler le désastre et délivrer ses funestes oracles.
    Il y a dans cette séquence video un énorme effet de vérité. Certes, une saillie de vérité a rarement une conséquence pratique, mais moi je l’attrape au vol et je la garde. Tant pis pour ceux qui n’en veulent pas. Et tant mieux pour moi (ça m’en fait plus).
    Au haut degré de spectacularisation que nous avons atteint, le spectacle « fait spectacle » de sa falsification même. La vérité de la falsification se donne souvent « à nu », mais n’entraîne pas de conséquence pratique. Elle est perçue par le spectateur(que je suis) qui « attend la suite » ou passe à autre chose, et l’on pourrait dire qu’elle n’est plus perçue, si elle n’entraîne aucune conséquence politique(je m’inclus).
    Ah oui, dans ma liste de courses, j’avais oublié que Macron était banquier avant d’être président.
    On peut ricaner avec Debord mais on peut aussi réfléchir avec Marx.

    Bye

  89. Des gens de bon conseil ont su me faire comprendre
    Qu’aux membres de ce blog j’avais des comptes à rendre
    Et que sous peine de voir mon profil rejeté
    Il me fallait améliorer ma francité

    Je suis allé faire des analyses au labo le plus proche, et là, effectivement, patatras, mon taux de francité était extrêmement bas. J’ai donc décidé de suivre un traitement de choc.
    Exit Josip Gavrilovic, ce type à la slavitude louche, et place à Joseph Gabriel (j’aurais pu choisir Gabrielli ou Gabriello, mais ça faisait un peu trop rital ou espingouin).
    Et puis d’abord, c’est où, la Croatie ? Est-ce que ça existe, seulement ? Comment peut-on être Croate si on n’est même pas un corbeau ? Donc, Zagreb, terminé, désormais, comme un vrai coq qui chante les pieds dans la merde, pour moi la vraie vie se passe à Mortefougne-sur-Glaize.
    Eh bien figurez-vous que ma vie a changé. Avant, je lisais des livres. Terminé, tout ça. Je me suis payé l’intégrale de Michel Sardou, c’est génial. Un copain du bar-PMU m’a passé toutes ses cassettes VHS de Bigard. Mon Dieu qu’est-ce que je peux rigoler ! Et puis, bite, cul, nichon, au moins tout le monde comprend, hein, c’est pas comme ces trucs que je lisais avant, où on causait au cul rance, dénonciation, thé au riz, tout ça, que des mots où en fait je connaissais toutes les lettres mais pas dans le même ordre. D’ailleurs, j’ai tellement progressé que je viens d’être inscrit sur la liste d’attente pour faire partie du public de l’émission d’Hanouna à la télé. J’ai hâte.
    Avec les potes au bar-PMU, qu’est-ce qu’on peut se marrer ! On joue au tiercé, quarté, quinté, quinté plus et tout et tout. On peut dire ce qu’on veut, mais lire Paris-Turf pour faire des pronos sur la 4ème course à Vincennes, ça occupe intelligemment. On joue à la belote basque, avec le béret. On discute jamais politique. On fait pas de politique. Nous, on s’occupe que de Mortefougne-sur-Glaize. Et à Mortefougne-sur-Glaize, on n’aime pas trop les Mamadou et les Abdel hâtifs, ou à tifs, je sais pas trop comment ça s’écrit. On aime bien Zemmour, on trouve qu’il parle bien et qu’il fait pas de politique. Mais quand même, il y a un truc qu’il faut pas dire trop fort, hein, mais Zemmour, il paraît qu’il est j**f. Oui oui, un y****n, quoi . Remarquez, j’ai entendu dire récemment que Jésus-Christ aussi était j**f. Eh ben ça m’a rassuré.
    A propos de politique, avant j’étais de gauche, un peu communiste sur les bords. Je le suis plus, c’est fini tout ça, mais quand même je reste un peu socialiste, j’arrive pas à décrocher complètement. Simplement, je suis socialiste avec un fond national. Je suis devenu comme qui dirait national-socialiste. Mais au bar-PMU, il y a un jeune gonze, assez sympa d’ailleurs, un type qui a l’air calé en calcul et en droit, qui dit que national-socialiste, faut pas dire, ça pourrait éveiller des soupçons. Alors faites comme si j’avais rien dit.
    Bref, voilà quoi, ma vie a changé. J’ai refait des analyses, et ça va mieux, je suis presque guéri. Mon taux de francité est remonté de façon spectaculaire. Mon taux d’alcoolémie le soir aussi. Cholestérol et triglycérides, au top du top, je crève les plafonds. Mon toubib m’a dit que des taux pareils, il en avait rarement vu. J’étais content, j’étais fier.
    Bref, tout baigne.
    Je suis heureux, si vous saviez…. !

    • On ne lutte pas contre le racisme à l’encontre des immigrés par du racisme anti-français.
      Ce portrait caricatural du français moyen « beauf », Gilets jaune et forcément Dupont-Lajoie est typique des élites parisiennes. Cf les propos dégueulasses et dégoulinants de mépris de classe de l’ex-ministre Griveaux sur les français ruraux, « des gars qui fument des clopes et roulent au diesel ». Un jour, « la France périphérique », les « dépossédés » de Guilluy finiront par se révolter face au mépris de la caste. Ce sera un nouveau 1793 pour les ultralibéraux, les enrichis du capitalisme de connivence et les pédocrates. Je participerai avec enthousiasme au renversement des aristocrates corrompus et arrogants.

  90. Mortefougne-sur-Glaize:

    Ne parlons pas francité,parlons un moment Mortefougne-sur-Glaizité;de tous les habitants du village,lequel a le plus haut degré de Mortefougne-sur-Glaizité ?

    C’est l’idiot du village,issu d’une longue,très longue suite d’unions consanguines;il rassemble en lui tous les particularismes,tous les idiotismes caractéristiques de Mortefougne-sur-Glaize;aucun de ses ancêtres ne vient de l’extérieur,il est la pureté de la race.

  91. Josip Gavrilovic
    Lormier, en toute honnêteté, ce truc ci-dessus, ça n’est pas du jargon, du baratin, de l’esbroufe, pour impressionner les gogos?

    Je ne suis pas mathématicien;c’est à abcmaths qu’il faudrait poser la question,mais je doute fort qu’elle l’intéresse.
    Malgré tout, je vous fais part de ma perplexité quant à la phrase:

    « f est le fonction d’appartenance définie de F dans [0,card(F)]  »
    Si, par « fonction d’appartenance » il faut entendre fonction caractéristique (Zadeh), cette proposition est bizarre car ,pour Zadeh, la fonction caractéristique est à valeurs dans l’intervalle fermé [0,1];autrement dit les valeurs prises par cette fonction sont des nombres réels compris entre zéro et un (zéro et un étant inclus).
    (Si pour un x donné ,f(x) vaut zéro, alors x n’appartient « pas du tout » à l’ensemble; si f(x) vaut 1,alors x appartient « tout à fait » à l’ensemble;entre ces deux extrêmes,il y a une infinité non dénombrable de degrés d’appartenance.
    On pourrait dire qu’en théorie « classique » des ensembles la fonction caractéristique ne prend que deux valeurs:soit x est dans l’ensemble, soit il n’y est pas.)

    •  » ce truc ci-dessus, ça n’est pas du jargon, du baratin, de l’esbroufe, pour impressionner les gogos? »

      Je ne suis pas mathématicien mais puisque j’ai été cité par le batracien, voilà mon avis :
      Le tout est trop confus, c’est rébarbatif, barbant.
      Oui…

    • M’enfin, Lormier, soyez pas con : la fonction caractéristique, c’est ce que j’ai défini par degré d’appartenance, c’est-à-dire quand vous quotientez par card(F).

      • Oui, je vous ai relu,j’ai vu ça;c’est encore moins clair pour moi.
        a) Votre définition est circulaire;vous parlez d’un cardinal de F,mais il n’est pas connu
        b) chez Zadeh,dont vous vous réclamez, le « degré d’appartenance » varie de zéro à 1; mais f(x) /cardinal F peut prendre toutes sortes de valeurs qui ne sont pas comprises entre zéro et un.

        • b’) Bon d’accord, votre f(x)/ card F ne peut pas dépasser 1;je vous fais remarquer quand même que contrairement à Zadeh vous n’attribuez que des valeurs rationnelles au « degré d’appartenance »)

          a) telle que f(x) est le nombre de personnes de F* ayant déclaré que x est français. La circularité,elle est là: vous n’avez pas défini F.

          • 1) Sans index de degré, le cardinal d’un sous-ensemble flou est égal au cardinal de l’ensemble sur lequel il est défini.

            2) Ce que vous appelez « circularité », c’est en fait la staticité de la construction – l’objet tel qu’il apparaît complètement construit, à population stable si vous voulez. Comme je l’avais indiqué en note (*), pour le détail de l’induction structurelle, il faudrait procéder par itération (finie). Il n’y a pas de difficulté particulière là-dedans, c’est juste que ça alourdit considérablement l’écriture.

            (Je m’aperçois que, pour légèrement simplifier, on pourrait seulement définir le F flou sur un F non-flou (typiquement les x tels que f(x)>Card(F)/2). La question centrale restant malgré tout le choix de l’ensemble à partir duquel construire : l’élection du plus ou des plus français d’entre nous !)

            3) Je ne sais pas chez vous mais chez moi IQ a toujours été inclu dans IR… Je ne vois pas bien le problème à avoir une fonction caractéristique qui prenne des valeurs seulement rationnelles.

          • PS : pour quelqu’un qui l’année dernière était incapable d’encadrer le quotient de deux valeurs encadrée, que de progrès ! J’ose à peine y croire…

  92. cyrano58 15 novembre 2022 At 23h32
    Les faucons démocrates n’ont pas perdu le Sénat américain, donc l’escalade guerrière peut se poursuivre.

    Elle ira jusqu’où ?

    Pour le moment, l’OTAN semble prête à accepter l’idée qu’il s’agit d’un accident et non d’une attaque contre un pays membre de l’OTAN;nous n’en sommes pas (encore) à la guerre OTAN-Russie.

    • Si cette guerre a lieu, les armées et peuples de l’UE serviront de supplétifs à leurs maîtres étasuniens.
      On sait comment finissent toujours les supplétifs.

  93. Josip Gavrilovic

    « Adamczewski démontre que la valeur de base de be-ing, l’invariant, c’est la reprise anaphorique, soit contextuelle, soit situationnelle. »

    « Darling, what are you doing ?

    (I am) feeding the piglets. »

    Je ne vois pas la « reprise anaphorique ».

  94. « When you drive too fast, you’re driving to your death »

    à comparer à :

    When you listen carefully to the song of a nightingale, you hear all kinds of modulations.

  95. Il doit y avoir pire que de se voir refuser la qualité de Français;c’est de se voir imposer une autre nationalité que celle à laquelle on estime appartenir.

    Dans les régions qu’ils occupent en Ukraine, les Russes disent aux Ukrainiens:vous n’êtes pas ukrainiens, vous êtes russe;désormais, votre langue est le russe,il vous est interdit de parler ukrainien;dans les écoles,vos enfants suivront les programmes russes;dans les magasins,vous paierez vos achats en roubles.

    Supposons que les Allemands envahissent l’Alsace et la Lorraine…

    • Dans les régions russophones du Donbass, le gouvernement ultra-nationaliste ukrainien agit exactement pareil depuis 2014.

      • ils se sont implantés dans quelques autres territoires : fabrication de moteurs – adulés par certains – sans compter leurs saletés de hard-discount.

    • « vos enfants suivront les programmes russes;dans les magasins,vous paierez vos achats en roubles…. »
      Pire que cela:
      L’honneur commande que vous embrassiez désormais à la russe, il est légitime que la Russe réclame sa nation, etc.
      Oui…
      (deux)

  96. cyrano58 16 novembre 2022 At 12h44
    Si cette guerre a lieu, les armées et peuples de l’UE serviront de supplétifs à leurs maîtres étasuniens.
    On sait comment finissent toujours les supplétifs.

    Autre hypothèse, envisagée, caressée par Douguine et d’autre illuminés:l' »armageddon » nucléaire et la disparition de l’espèce humaine.

    Rappel: »un monde sans la Russie ne m’intéresse pas », a dit Poutine.
    Autrement dit:si l’OTAN veut faire disparaître la Russie, la Russie fera disparaître le monde.

    • Je pense que les écolos seraient pour cette option qui mettrait fin au réchauffement climatique.

  97. L’honneur commande que vous embrassiez désormais à la russe

    L’hoRReur commande que vous embrassiez désormais à l’aNus ???

    NB Comme dirait Dugong, « embrasser »,c’est pas un peu transitif direct ?

  98. Missiles de fabrication soviétique tombés en Pologne;ils auraient été lancés par l’Ukraine (comme défense anti-aérienne):
    « Polish missile ‘probably an unfortunate accident’ used by Ukrainian air defence, says president
    Poland’s president Andrzej Duda has said the missile that landed in his country and killed two people appears to be an “unfortunate accident”.

    It was highly probable that the rocket, which was Russian-made, was used by the Ukrainian air defence, he added.

    There were no grounds to believe that the missile incident was an intentional attack, Duda said, or that the rocket was launched by the Russian side.

    He said:

    From the information that we and our allies have, it was an S-300 rocket made in the Soviet Union, an old rocket and there is no evidence that it was launched by the Russian side. It is highly probable that it was fired by Ukrainian anti-aircraft defense. »

    https://www.theguardian.com/world/live/2022/nov/16/russia-ukraine-war-live-news-emergency-g20-meeting-after-russian-made-missiles-land-in-poland

    • Selon la Pologne et l’OTAN, il s’agirait finalement de missiles ukrainiens. Ce qui était évident depuis le début: qui a intérêt à déclencher une intervention massive de l’OTAN contre la Russie? Certainement pas la Russie elle-même. Poutine n’a aucune empathie et se fout des pertes humaines, mais il se soucie de conserver son pouvoir. A cet égard, il sait que face à la coalition de l’OTAN, c’est cuit pour lui.

      Aussitôt, la riposte des médias inféodés au complexe militaro-industriel américain adopte et martèle en continu les éléments de langage suivants
      -ce n’est plus une affreuse « attaque » (russe) mais un malheureux « incident » d’origine ukrainienne qu’il convient de pardonner et d’oublier pour se recentrer sur la haine sainte et saine du peuple russe
      -ce n’est donc pas la faute de l’Ukraine mais celle de la Russie car la première ne faisait que lancer un missile (inoffensif) contre celui (meurtrier) de la seconde
      -on ne PARLE PLUS des morts polonais et on n’en parlera plus (à la place on fait diversion en dissertant sur la technologie des missiles, des anti-missiles, des contre-missiles et la généalogie de la défense anti-aérienne depuis le trébuchet médiéval jusqu’au désintégratomiseur subatomique à particules rectales
      -les missiles russes sont méchants et tuent des gens tandis que les missiles ukrainiens sont gentils et ne tuent personne. « Les balles allemandes ne sont pas dangereuses : elles traversent les chairs de part en part sans faire aucune déchirure. » écrivait l’Intransigeant le 17 août 1914, à l’heure où les Poilus en pantalon garance se faisaient décimer par les mitrailleuses allemandes. La propagande militaire n’a pas évolué en un siècle, la crédulité des foules non plus.

      Cette narration/reconstruction officielle de l’évènement va fonctionner: en matière de propagande, plus le mensonge est gros, plus il passe, écrivait Goebbels en substance, alors que plus de 200.000 Ukrainiens collaboraient avec les nazis en 1944, selon l’historien américain de la Shoah Mordecai Paldiel. Les incultes qui se vantent de n’avoir lu aucun livre et dont les compétences géopolitiques commencent et s’arrêtent au journal de TF1 et aux émissions d’Hanouna vont absolument tout gober et tout relayer.

      La réalité c’est que le fils prodigue de POTUS, Hunter Biden, est impliqué dans de sales affaires en Ukraine: escorts pas forcément majeures et magouilles financières au sein de la société gazière Burisma. Biden père, alors qu’il était vice-président (beaucoup de « vice » dans cette famille) a d’ailleurs obtenu la révocation du procureur ukrainien qui enquêtait sur les affaires de fiston. Bref, au plus haut niveau de l’Etat ukrainien, on tient Joe par le dossier judiciaire de son fils. Ce qui explique pourquoi, en moins d’un an, les Etats-Unis ont dépensé autant d’argent pour soutenir l’Ukraine qu’en deux décennies en Afghanistan. Et ce n’est pas fini. Le gouvernement ukrainien est totalement hors de contrôle: il sait que les Etats-Unis de Biden sont ses obligés et il fera tout pour favoriser l’intervention de l’OTAN. Y compris balancer des missiles sur un pays membre de l’OTAN et accuser la Russie.

      Une 3ème Guerre mondiale parce qu’un toxico sous crack a payé une prostituée mineure avec de l’argent sale, c’est la grande classe! On est loin de l’Iliade.

        • Vous grossissez le trait.
          Même quand on pensait que les missiles avaient été tirés par les Russes,on n’a jamais dit que c’était une attaque délibérée contre la Pologne;les missiles sont tombés à 6 km de la frontière ukrainienne.
          On n’a jamais pensé à autre chose qu’un accident.

        • Je suis d’accord avec Lormier.
          Vous avez refroidi tout le monde avec votre récit alarmiste.
          Il s’agit d’un accident malheureux.
          Et la Russie y est totalement étrangère .
          D’ailleurs novembre est propice aux accidents:
          En novembre, que de malheurs !
          Oui…

  99. Dugong 16 novembre 2022 At 13h09
    Ils ne savent faire que ça.

    Qui ça, »ils »: les Ukrainiens nationalistes ou les Allemands ?

  100. à Josip Gavrilovic

    Si tous les Français à part entière considèrent un individu comme français alors il est français à part entière (degré 1);si aucun des Français à part entière ne le considère comme français, alors il ne l’est pas du tout (degré zéro); si la moitié des Français à part entière considère tel individu comme français,son degré de francité est 1/2,il est français à demi,etc.

    Comment se définit l’ensemble des Français à part entière ,autrement dit des Français de degré 1 ?

    Mystère et boule de gomme.

    • « Si tous les Français à part entière considèrent un individu comme français »

      Mais non ! Là, c’est la version avec seuil que j’étais en train d’expliquer dans la parenthèse au-dessus. À l’origine je visais quelque chose de plus ambitieux : sur P (voir l’un de mes derniers messages adressés à Josip hier soir).

          • Ce que vous n’avez pas l’air de comprendre c’est que même Mamadou appartient à F ! Puisqu’il est flou.

          • et ces personnes de F*,ce sont les « vrais Français » ?

            ’une personne est socialement et ethniquement française à mesure qu’elle est déterminée française, sur des critères qui leur appartiennent, par un groupe de Français déjà construit. »

            Ce groupe, comment a-t-il été construit ?

          • Mais ça c’est quand vous êtes en dynamique, puisque vous êtes justement en train de construire. Si vous voulez F (sans étoile, l’étoile c’est pour la note !), c’est la version floutée de P selon le critère d’appartenance à la France.

          • Mamadou appartient donc à ce F. Tout comme Richard, Jean-Pierre et Josip. Même Brighelli – qui est à deux doigts de me faire penser que P est flou lui aussi !

  101. « Je ne vois pas bien le problème à avoir une fonction caractéristique qui prenne des valeurs seulement rationnelles. »

    Soit vous adoptez la théorie de Zadeh,soit vous en adoptez une autre.

    Chez Zadeh (dont vous vous réclamez), la fonction caractéristique prend toutes valeurs réelles -et pas seulement rationnelles- dans l’intervalle [0,1].

    • D’où ça sort ça ?! C’est complètement faux, ducon ! Sinon vous ne pourriez définir d’ensembles flous finis.

      • Ou alors il faut me montrer une surjection de IN dans IR et là je crois que ça va intéresser du monde !

      • Relisez l’article de Zadeh dont j’avais donné l’adresse.
        C’est la dernière réponse que je vous fais.

        • Moi, je lis ça :

          « A fuzzy set (class) A in X is characterized by a membership (characteristic) function f_A(x) which associates with each point in X a real number in the interval [0, 1], with the value of f_A(x) at x representing the « grade of membership » of x in A. »

          Je ne vois pas de condition de surjectivité de la fonction caractéristique. Je lis même juste après :

          « When A is a set in the ordinary sense of the term, its membership function can take oil only two values 0 and 1, with f_A(x) = 1 or 0 according as x does or does not belong to A. »

          Les ensembles classiques sont le cas limite des ensembles flous lorsque l’ensemble image est {0,1}. Et il ne me semble pas qu’il existe de bijection de {0,1} vers [0,1]. Bref, vous racontez n’importe quoi.

    • Attendez, Lormier est en train de nous démontrer l’hypothèse de l’incontinent ! Ça pourrait révolutionner les mathématiques…

      • Hé ho, les intellos, pourriez pas plutôt nous trouver la formule pour gagner la super-cagnotte de l’Euromillion ?
        Avec ma bourgeoise on aimerait bien passer Noël à Marrakech…mais bon, en même temps, il paraît qu’il y a plein de bicots là-bas, alors on se demande si on va pas plutôt se tourner vers Fès… ou peut-être Casablanca…

        • Vous démontrez que vous n’avez aucune espèce d’idée des gens dont vous parlez. L’immense majorité des électeurs du RN n’en a rien à faire qu’il y ait des bicots – terme que je n’ai jamais entendu prononcé par l’un deux : « bougnoul » à la limite – au Maghreb et même, en soi, qu’il y en ait en France. Ce qui les dérange, c’est quand ils importent pauvreté et délinquance. Vous rencontrez beaucoup de récriminations contre l’immigration chinoise ou japonaise ? Non, car elle est riche et fait profil bas. Il serait temps d’entrer dans la complexité du réel et d’introduire un peu de nuance – comme dirait l’autre !

          • Rien compris, et d’ailleurs rien à foutre !
            Je suis tout excité par le foot et la coupe du monde qui approche ! Bon d’accord, notre équipe de France va être très black-black-black, comme disait… heu….comment qu’il s’appelle déjà, le gars un peu y****n qui s’énerve souvent à la télé ? » Fine qui est la crotte », un truc comme ça je crois.
            Ouais, pour revenir à l’équipe de France de foot, le sélectionneur, il choisit son équipe dans le RER B, ou quoi?

          • La caricature n’est intéressante qu’à partir du moment où elle est précise, crédible. Là vous fantasmez à gros traits.

            Je n’ai jamais entendu le moindre prolo parler d’un juif comme d’un youpin (du mal à écrire le mot en toutes lettres ?) en partie parce que je n’ai presque jamais entendu un prolo parler des juifs. Paradoxalement, les (rares) antisémites non musulmans actuels se trouvent à peu près dans les mêmes CSP que l’électorat de Zemmour : il faut être très politisé pour s’intéresser à cette coterie qui ne fait pas parler d’elle.

          • Bon, évidemment, avec cette finesse dans l’analyse des mœurs, vous faire comprendre la différence entre le juif et le youpin…

        • Un truc aussi : vous savez, quand quelqu’un vous dit que vous n’êtes pas français (surtout sur internet), vous pouvez très librement lui pisser à la raie. Non seulement parce que vous en avez moralement le droit, me semble-t-il, mais surtout parce que votre réaction montrerait un attachement à la France qui ne peut que jouer en votre faveur. Autre possibilité : vous pouvez vous dire que oui, c’est ainsi, tant pis, il vaut mieux changer ses désirs plutôt que l’ordre du monde… c’est ça la France, n’est-ce pas !

          • Houla…! Çui-là, il cause bien mais il cause trop, à nous emberlificoter avec des mots que quand il répond à ta question, quand t’as entendu la réponse tu comprends plus ta question !
            Moi je vois une chose, c’est que nos footeux en bleu c’est tous des migrants, z’ont des noms qui montrent bien que leur vrai pays c’est l’Afrique ! Qu’ils retournent en Afrique !
            Nous, ici, à Mortefougne-sur-Glaize, on regrette l’époque où l’équipe de France de foot, c’était des Kopaszewski, des Ujlaki, des Wisnieski, des Piantoni, des Platini, des Genghini, rien que des Français bien de chez nous, des qui avaient que de la bonne francité propre sur eux! Aujourd’hui c’est la décadence, on est l’équipe de la Françafrique !

        • C’est pas pour dire mais Joseph, c’est un peu typé comme prénom…
          Pas sûr qu’avec un prénom comme ça vous soyez recruté chez Azov.

    • J’étudie le katana avec Keanu Sensei… Je ne reviendé pas. Notre victime pour ce premier cours est une baguette de pain, le geste de son bras armé est superbe et vous noterez qu’il ne touche pas le tranchant de la lame, il pose sa main dessous tout en délicatesse.
      Good luck, WTH !

      https://www.youtube.com/shorts/A9pNguPY09o

      (Cet endroit est devenu un enfer. Je ne pense pas que vous restiez bien longtemps non plus)

    • Encore un deus ex-machina. Le Kremlin est peut-être rempli de dinos et on ne veut pas nous le dire ?

  102. J’aurais tellement aimé avoir la faconde de Charles Pasqua et les yeux de Dean Martin. J’ai un accent belge et l’œil quelconque… Tant pis ! ainsi va la vie !

  103. Chez Zadeh, la fonction caractéristique prend toutes valeurs réelles -et pas seulement rationnelles- dans l’intervalle [0,1].

    Je me suis mal exprimé;j’aurais dû écrire « PEUT prendre toutes valeurs réelles »;autrement dit,il n’y a aucune raison de décréter a priori qu’elle ne prend que des valeurs rationnelles.
    Je n’ai pas voulu dire que cette fonction était surjective.

    • « toutes valeurs réelles  » moi, j’écrirais « toute valeur réelle  »
      ou alors « toutes LES valeurs réelles « 

      • Elle peut prendre n’importe quelle valeur réelle comprise entre 0 et 1;on n’a pas à décréter a priori qu’elle ne prend que des valeurs rationnelles.(sinon ,ce n’est plus du Zadeh).

        Maintenant qu’est-ce que la phrase suivante peut bien vouloir dire:votre coefficient de francité est de pi/4 ?

        • M’enfin, Lormier, vous êtes con ou quoi ? Si je dis que la fonction f associe la quantité de pain x au prix payé f(x), vous allez me dire qu’elle est à valeurs dans IR alors qu’elle aurait pu être à valeurs dans IC sous prétexte qu’on PEUT définir dans la théorie des fonctions des fonctions à images complexes ? « Votre prix est de 2i+3 €, qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire… »

          D’où sort-il que d’une théorie on doit nécessairement en utiliser toutes les possibilités ? Admettez donc que vous n’y comprenez rien, ça irait plus vite.

          • Mais ça reste quand même complètement con ! Une fonction à images rationnelles n’est plus une fonction sous prétexte qu’on peut définir des fonctions à images réelles ? Zadeh évoque lui même le cas de fonctions à images… naturelles avec les ensembles cantoriens – alors ne venez pas raconter de la daube !

          • « D’où sort-il que d’une théorie on doit nécessairement en utiliser toutes les possibilités ? »

            Regarder dans tous les coins ce que pr »évoit une théorie fait partie de son « acceptabilité ». Qu’on n’y regarde pas plus à un moment donné peut résulter d’une difficulté voire d’une impossibilité de mesurer des effets trop faibles pour être détectés. C’est ce qui est arrivé à la Relativité Générale, prévoyant (dès 1916) l’existence d’ondes gravitationnelles qu’on n’a vraiment détectées qu’en 2016, au prix d’installations et de modélisations plutôt extrêmes.

            Y a-t-il des cas semblables en linguistrerie ?

          • Pas sûr qu’on parle de la même chose… L’acceptabilité théorique, oui, mais l’acceptation d’une application pratique ? Ce serait un peu comme dénoncer une modélisation de l’espace en dimension 3 sous prétexte qu’on a les outils mathématiques pour le faire en dimension 24 ou infinie.

            « Y a-t-il des cas semblables en linguistrerie ? »

            En linguistique historique (qui entretient à peu près autant de rapports avec la linguistique générale que la physique n’en entretient avec la métaphysique), oui, beaucoup – si je vous comprends bien.

            L’exemple le plus fameux est la « théorie des laryngales ». Avant Saussure, l’établissement du proto-indo-européen passait par des tables de correspondance entre les phonèmes des langues filles. Typiquement latin pater, grec πατερ, sanskrit pítar permettent de supposer l’existence d’un phonème indo-européen systématiquement rendu par p en latin, π en grec et p en sanskrit (sans préjudice des lois phonétiques propres à chaque langue). Mais, avant d’être réduit à son Cours de linguistique générale, Saussure se fait connaître par une « divine intuition ». À 20 ans (à l’âge où je n’avais pas encore fourré ma charge de TD donc), il suppose l’existence de deux phonèmes qui ne sont représentés par aucune correspondance : de manière tout algébrique, il suppose ces « coefficients » pour unifier l’explication de plusieurs phénomènes qu’on traitait jusqu’alors comme un ensemble de cas particuliers. Encore une fois, aucune trace directe, pas de phonème à faire correspondre, juste une supposition ockhamienne. La théorie séduit certains, on rajoute un coefficient pour la compléter, on propose d’identifier phonétiquement les coefficients aux « laryngales » des langues sémitiques (cyrano, ça gaze toujours ?), on prouve dans tous les cas leur nature consonantique (s’ils existent !)… mais toujours pas de preuve de ce phonème qui n’aurait été conservé en tant que tel dans aucune langue fille. Jusqu’au déchiffrement du hittite : un demi-siècle après l’intuition de Saussure on découvre et déchiffre une langue où deux des trois phonèmes sont directement représentés (et encore seulement à l’initiale). Aujourd’hui on débat encore sur le nombre exact de phonèmes, sur leur nature phonétique (ce qu’il y a de sûr c’est que ce ne sont pas des laryngales), mais plus aucun linguiste n’en conteste le principe.

            Dans un autre genre, il y a eu le grand miracle du déchiffrement du mycénien. Une tripoté de théories plus ou moins arbitrairement supposées depuis un siècle ont été confirmées… et une tripotée d’autres pas. D’une certaine façon, j’ai envie de dire que c’est même l’essentiel des cas en linguistique historique des langues anciennes : comme les données nouvelles (possiblement pertinentes) sont hyper rares… les grammairiens ont tout le temps d’élaborer leurs théories, un jour plus ou moins fortuitement confirmées (ou pas).

        • Je me souviens qu’au lycée , entre deux parties de flipper au bistro du coin, on vaquait à des occupations souvent plus gratifiantes et on donnait rdv à la cantonade en disant « je reviens dans trois francs » ce qui était aussi un moyen d’exorciser les sommes mirobolantes qu’on perdait dans ce mange-pièces spatio-temporel…

    • C’est cela, oui, c’est cela… :

      « Chez Zadeh, la fonction caractéristique prend toutes valeurs réelles *-et pas seulement rationnelles-* dans l’intervalle [0,1]. » (18h15)
      « je vous fais remarquer quand même que *contrairement à Zadeh* vous n’attribuez que des valeurs rationnelles au ’’degré d’appartenance’’ »

      Et bref, en quoi ce fait crée-t-il un quelconque problème ? (Au passage, je vous ferais remarquer que tout ensemble (flou) dénombrable (et à plus forte raison fini) NE PEUT avoir une fonction caractéristique prenant toutes les valeurs de 0 à 1 : il n’existe pas de surjection de IN dans IR. Vous aurez aussi remarqué que la population humaine est en nombre fini…)

  104. Cyrano58
    « Les balles allemandes ne sont pas dangereuses : elles traversent les chairs de part en part sans faire aucune déchirure. »

    Je ne connaissais pas cet élément de propagande;je vois qu’il est cité dans des manuels scolaires de Première,par exemple celui-ci:

    https://assets.lls.fr/books/6167258/couv-hg1.png

    Quand j’étais lycéen,en classe de première,on ne nous enseignait pas ça.

    • https://www.pinterest.fr/pin/442971313333607246/

      Cette affiche est un petit chef d’oeuvre. Elle dit tant de choses…
      Vous remarquerez que les obus ne sont pas russes, ce qui est tout à fait exceptionnel.
      En revanche, c’est probablement un russe qui se dissimule sous l’uniforme allemand car, comme chacun sait, ce sont les russes qui ont tué 1.4 millions de Poilus durant la 1ère Guerre mondiale.

    • Une balle en plein cœur le traversait donc en faisant deux petits trous à bord net se cicatrisant rapidement et permettant au soldat de revenir sur le front sans retard.

      Je n’ai aucun souvenir de mes cours d’histoire au lycée. Juste après 68, y avait-il encore une histoire ?

      • Il n’y a pas davantage de cours d’histoire maintenant.
        « Il n’y a pas une culture française » a déclaré l’ex-bankster.

    • « cela vaut mieux que l’autofiction empathique. »
      Dommage que vous n’en citiez pas d’exemple-ce qui nous aurait permis de nous faire une idée plus précise de « l’autofiction empathique ».

  105.  » le sélectionneur, il choisit son équipe dans le RER B, ou quoi? »

    Ne pas confondre RER B et rebeu

    • https://www.dailymotion.com/video/xdjf2d

      Elle a raison, la gonzesse! « Les bleus ne représentent pas la France », qu’elle dit. Heureusement qu’y a encore des gens qui ont les yeux en face des trous @
      Bon, à part ça, j’ai un pote à Mortefougne-sur-Glaize, y m’a dit que j’avais dit une connerie à propos de Wisniewski, Ujlaki, Kopa, que en fait c’était pas des francités pur jus, que c’était des migrants polaks, et que Platini, Piantoni tout ça, c’était des migrants ritals.
      OK, peut-être, j’admets.
      Mais eux, au moins, ils étaient blancs et ils étaient chrétiens !
      Alors qu’aujourd’hui les Pogba, Umtiti, Dembélé, Tchouameni, Camavinga et les qu’on sort, hein, question blancheur et marabouts, hein, j’en dis pas plus, on se comprend, hein? C’est l’équipe d’Afrique, que j’vous dis !

  106. Josip Gavrilovic 15 novembre 2022 At 22h55

    Lormier, en toute honnêteté, ce truc ci-dessus, ça n’est pas du jargon, du baratin, de l’esbroufe, pour impressionner les gogos?

    C’est du vent.

  107. Zelensky conteste que le missile tombé en Pologne ait été tiré par l’armée ukrainienne;il se fonde sur les rapports des militaires.

    Il demande que des experts ukrainiens participent à l’enquête, en territoire polonais; les Polonais hésitent à donner l’autorisation. Pourquoi ?

    Les débris de missile permettent-ils une identification ? Si un numéro était visible sur l’un d’eux,ça simplifierait les choses.

    Au début,la presse parlait de deux missiles;maintenant,il n’est plus question que d’un.

    • C’est pourtant évident.
      Pourquoi Zelensky contesterait-il que l’armée ukrainienne ait tiré ce missile alors qu’il est parfaitement clair qu’il s’agit d’un missile envoyé par l’Ukraine ?
      Tous les rapports ont établi qu’il s’agissait d’un missile de fabrication russe, et ça, déjà, c’est forcément suspect.
      Mais il y a plus : pourquoi Zelenski s’obstine-t-il à contester alors que les pays de l’OTAN ont déclaré qu’il n’y aurait aucune application de l’article 5 ?
      Vous n’étiez pas loin de la vérité : comme pour le cas de l’assassinat de Kennedy, il n’y avait pas un missile, mais deux.
      Et la preuve décisive, c’est qu’il y a eu deux morts.
      Mais alors pourquoi n’y a-t-il aucune trace de ce second missile ?
      Tout simplement parce qu’il ne s’agit pas d’un missile ordinaire : il s’agit d’un MISSILE QUANTIQUE, créé grâce à un processus de rétro-ingénierie effectué sur les armes de l’astronef extraterrestre que les services secrets américains ont récupéré en 1947 dans le désert de Roswell.
      Par la mystérieuse mise en œuvre du phénomène d’intrication, le missile quantique reproduit à l’identique la trajectoire du missile avec lequel il a été enchevêtré, mais pas dans le même espace-temps. En effet, le second missile a atterri non pas dans notre univers mais dans une réalité alternative dans laquelle c’est la Russie et non l’Ukraine qui a envoyé ce second missile. J’en veux pour preuve les coordonnées de l’endroit où le missile est tombé :
      Przewodów, Pologne : 50.47099 lat, 23.93432 lon

      = Latitude de Kyiv
      = Longitude de Lviv

      Or, le village en Pologne partage
      – 1 coordonnée avec Lviv
      – 1 coordonnée avec Kyiv.

      Dans cette réalité alternative, Lviv et Kyiv ne sont qu’une seule et même ville. Et ça, les ukrainiens le savent. Cette manœuvre ne vise donc à rien d’autre qu’à faire porter le chapeau à la Russie pour déclencher une troisième guerre mondiale dont la maffia ukrainienne pourrait immédiatement tirer profit en provoquant une inflation record sur la vente de T-shirts kaki dans le but de détruire l’économie européenne pour livrer ses états en pâture aux fanatiques satanistes woke LGBT+ nazis qui réduiront alors toute la population survivante en esclavage.

      Heureusement, comme le principe d’incertitude d’Heisenberg établit qu’il est impossible de connaître à la fois la vitesse et la position sexuelle d’un citoyen occidental dégénéré, le stratagème n’a pas fonctionné comme prévu et le narratif a dû être brutalement modifié par les membres de l’Etat Profond. Néanmoins, il faut rester vigilant car Zelenski est un être fondamentalement amoral et véritablement machiavélique.

      Méfiance, méfiance.

      Ne croyez pas ce que vous disent les médias. Rien n’est vrai. Renseignez-vous.

      La girafe n’existe pas : c’est un cou monté.

  108. Josip Gavrilovic

    « Adamczewski démontre que la valeur de base de be-ing, l’invariant, c’est la reprise anaphorique, soit contextuelle, soit situationnelle. »

    « Darling, what are you doing ?

    (I am) feeding the piglets. »

    Je ne vois pas la « reprise anaphorique ».

    • Si l’explication vous intéresse, je pense pouvoir vous la fournir, mais êtes-vous prêt à encaisser le jargon de la théorie méta-opérationnelle d’Adamczewski (également appelée parfois « théorie des phases ») avec plus de patience que celui de la TOE de Culioli?

      PS : En réalité ce que vous appelez jargon, c’est tout simplement un technolecte. Toutes les spécialisations nécessitent tôt ou tard un technolecte. Votre – difficile – conversation mathématique avec Fregoli vous a obligés à convoquer un technolecte. La stylistique (ô combien !) à son technolecte. La narratologie a son technolecte. Votre garagiste a son technolecte. Les rugbymen ont leur technolecte.
      La question est : pourquoi seul le technolecte culiolien vous révulse-t-il? Quelle histoire cachée peut-il y avoir entre lui et vous, qui puisse justifier ou expliquer une telle vindicte ? Voulez-vous qu’on en parle?🙂

      • La question est : pourquoi seul le technolecte culiolien vous révulse-t-il? Quelle histoire cachée peut-il y avoir entre lui et vous, qui puisse justifier ou expliquer une telle vindicte ? Voulez-vous qu’on en parle?

        J’ai pu vous donner l’impression d’être vindicatif;mais ce n’est pas du tout mon caractère;que Culioli repose en paix…Je n’en parlerai plus.

        Ma question sur be+ing est très simple:dans l’exemple que j’ai donné,où est l’anaphore ?
        Si,pour répondre, vous avez besoin d’user d’un vocabulaire spécial,eh bien, allez-y, j’essaierai de comprendre.
        Mais je crois tout de même que s’il y a une anaphore,vous pouvez la désigner,et s’il n’y en a pas, le dire.

      • Le technolecte érotico-culiolien dans l’oeuvre d’Annie Ernaux

        Thèse d’Etat et d’anulinguistique -Josip Gavrilovic Université Paris I Panthéon-Sorbonne 2004

        • Serais-je par hasard l’auteur d’une thèse subliminale conçue et rédigée dans le demi-sommeil d’une nuit de beuverie au mauvais vin blanc?
          Cyrano, je vous en conjure, si vous avez le texte intégral de cette thèse, communiquez-le moi de toute urgence!

  109. Brighelli, n’est-ce pas un peu contradictoire de s’en prendre à la littérature, disons, platement « engagée » quand vous profitez de chacune de vos chroniques pour mettre un coup de patte aux wokes (y compris quand le livre dont vous rendez compte n’en parle absolument pas) ? Pour une fois qu’un livre est bon, la chronique ne pourrait-elle pas suivre ?

  110. @Dugong
    « Y a-t-il des cas semblables en linguistrerie ? »

    Si la question est : existe-t-il ne serait-ce qu’une seule théorie linguistique qui puisse prévoir ou même seulement imaginer les évolutions/modifications de telle ou telle langue, je crois que la réponse est non.
    Les théories linguistiques sont explicatives. Elles se fondent sur un corpus d’énoncés déjà produits, et de ce fait elles sont rétrospectives et non prospectives. Si vous prenez par exemple la loi de Bartsch, elle explique comment certaines évolutions se sont produites pour certains mots latins devenant mots des langues romanes, elle ne permet pas de prévoir à coup sûr la suite de l’évolution. La marge d’erreur est trop considérable.

    Je crois me souvenir (prenez ce qui suit avec prudence, je n’ai pas eu le temps de vérifier) que Chomsky (ou un de ses héritiers) avait en son temps, à propos du phénomène d’enchassement, envisagé qu’à l’avenir, « that » deviendrait une sorte d’outil d’enchassement universel dans les relatives, rendant tous les autres (who, which, whose, whom…) obsolètes ou inutilisés.
    Le fait est que dans la langue orale « that » remplace fréquemment « who » relatif sujet même avec un antécédent animé (the man that saved the world). (On entend même des énoncés où le relatif sujet disparaît totalement – there’s a man wants to see you/ He’s the one helped our friend).
    Mais il faudrait être devin ou très imprudent pour prédire que de tels phénomènes vont à coup sûr se généraliser. Marge d’erreur considérable.
    Il faut se faire une raison : aucune théorie linguistique ne peut se comparer (en fiabilité) à la théorie de la relativité générale !

    • « Le fait est que dans la langue orale « that » remplace fréquemment « who » relatif sujet même avec un antécédent animé (the man that saved the world).  »

      Pas seulement dans la langue orale.

      The boy that is playing the piano (or who)…

      « In restrictive clauses,frequent use is made of a general pronoun that which is independent of the personal or non personal character of the antecedent… » (Quirk and Greenbaum A University grammar of English).

      Je suis sûr qu’on peut trouver dans des œuvres littéraires des exemples où that avec un antécédent animé serait difficilement remplaçable par who.

  111. Where is the man THAT will not bend the knee in time of tempest? Where is the man THAT does not acknowledge God when he hears the terrible voice of his deep-toned thunder, and sees with alarm the shafts of his lightning fly abroad, cleaving the thick darkness of the atmosphere?

    God’s Barriers Against Man’s Sin

    A Sermon Delivered on Sabbath Morning, November 16th, 1856, by the

    REV. C.H. SPURGEON

    At New Park Street Chapel, Southwark

    God’s Barriers Against Man’s Sin

    A Sermon Delivered on Sabbath Morning, November 16th, 1856, by the

    REV. C.H. SPURGEON

    At New Park Street Chapel, Southwark

  112. Merci pour ces références.
    La langue orale est pour moi un sujet de prédilection plus que l’écrit.
    Je manque de temps dans l’immédiat pour vous répondre sur l’anaphore, je dois me déplacer.
    Maybe later tonight…

      • La Pologne est un état souverain;elle devrait pouvoir décider elle-même quels experts elle autorise à venir enquêter sur son sol. Mais non, les autorités polonaises disent qu’elles n’ont pas d’objection,qu’elles pensent que les Etats Unis n’en auront pas non plus… mais que si les Etats Unis s’opposaient à cette visite,elle n’aurait pas lieu.

    • Il faut être volontaire; vous touchez $ 3500 pour six mois de service et ,théoriquement, après six mois, vous êtes libre,vous ne retournez pas en prison.
      Je suppose quand même que cette promesse ne vaut pas pour ceux qui sont condamnés à perpétuité.

        • Souvent en moins de 24 heures… Quant à la vie dans une colonie pénitentiaire russe…la basketteuse américaine qui va y passer 9 ans nous racontera (si elle en sort vivante).
          Le Guide du Routard en dit pis que pendre.

        • Votre famille touche $80 000.

          Bon,il faut préciser que tout ça,c’est des promesses verbales,il n’y a pas de contrat écrit.

    • Une idée intéressante, sauf que nous n’avons pas de guerre engagée avec un Etat étranger, donc pas de front où envoyer les effectifs carcéraux.
      En France, la guerre est civile et ceux qui l’ont déclaré à la République et à l’haïe cité forment justement la grand masse desdits effectifs carcéraux.

  113. Le problème n’est pas (ou pas vraiment) que l’équipe de France soit presque entièrement noire, le problème est qu’on ose nier le Grand Remplacement après ça et le reste…

      • Ma longue fréquentation de la population négroïde me permet d’affirmer sans difficulté que les plus foncés sont ceux qui font le plus peur et sont ceux qui sont souvent les plus moins sympathiques, mais que les plus dangereux – ceux qui font changer de trottoir l’honnête citoyen qui n’a pas encore été lobotomisé par la morale bourgeoise – sont en fait les chocolats !

        • Qui a déjà eu un problème avec un Kenyan ? Personne ! Alors qu’avec les Ivoriens et les Gabonais…

          • Le Kenyan de base cause pas le françouze (et réciproquement). Il n’en reste pas moins que Nairobi est plus connu en Afrique sous le nom de Nairobery et que, comme dans la plupart des grandes villes *, certains endroits n’assurent aucun avenir aux étrangers.

            * le pompon semble revenir aux grandes villes d’Afrique du Sud…

  114. le relatif THAT,encore deux citations:

    « It is absolutely necessary … for me to have persons THAT can think for me, as well as execute orders. » –George Washington

    « It is not the strongest of the species THAT survive, nor the most intelligent, but the ones most responsive to change. » –Charles Darwin

    • « I have yet to meet the girl THAT will truly accommodate my huge Schwanzstucker. »
      Jean Paul Brighelli

      « To anyone THAT ever told you you’re no good … They’re no better. » –Hayley Williams

      (J’ai vaguement l’impression de voir se dessiner un motif)

  115. Lormier, des nouvelles de Pfizer ? Il me faut un abruti fini pour dimanche soir et les mathématiques sont déjà prises…

      • Charbonnel, je ne t’ai pas oublié, vieux débris !

        Boomer de mes deux ! Raclure ! Grosse merde ! Furoncle sodoméen des profondeurs de la merde ! Si t’avais ta gueule, j’aurais honte de chier !

        • Crève Charbonnel, crève dans d’atroces souffrances, toi et tout ton cortège de boomers ! J’irai déposer un étron sur ta tombe, j’irai pisser sur ta face putréfiée et je te ferai bouffer la semence de ta grosse truie de femme qu’auront engrossé un bouc, un taureau, une hyène et un gros porc, grosse merde ! Connard ! Pourriture ! Crève, crève, crève !

      • Demandez à Macron et Véran, ce sont eux les VRP de Pfizer.
        Et rendez moi mon missile. Enfin, si vous pouvez.

  116. Allez, à plus tard la compagnie, je prends deux semaines de vacances loin de ce trou de balle de Charbonnel et ce couillon de Lormier.

  117. Lormier 17 novembre 2022 At 11h26
    Josip Gavrilovic : « Adamczewski démontre que la valeur de base de be-ing, l’invariant, c’est la reprise anaphorique, soit contextuelle, soit situationnelle. »

    locuteur A : Darling, what are you doing ?
    locuteur B : (I am) feeding the piglets. »
    Je ne vois pas la « reprise anaphorique ».

    Ma réponse :
    Si l’énonciateur peut reprendre anaphoriquement une relation déjà présente dans le contexte (ex: when you drive too fast, you’re driving to your death), il peut également dire qu’il y a mise en relation à partir de sa position d’observateur du monde sensible. A l’anaphorisation contextuelle fait place alors l’anaphorisation situationnelle, que j’avais déjà évoquée dans mon tout premier message.
    Dans l’exemple que vous donnez, le premier be+ing (what are you doing?) est la marque d’une anaphorisation situationnelle. Le locuteur A observe une situation (il peut par exemple voir B sans bien distinguer l’activité de B, ou bien entendre des bruits qui le font s’interroger, ou bien constater que B n’est pas à proximité immédiate et se poser des questions etc., je ne peux que conjecturer, la situation n’énonciation n’étant pas clairement exposée dans l’exemple que vous donnez), et c’est l’observation de la situation qui est le déclencheur de l’anaphorisation.
    Cet énoncé issu du repérage situationnel est lui aussi, comme quand il y a repérage contextuel, de nature métalinguistique : l’énonciateur pose qu’il y a relation entre deux éléments, relation orientée vers le sujet grammatical, et c’est lui domine entièrement cette mise en relation. Adamczewski appelle les énoncés en be+ing des énoncés de phase 2 (métalinguistiques), la phase 1 selon lui étant en prise directe avec l’extralinguistique (le monde extérieur) et induisant l’emploi aspectuellement neutre du présent simple.
    La deuxième occurrence (I’m feeding the piglets) est, elle, le résultat d’une anaphorisation à la fois contextuelle et situationnelle. Contrairement à ce que vous semblez penser, l’anaphore contextuelle n’a pas à reprendre stricto sensu le verbe utilisé précédemment (comme c’est le cas avec drive, repris stricto sensu). Voyez par exemple ceci :
    « She has painted La République on her dustbin. So that every time she chucks anything dirty into it, she is insulting the old republic. » Le verbe insult n’apparait qu’une fois, avec be+ing. Il n’en est pas moins la reprise anaphorique contextuelle de « chuck anything dirty into it ». Il n’y a pas reprise du même verbe, mais on est bien devant un cas d’anaphore contextuelle.
    Dans votre exemple, « feeding » reprend anaphoriquement le « doing » du contexte qui précède.
    Mais c’est aussi une anaphore situationnelle : la situation qui a provoqué la question du locuteur A provoque également la réponse en be+ing du locuteur B.
    Pour résumer, je crois que l’on peut dire que « what are you doing? » est un cas net d’anaphorisation situationnelle, et que « I’m feeding the piglets » est un cas d’anaphorisation hybride. Mais dans un cas comme dans l’autre, nous sommes devant du métalinguistique, énoncés de phase 2 selon la terminologie adamczewskienne.
    J’ai essayé d’être aussi peu jargonnant que possible, mais le recours à du technolecte est parfois difficilement évitable…

  118. Lormier, auriez-vous dans vos archives d’autres exemples de la disparition complète du pronom relatif sujet comme dans
    – there’s a man wants to see you
    – He’s the one helped our friend
    Ce phénomène me semble être majoritairement – et peut-être exclusivement – lié à la langue orale, mais sait-on jamais…

    • Hélas, je n’ai pas d’archives;je ne suis qu’un amateur;désolé de ne pouvoir vous être utile.
      (Mes exemples avec that à antécédent animé, je les ai pêchés au chalut dans le Bab El Oueb.)

  119. Bon alors l’anaphorisation à la sauce Adamczewski n’a pas grand chose à voir avec l’anaphore de la langue commune:où est la répétition ? Il n’y en a pas.
    A partir de cette définition, tout peut être anaphorique,tout peut être « anaphorisation situationnelle. »

    « Dans l’exemple que vous donnez, le premier be+ing (what are you doing?) est la marque d’une anaphorisation situationnelle. Le locuteur A observe une situation (il peut par exemple voir B sans bien distinguer l’activité de B, ou bien entendre des bruits qui le font s’interroger, ou bien constater que B n’est pas à proximité. »

    Le locuteur A peut tout simplement téléphoner pour obtenir un renseignement; imaginons qu’il souhaite demander un service à B;pour cela il a besoin de savoir ce que B « est en train de faire »de savoir si,par exemple, cette activité pourrait facilement être interrompue.

    L’explication traditionnelle de la forme en be+ing (insuffisante dans bien des cas) me convient très bien dans le cas présent: présent continu, action en train de se faire etc.

    What are you doing ? Que fais-tu ? (qu’es-tu en train de faire ?)
    (I’m) feeding the piglets. Je donne à manger aux porcelets. (je suis en train de donner à manger…)

    Si je pose la question « Quelle heure est-il ? », je la pose nécessairement dans une certaine situation(il y a toujours une situation) et donc qu’est-ce qui m’empêche d’arguer qu’il y a dans ma question une « reprise anaphorique de cette situation » autrement dit anaphorisation situationnelle?

    Ah ces théoriciens qui veulent toujours tordre la langue pour la faire entrer dans leur théorie !

    • Je ne commenterai pas votre commentaire.
      Les autres commentateurs de ce blog pourraient être lassés…

      • Votre courtoisie,votre souci de l’autre vous honorent.
        Je n’ai pas ce genre de scrupule;je pense en effet que les commentateurs non intéressés peuvent tout simplement dérouler l’écran et ne pas lire.

  120. Josip Gavrilovic 17 novembre 2022 At 17h04

    La langue orale est pour moi un sujet de prédilection plus que l’écrit.

    Pour pouvoir dire :telle forme est fréquente dans la langue orale,mais pas dans la langue écrite,il faut prendre en considération et l’oral et l’écrit.

    Je vous ai donné plusieurs exemples de langue écrite où le relatif « that » a pour antécédent un animé;j’ai ma petite idée sur la question, que je me suis faite sans consulter d’ouvrages.

    « Where is the man THAT will not bend the knee in time of tempest? »

    « who » serait possible ici,à la rigueur,mais « that » est préférable.

  121. « I need to call someone that knows how to fix this. »

    A mon avis,on n’est pas ici en présence d’une proposition relative pure:j’ai besoin de faire venir une personne TELLE qu’elle soit capable de réparer ceci (such a person as can fix this).

    Je conjecture et espère qu’une telle personne existe; « who » à la place de « that » ici ?
    Selon moi, non.

  122. « I have yet to meet the girl THAT will truly accommodate my huge Schwanzstucker. »

    Existe-t-elle ? On peut en douter.

    « To anyone THAT ever told you you’re no good … They’re no better. » –Hayley Williams

    anyone, ever que vous faut-il de plus ?

    Evidemement ,avec all those, ça change tout

    To all those WHO told you you’re no good…They’re no better.

  123. En d’autres termes vous formulez l’hypothèse que « that » renvoie à du générique alors que « who » renverrait à du spécifique.
    Hypothèse à confirmer auprès de locuteurs anglophones de divers pays et de diverses origines, car en tant que « native speakers » ils seront beaucoup plus fiables que nous sur l’acceptabilité de tel ou tel énoncé.

  124. « that » renvoie à du générique alors que « who » renverrait à du spécifique.

    C’est à peu près ça… générique ou pute-à-tifs ou hypothétique ; je ne pose pas l’existence de la personne désignée par l’antécédent. (+ éventuellemnt l’idée de « personne telle que « someone that wil fix this »).

    . ».. ils seront beaucoup plus fiables que nous sur l’acceptabilité de tel ou tel énoncé. »

    Les énoncés que j’ai cités sont acceptables,puisque ce sont des énoncés d’anglophones,et d’anglophones sachant leur langue…Qu’en disent les savants linguistes ?

    • A propos de  » I need to call someone that knows how to fix this », vous disiez:
      « who » à la place de « that » ici ?
      Selon moi, non.

      Seul un anglophone sachant sa langue pourra vous dire si « who » en lieu et place de « that » est acceptable ou pas.
      Moi qui ne suis que modeste angliciste, je trouve « who » seulement acceptable ici dans le cas où l’énonciateur connaît effectivement la personne à qui il faut faire appel, ou en présuppose l’existence. Cela confirmerait l’hypothèse « that générique » vs « who spécifique ».
      Il y a eu dans les années 90 une abondance d’articles sur wh-/th-, en particulier du côté de l’université de Toulouse avec Jean-Remi Lapaire et Wilfrid Rotgé. A l’occasion je me replonge dans mes archives et je vous tiens au courant.

      • Si dans la phrase
         » I need to call someone that knows how to fix this. »,on remplace « call » par « find », l’existence d’un tel individu est plus hypothétique:
         » I need to find someone that knows how to fix this. » ou encore:
        « I hope I can find someone that knows/will know how to fix this . »
        Merci pour vos commentaires et recherches bibliographiques.

      • « …dans le cas où l’énonciateur connaît effectivement la personne à qui il faut faire appel… »

        s’il connaît cette personne, dira-t-il « someone » ?

        On aura facilement:
        I need to call Peter, who knows how to fix this (la relative étant non-définissante)

      • « du côté de l’université de Toulouse avec Jean-Remi Lapaire et Wilfrid Rotgé »

        Ils jouent 3ème ligne au Stade ?

  125. Pologne, missiles,vicissitudes de la vassalisation:

    C’est plus subtil ou plus byzantin que je ne pensais.

    Les autorités polonaises sont d’accord pour que des Ukrainiens viennent assister en spectateurs aux investigations menées par une équipe polono-américaine; mais pour qu’elle soit admise à participer à l’enquête,il faut que les Américains soient d’accord.

    Les mauvais esprits diront que la Pologne veulent empêcher les Ukrainiens de contester éventuellement les conclusions de l’enquête:s’ils n’y ont pas participé,ils n’auront pas leur mot à dire.

  126. « pour qu’elle soit admise » remplacer par « pour que des experts ukrainiens soient admis « 

    • Qui a dit en 1989:
      « Qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse que la France s’islamise ? »

        • Il est vrai qu’en 1989, S. venait tout juste de rencontrer L.
          Elle gobait tout ce qu’il disait ?

          • Jospin était en responsabilité en 1989 à l’époque des foulards de Creil: il fut le premier des munichois face à l’islamofascisme, le premier des collabobos.

          • Agacinski a couché avec le collabo, elle est donc aussi responsable .
            Ne nous laissons pas leurrer par ses tentatives de se racheter une conduite en trompant les cathos, hein !
            Oui…

      • abcmaths, j’ai vu plus haut sur ce fil que pour vous, ma francité ne faisait aucun doute, n’était soumise à aucune réserve ni nuance de vert de gris, et que contrairement à d’autres (ou plus exactement un autre) vous ne la débitiez pas en tranches et ne la connectiez pas non plus à un variateur plus ou moins é(lec)tronique, de qualité douteuse.
        Je vous en remercie et vous salue avec la plus franche cordialité dont je suis capable à l’écrit.

  127. Voilà donc ce qui préoccupe essentiellement nos « gouvernants » (!).
    Ils continuent dans le même sens, y compris en faisant fabriquer les « phryges » multigenrés… en Chine – et même que toute la Presse s’en gargarise.

    … et les Ecolos ? Ils soutiennent eux aussi les délocalisations.
    Exemple : « Harcelé par les écologistes radicaux, Bridor * contraint de délocaliser un projet d’usine avec 500 emplois à la clé » ;
    comme le dit une déléguée du « comité sécheresse » d’Ille-et- Vilaine (Francetvinfos du 10/11) :
    « on ne touche pas aux terres agricoles indispensables dans l’évolution du climat ».

    * Ce n’est pas que les brioches Bridor soient les meilleures de France… Mais autant renvoyer le boulot à d’autres, qui seront certainement bien moins bien payés qu’ici.

    C’est ainsi que l’on se rapproche du « revenu universel », tandis que le nombre de sans-emplois-inutiles-coach-potatoes va grandissant…

  128. Josip Gavrilovic

    « …un variateur plus ou moins é(lec)tronique, de qualité douteuse. »

    En l’au-khul-rance, le degré de francité est déterminé par le vote d’un corps déjà constitué de « relativement français » qui ont leurs critères propres dont on ne sait rien;

  129. Non, mais je rêve…Z’avez vu? Tout le monde tombe sur ce pauvre Lloris, pasqu’il a dit qu’il voulait pas mettre le brassard de soutien aux pédés et aux gouines ! M’enfin, il a raison le gonze.
    Il a dit qu’il respectait la culture du Qatar. Bon, les qatariens c’est des bougnouls. Des bougnouls riches, mais des bougnouls. Nous, à Mortefougne-sur-Glaize, les bougnouls on les aime pas trop, d’ailleurs y en a pas un seul à Mortefougne-sur-Glaize, mais on trouve quand même qu’y sont franchement envahissants. Mais bon, si les qatariens ils aiment pas les pédés et les gouines, alors z’ont pas que des défauts, hein?
    Alors tomber sur ce pauvre Lloris, franchement c’est pas juste ! Et en plus lui c’est un Français de souche, hein, c’est pas comme les françafricains de l’équipe de France…
    Enfin, je dis quand même Allez les Bleus, et surtout Vive la France ! Hips !

  130. Dugong
    le pompon semble revenir aux grandes villes d’Afrique du Sud…

    Ce qui n’empêche pas que…
    Les populations du Cap mettent les échecs en valeur.

  131. « It is a rare teacher WHO has the summer truly off, » said Diana Bowers, principal of Carrie E. Tompkins Elementary School in Croton-on-Hudson, where more than half of her faculty will attend a summer writing institute at Teachers College Columbia University.

    I do think it is a rare teacher THAT does this nowadays – in the course of my whole career I’ve only ever met conscientious teachers – and that is definitely something to celebrate!

    https://ludwig.guru/s/a+rare+teacher