Toulouse-Lautrec, Les Deux amies, c.1894

Lesbiennes, gouines, gougnottes, tribades, gousses, éplucheuses de lentilles… Ainsi parle le Dictionnaire érotique de Pierre Guiraud, outil indispensable de l’érotologue distingué.

Sous le pinceau des peintres, l’œil du photographe ou la plume des écrivains, les femmes vont très souvent par deux. La femme unique est déesse, isolée dans sa perfection, Vénus languide ou courtisane alanguie. Mais lorsqu’il veut représenter une étreinte classique, Boucher choisit le mythe de Calliope, que Zeus engrossa en prenant les traits de Diane.

Par deux, la femme rentre dans son humanité — et le couple ainsi formé signifie à l’artiste qui tente de le saisir qu’il est exclu de la relation qu’il éternise, mais à laquelle il ne peut participer que sous l’angle du voyeur.
Je me rappelle une vieille interview de Rocco Siffredi, affirmant qu’il n’avait jamais donné à une partenaire un plaisir aussi intense que ce qu’elle se procurait avec une autre femme. « Et ça vous rabat l’orgueil », ajoutait ce brave homme, l’un des rares dans la profession à avoir un regard distancié sur ses performances et le culte dont il fut l’objet.

C’était manifestement l’avis de Toulouse-Lautrec, mieux équipé encore que l’Etalon italien, représentant les prostituées chères à son cœur qui après avoir encaissé les clients douteux de la journée, se consolent dans les bras l’une de l’autre. Pas un hasard si une majorité d’actrices porno sont lesbiennes.
Même thématique chez Albert Marquet, où les deux créatures sont allongées, rompues par une journée de sexe tarifé ou des ébats tumultueux. Le bordel appartient tellement à l’esthétique commune jusqu’en 1945 qu’il n’est pas étonnant que les peintres, toujours en quête de modèles à bas coût, s’y intéressent.

Les amours saphiques — dont le couple de femmes est la combinaison élémentaire — ont toujours fasciné les artistes. Après tout, Baudelaire songea d’abord à intituler le recueil de ses poèmes Les Lesbiennes, avant de s’arrêter aux Fleurs du mal. Et il en reste quelque chose, particulièrement dans les pièces condamnées :

« Étendue à ses pieds, calme et pleine de joie,
Delphine la couvait avec des yeux ardents,
Comme un animal fort qui surveille une proie,
Après l’avoir d’abord marquée avec les dents.

Beauté forte à genoux devant la beauté frêle,
Superbe, elle humait voluptueusement
Le vin de son triomphe, et s’allongeait vers elle,
Comme pour recueillir un doux remercîment.

Elle cherchait dans l’œil de sa pâle victime
Le cantique muet que chante le plaisir,
Et cette gratitude infinie et sublime
Qui sort de la paupière ainsi qu’un long soupir. »

Ah, comme j’imagine bien le procureur Pinard, le même qui avait plaidé (en vain) l’interdiction de Madame Bovary, se palucher férocement en se murmurant à part soi les vers qu’il allait faire condamner !
Dix ans plus tard, Courbet, qui avait représenté Baudelaire à droite sur sa fameuse toile l’Atelier du peintre, peint Le Sommeil (dit aussi Les Deux amies, ou Paresse et Luxure), une toile destinée au collectionneur turc Khalil-Bey, pour qui il avait peint l’Origine du monde : dans les deux cas c’est la maîtresse du peintre, Johanna Hifferman, qui sert de modèle roux (alors que Constance Quéniaux, danseuse et courtisane de l’Opéra, est le modèle brun). Se rappeler Flaubert et son Dictionnaire des idées reçues : « Brunes. Sont plus chaudes que les blondes (voy. Blondes). » Bien sûr les notices de Blondes, Rousses et Négresses disent la même chose, la beauté de l’idée reçue étant qu’elle est circulaire.
La toile de Courbet, désormais au Petit Palais, a servi de modèle à nombre de peintres qui se sont saisis du même thème — par exemple Micao Kono.

La combinaison de deux corps féminins est d’ailleurs une histoire de courbes. Jef Lambeaux (1852-1908) dispose ses lesbiennes dans une position telle que le couple finit par former un demi-cercle. Même combinaison, mais dans l’autre sens, pour cette toile galante des années 1770, Les Deux amies de Jean-Jacques Lagrenée.
Jusqu’au cubisme, la peinture a eu plus d’attraits pour la courbe que pour l’arête vive. Et curieusement les toiles de Picasso consacrées au thème sont antérieures à son virage cubiste. Comme disait si bien Eluard :

« La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur
Un rond de danse et de douceur
Auréole du temps berceau nocturne et sûr »

C’est dans Capitale de la douleur (1924). À l’époque c’est Gala que chante le poète. Mais les récipiendaires sont interchangeables, et la photo de Man Ray représentant, douze ans plus tard, Nusch, la nouvelle compagne d’Eluard, et Sonia Mossé, la belle blonde du mouvement surréaliste, exalte ce « rond de danse et de douceur dont parlait le poète. Il ne reste de Sonia Mossé, assassinée par les nazis à Majdanek en 1943, que les instantanés que cueillirent les photographes.
Chez Tamara de Lempicka, les courbes se multiplient : ces cercles combinés enferment le monde, bien sûr — bien mieux que les rigidités masculines.

Je n’irai pas jusqu’à dire que les femmes sont toujours plus ou moins horizontales. La photographe Renée Jacobs, qui a fait du saphisme l’axe central de son œuvre, a ainsi figé une étreinte qui ressemble fort à un semi-viol, au coin d’une rue, sous un lampadaire impavide. Comme quoi des lesbiennes (c’est aussi le cas de Judy Francesconi) sont fort capables d’instrumentaliser à leur profit le corps féminin — ce que d’autres femmes reprochent aux hommes. Ciel ! Serait-ce que l’amour joue toujours plus ou moins sur l’assaut et la reddition ?
Je crois que je préfère encore la photo de Lori et Valerie, les deux robustes mécaniciennes de Joan E. Biren (In eye to eye, 1979). L’union dans l’effort, dans un métier longtemps annexé par les hommes, en dit plus que les étreintes léchées pour calendrier lesbien de Renée Jacobs, et autres « rêves de femmes » en jolis noir & blanc avec beaucoup de grain.
Ou, dans un genre plus purement graphique, les étreintes vaguement sadiennes des créatures d’Alphonse Inoue, dont la série des « Belles filles » doivent beaucoup à Léonor Fini et à Hans Bellmer.

À noter que les jeunes filles commencent volontiers par étreindre leurs amies. Greuze, dont on connaît la perversité et le goût pour les demi-vierges (voir la Cruche cassée, le Miroir brisé, l’Oiseau mort et tant d’autres), représente ainsi deux gamines en instance de dévoilement, le sein dénudé, les mains déjà frémissantes. Il en est de la jeune fille chez Greuze comme du drapé sur le corps de la Vénus de Milo : le tissu est arrêté par l’artiste au moment où il choit, toute l’œuvre frémit de cet abandon arrêté au bord de l’abîme de la chair.

J’ai rédigé pour Marianne un compte-rendu qui paraîtra bientôt sur un roman inédit de Natalie Clifford Barney, L’adultère ingénue, que viennent d’éditer pour la première fois les Editions Bartillat. J’y fais le recensement de ce que la littérature lesbienne a produit de plus saisissant, entre la Belle Epoque, qui leur fit la part belle, et les Années folles, qui leur ouvrit de nouveaux champs d’exploration : l’Idylle saphique de Liane de Pougy, le Pur et l’impur de Colette, le Puits de la solitude de Radclyffe Hall ou le Bois de la nuit de Djuna Barnes — sans compter l’Orlando de Virginia Woolf, une classe au-dessus. Des chefs d’œuvre souvent, qui laissent loin derrière les réalisations des pétroleuses modernes — celles qui applaudissent Alice Coffin ou Céline Sciamma. Il est bon quelquefois de regarder en arrière pour retrouver les vrais modèles, et admettre que les scènes complaisantes filmées par Abdellatif Kechiche (dans La Vie d’Adèle) ou par Virginie Despentes (dans Bye-bye Blondie) sont juste du voyeurisme — et rien d’autre.

Jean-Paul Brighelli

743 commentaires

  1. Mille (et un) mercis à notre hôte pour ce splendide morceau – où l’on retrouve l’annonce faite « du sommeil » – qui était bien pour un amateur… turc.

    Je ne connaissais pas plus ce Toulouse-Lautrec, que quelques-autres des chefs-d’œuvre ici accrochés, en particulier les photograph(i)es.

    Ode aux femmes, autant que magistral soufflet aux petit(e)s et vulgaires vipères de notre temps qui osent se croire artistes – tout au plus écri-vaines,

    incapables d’aller plus haut que la cheville de celles (et ceux !) des temps passés.

    Siècles ignorés, et sciemment mis dans l’ombre par ceux qui nous gouvernent, pour lesquels tout doit sembler nouveau, Diane et Calliope à jamais oubliées.

    Et lorsque le jadis (et gourmand) est jeté aux oubliettes, ne restent et triomphent que le vulgaire et le laid.

  2. Je viens polluer ce nouveau lien avec une promesse que je me dois de tenir, je m’en excuse platement :

    Fregoli me pose la question suivante :
    Quelle différence faites-vous entre :
    – (situation 1) « tous les débats sur la politique sont vains, à la fin c’est le vote majoritaire qui décide », et
    – (situation 2) « tous les débats sur l’écriture inclusive sont vains, à la fin c’est l’usage qui décide »
    La mise en parallèle de ces deux questions, formulées avec en grande partie avec les mêmes termes, fait apparaître de la part du « questionneur » un raisonnement sous-jacent, implicite, dont l’aboutissement ne peut visiblement être que celui-ci : il n’y a pas aucune différence entre les deux situations présentées. C’est ce que le « questionneur » voudrait que l’on conclue avec lui, tant le parallèle est séduisant, accrocheur, presque convaincant. Or nous sommes là devant un exemple parfait de sophisme : le raisonnement est séduisant, il a les apparences de la logique, mais il est faux.
    Pour juger de la validité de la comparaison entre les deux situations, déterminons d’abord les caractéristiques de chacune d’entre elles, puis voyons s’il est possible d’établir une identité entre toutes leurs caractéristiques respectives. Si tel est le cas, alors on pourra affirmer : il n’y a aucune différence. Mais qu’une seule des caractéristiques vienne à correspondre à une seule situation mais pas à l’autre, alors on pourra affirmer : il n’y a pas identité. Et a fortiori, qu’aucune des caractéristiques de la situation 1 ne soit commune avec celles de la situation 2, alors on pourra dire : non seulement il n’y a pas identité, mais il n’y a que des différences.
    Situation 1, caractéristiques :
    -vote majoritaire, donc processus électoral. Donc choix de l’électeur entre plusieurs options.
    -donc campagne électorale. Donc information de l’électeur sur les projets des candidats, leurs conséquences possibles.
    -donc à l’arrivée, choix conscient et réfléchi de l’électeur. L’addition des choix individuels (les votes) finit par dégager une majorité. La décision émergeant de la majorité s’impose à tous.
    Situation 2, caractéristiques :
    -pas de vote. La population francophone ne sera pas consultée. Les débats sur l’écriture inclusive ne donnent pas lieu à référendum. Il est simplement proposé à la population francophone de modifier ses habitudes typo-orthographiques. Cette proposition n’a pas force de loi. Aucune obligation.
    – Pas de véritable information de la population. La règle en vigueur (« le masculin l’emporte sur le féminin ») ne fait l’objet d’aucune explication de la part des institutions, ni diachronique, ni psychologique, ni symbolique.
    -la façon dont les locuteurs utilisent leur langue maternelle à l’oral est le plus souvent inconsciente. Nous utilisons la langue orale sans être toujours conscients que nous appliquons des règles de bonne formation, ou pas. A l’écrit la donne change, le scripteur a le temps de la réflexion. Seul le temps (pas moins de 50 ans au bas mot) dira si l’écriture inclusive entre dans les mœurs. Mais de toute façon, même si une majorité de francophones adopte la typo-orthographie de l’écriture inclusive (et personne n’y pourra rien si c’est le cas), elle ne s’imposera pas à tous, contrairement aux décisions issues du suffrage universel direct. Chacun continuera à faire comme bon lui semble. Aucun diktat de la majorité.
    Conclusion : entre les situations 1 et 2, rigoureusement aucune identité.
    Ce qui ne signifie nullement que les débats sur l’écriture inclusive sont vains si ils informent la population francophone.

    La thèse implicitement avancée par Fregoli pourrait se décrire comme suit :
    -les zèbres ont des rayures sur la peau
    -les tigres aussi.
    Entre les zèbres et les tigres, pas de différence.
    Les malheurs du sophisme, avatar de la comtesse de Ségur.
    Je laisse les BdAnautes juges.

    Désolé d’avoir été un peu long et peut-être pontifiant.

  3. @Flo
    Retour sur la notion d’ « usage ».
    Je pense avoir été clair sur ce point : pour moi le rôle de l’école est d’enseigner la langue normée, la langue de l’usage « bourgeois », la langue qui permet de franchir les portes de l’ascenseur social (à condition qu’il ne soit pas en panne). Je n’ai aucune complaisance envers les argots, les familiarités inutiles. Éviter au maximum les ratés, les approximations, les énoncés fautifs, voilà ce que doit enseigner l’école.
    Oui, mais voilà : des ratés, erreurs etc., il y en a toujours. Notez d’ailleurs que ces fautes ne doivent rien au hasard : si « malgré que » a surgi, il y a des raisons. Si le subjonctif a surgi après « après que » au lieu de l’indicatif requis, il y a des raisons. Si les anglophones disent « she don’t » au lieu de « she doesn’t », il y a des raisons. Etc etc. Donc on voit bien les limites de la grammaire normative : elle ne peut pas tout…

    • J’ai dans l’idée (en fait, je sais) que les clercs du IVe siècle s’arrachaient les cheveux quand ils entendaient parler les gallo-romains… Les grandes invasions, en démantelant le système éducatif romain, ont fini par anéantir le latin, qui s’est confiné dans les monastères. Et le pur saxon des successeurs d’Edouard le Confesseur s’est fondu dans le normand de Guillaume. Quant à ce qui se passe en France en ce moment, c’est du même ordre — à ceci près que la mondialisation des communications complexifie la question : nous ne parlerons pas la langue des nouveaux envahisseurs, qui déjà ne parlent plus la leur. Linguistiquement, ce sera intéressant. Politiquement, c’est mortel.

      • « en démantelant le système éducatif romain, ont fini par anéantir le latin, qui s’est confiné dans les monastères. »

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Scolastique
        « Une des bases de la scolastique est l’étude de la Bible. Celle des Septante fut traduite d’hébreu en grec à Alexandrie. L’Ancien Testament fut ensuite traduit de l’hébreu en latin par saint Jérôme, qui révisa également une ancienne version en latin du Nouveau Testament, ce qui a donné la Vulgate. La Vulgate devient le texte de référence absolu pour les penseurs latins du Moyen Âge. Uniquement accessible aux lettrés, elle est le fondement incontesté des études. Sont aussi soumis à l’étude scolastique l’enseignement officiel de l’Église ».

        • (Vous ne maîtrisiez pas le latin, vous n’aviez pas accès à l’université ; l’université n’était pas réservée qu’au clergé)

    • Merci. Ayant commis l’erreur, je vous avais cité une autre erreur communément employée « j’ai été voir » dans le précédent échange. Elle est elle aussi entrée dans la norme.
      (Ma mère née en 33 était bachelière, plus trois années d’études, elle n’a jamais commis l’erreur. Je vous ai répondu sur le fil précédent.)

  4. En revanche, Josip, je viens de penser à ça, je vous accorde une chose : dans vos déclarations (mais peut-être y en aura-t-il d’autres !), vous n’êtes pas paternaliste d’action, seulement d’esprit !

    Ce qui nous mène à la grande question : si jamais les prolos portaient au pouvoir Le Pen, diriez-vous qu’il faut s’asseoir sur ce choix ?

    Allez, bonne soirée ! Et si on me cherche, je serai dans un bar dans le quartier de l’Odéon (le beau jeune homme qui se fait draguer !).

  5. (Accorder la souveraineté dans le choix des moyens mais pas dans la délimitation des buts… c’est une autre bonne définition du paternalisme. Faites absolument tout ce que vous voudrez mais dans le cadre que j’aurai d’autorité posé. Et ça ose traiter les autres de fascistes !)

    • « Non, prolo, tu crois vouloir ça mais en fait tu ne le veux pas. » Vaste programme : au nom de la défense des libertés !

  6. « si jamais les prolos portaient au pouvoir Le Pen, diriez-vous qu’il faut s’asseoir sur ce choix ? »
    Évidemment non. Si les élections ont été régulières, le résultat s’impose à tous.
    Certains diront que c’est la tyrannie de la majorité. Pas moi. C’est la démocratie, tout simplement, avec ses prestiges et ses tares. Que j’accepte dans leur intégralité.

    • Question subsidiaire et après je file vraiment (mon métro est presque arrivé !) : diriez-vous que la défense des prolos a été le seul/le principal/un parmi d’autres motifs de votre abstention en 22 ?

    • Question subsidiaire et après je file vraiment (mon métro est presque arrivé !) : diriez-vous que la défense des prolos a été le seul/le principal/un parmi d’autres motifs de votre abstention en 22 ?

      • Je ne me suis pas abstenu en 2022.
        J’ai voté pour le candidat le plus proche de mes vœux au 1er tour, et j’ai voté blanc au 2nd tour. Je ne voulais surtout pas donner une voix de plus à Macron.

      • « Par prolétaire, au sens économique, il faut entendre le travailleur salarié qui produit du capital et le met en valeur. » (Karl Marx, Le Capital, 1867)
        Adossé à cette définition, je prétends que la défense des intérêts du prolétariat a été la principale raison de mon vote.
        Cette définition englobe aujourd’hui une très grande proportion de ce qu’on appelle communément « les classes moyennes », large proportion qu’on pourrait me semble-t-il nommer mieux en parlant de « nouveau prolétariat ».

    • Si ça vous plaît d’y croire… Là encore, c’est truffé de mensonges. Je vous l’ai déjà dit si vous voulez lire quelque chose de fiable du côté russe, suivez Girkin. Sur ce sujet, Castelnau raconte n’importe quoi. Notamment sur la fameuse capture du CAESAR français pour laquelle il n’y a jamais eu la moindre preuve, même contrefaite, et qui reste quand même hautement improbable (étant loin du front, les CAESAR peuvent à la rigueur être détruits mais très rarement capturés). Ce qui est assez rigolo, c’est que cette info tombée de nulle part (en fait, sans doute inventée par Castelnau lui-même) est depuis régulièrement reprise dans la propagande russe qui cite « le journaliste Castelnau » sans savoir qu’il est avocat. Un bel exemple d’infox circulaire.

      • Merci, WTH
        @ Mendax
        Tenir le terrain suppose un coût humain et financier. Vous arguiez des velléités de Poutine à envahir l’Europe, soit, pour quel motif ?
        Quand les armées allemandes ont franchi la frontière, contournant la ligne Maginot, leur cible, les mines de fer, se trouvaient dans le Nord du territoire. Leur mobilisation était relative à un objectif précis. Idem pour son invasion de la Pologne.
        Quel serait l’objectif de Poutine à envahir l’Europe, la France, quand on connaît le coût d’une ambition de cette envergure ? Nous n’avons plus d’industrie, aucune matière première qui éveille les appétit, aucune énergie combustible, nada… seraient-ce nos pinards et nos fromages ?
        Soyons sérieux, quelle était l’ambition de Poutine en mobilisant seulement 150 000 hommes dans sa guerre contre l’Ukraine qui a une superficie supérieure à la France ?

        • appétits*
          Admettez que la Russie est plus appétissante par ses ressources que ne l’est l’Europe, non ?

          • Certes. Il est par conséquent d’autant plus pitoyable qu’un pays aussi riche soit aussi arriéré économiquement et politiquement. Sans même parler de la débâcle intellectuelle des vingt dernières années.

            Poutine aura fait énormément de mal à la Russie. Et le peuple russe commence à peine à s’en rendre compte.

        •  » Vous arguiez des velléités de Poutine à envahir l’Europe, soit, pour quel motif ? »

          Homme de paille. Où ai-je jamais affirmé une chose pareille ? En s’attaquant à l’Ukraine, il s’est attaqué à l’Europe et en a mis l’équilibre en danger. Quelle était l’alternative? Ne rien faire ? « Envahir l’Europe », c’est risible. En revanche, le laisser grignoter un bout de territoire par-ci par-là, il le fait depuis plusieurs années déjà.

          Je maintiens que Poutine est un imbécile sanguinaire qui doit être arrêté. Qu’il ait des visées impérialistes, ça me semble évident. Qu’il n’ait pas les moyens de les mener à bien, ça ne l’est que depuis quelque mois et ça ne l’était pas du tout au début du mois de février. Si vous m’accusez d’avoir surestimé les forces de la ruSSie, je le reconnais bien volontiers. Mais j’étais loin d’être seul dans ce cas aux mois de mars et d’avril.

          Quant à ses motifs, je ne les connais pas et je m’en balance. Je suppose quand même qu’ils sont d’une rare stupidité. Si c’est parce qu’il avait peur de l’OTAN, je crois qu’il a gagné le gros lot.

          On le prenait pour un joueur d’échecs. Un grand chef d’état. Maintenant on le compare à un joueur de poker. Mais il n’a toujours été qu’une sale petite brute vicieuse. Et maintenant, le monde entier peut le voir.

          • Je regrette, Mendax, mais insulter Poutine vous soulage peut-être mais ne me donne pas une once d’argument recevable.

      • Mendax ! Je ne crois à rien du tout !

        Je me contente juste d’écouter les arguments, d’un côté, comme de l’autre.

        Encore une fois, il ne s’agit pas de l’analyse de Castelnau ; et je ne vais pas jusqu’à imaginer qu’il a inventé tout ça !
        l’affaire des caesar, c’est autre chose ;
        chacun a droit aux erreurs…

        Evidemment quand il s’agit de la vice-présidente américaine qui parle de la Corée du Nord, comme de l’amie de l’Amérique, c’est une bourde un peu plus gênante …

        Mais comme le dit, parmi de nombreux autres, le Washington Ex : « Kamala’s North Korea blunder latest in long line of awkward gaffes »

        Ce Macgregor est aussi un pro-Trump ; attendons donc novembre…

        (« gaffe » : enfin un mot français ; c’est si rare !)

    • WTH, je sais que je vous dois une réponse mais je ne me souviens plus de la question…Pourriez-vous me la rappeler svp?

      • Pas une question, mais une boutade…
        « Réjouissez-vous Josip : la ‘caste’ souhaite aussi la fin de la propriété privée… mais pas la même.
        (Rien pour tous, tout à ‘l’exploiteur’) »
        et
        « Remarquez, Josip, comme on en est au stade (pas celui de St Denis), où on est prié de continuer à entretenir sa propriété-home, même si elle est occupée par des squatteurs, hein, c’est un bon début pour vous en dégoûter, et donc préparer la suite.
        (l’enfer est pavé, etc…) ».

        C’est vraiment très inquiétant, cette espèce de glissade infernale, que rien ne semble arrêter – puisque la justice donne raison à l’occupant illégal.
        Attendons de voir si les baisses de chauffage et les cols roulés au bureau passeront comme une lettre à la poste (vieille formule qui doit être ignorée de pas mal de jeunes !).

        • @WTH
          Sur la propriété privée : dans mon esprit les choses sont claires, c’est peut-être ma façon de les présenter qui ne l’a pas suffisamment été. Je vais donc essayer de clarifier.
          Du marxisme, j’ai retenu essentiellement ceci : la richesse produite par le travail est très inéquitablement répartie (c’est aussi visible aujourd’hui qu’en 1860…). Pour remédier à cette anomalie, l’appropriation collective des moyens de production et des outils de travail par ceux qui produisent et qui travaillent me paraît indispensable.
          Je ne remets pas en cause pour autant la propriété privée dans ce qu’elle a de….privé. Les biens personnels acquis par le travail restent la propriété inaliénable de celui qui les a acquis. Les squatters de logements privés ne sont rien d’autre que des délinquants qui s’approprient indûment le bien d’autrui.
          Cela dit, la protection dont ils bénéficient par certaines lois révèle à quel point la précarité met mal à l’aise tout le monde, y compris le législateur. S’attaquer aux causes de la précarité avant ses conséquences…Quand on songe que Christine Boutin a été ministre du logement, on comprend comment en haut lieu ce sujet est pris au sérieux.

  7. @Flo : je vous retourne la question – que je vous ai déjà posée, d’ailleurs : Pour quels motifs Poutine a-t-il envahi l’Ukraine?

    (Pitié, pas de délire sur de prétendues bases de l’OTAN ou de phalanges néo-nazies. Si les unes et les autres existaient vraiment, la guerre ne durerait pas depuis sept mois!)

    • Si je vous donne l’argument d’une protection de son territoire en empêchant les bases de l’OTAN vous allez sauter au plafond.
      Parlons des intérêts étasuniens sur les territoire eurasiens, si vous le voulez bien, pour comprendre les réactions épidermique de Poutine à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN.
      J’attends votre réponse.

      • Parlez-en, moi je n’y connais rien. Je ne sais pas où vous voulez en venir.

        L’Ukraine n’a demandé à entrer dans l’OTAN qu’en 2019. Pourquoi a-t-elle fait ça? A cause de l’annexion de la Crimée et de la guerre du Donbass. Ce n’est pas la peine de chercher plus loin.

        Les USA ont très certainement des intérêts à venir en aide à l’Ukraine, cela je n’en doute pas.

        Mais en dernier recours, les ukrainiens ont parfaitement le droit de décider ce qu’ils veulent pour leur pays. Y compris dans le cas d’une guerre civile. La Russie n’a RIEN à faire en Ukraine. Et si les ukrainiens appellent les USA à l’aide, là aussi, c’est leur droit le plus strict.

        • « Les USA ont très certainement des intérêts à venir en aide à l’Ukraine, cela je n’en doute pas. »

          Enfin ! Vous avez fait le trois quart du chemin. Les USA ont plus d’intérêts sur l’Ukraine que les Russes en auraient sur l’Europe. Assurément.

      • PS : Si vous jetez un œil au discours de Poutine d’aujourd’hui, l’ennemi n’est plus l’Ukraine nazie – il n’en est même plus question – mais l’Occident décadent et les USA comme puissance colonisatrice.

        Je ne vais pas l’insulter puisque vous risquez de ne retenir que ça, mais je vais simplement souligner ceci : le coup tordu d’intégration des territoires occupés après « référendums » a échoué dans son intention de reconnaissance internationale, son chantage nucléaire n’a pas fonctionné puisque les USA et l’OTAN non seulement renouvellent leur appui mais promettent une nouvelle montée en puissance des armes à livrer, le soutien diplomatique déjà rare se raréfie encore plus et l’armée russe connaît des revers majeurs sur le terrain.

        Si on ajoute l’intégration de la Suède et de la Finlande à l’OTAN ainsi que l’examen de la candidature de l’Ukraine, le bilan n’est vraiment pas brillant et on peut quand même douter de ses grandes qualités de stratège : Il obtient exactement l’inverse de ce qu’il voulait.

        Comme quoi il aurait peut-être été préférable de réagir de façon moins épidermique.

  8. Franchement, je suis un peu déçu. Je me casse à vous proposer un joli sujet de réflexion, illustré d’œuvres d’art souvent sublimes, et à une exception près — WTH — ça n’intéresse personne. J’écrirais une chronique sur la reproduction des courges butternut, ce serait pareil. Je veux bien que le conflit ukrainie soit important, d’autant que ça va dégénérer bien certainement, mais c’est quand même d’une sensualité minime, non ?

    • C’est un ensemble d’une grande élégance en arrière plan de sa lecture. D’une sensualité qui vous rendrait lesbienne.

    • Je vous comprends ; il est tard et je n’ai plus l’esprit très clair ; mais j’y reviendrai sans faute.

      « La combinaison de deux corps féminins est d’ailleurs une histoire de courbes » : à n’en pas douter,

      et nul ne peut rester insensible devant l’immense douceur des femmes de Man Ray,
      l’exceptionnelle grâce de celles de Micao Kono,
      et même l’étonnant demi-cercle du sculpteur Jef Lambeaux.

      Des corps féminins, dans l’abandon, le repos,
      le sécurisant – comme l’enfant dans le giron maternel –
      enfin loin de « l’assommoir », de l’absinthe, de l’âpreté des « rigidités masculines »…

      Même sensation chez quelques unes des photos de ces blanches et noires américaines de Joan Biren.

      Il n’est pas toujours facile de lire entre les lignes, comme de déchiffrer les secrets qui se cachent derrière les jeunes filles de Greuze,
      ou les mots, en demi-teinte, de Colette qui disait de son « pur et impur » : « on s’apercevra peut-être un jour que c’est là mon meilleur livre » – peut-être pas, mais quand même.

      Bref, il est plus que jamais nécessaire de se (re)plonger ardemment dans la Beauté, et de fuir autant que possible cette Laideur, chaque jour d’avantage imposée : un peu de distance à l’égard de La Guerre, et des guerres, ne peut être que bénéfique !

    • J’ai lu votre billet. Comme toujours il est intéressant et bien écrit. Cela dit, le sujet en lui-même me laisse froid.

      (llfdh fait d’ailleurs plus bas un détournement de Lacan qui m’a arraché un sourire.)

      Suggestion : puisque vous avez déjà parlé de Rachilde, pourquoi pas un article sur le Surmâle de Jarry ?

    • M’sieur Brighelli votre déception est compréhensible. Je porte une part de responsabilité dans le détournement dont votre billet a été victime. Je m’en excuse auprès de vous.
      Et j’ajoute ceci : je me reconnais un peu dans ce que vous dit Mendax qui admire votre savoir-faire de chroniqueur tout en étant modérément intéressé par les sujets que vous abordez. Seriez-vous prêt à revenir sur votre décision de n’aborder que des thèmes liés à l’érotisme, pour redevenir un chroniqueur généraliste et traiter à nouveau des sujets sociaux, sociétaux, politiques, idéologiques etc.?
      Je pense ne pas être le seul à le souhaiter.

    • Pas mal ! Il y a aussi goudoutes qui a donné goudous (le T à force d’être aspiré a disparu)

  9. Elles sont mignonnes les goudous, mais sans nous les garçons musclés de la tête aux pieds, comment feraient-elles pour s’acquitter des hauts travaux de l’esprit et des lourdes tâches corporelles ?
    JPLQ

  10. Je me souviens d’une goudou interviewée à la radio qui disait  » qu’il fallait sortir de la pénétration « .
    L’amour sans pénis chez les goudous, c’est donner ce qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas. Un peu facile comme preuve d’amour.

  11. J’adore la photo des deux camionneuses In eye to eye de Joan E. Biren . Leur regard est pénétrant. Pour moi, c’est ça l’amour: la rencontre de deux fatigues.

  12.  » d’autant que ça va dégénérer bien certainement « …
    Comme me disait Bingbing, c’est moins grave si ça dégénère maintenant; Vladimir, dans un élan de patience auquel il faut rendre hommage, aura eu le bon goût d’attendre la fin des soldes.

    • Je vois mal comment ça peut encore plus dégénérer. Le dégénéré en chef est déjà à poil.

  13. En Brexitie, des assoces comme « Nanas Against Fracking » turluttent contre la fracturation hydraulique promue par la Truss.

    Oserons-t-elles une assoce « Nanas Against Fucking » ? luttant pour la diffusion de phéromones femelles dans les supermarchés vides ?

  14. La concentration en goudounite est maximâle dans les manifs « féministes ». Lieu de la drague homo ?

    Une enquéquette s’impose (quelle est la durée de vie moyenne d’un hétéro pur et « dur » plongé dans une telle manif ?)

  15. dans le chheptel politique actuel, seul Roussel a saisi la vulve au bond en reprenant le langage viriliste du PCF des « belles années ».

  16. En passant, j’ai lu cet été un excellent essai de Jesse Hering sur les perversions sexuelles et je le recommande à tout le monde ici : Perv. Mais ça doit se trouver en français.

  17. POutine s’engage sexuellement et le Vespéral transcrit :

    « Coupable donc, l’Occident, de l’esclavage, du pillage de l’Inde et de l’Afrique, du génocide des Indiens d’Amérique, mais aussi des « perversions qui conduisent à la dégradation et à l’extinction », comme la possibilité de « choisir son genre ». « Un tel renversement de la foi et des valeurs traditionnelles, une telle suppression de la liberté revêtent les caractéristiques d’une religion inversée, du satanisme pur et simple. » »

    Burn ! Burn ! Burn !

    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/10/01/pour-celebrer-l-annexion-de-nouvelles-regions-ukrainiennes-vladimir-poutine-offre-un-discours-messianique-et-violemment-anti-occidental_6143934_3210.html

    • Discours qui a du beaucoup plaire aux ayatollahs en Iran. On imagine le deal : « Si je fais un discours déjanté et halluciné fustigeant le grand Satan occidental décadent, j’ai droit à combien de drones en cadeau bonus? »

    • C’est toujours très bon signe quand quelqu’un se met à parler de satanisme.

      Certains se sont retrouvés en HP pour moins que ça.

      • Certes, mais doit-on vous rappeler une certaine investiture présidentielle se faisant la main levée sur la bible ?

        • Pays où le droit à l’avortement à été révoqué en Juin 22, pour vous donner un indice…

          • les EU entre « le droit d’accès à la contraception » (Cour Suprême) et la mise sur le marché d’une pilule contraceptive, sans avoir à présenter d’ordonnance (projet entre les mains de la FDA) – ceci de source autorisée, j’ai oublié laquelle !

    • « Sur la scène de la place Rouge, l’acteur Ivan Okhlobystine s’enthousiasmait de la conquête à venir de Kharkiv, d’Odessa et
      d’autres ‘villes russes’, lançant : ‘Frères et sœurs, c’est une guerre sainte’ !  »
      Et ben ! Entre toutes ces « guerres saintes », pauvres de nous !

  18. Je n’ai pas le temps , pour le moment de… m’étendre :
    je note juste, comme de bien entendu – c’est son rôle – le retour des mots qui sont la marque du coquin Dugong : foufounes, vulves, auxquels se rajoute goudounite ;
    le sexe masculin et moqueur, reprend le dessus (si j’ose dire).

    Et bien je trouve, tout au contraire de Josip qu’il s’agit là, d’un « sujet » sérieux, tout entier porteur de social, sociétal, politique, idéologique ;
    il ne s’agit pas là (que) de sexe, et en aucun cas de « perversion » ;
    bien douloureux ce monde où ces dames de Lautrec n’avait pas d’autres manières de se détendre (!) et de prendre du plaisir qu’avec leurs consoeurs ; un prolétariat féminin au service de ces petits bourgeois qui venaient s’encanailler.

    Baudelaire en parle d’une façon admirable, et pour qu’il y ait eu jugement de maître Pinard (!), c’est dire qu’on touchait là à quelque chose…. d’intouchable, dont il ne fallait pas parler – le sexe, révolutionnaire ?

    Rien à voir avec ce début du XXe, Man Ray, et les tableaux brossés par Colette ; il s’agit d’une toute autre société (classe sociale), avec la si fantasque et si malheureuse Renée Vivien qui va jusqu’au suicide, et le très humain et fantaisiste univers homo approché par Colette ; je ne connais pas les autres et n’ai pas lu Virginia Woolf ;
    et je songe à Yourcenar, qui vivait si loin, dans sa petite maison, perdue au fond des « pinces de crabe » de Mount Desert et de cette superbe Acadie, presqu’ile du Maine
    – j’en ai entendu certains, à l’époque de son entrée à l’Académie française, chuchoter « mais c’est une lesbienne »…

    Rien à voir non plus avec ces femmes noires de Biren ;
    n’oublions pas qu’Angela Davis a attendu quasiment la fin du XXe pour faire son propre « coming out ».

    Quant à maintenant, sujet sociétal, idéologique, par excellence, à tel point qu’il a envahi la politique, le politique : le « coming out » n’a jamais été autant de saison ;

    et c’est bien la première fois que l’on voit les homos envahir à ce point le monde politique – à défaut des goudous,
    sans compter ces quelques messieurs, appointés par le gouvernement américain ;
    se « transformer » ainsi en femmes, ne me semble rien d’autre qu’une gifle donnée au sexe féminin ; c’est (tenter de) l’imiter, donc, d’une certaine façon, s’en moquer.
    Rien à voir avec le rouquin du Nord et sa gifle ; à moins que sa future ex ne l’ai fait exprès, bien sûr, pour mettre un coup (!) à sa carrière politique ;
    toute femme, normalement constituée (!), au lieu d’aller remplir une main courante, aurait mieux fait de répondre par une double gifle, bien appliquée !

    Rien de constructif, ne peut sortir de cette haine actuelle du masculin ; une espèce de mode sociétale, politique, idéologique, tout aussi stupide et dangereuse que le racialisme ; c’est du même tonneau !
    … et qui permet, aussi, de laisser de côté, une fois de plus, ce qui importe vraiment, le social.

      • Une main courante, qui s’arrête à une joue, et pas au-delà, c’est une main qui ne court pas vite, ou qui n’ose pas s’aventurer plus loin, ou plus bas : donner une fessée par exemple – dans cas, une main, et même deux, peuvent s’avérer insuffisantes.

        En ce qui concerne l’épisode de la baffeaurouquin, comme l’a précisé l’exquis Bompard, à l’air aussi vif que ses paroles* : « une gifle n’est pas égale à un homme qui bat sa femme tous les jours »

        * C’est ainsi, pour en revenir à la politique, que si d’aventure (!), l’Assemblée en venait à être dissoute, il est fort à craindre que les « insoumis » y prendraient quelques gifles…

        Et pour le bonheur de qui ?

        Le bon Roussel ? qui s’élève contre le « droit à la paresse », les « allocs », après avoir défendu « le bon vin, la bonne viande et le bon fromage » ?

        Mais alors, que deviendrait toute cette humanité (avec ou sans dents) qui préfére se prélasser dans le rien faire, les allocs et la junk bouffe ?

        dans une France, entièrement, ou presque, désindustrialisée, qui n’exporte plus,
        mais continue allégrement d’importer de Chine pratiquement tout ce qu’elle consomme,

        et en est maintenant à chercher désespérément l’importation de ces matières 1ères qui lui font défaut,
        qu’elle s’est acharnée à détruire,
        alors qu’elle fut, dans des temps pas très anciens, capable d’auto-suffisance en matière d’électricité, et… ne parlons même pas des produits agricoles !

        En col roulé (de bonne qualité, or la laine est une denrée rare), consommons local (à condition qu’il y en ait suffisamment)
        et tout ira pour le mieux,
        in this « brave new world » !

        • WTH:
          « Roussel (…) qui s’élève contre le « droit à la paresse », les « allocs », (…)
          dans une France, entièrement, ou presque, désindustrialisée »
          Je l’ai déjà signalé ici même : qu’on entende enfin des responsables politiques – qui ne sont pas suspects d’être acoquinés avec la Droite et le libéralisme capitaliste débridé – affirmer avec force que la Gauche doit d’abord défendre le prolétariat (voir définition plus haut) qui travaille sans en retirer la juste rémunération, qu’on entende ce discours-là suscite quelques espoirs.
          Quant à la nécessité vitale de mettre en marche la ré-industrialisation de la France, c’est parfaitement cohérent avec ce qui précède. Je vous laisse deviner l’identité de ceux qui en parlent depuis des années.
          PS : WTH, vous semblez exécrer l’homme François Ruffin. Je ne comprends pas bien pourquoi mais c’est votre droit. Vu le discours général que vous tenez, il me semble que vous pourriez lui reconnaître le mérite politique d’incarner une Gauche qui cherche réellement à améliorer le sort des déshérités, et de le faire avec opiniâtreté et sans compromission.

          • La situation des déshérités devient véritablement dramatique au Royaume-Uni. La nouvelle Prime Minister a choisi la politique qui avantage encore plus les plus aisés et qui enfonce encore plus ceux qui ont déjà la tête sous l’eau. La révolte gronde. Et aucune voix pour porter la parole des déshérités d’outre-Manche. Pas de Ruffin ou de quiconque pouvant jouer le même rôle.
            Très intéressant à observer.

          • Voir la volée de bois vert que Roussel s’est prise, administrée par la NUPES. Ils ne caressent pas les mêmes électorats, manifestement.

          • (Roussel est assez opportuniste (ce qui n’est pas un défaut dans mon idiolecte). On ne fait pas une campagne sincèrement en faveur des pauvres quand on a pour DC Ian Brossat, défenseur de la tantouze allogène devant l’Éternel.le.)

          • Il ne suffit pas de « chercher à améliorer le sort » des pauvres prolétaires avec,
            des mots,
            rien des mots,
            – toujours les mêmes, évidemment.

            Une réindustrialisation demandera rien moins que des décennies, si tant est qu’elle encore possible, dans cette Europe de l’Ouest qui va, on ne peut plus mal…
            coincée entre les EU et cette guerre sur le front Est.

            En attendant, le prolétariat, et bien, attendra, tandis qu’on continuera de lui verser quelques enveloppes.

            Quand un Etat a de son côté, la police, la justice, les media, etc… et que le peuple, si tenté qu’il l’ouvre, se fait massacrer – comme cela a été le cas pour les « gilets jaunes » –
            il est difficile d’être optimiste.

            Tout ce à quoi on assiste, dans le villes dites moyennes – comme ce fut le cas ici – c’est le feu mis dans certains ghettos, pour la castagne, rien que la castagne.

            Vous noterez, au passage, que JAMAIS n’ont été signalées par les media (mainstream), les manifestations nord-américaines (covid, en particulier, avec les « routiers » canadiens),
            pas plus que les manifestations des agriculteurs, très soutenues par la population, ces derniers temps, aux Pays-Bas, contre les projets en cours…

            Suivons ce qui se peut se passer en GB, en effet !
            J’ai souvenir, de la combativité, de la ténacité des manifestants, sur des mois et des mois, à travers tout le pays, au moment de l’arrivée au pouvoir de Thatcher ;
            j’ai même vécu ça de très près.
            Tenir bon, autant de temps, et avec autant de force que l’ont fait, par exemple, les mineurs,
            je ne l’imagine absolument pas, dans l’état actuel de nos populations !
            Regardez un peu autour de vous…

            Qui vivra verra ! Souhaitons que la Nupes débarrasse pour de bon le plancher (je veux bien mettre Ruffin « à part », pour vous faire plaisir) ;
            mais comme dit, très justement JPB, « ils ne caressent pas le même électorat »…
            que celui visé par Roussel, qui pour le moment (jusqu’à quand ?) reste plutôt fidèle à la « Caissière ».
            Bien triste(s) réalité(s).

          • « améliorer le sort des déshérités »

            En leur donnant des bons pour se chauffer sachant que chauffer le peuple c’est dangereux ?

  19. Après une rapide remontée d’ascenseur, s’impose une ola pour le grand magicien-copywriter de formules inoubliables, à savoir le seul mammifère marin de ce blog.

  20. Le lesbianisme me fait un drôle d’effet. Autant je peux comprendre l’homosexualité masculine (passive et active par défaut), autant le goudouisme me jette dans l’incompréhension…

  21. JPB, ce que j’adorais dans l’ancien BDA, c’est que vous parliez souvent de vous – de votre métier, de vos ex, de vos rencontres, de vos livres… Sans même revenir aux anciens thèmes, il doit bien y avoir moyen de glisser quelques tranches de vie dans vos chroniques sexuelles : vous avez déjà fait l’amour, non ?

  22. Lyman est libérée. Pari gagné.

    (Et c’est confirmé par les deux camps.)

    Comme quoi on peut se faire une idée correcte de ce qui se passe sur le terrain.

    • « une idée correcte de ce qui se passe sur le terrain » !
      et bien, « ce qui se passe sur le terrain », c’est le peuple, les peuples, qui, en guerre, encore plus qu’en paix, s’en prennent plein la gueule… comme toujours, et c’est loin d’être fini…

          • Et ça, c’est du mépris ou de l’ironie?

            Ceux qui sont au front donnent peu de nouvelles, mais j’en ai de temps à autre. C’est très dur, ça vous étonne?

            En revanche, ça fait des mois que je n’en ai plus aucune de ceux qui sont restés dans les régions annexées.

            A Kyiv, la vie a repris son cours malgré la guerre.

    • Il ne vous aura pas échappé que c’est précisément ce que fait Ruffin. Il écoute. Et en plus il a le culot de répercuter aux instances de son parti ce qu’il a entendu. Qui naturellement ne comprennent pas un traître mot de ce que Ruffin leur raconte.

    • 2013 ! peu importe ; tout cela ne m’intéresse que de loin… Je me fais beaucoup plus de souci sur les conséquences possibles sur nous, les pauvres gogos de l’Ouest !

  23. Il est roux et ne donne plus aucun coup de main.
    Pourtant une deuxième main courante vient d’être déposée contre lui.
    Étonnant non ?
    Oui…

  24. Brighelli :
    « Voir la volée de bois vert que Roussel s’est prise, administrée par la NUPES. Ils ne caressent pas les mêmes électorats, manifestement. »
    Entre la NUPES et Roussel, il y a vraiment grand écart.
    Entre Roussel et Ruffin, l’écart existe mais il me semble assez facile à combler.

      • NUPES, c’est l’union de la soi-disant « gauche » la plus bête du monde : ils se sont mis d’accord, sans programme ni projet, après la présidentielle et pas AVANT.
        Paraphrase : « je perds l’élection puis je fais dans la précipitation ce qu’il aurait fallu que je fasse avant l’élection. »
        Tactiquement, peut-on être plus benêt ?
        Et je ne parle même pas du contenu.

        • « Tactiquement, peut-on être plus benêt ? »

          Oui. Mais je pense que vous me voyez venir.

    • Roussel, Ruffin : « l’écart existe » ; un écart de 5 consonnes et une voyelle ; c’est en effet, assez facile à combler.

  25. Sexe again :
    Le collectif écolo,
    « les sangliers syndicalisé.es »
    tague et saccage les pelouses du golf de St Cloud ;
    sanglier : nom masculin Et féminin.

      • Il a beau être à la NUPES, c’est un électron libre. Le culte de la personnalité, l’allégeance inconditionnelle au chef Mélenchon, c’est pas trop son truc.
        Le vrai problème de Ruffin « homme politique », c’est qu’il répugne à s’engager dans une rénovation idéologique généralisée du parti sous l’étiquette duquel il a été élu. Son truc à lui, c’est faire son boulot de député avec dignité pour défendre les intérêts de ses électeurs, et de porter des revendications salariales précises pour les plus précaires.
        Je trouve ça plutôt à son honneur, mais le leadership de la NUPES ne l’intéresse hélas pas.

        • Il sait pertinemment qu’une refonte idéologique fut déjà effectuée courant 2017 et s’est poursuivie jusqu’en 2019, périodes des désaccords et durant laquelle un nettoyage scrupuleux commença : exclure les éléments souverainistes et ceux inconditionnellement laïques. On se souvient du traitement réservé à Peña-Ruiz. Ce n’est plus la Méluch qui est aux commandes, la Méluch a le doigt sur la couture du pantalon devant un A. Corbière ou une C. Autin dans la seule fin de garder son statu de tête de gondole, pourri de compromissions jusqu’à la moelle, revenu de ses idéaux laïques qui avaient fait sa marque de fabrique, ceux qu’il avait exprimés la gorge étranglée sur la tombe de Charb, pour ensuite se féliciter des Allahu akbar scandés place de La République en 2019 lors de la manif’ contre l’islamophobie.
          Ruffin sait à quel panier de crabes il a affaire…

          • @ Josip,
            Dans le maelström médiatique actuel, nourri à l’émotion compulsive, ce serait une sérieuse erreur de sa part que de penser que cette célébrité acquise par ce film soit pérenne. Elle ne l’ait toujours que pour un court instant. Douze mois suffisent pour que vous tombiez dans l’oubli, pour qu’une figure politique sortie du chapeau « Buzz » occupe le créneau que vous occupiez préalablement. Mais enfin, Josip, tous les ministres en fonction, qui espèrent durer, asseoir leur carrière, savent que cela passe nécessairement par l’occupation régulière des médias coûte que coûte dans la grande foire d’empoigne de qui sera au 20h ou sur tel plateau aux nombres de places très limitées. Cette dinde de Sardine Rousseau s’en sert à merveille, le monceau de conneries qu’elle débite a une utilité ; il n’y a pas une semaine où on ne fait pas parler d’elle, elle occupe toutes les fenêtres médiatiques pendant que Ruffin oeuvre dans l’ombre pour se mettre à la lumière LFI le moment venu… Du reste si vous n’en parliez pas sur ce blog, personne ne l’évoquerait.

          • Qu’il soit arriviste est le minimum des qualités requises pour être un vrai homme d’état. Et pourvu qu’il soit tenace et réfléchi, qu’il sache louvoyer, se corrompre dans une juste mesure et non pas comme la Méluch’.

        • Vous le connaissez un peu pour affirmer cela ? ou c’est les mêmes sources que le RN fasciste ?

          • @Flo
            Ruffin s’est assuré par lui-même une visibilité à toute épreuve avec son petit film « Merci patron » (film assez réjouissant par ailleurs).
            Pas sûr qu’il ait besoin de LFI pour lui faire la courte échelle.
            @Mendax et Fregoli
            Je ne connais pas Ruffin personnellement, mais je parierais volontiers qu’actuellement l’idée de quitter LFI et la NUPES fait plus que le démanger.
            Et en toute honnêteté je ne sais pas si, tactiquement, ça serait un coup gagnant.
            Faut voir…

          • @Flo à propos de Ruffin :
            « Du reste si vous n’en parliez pas sur ce blog, personne ne l’évoquerait. »

            – cela démontre, si besoin était, tout l’intérêt de ce blog et l’ouverture d’esprit de son responsable.
            – j’évoque la personnalité et l’action de Ruffin depuis pas mal de temps ici même. Mais au cours du mois de septembre il est revenu sur le devant de la scène (avec Roussel et avec aussi de vraies différences avec Roussel) en remettant la valeur « travail » au centre des préoccupations de ce que doit être une Gauche vraiment de gauche – ce dont je me réjouis bruyamment. Je pense donc que même sans moi, le nom de Ruffin serait apparu sur ce blog sous la plume de contributeurs éclairés.
            A part ça vous avez probablement raison sur la volatilité de la visibilité médiatique et sur l’importance d’occuper le terrain en permanence. Néanmoins peut-etre que pour certains comme Ruffin, cette visibilité est un peu moins volatile…

          • « Ruffin serait apparu sur ce blog sous la plume de contributeurs éclairés. »

            Vous pouvez faire le constat par vous-même : nous ne sommes que deux sur ce blog à lui reconnaître les qualités de l’appartenance d’une gauche aujourd’hui disparue… D’autre part, son exercice politique modeste à l’impact non moins puissant reflète une tactique prudente dans son avancée, qui est hautement recommandée. Parce qu’il suffira d’un tweet pour l’éteindre politiquement, faites confiance à ses adversaires pour réunir les pièces utiles en temps et en heures.

  26. JF Colissimo nous envoie de bons baisers de Russie :

    « Il faudra réparer la psyché russe »

    Transmis au poutinolâtre en chef Kirill le clown qui sait que la dite psyché est située sur le chemin annexe juste après la rondelle.

  27. Une chiée d’illuminés gaïactiques surchauffent de la dure-mère pour former un collectif appelant à une « écologie culturelle ». Bien sûr c’est sous Vespéral :

    https://www.swisstransfer.com/d/eac7c00a-382f-47dd-aa32-033175f4ae47

    Extrait du jus de crânes : « Penser le désir collectif d’écologie, c’est aussi prendre en compte les résistances qui existent encore fortement dans notre société pour opérer la transition. Il faut tendre l’oreille, aller à la rencontre et rassurer. Quand l’impression de nouveauté s’éloigne, la résistance aux changements s’estompe et elle devient simplement une habitude partagée. L’écologie culturelle allie à la fois ancrage et innovation, permanence comme évolution. »

    • Merci pour cet excellent exercice de musculation des risorius.
      Fuyons les flammes de l’enfer, affirment ces gais lurons – cosignataires de tout bord * dans leur « désir d’écologie » culturelle vers un « horizon joyeux » !

      Peu de chance que les sangliers syndicalisé.e.s, destructeur.e.s « d’environnements bourgeois » se joignent à ce mouvement d’« antidote à la colère ».

      *dont un ps, un lrm

  28. Qui se souvient de « la fête à Macron » – un truc pour bourgeois s’emmerdant le samedi ?

  29. J’ai lu ça ce matin :
    « Entre Lula le revenant et Bolsonaro le sortant, le Brésil à un tournant de son histoire »

    Le journaleux qui a écrit cela ne sait sans doute pas que Lula, le probable futur Président, a déjà été élu 2 fois et bien qu’il fût pauvre et fils de pauvre, n’est pas parvenu à faire tourner grand chose, un comble d’ailleurs puisqu’il est tourneur de formation.
    Non.

  30. Dugong (8h51) et JF colissimo –
    Lu hier article dans le Figaro – et copie mal faite – : interview de JF Colosimo, à propos de son livre « la crucifixion de l’Ukraine, 1 000 ans de guerres de religions en Europe » –

    Extraits :
    – « Vous allez jusqu’à comparer l’Etat poutinien et l’Etat islamique, pourquoi ? »
    « La différence entre O. Ben Laden et V. Poutine tient en un chiffre, un mot et un adjectif : ‘6 300 ogives nucléaires’.
    Lequel des deux a dit : ‘la capacité de sacrifice de nos adversaires est nulle comparée à la nôtre ; rien ne nous fait peur ; notre agresseur doit savoir que nous, nous irons au paradis en martyrs, tandis que lui crèvera ans avoir eu le temps de se repentir’ ?
    C’est l’actuel maître du Kremlin. » (…)

    – « Quel est le rôle du patriarche Cyrille de Moscou dans cette guerre et plus largement de l’Eglise orthodoxe ? »
    (…) « En Russie, après 1989, ne subsistent comme institutions que le patriarcat et le KGB, de vieilles connaissances que lie un pacte de collaboration. Le pontificat de Cyrille et la présidence de Poutine vont s’édifier en miroir. (…)
    Les empires, hier séculiers, reviennent à la religion comme arme massive, parce qu’elle est exclusive, mobilisatrice, délétère ; tout est bon, dès lors, pour justifier ce revivalisme.
    Erdogan est selon l’occasion néo-ottoman, panturc, panislamiste.
    Poutine joue lui aussi sur un large répertoire ! »

    – « Quel rôle pouvons-nous jouer dans la résolution de ce conflit ? »
    « La vraie nouvelle de la guerre d’Ukraine, c’est l’isolement de l’Occident, conspué au Sud, en Afrique, en Asie, en Amérique latine pour son hypocrisie présumée.
    Or, cet Occident n’existe pas.
    L’Amérique décide, l’Europe exécute. Nous sommes pourtant en 1ère ligne dans tous les Orients, à l’Est, au Caucase et en Méditerranée. Le farouche désir d’indépendance de l’Ukraine serait pour nos gouvernants à méditer comme un exemple à suivre ».
    —-
    « Veillons, à notre tour, à ne pas nous montrer manichéens ».

    • Entièrement d’accord.

      (Mais en voilà encore un qui salit involontairement la mémoire de Mani – dont l’agonie a été pire qu’un crucifixion.)

      • En plus de la coQuille, la phrase ne veut rien dire…

        *Mani, qui a enduré un supplice pire qu’une crucifixion.

      • « La vraie nouvelle de la guerre d’Ukraine, c’est l’isolement de l’Occident, conspué au Sud, en Afrique, en Asie, en Amérique latine pour son hypocrisie présumée.
        Or, cet Occident n’existe pas.
        L’Amérique décide, l’Europe exécute. Nous sommes pourtant en 1ère ligne dans tous les Orients, à l’Est, au Caucase et en Méditerranée.  »

        Je ne vous suis plus, Mendax. Il y a quelques jours, vous étiez moins sûr de la détermination de Poutine.
        Oui, l’Europe est en première ligne et elle ne fait qu’exécuter, ne tirera aucun bénéfice de sa politique manichéenne (c’est bien de la politique de l’UE à laquelle fait allusion JF Colosimo) qui se traduit par son absence complète de proposition, autre que celle du conflit entre le camp du bien et du mal.
        Accorder aux régions qui ont été soumises récemment au référendum, un statu de neutralité sous contrôle de l’ONU faisait renoncer Poutine à son projet d’invasion et d’appropriation de ces territoires. Epargnait des vies.

        • Eh bien c’est que nous n’arrivons pas à nous comprendre.

          Je ne vois pas bien en quoi j’aurais dit que je doutais de la détermination de Poutine. Il lorgne sur l’Ukraine depuis 2014. Et il n’a jamais montré la moindre souplesse sur aucun sujet. Il ne règne que par la terreur.

          Là où je suis en total désaccord avec vous, c’est sur ses motivations. Personne ne sait exactement ce qu’elles sont. « Dénazifier l’Ukraine », c’est risible, d’ailleurs il n’en parle plus désormais. Le délire obsidional en réaction à je ne sais quel impérialisme otanesque, c’est bidon aussi. Il n’était pas question de ça en 2014 quand il a annexé la Crimée ; ce n’est qu’en 2019 que l’Ukraine a commencé à aller dans ce sens. Même le projet de reconstruire le grand empire russe est sujet à caution : on ne plonge pas son pays dans une merde pareille en sacrifiant des dizaines de milliers de ses concitoyens et en le plaçant dans tel un péril économique pour des gains aussi futiles. Je peux comprendre pourquoi Hitler continuait à s’obstiner en 1945 : il n’avait plus rien à perdre. Mais Poutine est prêt à ruiner son pays et l’isoler diplomatiquement pour des décennies alors qu’il a encore quelque chose à sauver : l’économie, le pouvoir, sa vie… Il ne reculera pas, mais le camp occidental non plus. Or, c’est nous qui avons le plus d’argent et le plus d’armes. Les derniers jours ont bien montré que le chantage nucléaire ne fonctionnait pas. Je ne dis pas qu’il ne franchira jamais cette ligne, mais il sait très bien que s’il le fait, c’en est fini pour lui.

          Pour expliquer ses motivations, je ne vois que deux hypothèses, l’une psychologique et l’autre financière.

          La psychologique est simple voire simpliste : l’hybris. Il croyait que le front occidental allait se fissurer et qu’il pourrait faire main basse sur l’Ukraine. C’était manifestement erroné mais son orgueil l’a complètement aveuglé. Ce n’est pas très original mais il y a de nombreux précédents historiques.

          L’hypothèse financière est plus incertaine. On sait que Poutine est l’un des hommes les plus riches du monde et que sa fortune est principalement due à la corruption. Gazprom est possédé à 51% par l’état russe et ses membres les plus importants sont nommés par Poutine. Or, il y a des gisements de gaz en mer noire et dans le Donbass.

          Contrairement à ce que vous pourriez penser, je n’ai pas une immense sympathie pour les USA (où je vous rappelle que je n’ai jamais mis les pieds). Mais leur impérialisme me semble infiniment moins dangereux que celui de la Russie (que je connais assez bien) et certainement pas de même nature. Je souhaiterais sincèrement que l’Europe puisse être indépendante par rapport aux Etats-Unis sans dépendre de leur parapluie nucléaire, mais ça, c’est notre problème, pas celui de la guerre en Ukraine. Quant à la solution que vous préconisez, outre le fait que ces référendums sont une mascarade, je pense qu’elle est illusoire tout simplement parce qu’on ne peut pas faire confiance au russes. Ils ont trahi le pacte de Budapest, ils ont trahi les accords de Minsk et ils trahiraient sans vergogne le prochain traité s’il était signé demain. Je crois que les ukrainiens auraient bien voulu « épargner des vies », mais pas au prix de leur liberté.

          Et encore une fois, c’est aux ukrainiens de décider de leur destin. Ce sont les russes qui les ont envahis et ce sont les pays occidentaux qu’ils ont appelés à l’aide. Tout le reste est dérisoire.

        • Ah, oui, j’ai relu votre message et j’ai compris. Vous vous étonnez que j’approuve la déclaration selon laquelle l’Europe n’a rien à y gagner.

          Economiquement : rien, en effet.
          Politiquement : il faut voir. On s’est peut-être rendu compte que le « business as usual » était un principe insuffisant. Et l’Allemagne va sans doute être obligée de faire son autocritique. Enfin, une bonne partie des masques sont tombés chez les politiques stipendiés par la Russie et je trouve que c’est une bonne chose.
          Militairement : la France a loupé une belle occasion d’en faire davantage – il paraît que notre industrie militaire n’est pas mal du tout – mais je pense que la démonstration des CAESARs en action a été une bonne publicité et que les commandes vont se multiplier. A plus long terme, peut-être qu’on va enfin commencer à envisager une armée européenne.

          Je termine par une citation de Joseph Borell. Voici ce qu’il avait déclaré en 2009 devant un public de jeunes (c’est long mais il n’y a pas de déchet) :

          « Les jeunes n’ont jamais vécu une guerre, ils ne l’ont jamais subie, on ne leur en a jamais parlé. Et puisque vous avez toujours vécu en paix, vous pensez que la paix est l’état naturel des choses, et non, l’état naturel des choses, c’est la guerre. L’Europe, c’est la paix et c’est beaucoup, mais ce n’est pas assez. Aujourd’hui, ce n’est pas assez. Aujourd’hui, nous avons besoin de plus. Nous devons faire avec le reste du monde ce que nous avons fait de nous-mêmes, nous devons agir sur le reste du monde pour que le reste du monde ait aussi la paix. Parce que si le reste du monde ne l’a pas, nous ne l’aurons pas non plus. L’Europe, c’est la paix. Unissons-nous davantage.
          Nous sommes peu nombreux, vieux et très dépendants, car aujourd’hui nous importons 70% de l’énergie que nous consommons et au train où vont les choses dans 20 ans nous en importerons 85%. Et nous l’importons de Russie ou des pays arabes, qui sont ne sont pas des gens dignes de confiance, ni l’un ni l’autre. »

          • « Economiquement : rien, en effet »

            Elle n’a pas seulement rien gagné, l’Europe y a tout perdu.

          • Ah bon.

            Je vais peut-être arrêter de poster des messages aussi longs. Personne ne prend jamais la peine d’y répondre, sauf de manière lapidaire et péremptoire comme ici, sur un seul point parmi d’autres.

            Ce n’est pas très grave.

            Bonne journée tout le monde.

  31. abcmaths : trop faire la noce (au Brésil, comme ailleurs) peut donner des valoches (sous les yeux).

  32. Voici donc mon post :
    « ‘les deux amies’ dans la peinture autour des années 1900, ou l’art lesbien » –
    On retrouve les courbes, bien sûr, celles qui ont séduit notre hôte, mais pas forcément le demi-cercle.
    Pour une fois, on y voit un Egon Schiele, un peu moins tourmenté, Otto Dix égal à lui-même, un Suzanne Valadon que je ne connaissais pas, un Foujita pas bien loin de Micao Kono, un gracieux Picabia…

    https://mediene.over-blog.com/2017/08/peinture-les-deux-amies-dans-la-peinture-autour-des-annees-1900.html

  33. Tant que les bourgeois de gauche resteront dans le déni vis-à-vis de la question raciale, ils n’obtiendront jamais le vote du pauvre travailleur…

    • Dans le fil précédent j’explique que j’utilise le terme de « déshérités » à dessein.
      Allez-y voir, mon bon.
      Et vous me reparlerez ensuite de « bourgeois de gauche ».

      Cela dit, à tout prendre, je préfère un gauchiste en Rolls à un fasciste en tank.

      • J’avais pas vu.

        Je n’aime pas particulièrement les concours de misérabilisme – sport bourgeois : le prolo est fier de sa réussite – mais vu que vous me le demandez… Je gère les comptes de ma mère ; elle possède pour tout patrimoine un livret A plafonnant à quatre chiffres et une 206 de dix ans d’âge. Satisfait ?

        • Même pas de quoi se payer un vae de médiocre facture…

          Comment survivre dans de telles conditions ?

      • Pour le coup, je suis plus bourdieusien que marxiste dans les termes ; j’appelle bourgeoisie un ensemble de valeurs et de représentations – avant un capital financier. J’avoue qu’il m’est difficile de qualifier Trimalcion de bourgeois et Sigognac de prolo.

  34. Ce qu’il y a de furieusement antilibéral (et pour le coup tyrannique) dans la pensée de Josip, c’est sa prétention à nier l’autonomie de la volonté individuelle – comme les curés finalement ! Parce que le monsieur ne prétend pas mieux savoir que le prolo les *moyens* de la satisfaction de son intérêt (ce qui manquerait encore totalement d’humilité mais ne serait pas strictement incompatible avec le libéralisme classique) mais prétend mieux savoir la *définition* même dudit intérêt. Du genre, si un prolo se mettait à penser (en substance) « le mobile de l’action politique est pour moi de bouter l’Arabe hors de France », notre Josip lui dirait « mais non, camarade ! Tu crois vouloir cela, mais en fait tu ne le veux pas. Ce que tu veux vraiment, moi je t’en vais te le dire… ». La volonté d’un prolo contraire à la théorie marxiste (mal comprise par un bourgeois) est nécessairement illégitime ; donc dans l’état de choses actuel toute volonté prolétaire est illégitime.

    Bref, les prolos ne sont que le marche-pied des bourgeois pour se pousser du col.

    • Vous avez tout à fait raison.
      Tout est dans tout et réciproquement.
      Tout homme a son avenir devant lui et chaque fois qu’il fera demi-tour il l’aura dans le dos.

      • Oh mais vous savez je ne fais que cette extraordinaire proposition : autrui est plus apte à savoir ce qu’il veut que je ne le suis.

  35. À l’intention des socialistes de passage…
    Un excellent article de Jacques Julliard dans le Figaro de ce matin . Extraits :

    « Sur le front de la pensée socialiste, avouons-le, nous commencions à nous ennuyer. Proudhon était mort en 1865, Marx en 1883, Bernstein en 1932, depuis, plus rien, ou pas grand-chose. Comme si les bases de la doctrine, commune aux théoriciens les plus opposés, étaient définitivement établies. L’opposition entre le capital et le travail n’était contestée par personne, quitte pour chacun à en tirer des conclusions différentes. Enfin Sandrine Rousseau vint. De quelques formules hardies, de quelques jugements rageurs, elle révolutionna le secteur un peu sommeillant de la pensée sociale. L’Histoire retiendra à coup sûr la plus novatrice de ces propositions: «Le travail est une valeur de droite.» Tiens donc! Marx avait beau s’être évertué à démontrer que la force du travail du prolétaire était non seulement sa richesse propre, mais qu’elle était seule à produire de la richesse. C’était justement là l’objet de la lutte des classes: en payant le travail de l’ouvrier au-dessous de sa valeur réelle, le capitaliste s’appropriait une plus-value qui ne lui appartenait pas. En cela consiste l’exploitation de celui-ci par celui-là.

    L’action ouvrière, qu’elle fût réformiste ou révolutionnaire, politique ou syndicale, avait pour effet de limiter cette exploitation, voire de l’abolir. Le socialisme, en somme, consistait à rendre à chacun ce qui lui appartenait. Quant aux syndicats ouvriers, ils se faisaient de façon pratique les défenseurs de la valeur travail possédée par les ouvriers. Comme l’a rappelé Antoine Prost, l’un des meilleurs de nos historiens sociaux, la CGT, fondée à Limoges en 1895, s’était intitulée Confédération générale du travail (et non des travailleurs, ou des syndicats). Mieux encore, la CFTC, qui jusqu’alors entendait regrouper les travailleurs chrétiens, profita de sa déconfessionnalisation (1964) pour substituer le travail aux travailleurs eux-mêmes dans sa nouvelle appellation: CFDT, ou Confédération française démocratique du travail (et non des travailleurs). Parlons maintenant sérieusement. La cause est entendue: le travail est dans l’esprit des travailleurs et de leurs représentants une valeur de gauche, ou mieux, la leur propre, et non une valeur de droite, celle, par hypothèse, des patrons.

    Cela est si vrai que lorsque, à la fin du XIX siècle et au début du XX, une poignée d’anarchistes s’essaya à préconiser le sabotage, c’est-à-dire la négation même du travail ouvrier, comme moyen de la lutte des classes, ils se heurtèrent à l’opposition résolue de la masse ouvrière, qui n’entendait pas renier ce qui faisait sa dignité: le travail, et même le travail bien fait. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a abondé dans ce sens (Libération, 27 septembre): «Le travail, c’est essentiel dans la vie. Demandez aux chômeurs ce qu’ils pensent de n’avoir pas de travail… Il faut soigner le travail…» On ne saurait mieux dire. Il y a un honneur ouvrier comme il y a un honneur aristocratique: le travail est son expression même. Je ne crois pas que Mme Rousseau l’ait compris. Cela n’empêchera pas les médias qui, comme on dit, ont repéré en elle la «bonne cliente», celle qui fait de l’écoute, en raison même de l’énormité de ses propos, de faire appel à elle en toutes circonstances, au-delà de son combat légitime pour la dignité des femmes. Je ne désespère donc pas de connaître demain son avis, sur tout sujet d’actualité ou non, du théorème d’Euclide à la précession des équinoxes, de la musique atonale aux traités de Westphalie. Ainsi va de nos jours le système médiatique: ce n’est pas la nature de son contenu qui fait la valeur de l’information, mais la personnalité de l’informateur.

    • Parti de classe et parti de déclassés
    Et maintenant, une devinette. Qui a écrit: «Je redoutais qu’on transformât ainsi le socialisme, parti de classe, en un parti de déclassés. Je redoutais qu’en procédant, comme le fascisme, par un rassemblement des masses confuses, en faisant appel, comme lui, à toutes les catégories d’impatiences, de souffrances, d’avidités, on ne noyât l’action de classe du Parti socialiste sous ce flot d’“aventuriers” – aventuriers, bien souvent par misère et par désespérance – qui a porté toutes les dictatures de l’Histoire.» Ne cherchez pas. L’auteur de ces admirables formules, qui règlent leur compte à ce qu’on n’appelait pas alors couramment populisme, c’est Léon Blum, leader du Parti socialiste SFIO. C’est ainsi qu’il répond le 19 juillet 1933, dans Le Populaire, à Marcel Déat, qui avait préconisé l’abandon par les socialistes du rôle dirigeant de la classe ouvrière. Je me garderai bien de comparer la personnalité du chef des «néos», au sein du Parti socialiste, à quiconque aujourd’hui, tant sa dérive collaborationniste et même nazie sous l’Occupation a d’insupportable. Ce que je compare, ce sont des situations.

    D’un côté, un monde des travailleurs organisé autour des valeurs de classe, notamment la valeur travail ; de l’autre, la cohue indifférenciée de tous les malheureux, de tous les paumés, aujourd’hui de tous les assistés, que rien d’autre ne réunit que leur dénuement et qui sont disponibles pour n’importe quelle aventure, sous la direction de démagogues. En raison même de ce qui vient d’être dit plus haut au sujet de la valeur travail, dans le débat qui oppose, chacun à sa manière, Fabien Roussel, communiste, et François Ruffin, Insoumis, à la grande majorité des dirigeants de la Nupes, sur le rôle respectif du travail et de l’assistance, ce sont les deux francs-tireurs qui ont raison, cent fois raison, dans la droite ligne de la pensée ouvrière et socialiste la plus orthodoxe. On ne leur fera pas l’injure de les rapprocher de la critique droitière de l’assistanat: ce qu’ils mettent en cause, ce ne sont pas les bénéficiaires de l’assistance ni son bien-fondé, mais un système qui réduit l’être humain à un ayant droit, en dehors de tout accomplissement personnel.

    Une gauche qui parviendrait au pouvoir sur la base d’un assistanat généralisé serait dépourvue de tout ressort moral, de tout idéal d’émancipation, et livrée aux inspirations de ses meneurs. Faut-il rappeler que l’idée d’une redevance universelle attribuée à chacun sans aucune contrepartie en matière de travail est une idée ultralibérale de l’école de Chicago, non une idée socialiste? Il est clair en effet qu’une telle redevance ne confère aucun droit, sinon celui de la subsistance, et abandonne la direction de la société aux assistants, non aux assistés. Les populistes ont une clientèle ; les socialistes ont des militants. Une société d’assistés ne sera jamais une société d’«hommes fiers et libres» (Fernand Pelloutier).

    • Je souscris totalement au contenu de cet article.
      Si j’avais une aussi bonne plume que son auteur, j’aurais pu le signer.

    • L’aristocratie ouvrière n’est plus. Elle a été et pas qu’un peu. Suffit de visiter le musée Christofle dans le quartier Pleyel à Saint Denis pour en sentir le souffle. Bon d’accord, il y avait aussi Hotchkiss (les mitrailleuses puis les bagnoles). Il a peu, c’était Bayer, le repreneur du pollueur Monsanto qui signalait le quartier depuis la tour Pleyel que tous les banlieusards connaissent (bientôt maquillée en hôtel 3 et 4 stars).

      Où sont passés les prolos ?

      • Dugong : « Où sont passés les prolos ? »
        Les prolos producteurs sont hors de la France désindustrialisée. Ils sont désormais là où la production se fait majoritairement : en Asie.
        Nous, nous avons les prolos 2.0 : les classes moyennes.
        Mais tout cela vous le saviez déjà, n’est-ce pas?

    • Rousseau n’est pas atypique mais dangereuse, elle ne fait plus rire. Rappel de sa dernière saillie qui a révolté E. Badinter, au sujet de l’affaire Bayou, membre d’Europe Ecologie les Verts contraint à la démission sur la simple décision de Sardine, qui expliqua au micro de France Inter : » Je crois que cette femme (Sardine) est dans la toute puissance et se permet de contrer la justice. On livre des hommes, en particulier, sans passer par un minimum de justice ».
      Réponse de l’irresponsable Sardine plus à l’Ouest que jamais : »Flamber le patriarcat, Madame, et avec enthousiasme de surcroît ».
      Il faudra un jour revenir sur la décision qu’a eu Hollande de gracier Jacqueline Sauvage révoquant une décision de justice sous la pression d’une armée de sardines. Tout commence ici.

  36. Rois et reines (suite)

    Un accouplement entre un dauphin mâle et une miss dauphine peut-il se révéler fécond ?

    Chacune sagouine !

  37. Julliard dans l’article cité par M’sieur Brighelli :
    « Marx avait beau s’être évertué à démontrer que la force du travail du prolétaire était non seulement sa richesse propre, mais qu’elle était seule à produire de la richesse. C’était justement là l’objet de la lutte des classes: en payant le travail de l’ouvrier au-dessous de sa valeur réelle, le capitaliste s’appropriait une plus-value qui ne lui appartenait pas. En cela consiste l’exploitation de celui-ci par celui-là. L’action ouvrière, qu’elle fût réformiste ou révolutionnaire, politique ou syndicale, avait pour effet de limiter cette exploitation, voire de l’abolir. »

    C’est ce que je me tue à expliquer à Fregoli, pour qui le marxisme n’est qu’un ensemble  » d’outils conceptuels théoriques intéressants », et qui ne voit pas que la « question raciale » qui – selon lui -préoccupe tant les « prolos » est un écran de fumée qui a pour objectif de les détourner (de les divertir, aurait dit Pascal) de l’essentiel, à savoir : la prise de conscience de l’exploitation dont ils sont l’objet, tous, de toutes origines, français ou immigrés.

    Et le cocasse de l’affaire est que selon Fregoli, favoriser cette prise de conscience, c’est « savoir ce que veulent les prolos mieux que les prolos eux-mêmes »…: voilà le sophisme cardinal qu’il ne cesse de répéter en boucle.

    Et l’encore plus cocasse est que Fregoli prétend donner des leçons de marxisme, à grands coups de références à « l’objectivation », « l’ontologique », « la transcendance »…

    En revanche, ce qui n’est pas drôle du tout, c’est qu’avec de tels discours, les Fregolis de tous horizons se font les alliés objectifs et les idiots utiles du capitalisme néo-libéral débridé qui est depuis environ 40 ans, le responsable principal de la détresse des « prolos » que ces Fregolis-là prétendent défendre.

    PS : comme je l’ai dit plus haut et comme le montrent un grand nombre d’analyses, dans notre France contemporaine, les classes moyennes sont largement prolétarisées. Un professeur des écoles qui est payé 2050 euros/mois avec 10 ans (je répète : 10 ans) d’ancienneté EST un prolétaire d’aujourd’hui.

    • « la « question raciale » qui – selon lui -préoccupe tant les « prolos » est un écran de fumée »

      Dans le RER B pour certains usagers, c’est un écran de fumet qui serait souhaitable…

    • « C’est ce que je me tue à expliquer à Fregoli, pour qui le marxisme n’est qu’un ensemble d’outils conceptuels théoriques intéressants, et qui ne voit pas que la question raciale est un écran de fumée qui a pour objectif de détourner [les prolos] de l’essentiel, à savoir : la prise de conscience de l’exploitation dont ils sont l’objet, tous, de toutes origines, français ou immigrés. »

      1) J’avoue ne pas bien comprendre le sens de votre coordination. Oui, je prends dans le marxisme ce qui me semble intéressant et je n’ai pas la fatuité (comme d’autres) de me sentir tenu à tous ses axiomes ou – pire – à ses toutes ses conclusions – pourvu qu’il n’y ait pas de contraction (éventuellement après retouche).

      2) Vous pouvez ranger votre blabla sur le bouc émissaire, les pauvres petits immigrés qu’on jette à la vindicte de cet imbécile de peuple qui se trompe de cible – on l’entend depuis les années 80. Il serait temps de sortir du déni et de reconnaître que, pour 90% des prolos indigènes, oui, il y a un véritable problème avec l’immigration – sans que ce sentiment soit motivé par le racisme.

      3) a) Votre modèle est bien gentil mais il nie au prolétaire l’autonomie de sa volonté individuelle : vous, Josip Gavrilovic, que répondriez-vous à un pauvre qui vous dirait que son seul but en politique est de foutre les Arabes dehors ? Je ne parle pas de moyen pour atteindre une autre fin, hein, – du genre foutre les Arabes dehors parce qu’ils viennent nous bouffer notre pain – mais bien de la fin véritable de son vote. Vous vous permettriez de juger de la légitimité de ses critères de choix ? Vous me direz, quand on n’a tellement rien compris au marxisme au point de poser la transcendance de la morale…

      b) Il y a cette bagatelle qu’on appelle Georges Marchais : par deux fois au moins on vous a ici rappelé son célébrissime discours sur l’immigration, le meilleur outil du capital pour faire baisser les salaires ; par deux fois au moins vous n’avez pas répondu. Vous avez besoin d’un lien vers une vidéo pour la troisième fois ?

      « Et le cocasse de l’affaire est que selon Fregoli, favoriser cette prise de conscience, c’est « savoir ce que veulent les prolos mieux que les prolos eux-mêmes »…: voilà le sophisme cardinal qu’il ne cesse de répéter en boucle. »

      1) Je ne sais pas ce que je répète, mais je sais en revanche que répéter qu’Untel est un sophiste n’en fournit pas le début d’une preuve. En quoi il y a sophisme ? Vous ne vous reconnaissez pas dans les termes ? Ou vous jugez qu’ils n’ont rien de disqualifiant ?

      2) Et d’ailleurs, êtes-vous bien certain qu’on peut parler de sophisme ? Le choix d’un modèle théorique, ce n’est pas une question de fait – normalement (Dug aura compris). C’est un peu comme si vous disiez à quelqu’un affirmant préférer le martini à la cuillère (pas au shaker) « sophiste ! ». Cela relève d’un choix d’axiomes, qui par définition ne peuvent être jugés qu’à partir d’eux-mêmes (en cohérence quoi).

      « Et l’encore plus cocasse est que Fregoli prétend donner des leçons de marxisme, à grands coups de références à « l’objectivation », « l’ontologique », « la transcendance »… »

      Une autre différence entre vous et moi, Josip, c’est que quand je suis face à un discours que je ne comprends pas je préfère postuler ma propre faiblesse intellectuelle plutôt que l’inanité de ce qu’il y a en face – et accessoirement j’ouvre un dictionnaire plutôt qu’étaler avec la fierté de l’imbécile ma propre bêtise… Thom et Meirieu jargonnent – allez savoir pourquoi je n’en tire pas les mêmes conclusions. Mais bon, de la part de quelqu’un qui prétend mieux connaître les volontés des prolos que les prolos eux-mêmes, on avait compris que vous n’étiez pas étouffé par l’humilité intellectuelle.

      « En revanche, ce qui n’est pas drôle du tout, c’est qu’avec de tels discours, les Fregolis de tous horizons se font les alliés objectifs et les idiots utiles du capitalisme néo-libéral débridé qui est depuis environ 40 ans, le responsable principal de la détresse des « prolos » que ces Fregolis-là prétendent défendre. »

      1) Ce qu’il y a de bien avec « idiot utile » ou « allié objectif », c’est que c’est une expression totalement infalsifiable par nature – donc elle n’a aucune valeur argumentative (oui, Dug, il m’est déjà arrivé de consommer du popper(s) !). Et en plus c’est de la petite morale. Voir aussi Georges Marchais et l’immigration idiotie utile du grand capital…

      2) Je n’ai pas la bêtise de prétendre défendre les prolos, moi, monsieur. Lorsque je vote, je défends ma pomme, éventuellement les miens (ma mère, mes oncles, mes tantes, mes amis). Et c’est tout ce qui fait la différence entre vous et moi. Moi, j’ai une connaissance directe, intime, presque charnelle des prolos, je sais ce que valent les fantasmes sur le fascisme ou le racisme, j’évite d’insulter ceux que je prétends défendre, je considère qu’il y a peut-être de la légitimité à ce qu’ils pensent différemment de moi. Et à l’inverse, l’espèce de martyre électoral, c’est un beau sport de bourges : quand on a déjà tout, le capital financier, social, culturel, il n’y a plus qu’une chose à avoir, le capital moral. Regardez-moi, j’ai réussi et en plus je défends les pauvres… que je suis un type bien ! Et qu’importe si j’insulte ceux que je prétends défendre, hein, il n’a jamais été question que de moi dans mon vote.

      • J’ai l’impression que vous êtes en train de vriller complètement.
        Je ne répondrai pas à ce message-là. Vous répétez en boucle les mêmes antiennes, j’y ai déjà répondu à plusieurs reprises. Mais c’est comme si j’avais pissé dans un violoncelle. Aujourd’hui vous ajoutez des travestissements éhontés de mes propos et des suppositions surréalistes sur mon statut social.
        Et comme votre humilité intellectuelle bien connue des familiers de ce blog est assez lassante, disons alors que ça ne m’amuse plus du tout.
        Basta cosi.

    • May the force be with you?

      Dugong, seriez-vous passé vous aussi par l’ENS? On sait que le chiasme y est particulièrement choyé, travaillé, manufacturé avec virtuosité.
      On vous y apprend que le pouvoir du symbole est aussi important que le symbole du pouvoir.

      • Chez les pompiers (tous plus ou moins pyromanes), les feux de l’amour ne valent pas l’amour des feux

  38. La valeur travail (suite)

    IL est peut être utile de rappeler qu’en physique un travail se chiffre en Joules (J) et que le poids d’un système (de chez Gorillas ou autre) de masse 100 kg qui monte de 10 m produit un travail d’environ 10 kJ (soit, à peine, 0,0027 kW.h) transformés partiellement en chaleur.

    Le prolo qui monte (des étages, quoi d’autre ?) est énergétiquement non viable.

    • à 17 c€ du kW.h ça fait à grand peine, un petit demi-centime d’euro. Pourquoi payer plus ?

      • Ce post restera dans les annales, car c’est bien connu, « le désir s’accroît quand etc. »
        PS: abcmaths, pure saine curiosité de ma part : avez-vous pu vous procurer le bouquin de Hagège « L’enfant aux deux langues » ? Et si oui, qu’en avez-vous pensé ?

        • Oui, je l’ai acheté mais pas encore entièrement lu.
          Je lis lentement. C’est un livre difficile.
          Ce n’est pas tous les jours que je tourne tristement ma peine vers les livres.
          Oui…

          • Sandrine Rousseau a cru devoir se lancer dans un éloge de la paresse, à mon grand désespoir.
            Pour ma part je ferais volontiers l’éloge de la lenteur, étant en particulier un lecteur lent moi aussi. Je suis donc en bonne compagnie.

    • « Par prolétaire, au sens économique, il faut entendre le travailleur salarié qui produit du capital et le met en valeur. » (Karl Marx, Le Capital, 1867)
      Adossé à cette définition, je peux dire avec certitude qu’elle englobe aujourd’hui une très grande proportion de ce qu’on appelle communément « les classes moyennes », le « nouveau prolétariat ».

      Le responsable des ventes de l’entreprise Machin-Truc ne produit certes pas ce que son entreprise vend, mais son travail (détermination de la marge, élaboration de la « strat de com », recrutement des réseaux de commerciaux etc.) met en valeur le capital produit. Il est, au moins à 50%, un prolo au sens économique où Marx l’entend. Prolo 2.0 peut-être, mais prolo tout de même. Exploité de la même façon que le prolo producteur : pas au même degré, mais de la même façon, par les mêmes mécanismes.
      Je ne vois vraiment pas comment on peut contester ça, Boltanski ou pas.

      • Je ne suis pas sûr que vous m’avez compris.

        Je persiflais à peu de frais sur votre utilisation de « classes moyennes ». Vous qui avez la bêtise de l’inductiviste qui s’octroie le monopole du sens, il est assez cocasse de vous voir reprendre (même si c’est pour le diluer) un terme foncièrement antimarxiste dans votre défense du marxisme. D’où le Boltanski qu’on assassine. Suis-je clair ?

        • Un jour, peut-être, vous serez capable de penser par vous-même au lieu de vous planquer derrière le name-dropping et le recours à la citation, qui sont « l’intelligence des imbéciles ». Vous êtes souvent sujet au prurit finkielkrautien du name-dropping et de la citation tous azimuts. Ça se soigne.

          Cela dit : Marx était un homme de son temps et de son idiolecte. Mais ô stupéfaction, 2022 n’est pas 1860. Le concept de lutte des classes élaboré en 1860 n’a rien perdu ni de sa pertinence ni de sa puissance. Mais en 2022 en France, les lutteurs ne sont plus tout à fait les mêmes que dans la France de 1860. Comme ça n’est pas trop dur à comprendre, je me dispense de vous demander si j’ai été clair.

          • Eh oui, Josip, je ne suis qu’un humble mortel : la monde avant moi a pensé – et souvent bien mieux ! – il m’arrive donc de m’en remettre à lui. Il n’y a que les imbéciles qui prétendent « penser par eux-mêmes » (même si on ne sait pas bien ce que cela veut dire). Et ce sont bien souvent les imbéciles prétentieux : Finkielkraut est l’exemple même du type citant pour faire porter le poids de l’analyse à celui qu’il invoque – on appelle cela l’humilité intellectuelle.

            (Et sinon, vous avez le droit : 1° de reconnaître que vous ne connaissez pas une référence ; 2° d’ignorer les miennes comme il m’arrive d’ignorer les vôtres ; 3° de m’envoyer pisser. Il n’y a que les petites bites pour vouloir jouer à qui a la plus grosse. Je suis assez serein !)

  39. La thermodynamique, naissante au XIXème siècle, a été, au départ, une science d’ingénieurs (Nicolas Sadi-Carnot, polytechnicien, auteur de « Réflexions sur la puissance motrice du feu et sur les machines propres à développer cette puissance »). On s’y inquiétait des bonnes façons de produire du travail mécanique à partir de chaleur (machines à vapeur, sources de l’industrialisation)

    La première loi de la thermodynamique (souvent appelée « premier principe » de la dite), proclame que travail d’une force et chaleur sont deux modes de transfert d’énergie d’un système avec l’extérieur. pour filer la métaphore, la pluie est un mode de transfert de la masse d’eau d’un lac, pas un contenu)

    Mais travail et chaleur ne sont pas équivalents. Ce que signifie la deuxième loi de la thermodynamique qui stipule *qu’il y a une limite supérieure à la vitesse avec laquelle on peut transformer de la chaleur en travail mécanique (ce qui est exactement ce que cherchaient les ingénieurs).

    On a ensuite formulé ce principe en faisant intervenir le concept d’entropie qui a fait l’objet des pires turpitudes, surtout après l’introduction de la physique statistique…

    * stipuler déplait à certains. Je m’en cague

    • Dugong : « Mais travail et chaleur ne sont pas équivalents. »

      Et pourtant, à l’apogée de la période esclavagiste et du colonialisme, « travail » et « intense sudation sous les burnous » étaient équivalents, non?

    • Mouais. M’est avis qu’il y a de bonnes raisons de ne pas dire « la loi stipule » (surtout pour une loi physique !) – c’est très loin d’être une coquetterie de juriste comme il y en a habituellement.

  40. Excellent texte de Julliard.
    Le problème n’est pas seulement de remettre au travail, mais encore, et surtout, de faire du « bon » travail, un « vrai » travail….
    Double challenge !
    Productions « artistiques » en série, Warhol et, encore mieux, les César(s), récompenses sur scène.

  41. Julliard, ce gros porc botoxé, parle de « force DU travail du prolétaire ». On sent que la boussole qui indique le sud a lu Marx de près…

    • Et Léon Blum, ce youpin au Conseil d’État et à la SFIO – même pas communiste ! Pfff…

    • Julliard, on aimerait le voir aux heures pâles d’une journée d’hiver avec 1 stère de bois à fendre. Journée assez froide pour que les pierres se fendent toutes seules mais pas le bois…
      Allez s’il veut , il peut mettre son burnous.

  42. 4 millions d’esclaves aux EU, en 1860, moins que dans le RER ?
    Préférer le fumet de canard au funk, est-ce du racisme ?

  43. WTH
    3 octobre 2022 At 13h33
    Excellent texte de Julliard.

    WTH, s’il vous plaît, faites-moi le plaisir de reconnaître que Julliard dit – magnifiquement – ce que je clame avec constance sur ce blog (et aussi ailleurs) depuis que j’y sévis.
    La Gauche (oui, oui, majuscule requise) ses valeurs, sa raison d’être, se trouvent aujourd’hui revigorées par le binôme Ruffin/Roussel, en dépit de leurs différences (bien réelles). Je dis merci à ces deux hommes. Mais leur lutte ne fait que commencer.
    Et merci à Julliard de ses rappels historiques salutaires.

    • Josip, j’aimerais entendre votre avis sur la suppression de la propriété privée, par cette question : Est-il juste de dire que l’assistanat étatique (salaire universel), comme la suppression de la propriété privée (nourrie d’une volonté mondiale de la protection environnementale) sont les deux mamelles de la déresponsabilisation de l’individu, le privent finalement de son libre-arbitre, de sa liberté d’action, bref, de la valeur effective de son travail ?

      • « Libre arbitre » et « liberté d’action » me semblent avoir quasiment disparu, autant sur les lieux de travail qu’at home : production, consommation – en série ; pouvoir faire des choix n’est pas donné, dans tous les sens du terme.

        • … Et il ne reste pas grand chose de « l’aristocratie ouvrière » ; celle qui avait « droit » à quelques privilèges semble bien loin.
          Dans mes ascendants, un peintre sur porcelaine, outre un bonus en espèces sonnantes (arrêt maladie) pouvait récupérer les « essais » non retenus par les patrons ; il nous reste encore (bien peu) quelques jolies assiettes ; plaisir inestimable, ou presque.

        • L’industrie flinguée, les activités saisonnières ouvertes aux vents des travailleurs détachés, le tertiaire ubérisé, des salaires négociés et soumis à l’offre de la demande, un agriculteur suicidé par jour… Le travail a disparu, commençons par le commencement. Avec ou sans notre consentement nous nous dirigeons vers le salaire universel.

      • J’ai déjà répondu à WTH sur ce point.
        Appropriation collective des moyens de production et de l’outil de travail (idée de base du marxisme) ne signifie pas abolition de la propriété privée.
        Les biens privés acquis par vous et moi n’ont pas vocation à devenir propriété de l’Etat. Je m’opposerai à la nationalisation de votre lave-linge!

        • En bien immeuble, Josip… Si toutefois vous révisiez vos vues sur la question, vous m’en verriez ravie.

          • Pourquoi diable voulez-vous que je souhaite la fin de la propriété privée immobilière?
            Je n’ai aucune envie de voir l’Etat s’approprier les logements (maisons ou appartements) de particuliers souvent durement acquis par le travail.
            Franchement, me prêter pareille volonté, ça n’a pas de sens.

          • « Le système du salaire à vie brise cette fatalité de la camelote. Il la brise par le découplage de l’activité et de la rémunération. Quand les gens, protégés par la garantie économique générale, peuvent s’adonner à une activité, produire, sans que cela ait la moindre incidence sur leur rémunération, ils le font dans de tout autres conditions : selon leur désir, c’est-à-dire bien. Ici, il faut donc, une fois de plus, inverser l’énoncé capitaliste voulant que, laissés à eux-mêmes, affranchis du « sain aiguillon de la vie à gagner », les gens ne fassent plus rien — le peuple est essentiellement feignant. Or c’est l’exact contraire : « laissés à eux-mêmes », c’est-à-dire libérés des violences de la mise au travail capitaliste, les gens font, ils n’arrêtent plus de faire, et même : ils font de mieux en mieux : car ils sont des êtres de désir et d’activité. »
            Pour un communisme luxueux – Frédéric Lordon

    • Le ton est donné, et les commentaires sont plutôt légers et détendus.
      « cuisse » et « robe »… : un bel hommage au corps féminin.

    • Bon, peut-être seulement après « le savoir émancipe » et autres conneries neuneus…

    • Considérer ses propres limitations comme étant le lot commun universel, voilà le vrai ridicule.
      Je vais vous faire une confidence : au bout de quelques lignes, un texte de Droit me tombe des mains, je suis submergé par un technolecte qui m’échappe, bref c’est la galère, alors que d’autres prennent un vrai plaisir intellectuel à ce genre de littérature (car ils n’ont pas mes limites).

      Vous, Fregoli, c’est la même chose avec le marxisme.

    • « Penser par soi-même, c’est être capable de se servir de son « entendement » (esprit) sans la conduite d’un autre. C’est oser sortir de la passivité et de l’hétéronomie de la raison (besoin d’être guidé par les autres), et accéder ainsi aux Lumières et à la majorité.
      « Etre mineur, c’est être incapable de se servir de son entendement sans la direction d’un autre (…) aie le courage de te servir de ton propre entendement ! telle est la devise des Lumières »
      (Extrait d’un cours de philo sur le Net)

      Libre à quiconque de trouver ça ridicule.
      Personnellement je ne trouve pas ça ridicule du tout. Je pense même que ça devrait être un des fondements de l’enseignement que nos enfants reçoivent.

      • Allez Mendax ! On va voir si les leçons de tonton Pagla ont bien été apprises !

        Alors le premier point ? La réflexivité, oui ! Notre bon Josip vient de nous faire un éloge de la « pensée par soi-même »… en recrachant la vulgate rationaliste d’Internet et de Kant !

        Bien. Deuxième point ? Le critique externe applicative bien sûr : notre bon Josip préfèrerait qu’un élève de cinquième ne recrache* pas Grothendieck mais produise une bouse authentique, une belle bouse bien de chez lui. Allons bon, l’originalité comme valeur en soi : vive le néo-libéralisme et l’école qui va avec* !

        La critique explosive en troisième point : ça veut dire quoi « se servir de son entendement sans direction d’un autre » ? Quand vous utilisez le même langage que d’autres, les mêmes concepts, les mêmes systèmes (les tartes à la crème kantiennes au premier chef), vous « pensez par vous-même » ? Moi, je vous avoue que je n’ai pas cette haute prétention. Et accéder aux Lumières, vous qui êtes un athée (de pacotille certes, mais un athée quand même), ça ne vous semble pas une image un peu trop esthétisante pour désigner quelque chose d’intellectuellement solide ? Vous les avez passées à votre propre crible ces Lumières ? Ou il faut les accepter comme on accepte la foi ? Et enfin et surtout : sur quel critère vous fondez-vous pour affirmer que quelqu’un ne pense pas par lui-même ? Si lui-même vous dit qu’il le fait, vous allez lui nier cela ? Moi, je veux, mais il serait plus… – Mendax on suit ? – économique – bien sûr – de lui montrer qu’il a tort avant de lui montrer que lui contrairement au génie que vous êtes ne pense pas par lui-même (ce qui, voir le deuxième point, n’est certainement pas gage de qualité).

        Quatrièmement et bonus : la cohérence. Donc, si je comprends bien, quand des prolos par eux-mêmes décident de voter Le Pen ils se trompent, mais quand ils suivent aveuglément le bon Josip qui leur dit de penser par eux-mêmes c’est la parousie ? Bien, bien.

      • Je n’ai jamais demandé à mes élèves de « penser par eux-mêmes ». Qu’ils comprennent déjà des morceaux de la démarche de quelques grands anciens suffisait à ma félicité.

        • Quand il est demandé à un élève de résoudre un problème de mathématiques, je pensais naïvement que ça exigeait de lui de bâtir un raisonnement personnel s’appuyant sur les connaissances acquises, récentes et plus anciennes.
          Vous me dites que ça n’est pas le cas?
          Mon monde s’écroule.

          • « bâtir un raisonnement personnel s’appuyant sur les connaissances acquises, récentes et plus anciennes. »
            Sérieusement Dugong, vous appelez ça créativité ? Un raisonnement bien agencé, créativité?
            C’est vous qui utilisez ce mot, pas moi.

          • Ce n’est pas moi mais de certains parents d’élèves et, par contagion, de certains élèves.

            Je leur pardonne car ils ne savent pas ce qu’ils font.

    • Humilité intellectuelle ? Pffff….
      Pas vous, Fregoli, par pitié, pas vous. Un peu de décence svp.

      • C’est toute la différence entre humilité intellectuelle et humilité de langage : certains parlent fort mais ne nient pas l’autonomie de la volonté individuelle ; d’autres font des ronds de jambe et sont des tyrans.

        • Voyez-vous, moi je n’ai jamais pensé que des millions de personnes se trompaient en n’étant pas d’accord avec moi sur une question politique. Mais il m’arrive de dire que les gens de votre espèce sont des courges, oui.

          • Voyez-vous, moi je n’ai jamais pretendu au monopole du sens : chacun utilise bien les termes qu’il veut pourvu qu’il les définisse si l’usage est particulier et qu’il n’usurpe pas des conclusions nées d’une autre acception.

  44. Paglapouf
    2 octobre 2022 At 23h58
    J’avais pas vu.
    Je n’aime pas (…) etc.

    La langue en tant que « force qui va », l’usage, langue écrite/langue orale, suite et pas fin (car on n’en a jamais fini avec ces trucs-là).

    Dans la même seconde ou presque, l’énonciateur ci-dessus, à l’écrit (donc avec un temps de réflexion que la spontanéité de l’oral n’offre pas), utilise deux modes de négation différents : d’abord avec « pas » mais sans « ne » (donc en dehors des clous de la grammaire normative), puis avec la négation « ne….pas », attestée par cette même grammaire normative.
    Je vous épargnerai une série de remarques ou rappels pontifiants sur l’origine de la négation en français, sur la grammaticalisation progressive de pas/goutte/point qui à l’origine avaient leur sens plein (je ne marche pas/je ne bois goutte devenu je ne vois goutte/je ne couds point).

    Car le plus intéressant, c’est que ça soit ECRIT.
    L’énonciateur a écrit « J’avais pas vu » alors qu’il a de toute évidence un niveau d’études très élevé, une culture importante et une conscience linguistique au dessus de la moyenne. Écrire « J’avais pas vu » est probablement minoritaire dans le groupe socio-culturel dont il fait partie. Énoncé rapidement contre-balancé par le « je n’aime pas… » qui suit, retour à la norme aussi bien grammaticale que socio-culturelle.
    Plusieurs remarques peuvent, me semble-t-il, être faites à l’analyse de ce corpus sommaire. Mais je me refuse à pontifier, et je laisse à chacun le soin de tirer ses propres conclusions en pensant par soi-même.

    • (Que chacun sache néanmoins que j’avais au départ écrit : « Z’avez pas vu ! » – c’est dire mon niveau !)

      • Vous confirmez par là-même une des hypothèses possibles sur le cheminement cognitif qui a conduit à l’énonciation écrite de « j’avais pas vu. »

          • Conclusion extrêmement faible. Piste de réflexion : pensez plutôt écrit/oral/écrit oralisé/oral transcrit à l’écrit…bref quelque chose qui ait de la substance, du corps !

  45. Moi-même:
    « WTH, s’il vous plaît, faites-moi le plaisir de reconnaître que Julliard dit – magnifiquement – ce que je clame avec constance sur ce blog (et aussi ailleurs) depuis que j’y sévis. »

    Je note, WTH, qu’au moment où nous parlons vous ne m’avez toujours pas fait ce plaisir.
    Si d’ici ce soir vous ne le faites pas, il ne me restera plus qu’à rejoindre la Chambre des Dépités.

    • Si ça peut vous faire plaisir.
      Je répète « Tous les espoirs sont permis » !

      (mobilier/immobilier : Flo parlait de « l’immobilier » privé – suite logique espérée par la caste ; le « mobilier » partagé, existait en Suède et ailleurs – type machine à laver – ça a sûrement disparu)

  46. Hélas, hélas, les profs étant ce qu’ils sont, le catéchisme lumino-républicain se porte bien à l’école – n’en déplaise aux youpins du PA. Si seulement les profs étaient un peu plus pénétrés par l’analytisme…

  47. C’est quand même magnifique que les tenants du « penser par soi-même » nous ressortent les poncifs les plus mous du rationalisme le plus idiot…

    • Pensez donc par vous-même ! Sortez de ce genre de daubes d’élève appliqué ! Critiquez donc vos propres concepts ! Éteignez les Lumières, elles vous le demandent !

  48. En 10 minutes, rafale de cinq messages. Technique Driout d’occupation du terrain.
    Fregoli regrette tellement Driout qu’il le remplace dans sa fonction d’AK 47 du blog.
    Amusant à observer.

    • Mais il n’y a qu’un gamin ou un philistin de votre espèce pour croire qu’il y a un match entre vous et moi… Moi, je poste parce que ça me fait rire de me foutre de votre tronche, je ne crois pas qu’il soit question de « perdre » ou de « gagner ». Et c’était la même, en encore plus vrai, pour Driout : non, mais vous imaginez vraiment Driout mener un débat sérieux ? Vous l’imaginez vraiment s’intéresser à vous pour mener un débat selon les standards de la bourgeoisie molle ? Mais vous n’avez absolument rien compris au personnage, mon pauvre – vous êtes aux fraises dans la psychologie du quotidien !

      • Driout écrit pour lui, en se moquant des autres et de lui-même surtout. Imaginer qu’il argumente c’est… tellement à côté de la plaque.

        C’est ça l’esprit de déconne, c’est ça que vous ne comprenez pas. C’est ça la bourgeoisie gniangniante !

      • Vous vrillez de nouveau.
        Mon mode d’expression manquerait-il de finesse au point que vous preniez tout au premier degré ?
        La conversation d’aujourd’hui avec vous a été, un temps, intéressante. Elle est maintenant devenue pénible, un pensum. Une joute sans réel objet, vous voilà désormais versant dans ce ouin-ouin-isme qui vous fait tant horreur…
        Mieux vaut s’en tenir là….jusqu’à la prochaine !

  49. « Penser par soi-même », c’est le slogan de Meirieu, des pédagos et de Josip : une belle brochette d’*** !

  50. L’action, on peut trouver ça beau mais ça se mijote avant de gigoter :

    https://reporterre.net/Le-grand-retour-du-sabotage

    « « On tend de plus en plus vers une écologie de la conflictualité », atteste le sociologue Manuel Cervera-Marzal. « On sort enfin de l’idée que l’écologie serait ce qui nous rassemble et que l’on serait tous sur le même bateau. L’écologie est, en réalité, ce qui nous divise. Des gens ont intérêt à lutter contre le réchauffement climatique, d’autres se font de l’argent sur la crise », souligne le chercheur, qui voit dans le développement actuel du sabotage « une forme renouvelée de désobéissance civile ». Une nouvelle manière de dire non et d’assumer la fracture dans une époque gangrenée par le greenwashing où tout le monde se prétend écolo. »
    Avant de penser par soi-même, il convient de lire les jus de crâne de nos ennemis (de classe)

    Les brigades rouges avaient-elles une idéologie de « conflictualité » ?

    • « Avant de penser par soi-même, il convient de lire les jus de crâne de nos ennemis (de classe) »
      Chercher à savoir ce que pense et prépare l’ennemi c’est le b.a.ba de l’art de la guerre. Commencer par ça pour ensuite passer à une réflexion personnelle débouchant sur une stratégie, ça me convient tout à fait.

  51. On est loin des « luttes de classe », qui avaient pour terrain principale : l’usine ; des luddistes aux luttes ouvrières autonomes – en Italie, comme ailleurs.

  52. à propos de la Théorie du camenbert:

    « Don’t Ask, Don’t Tell »
    et non
    Don’t Ask, Don’t say »

    Don’t Ask, Don’t Tell was a set of policies, laws, and regulations governing how the U.S. military dealt with gay, lesbian, and bisexual service members. Previously, under 10 U.S.C. § 654, homosexual members of the armed forces would be separated from other members if that member engaged in homosexual acts, or stated that they were homosexual, or attempted to marry another person of the same sex. This resulted in homosexuals being banned from serving in the military. In 1993, the Clinton administration signed into law a “Don’t Ask, Don’t Tell” policy whereby individuals were not required to disclose their sexuality and military officials would not investigate. However, when a service member’s orientation was made public, either intentionally or inadvertently, they would still be subject to discharge under “Don’t Ask, Don’t Tell.”

    Don’t Ask, Don’t Tell was a set of policies, laws, and regulations governing how the U.S. military dealt with gay, lesbian, and bisexual service members. Previously, under 10 U.S.C. § 654, homosexual members of the armed forces would be separated from other members if that member engaged in homosexual acts, or stated that they were homosexual, or attempted to marry another person of the same sex. This resulted in homosexuals being banned from serving in the military. In 1993, the Clinton administration signed into law a “Don’t Ask, Don’t Tell” policy whereby individuals were not required to disclose their sexuality and military officials would not investigate. However, when a service member’s orientation was made public, either intentionally or inadvertently, they would still be subject to discharge under “Don’t Ask, Don’t Tell.”

    https://www.law.cornell.edu/wex/don%27t_ask_don%27t_tell#:~:text=In%202011%2C%20the%20%E2%80%9CDon‘,basis%20of%20their%20sexual%20orientation.

  53. éplucheuses de lentilles

    Tromper, ce n’est pas manger les sardines dont elle a horreur. Ce serait se délecter en suisse d’un plat qui fait ses délices.
    La salade de lentilles aux lardons par exemple… Avec des échalotes.

    Un rapport quelconque,cuculiniare ?

  54. abcmaths 3 octobre 2022 At 11h12

    Ce n’est pas tous les jours que je tourne tristement ma peine vers les livres.
    Oui…

    Ce n’est pas tous les jours que je tourne tristement ma pIne vers les lEvres.

  55. Chez Tamara de Lempicka, les courbes se multiplient : ces cercles combinés enferment le monde, bien sûr — bien mieux que les rigidités masculines.

    Les testicules ne présentent pas d’arêtes vives;nous avons nous aussi des parties courbes.

    • (Bonjour Lormier. It’s been a long long time, hasn’t it?)

      On connaît – hélas – des AK-47 moins inoffensifs..

  56. Dugong
    * stipuler déplait à certains. Je m’en cague

    Toute la question est de savoir si le mot est employé à bon escient;les dictionnaires ne sont pas faits pour les chiens;et leur consultation peut profiter même aux physiciens.

  57. Dugong 3 octobre 2022 At 16h15
    Elle ne reconnaît pas les « faits ». Elle a bien raison.

    N’oublions jamais que Dugong est le représentant sur Terre de la pensée thomiste.

    « Nos expérimentateurs, sempiternels laudateurs du « hard fact », se sont-ils jamais demandé ce qu’est un fait ?
    Faut-il croire – ce qu’insinue l’étymologie – que derrière tout fait, il y a
    quelqu’un ou quelque chose qui fait ? Et que ce quelqu’un n’est pas réduit
    à l’expérimentateur lui-même, mais qu’il y a un « sujet » résistant sur lequel
    le fait nous apprend quelque chose ? Telles sont les questions que notre
    philosophe devra constamment reposer, insufflant ainsi quelque inquiétude
    devant le discours volontiers triomphaliste de la communauté scientifique. »

    René Thom

  58. Je me rappelle une vieille interview de Rocco Siffredi, affirmant qu’il n’avait jamais donné à une partenaire un plaisir aussi intense que ce qu’elle se procurait avec une autre femme.

    dissymétrie: »donner » du plaisir, « se procurer » du plaisir…le lesbianisme,selon Maître Siffredi, serait de l’auto-érotisme ?

  59. « Josip Gavrilovic
    3 octobre 2022 At 17h22
    Quand il est demandé à un élève de résoudre un problème de mathématiques, je pensais naïvement que ça exigeait de lui de bâtir un raisonnement personnel s’appuyant sur les connaissances acquises, récentes et plus anciennes.
    Vous me dites que ça n’est pas le cas?

    Reply
    Dugong
    3 octobre 2022 At 18h45
    En maths, j’dis pas. En physique, c’est autre chose. »

    Votre réponse (que je n’avais pas vue) me rassure.
    Ma question portait bien en effet sur les maths.
    Sur la physique, j’avoue mes limites, très rapidement atteintes : je ne sais même pas ce qu’est un problème de physique, je ne sais même pas si une telle chose existe. C’est vous dire…

    • Pensez donc par vous-même ! Ne cherchez pas l’approbation de Dugong !

      (Surtout quand, en l’espèce, il se fait d’abord et avant tout poli.)

    • Dans un enseignement de physique ou les maths ont leur vraie place (c’est à dire, idéalement, presque partout), il y a des problèmes de physique où il faut sélectionner, appliquer des énoncés de lois générales, les agencer et résoudre une ou des équations (calcul littéral et numérique). Ca peut être très rapide mais seulement chez les élèves qui ont pensé d’abord à apprendre leur cours…

      Il y a aussi des problèmes de physique plus qualitatifs. Par exemple, énoncer un protocole expérimental. Mais là aussi, la « pensée par soi-même » est au mieux une fantaisie et, trop souvent, un générateur de conneries.

      • J’ai suivi deux cours d’une prof qui « bourbakisait » la physique, c’était… surprenant. Voilà, c’est tout ce que j’avais à dire.

        • La tendance formaliste en enseignement de la physique est limitée par la compréhension des élèves, même dans une prépa de haut niveau.

          Faut voir à ne pas utiliser un marteau-pilon pour enfoncer un clou…

          • « La tendance formaliste en enseignement de la physique est limitée par la compréhension des élèves »

            Surtout la mienne ! J’étais meilleur en maths mais je préférais la physique. Tsss…

        • J’aimerais bien savoir à quoi peut ressembler un enseignement bourbakiste de la physique…

  60. « …les deux créatures sont allongées, rompues par une journée de sexe tarifé ou des ébats tumultueux.  »
    C’est pas du tout pareil.

  61. Reposté
    Josip Gavrilovic 3 octobre 2022 At 21h17
    Pourquoi diable voulez-vous que je souhaite la fin de la propriété privée immobilière?
    Je n’ai aucune envie de voir l’Etat s’approprier les logements (maisons ou appartements) de particuliers souvent durement acquis par le travail.
    Franchement, me prêter pareille volonté, ça n’a pas de sens.

    « Le système du salaire à vie brise cette fatalité de la camelote. Il la brise par le découplage de l’activité et de la rémunération. Quand les gens, protégés par la garantie économique générale, peuvent s’adonner à une activité, produire, sans que cela ait la moindre incidence sur leur rémunération, ils le font dans de tout autres conditions : selon leur désir, c’est-à-dire bien. Ici, il faut donc, une fois de plus, inverser l’énoncé capitaliste voulant que, laissés à eux-mêmes, affranchis du « sain aiguillon de la vie à gagner », les gens ne fassent plus rien — le peuple est essentiellement feignant. Or c’est l’exact contraire : « laissés à eux-mêmes », c’est-à-dire libérés des violences de la mise au travail capitaliste, les gens font, ils n’arrêtent plus de faire, et même : ils font de mieux en mieux : car ils sont des êtres de désir et d’activité. »
    Pour un communisme luxueux – Frédéric Lordon ( Le monde diplo)

    • Je ne vois pas bien le rapport entre ce papier de Lordon et ce que je vous dis sur la propriété privée.

      Cela dit, la position de Lordon sur le salaire à vie est non seulement utopique, mais contre-productive (sic).
      Pour répartir équitablement la richesse produite, encore faut-il la produire. La vision idyllique du travail proposée par Lordon est tout à fait sympathique, mais reste du domaine du rêve.
      On a connu Lordon marxiste orthodoxe, il était plus convaincant dans ces vieux habits-là.

      • Vous nous aviez partagé cet article, très emballez que vous étiez par la proposition politique de Lordon. Amusant, non ?

        • Je me souviens fort bien avoir proposé à votre réflexion un extrait d’un de ses bouquins où il développait la thèse du « travail dans lequel on s’épanouit = travail efficace ».
          Mais un article où il parle du revenu universel à vie, je ne me souviens pas.
          Lordon est vraiment un type intéressant. Mais comme « nobody’s perfect », il peut aussi dire des trucs peu sensés.
          Tant qu’il en dit moins que Zemmour ou Élisabeth Lévy, tous les espoirs lui sont permis.

  62. Poutine (suite)

    Envoyons lui une bombasse * à gros seins pour l’éponger jusqu’au dessèchement.

  63. (ré)écouter la série d’interviews sur france cul où il explique très bien
    – que la plupart des physiciens se contrefoutent des fondements de leur discipline (« ça marche » leur suffit)
    – ce qu’il a réalisé et à quelles sortes de difficultés il s’est trouvé confronté

    • Faut-il croire – ce qu’insinue l’étymologie – que derrière tout fait, il y a
      quelqu’un ou quelque chose qui fait ? Et que ce quelqu’un n’est pas réduit
      à l’expérimentateur lui-même, mais qu’il y a un « sujet » résistant sur lequel
      le fait nous apprend quelque chose ? ,,,
      Bien sûr la Science n’a nul besoin de ce discours pour continuer. Mais il
      restera peut-être quelques esprits éclairés pour l’entendre, et en tirer profit.

      • Ne me remerciez pas…ayant trouvé cette source,il ne me coûtait rien de la communiquer.
        Mais dites-moi plutôt si la femme allongée sur le divan a l’air d’une prostituée fatiguée après des dizaines de passes;le visage n’est pas très expressif,certes, mais quand même…
        Et je me demande si une prostituée a envie d’exhiber encore son instrument de travail quand sonne l’heure de rentrer à la maison.

    • Quand même, Marquet fait un peu peintre du dimanche — doué, mais du dimanche.

      • Peintre du dimanche ? Une maîtrise aussi parfaite de la lumière n’est pas celle d’un amateur. Certaines de ses toiles vous obligeraient presque à cligner des yeux tant elles sont lumineuses, reproduisent une lumière intense (cf : la femme sur la plage). C’est certes un petit maître comparé à Lautrec, mais un petit maître de talent.

  64. Jean-Paul Brighelli 4 octobre 2022 At 0h29
    Certes.. Mais le résultat physique…

    Hum…

    Vous êtes bien placé pour savoir,Maestro,qu’une femme qui a eu son content peut être fatiguée,épuisée,lessivée mais elle a tout de même un air content…alors qu’une prostituée…

      • a) C’était une vente aux enchères;il y eut des amateurs.
        b) Lithos stylisées;j’ai l’impression que le propos était de saisir l’essentiel des postures (des croquis en somme);rien de commun avec la toile « Les deux amies »

  65. Le « salaire à vie », sans trop fatiguer, c’est ce que pratique Lordon, fonctionnant en bon fonctionnaire, et philosophant accessoirement dans le « Diplo » – et rien n’est plus désagréable que de l’écouter pérorer – une voix qui passe mal.

    Le peuple est en effet feignant ; nous en portons tous les tendances, et le capitalisme, fin coquin, s’est empressé de pousser encore plus loin le bouchon :

    consommer du tout fait, et de préférence en grande quantité et rien que ça (il vous empoisonne et même vous tue, de temps à autre, mais peu importe, vous serez – un peu – remboursé) ; ces dames en boubou, en remplissent leur caddie ; vive la manière de vivre à l’occidental ; c’est sans doute cela le « désir » et le souci… d’inactivité ;

    il est vrai que vouloir « faire » peut aussi avoir son prix ; un seul autre exemple : impossible de trouver une pelote de belle laine, donc de qualité, à moins de 20 euros ; considérant qu’il faut environ 10 pelotes, pour un pull, on comprend que le « revenu universel » soit une tentation, d’un côté, comme de l’autre ;
    mieux vaut acheter du chinois, comble du Laid, mais qui sera bien incapable de vous réchauffer, dans la froideur qui se profile…

    et sur le lieu de travail, dans « l’atelier », comme dans les bureaux, on ne trouve plus guère de boulots qui soient autre chose que du travail répétitif, de presque… robot – quand ces derniers seront au point, Amazon se videra de toute présence humaine (ce qui ne sera pas plus mal) ;

    seuls quelques privilégiés, à qui a été enseigné, à l’école, … le travail, le respect du (bon) travail, et dont on s’est efforcé de remplir les cerveaux, vont pouvoir faire mieux, voire beaucoup mieux, et se donner même beaucoup de peine, aiguillonnés par le « désir » de bien faire !

    • Il est stupéfiant d’apprendre que les propriétaires de petits cheptels d’une dizaine de têtes, dans le seul objectif d’entretenir des prairies, se voient dans l’obligation de brûler la laine tondue : personne, aucune structure pour la récupérer.

      (Le pull pure laine est une galère, ne passe pas en machine à 40 et gratte affreusement).

  66. Josip Gavrilovic 4 octobre 2022 At 17h10
    Je me souviens fort bien avoir proposé à votre réflexion un extrait d’un de ses bouquins où il développait la thèse du « travail dans lequel on s’épanouit = travail efficace »…

    Ne s’agirait-il pas d’une resucée des thèses des esthéto-socialistes anglais à la William Morris : » useful work versus useless toil  » [travail/oeuvre utile contre labeur inutile ] ?

    https://www.marxists.org/archive/morris/works/1884/useful.htm

    • Fin XIXe, début XXe : le mouvement « Arts & Crafts » (Arts & Artisanats) : réactions « d’artisans-artistes », en opposition à la fabrication en série, la révolution industrielle, l’empire Britannique, etc… (1860-1910) ;
      superbes créations (Beaux-Arts et Arts Appliqués) ; récurrence du floral repris dans le Jugendstil et le Sezessionstil …

  67. Qui prend les paris?

    Qu’est-ce qui va s’effondrer en premier en Russie, l’armée ou l’économie?

      • Pour les Russes, difficile à dire, mais,
        en ce qui concerne l’Europe :
        – après l’Europe du Sud, l’Europe de l’Ouest amorce-t-elle aussi son effondrement ?
        – les EU sont-ils en train de « quitter » l’Allemagne (et son ombre, la France, qui n’a d’ailleurs jamais compté à leurs yeux) : aucune réaction, à ce jour, du Chancelier, suite aux sabotages des gazoducs ! (rappel : déjà, avant Biden, au sommet de l’OTAN, 2018, Trump avait dénoncé l’Allemagne « prisonnière » de la Russie à cause du projet de gazoduc Nord Stream 2 et exigé son abandon)

        – vient d’être inauguré le gazoduc Baltic, par le président polonais, le 1er ministre danois et le ministre de l’Énergie norvégien : La Pologne semble avoir le vent en poupe…
        Les EU jetteraient-ils plutôt leur nouveau dévolu sur… l’Europe Centrale ? (tous les anciens pays sous tutelle soviétique)
        – Que cache « L’initiative des 3 mers » (Intermarium) ?
        … Et pendant ce temps, Le Parlement européen « impose le chargeur unique pour smartphones d’ici l’automne 2024 » (la Presse) !

          • Apparemment, vous ne savez pas non plus ce qu’est l’ironie.

            En revanche, je reste fasciné par vos déclarations. C’est à se demander si nous vivons sur la même planète. Je comprends que le déni soit très utile dans une situation déplaisante comme pour les russes qui en ce moment répètent à l’envi que tout se passe comme prévu et que les renforts vont bientôt arriver – on se rassure comme on peut. Mais dans votre cas, c’est le contraire : vous n’arrêtez pas d’annoncer l’imminence de terribles catastrophes. Quel est le sens de tout ça? Et quel en est l’intérêt? Si c’est vrai, vous n’y pouvez rien, et si c’est faux, c’est hors de propos de marteler de telles insanités.

            Votre copain Xavier Moreau a fait une nouvelle vidéo. Moins marrante que d’habitude je dois dire. Même lui tire son chapeau aux ukrainiens pour leur progression.

            Je me permets quand même un conseil : vous devriez vraiment varier vos sources et faire un usage plus modéré des médias « alternatifs » (pour ne pas dire autre chose). J’ai parfois l’impression que le seul but de ces torchons est de semer la zizanie sans jamais rien proposer de concret pour améliorer les choses. Et quand leur vision déformée est démentie par la réalité, ils noient le poisson en partant allègrement sur un autre sujet.

            Moi-même il m’arrive de consulter ce qu’on appelle désobligeamment la fachosphère et je me suis rendu compte qu’il m’était arrivé plusieurs fois de gober certaines couleuvres insensées. Je n’en suis pas forcément très fier mais je préfère essayer de me faire une idée juste de ce qui se passe plutôt que de conforter mes préjugés. Vous devriez essayer.

          • Il faudrait savoir. Je croyais que vous étiez la mouche du coche. Si vous voulez chiquer à Socrate, votre ironie doit être plus subtile que ça.

  68. Dugong 4 octobre 2022 At 17h23
    J’aimerais bien savoir à quoi peut ressembler un enseignement bourbakiste de la physique…

    Dugong n’aime pas les maths débiles.

  69. Jean-Paul Brighelli 1 octobre 2022 At 0h03
    Franchement, je suis un peu déçu. Je me casse à vous proposer un joli sujet de réflexion, illustré d’œuvres d’art souvent sublimes, et à une exception près — WTH — ça n’intéresse personne.

    Ça,c’était le 1 octobre 2022 à 0h03

  70. Travail (inutile) et chaleur (humaine)…suite

    Dans ce blog, ça part de plus en plus dans tous les sens et les frottements entre les agités de ce bocal isolé transforment l’énergie potentielle initiale des billets de JP en une énergie cinétique aléatoire dégradée sans aucune utilité.
    Seuls les « prout » de dudu font un peu tourner les moulins à parole du blog mûs par ses vents malodorants.
    Je suggère donc de convertir les posts de ce cher homme toujours gonflé à bloc en énergie utile: que des infirmiers le saisissent et l’attachent à sa chaise percée en lui branchant une tuyère dans le uc judicieusement reliée à un brûleur à gaz pour augmenter la température du blog.
    Sans cette intervention thérapeutique, livrés à eux-mêmes, les gaz de dudu vont avoir tendance à augmenter leur entropie. Dans l’état le plus probable où l’entropie est maximale, ses gaz vont remplir le volume du blog de son contenant et l’énergie libre de dudu diminuera. Mais ça, on s’en cague.
    Sinon Bd mourra de sa belle mort thermique. C’est ainsi.

        • Bien, vous êtes rongé par le remord, vous vous en voulez terriblement pour Pierre. Mais si, si, on le voit bien !
          Ecrivez-lui une petite bafouille de quelques lignes pour commencer, hein. Et seulement après nous pourrons aborder cette partie de vous vous que vous vous refusez d’admettre : vous êtes un peu pédé.

          • Votre obsession pour Pierre, pour l’orifice… Il y a tant de souffrances que vous contenez au fond de vous-mêmes. Libérez-vous !

          • Vous seriez jaloux de Pierre ? Vous êtes vous aussi amoureux de Jean-Paul ce qui expliquerait votre présence malgré vos divergences d’o(pi)nion…

          • (On sait ici à quel point Pierre est mon idole mais il faut reconnaître qu’il abusait un peu ces derniers temps. Et est-il bien parti à cause de Dug ? Patou lui manquait, qui sait !)

          • Le parasite rueillois est parti de son plein gré. Je ne doute pas une seconde qu’il reviendra. En attendant, savourons la quasi absence de fake sur BdA. A moins que vous ne fassiez partie du pool entretenu par le Kremlin.

          • Vos débordements que tous le monde s’attache à ignorer, vous seraient pardonnés avec cet outing, vous savez.

          • Vous vouliez me sodomiser à sec, qu’en est-il de votre envie ?
            Ne faites-vous pas le lien ?
            On va y arriver ensemble. Allez, un effort, ne changez pas de sujet avec le Kremlin… Ecoutez, Jean-Paul pourrait vous apporter son aide en vous disant qu’il est lui-même, parfois, un peu pédé. Il n’y a aucune honte, vous savez.

  71. Brighelli, une chronique sur sexe, poil(s) et littérature ? M’en suis fait une la semaine dernière qui était plus fiche bristol que ticket de métro… grrrrrh !

  72. Dugong 5 octobre 2022 At 9h52
    Le parasite rueillois est parti de son plein gré. Je ne doute pas une seconde qu’il reviendra. En attendant, savourons la quasi absence de fake sur BdA. A moins que vous ne fassiez partie du pool entretenu par le Kremlin.

    En l’absence de Pierre, réécoutons Sapir (alors bien sur, ce n’est pas Zaza, mais il parle russe. kss kss)
    https://www.youtube.com/watch?v=w_Cz_eFC9Yw

  73. Pierre, revenez ! Le boudage a assez duré.

    Si ce chameau venait à vous asticoter, vous en connaitriez la raison, non ? Et pourquoi pas l’aider à admettre cette femme qui est en lui et qui ne demande qu’à s’éveiller en vous proposant à l’initier à quelques pratiques (à sec).

      • Ne me tentez pas sur des tendances iconographiques lormiesques si je devais vous pourrir, il s’agira de tout, en toute circonstance (untel avec un poney par ex) sauf de la Russie.

  74. Je crois que je préfère encore la photo de Lori et Valerie, les deux robustes mécaniciennes de Joan E. Biren (In eye to eye, 1979). L’union dans l’effort, dans un métier longtemps annexé par les hommes, en dit plus que les étreintes léchées pour calendrier lesbien…

    i) « annexé » ou monopolisé ?
    ii) Une mécanicienne est-elle toujours une lesbienne ?
    iii) La princesse Elizabeth, mécanicienne:

    https://www.youtube.com/watch?v=R2grMaRttws

  75. « Les deux amies », titre utilisé par tant de peintres divers;c’est devenu un sujet classique,obligé.
    Voilà qui est assez curieux.
    Le Maestro nous incite à la réflexion sur ce mystère qu’il éclaire un tant soit peu par un aphorisme qui ne concerne pas que la peinture:

    « Par deux, la femme rentre dans son humanité. »

    • L’aphorisme se comprend mieux par opposition à cet autre qui le précède et que j’ai oublié de citer :
      « La femme unique est déesse, isolée dans sa perfection. »

  76. Lormier 4 octobre 2022 At 18h05
    « … je me demande si une prostituée a envie d’exhiber encore son instrument de travail quand sonne l’heure de rentrer à la maison. »

    Les toiles de Lautrec signalées par le Maestro présentent des couples de prostituées se délassant après le turbin:elles ont remis culotte et robe.
    A contrario, la femme allongée de Marquet (Les deux amies) exhibe son sexe,cuisses bien ouvertes; raison de plus de ne pas croire qu’il s’agit d’une prostituée lessivée.

    PS Mais est-il nécessaire et/ou utile de chercher à faire du récit à propos d’un tableau ?

  77. Allez, rassurez-vous Mendax : les ponts (gazoducs) sont coupés avec la Russie !

    L’Allemagne avait pourtant été bien prévenue : les EU n’accepteraient pas les Nord-Stream pas plus que le Yamal), dont les copropriétaires, hors Russie (51 %), sont l’Allemagne (30%), les Pays-Bas (9 %), la France France (9%).
    Cette tentative « d’équilibre », ou d’ouverture vers l’Est ne pouvaient être trop longtemps tolérée …

    Et donc « L’Union européenne ne fait rien pour réduire sa dépendance au gaz russe ! Vraiment ? ».
    Mais non ; elle fait même le maximum : cf le texte de la Commission Européenne de juillet 2022.

    23 % du gaz était jusque-là fourni par la mer (GNL) : « La CE est actuellement en discussions avec un certain nombre de pays qui sont prêts à intensifier leurs exportations de gaz naturel liquéfié vers l’UE » (…),
    (…) En janvier 2022, l’UE et les États-Unis ont publié une déclaration conjointe sur la collaboration pour assurer la sécurité énergétique de l’Europe. Il en a résulté, en janvier 2022, des livraisons record de GNL — plus de 120 navires et 10 milliards de mètres cubes de GNL ».

    Ce n’est qu’un tout petit début, en attendant la mise en service de méthaniers et de terminaux méthaniers : « Le 1er terminal sera opérationnel dès l’hiver 2022/2023 dans le port de Wilhelmshaven sur la mer du Nord.
    Un 2d méthanier doit être amarré à Brunsbüttel, à l’embouchure de l’Elbe non loin de Hambourg, début 2023.
    Des sites pour les deux autres terminaux sont à l’étude » (diverses sources, dont « Le monde de l’énergie »).

    Les terminaux « flottants » ont le vent en poupe : construction au Havre (pour l’an prochain) et 5ème projet de terminal flottant en Allemagne (sources : id, + la Tribune, le Figaro…).

    Comme disait une chercheuse (!) de l’IFRI « les Américains cherchent d’abord à diversifier les sources d’approvisionnement en gaz de l’UE » ;
    c’est vraiment gentil à eux de s’impliquer à ce point dans les affaires de l’Europe.

    Et bien voilà ; nous sommes presque sauvés ! Tout le monde est content ; le gaz de schiste (dont l’américain) a de beaux jours devant lui.

    https://france.representation.ec.europa.eu/informations/lunion-europeenne-ne-fait-rien-pour-reduire-sa-dependance-au-gaz-russe-vraiment-2022-07-25_fr

    (tout ça pour revenir aux choses sérieuses, à supposer qu’elles le soient, après la récré sonnée par Dugong & Flo ; et à bientôt Mr Driout !).

    • Tant mieux. Mais à vrai dire, je m’en tape complètement. Tout ce que je veux, c’est que les ruSSes se prennent un branlée monumentale, qu’ils quittent l’Ukraine pour de bon et que l’homoncule étronoïde soit neutralisé. Evidemment ce serait très bien qu’il soit jugé et jeté au trou pour les derniers mois de son ignominieuse existence, mais vu la fenestroïka qui semble régner là-bas en ce moment, je crois que nous pourrions nous contenter d’une chute malencontreuse. Certes, ce serait une fin un peu cheap, mais après tout à la mesure du personnage.

      Ce que cherchent les USA, ça m’indiffère totalement.

      • Mendax :
        « que l’homoncule étronoïde soit neutralisé (…) vu la fenestroïka qui semble régner là-bas en ce moment, je crois que nous pourrions nous contenter d’une chute »
        étronoïde/fenestroïka : « verrrry funny », comme aurait pu dire Brighelli.

      • Ben, nous aussi, Mendax, on s’en tape de votre haine du tsar et de votre amour, sans condition de l’Ukraine !
        Nous, nous vivons en Europe de l’Ouest, et on voudrait que nos pays aient la possibilité de négocier, comme ils l’entendent, ne serait-ce qu’en ce qui concerne la provenance de leurs matières 1ères.
        Je devrais pourtant avoir la haine du Russe, comme vous l’avez ; vous avez dû perdre des amis chers, Ukrainiens, et bien moi, ce fut une jeune, de ma famille, qui s’est défenestrée, suite à de nombreux problèmes liés, en partie, à l’ex Urss…
        Bref, la « fenestroïka » ne me fait pas rire du tout !
        Et je ne vous souhaite pas une « chute malencontreuse », mais là, vous êtes très mal tombé, avec moi !

        • « Ben, nous aussi, Mendax, on s’en tape de votre haine du tsar et de votre amour, sans condition de l’Ukraine ! »

          Parlez pour vous.

          Je n’ai pas « la haine du russe » ni d’amour inconditionnel pour l’Ukraine – qui est un pays très corrompu et a encore beaucoup de chemin à faire pour aller vers la démocratie. Quant aux russes, je n’arrive même pas à les détester : ils naissent, vivent et meurent dans le plus grand asile de fous du monde… Quelle marge de libre arbitre ont-ils vraiment ?

          En revanche, je hais Poutine comme je n’ai jamais haï personne, ça c’est vrai, et pas uniquement pour ce qu’il a fait à l’Ukraine. On en parle rarement, mais ce que l’armée russe a fait en Tchétchénie et en Syrie était tout aussi atroce, et cela a eu des conséquences jusque chez nous qui se font sentir encore aujourd’hui. Ce type est abominable. Que l’on songe enfin à l’arrêter dans ses massacres ne peut que me réjouir.

          Enfin, pour la personne de votre famille que vous avez perdue, je vous adresse toute ma sympathie. Je ne pouvais pas savoir.

          • Remballez votre sympathie ! elle me dégoûte !
            Je sais parfaitement bien ce qui s’est passé en Tchétchénie – j’avais une copine qui a fait du reportage là-bas – et je n’ai d’ailleurs aucune sympathie pour les Tchétchènes ! ceci est une autre histoire.

            Quant aux Américains, vous faites quoi des centaines de milliers de morts, dont ils sont responsables, de l’Amérique du Sud, au proche et Moyen-Orient, et ailleurs, depuis la fin de la 2ème guerre mondiale ?
            tout cela dans des buts très précis… et tellement loins des mensonges qu’ils ont accumulés,
            à commencer par celui d’y installer la « démocratie » ! ahahah !

            Et pourtant, voyez-vous, j’ai un rameau familial – je n’en connais que très peu de membres – installé depuis la fin du XIXe aux EU, pays qui me tient toujours à coeur – malgré tout ! – et dans lequel, j’ai pas mal promené mes guêtres.

  78. « ces cercles combinés enferment le monde, bien sûr — bien mieux que les rigidités masculines. »

    On défend son pré carré;pour enfermer quelque chose,il faut une ligne fermée,peu importe sa forme.

  79. « La femme unique est déesse, isolée dans sa perfection. »
    « Par deux, la femme rentre dans son humanité. »

    Femme+Homme:y a-t-il de l’humanité ?

  80. « Par deux, la femme rentre dans son humanité — et le couple ainsi formé signifie à l’artiste qui tente de le saisir qu’il est exclu de la relation qu’il éternise, mais à laquelle il ne peut participer que sous l’angle du voyeur. »

    Lormier s’autorise un peu de sainte-beuverie.

    Le Maestro nous confia avoir hébergé plusieurs mois un couple de lesbiennes et observé avec intérêt leurs ébats et leur maniement des accessoires en plastique (godemichet à deux bouts,notamment).

    Ce n’étaient pas des lesbiennes radicales et autant qu’il m’en souvienne,elles furent à mainte reprise pénétrées par le Maestro.

    A sa manière, le Maestro est un artiste:un photographe.

    Il ne s’est pas laissé condamner au voyeurisme…Les interrogations de Siffredi sur le plaisir qu’éprouvent les lesbiennes, les partage-t-il ?

    Lormier aimerait pouvoir citer le commentaire qui raconte cela, mais en l’absence d’appareil critique,il lui serait nécessaire de consentir à des efforts fastidieux de recherche…

    Ces confidences ont dû être faites à l’époque où nous étaient livrés quelques chapitres d’un roman historique passionnant…

      • Votre haine de Lormier semble aussi passionnelle que votre amour pour Driout.

        Dans un cas comme dans l’autre : pourquoi ?

          • Les miennes sont motivées et parfaitement saines, merci. Quand quelqu’un vient s’en prendre à des gens que vous aimez, vous répondez par quoi? « Vous n’aurez pas ma haine », ce n’est pas mon truc. Est-ce que je devrais préserver ma haine pour quelque chose de plus important qu’un dictateur?

            Quant à votre diatribe sur les américains, pour la énième fois : ce n’est pas parce que X a commis un crime que Z peut en faire autant. C’est la même rengaine que l’extrême-gauche qui vient nous parler de la Palestine sous n’importe quel prétexte. Ou le RN qui reproche la vaccination obligatoire à la majorité pour faire oublier ses compromissions dégueulasse avec la Russie.

            Ma sympathie vous dégoûte? Mais alors pourquoi avez-vous parlé de votre parente morte par défenestration? Je suis censé faire quoi? Me livrer à des accès de joie maligne? Ne pas réagir du tout? Me sentir coupable?

        • Driout est drôle et foncièrement inoffensif. Lormier est chiant et proprement méchant.

    • Elles étaient l’une et l’autre accrocs à la sodomie.
      Et conjointement masochistes.
      Lire Dolorosa Soror.

    • Qu’il se contente de son domaine d’expertise, le Nobel !
      Quant à Lormier, il devient tellement lourd, qu’on lui espère une « chute malencontreuse ».
      Ces haines, des uns pour les autres, sont, par moment, pénibles.
      Vivement le retour de Mr Driout !

  81. « Tu sais, peu de gens se souviennent qu’Abraham Lincoln, au début de la guerre, a proposé à Robert E. Lee le commandement d’une armée de l’Union.
    Lee voulait préserver la cohésion de l’Union.
    Les convictions de sa famille étaient en faveur de l’Union. Mais il était né en Virginie, et, pour finir, il n’a pu se résoudre à prendre les armes contre son propre Etat.
    Il a essayé de rester en dehors de cette guerre, mais on l’en a empêché.
    Il savait que cela finirait par la défaite du Sud, et, malgré tout, il s’est battu jusqu’à la limite de ce qui était possible.
    Il s’est battu avec honneur et génie, même si sa cause n’était pas bonne. »

    « Le destin ne laisse pas les hommes choisir les guerres qu’ils doivent mener ».

    • Pfffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff…

      Qu’est-ce que vous sous-entendez, exactement? Que Vladolf Palpoutine a ÉTÉ OBLIGÉ d’envahir l’Ukraine?

      Ou bien vous parlez des pauvres types qui ont été mobilisés comme chair à canon la semaine dernière?

      Le destin a bon dos. Certaines personnes bénéficient d’un libre arbitre plus large que d’autres.

      • Mendax 5 octobre 2022 At 17h35
        (…)
        Quant à votre diatribe sur les américains, pour la énième fois : ce n’est pas parce que X a commis un crime que Z peut en faire autant.

        Absolument mais : il plus qu’ anormal que X se permette de l’ouvrir quand Z transgresse, X devrait de lui-même la fermer pour avoir montré l’exemple.

    • Mendax, pour enfoncer comme ça le bouchon, vous devez être sacrément frustré ! Peut-être qu’une soirée tournée des bars/tournée des meufs, genre Coudebyte, vous, heu, détendrait.

  82. Jean-Paul Brighelli 5 octobre 2022 At 18h00
    Lire Dolorosa Soror.

    de Florence Dugas;tout le monde sait de qui 3florence Dugas est le pseudonyme.

    « À dix-neuf ans, que sait-on de l’amour ? Florence, la narratrice, rencontre J.P. qui lui fait découvrir son goût pour la punition. Dans la douleur et l’humiliation, dit-elle, il y a l’extase. Et de coups de fouet en blessures physiques, Florence cherchera à se comprendre, à s’admettre, à s’analyser. Elle entraînera Nathalie, une jeune femme que J.P. lui aura présentée, dans un amour sadomasochiste sans concessions, sans limites. Bien au-delà d’un récit érotique, Florence Dugas nous raconte le cheminement qui l’a menée à la nécessité de la douleur, à cette quête de la passion extrême, absolue, conduit à la destruction, à travers un style direct, une écriture puissante et authentique.

    Ce texte-événement d’une génération, l’un des plus forts jamais écrits sur le sadomasochisme, traduit dans de nombreux pays et provoquant des réactions passionnées, est un témoignage qui se situe au-delà de tout fantasme par son caractère autobiographique. »

    https://www.cultura.com/p-dolorosa-soror-9782842718633.html

  83. Pour Pierre et pour ma pomme. Du Bruand, Pierre, chanté par Brassens.

    https://www.youtube.com/watch?v=crAMcvczeoI

    Je m’demande à quoi qu’on songe,
    En prolongeant la rue Monge,
    A quoi qu’ça nous sert.
    Des esquares des estatues,
    Quand on démolit, nos rues,
    A la place Maubert ! A la place Maubert !
    L’été nous étions à l’ombre,
    C’était coquet, c’était sombre.
    Quand l’soleil d’hiver
    Inondait la capitale,
    L’jour était encore plus sale,
    A la place Maubert ! A la place Maubert !

    Quand on n’avait pas d’marmite,
    On bouffait chez l’père Lafrite,
    Pour un peu d’auber.
    Le soir on l’vait une pétasse,
    Un choléra sans limace,
    A la place Maubert ! A la place Maubert !
    Pour trois ronds chez l’père Lunette,
    Où qu’chantait la môme Toinette,
    On s’payait l’concert !
    Pour dix ronds au Château Rouge,
    On sorguait avec sa gouge,
    A la place Maubert ! A la place Maubert !
    Aussi bon Dieu ! J’vous l’demande,
    Quand y aura plus d’rue Galande,
    Plus d’Hôtel Colbert
    Où s’que vous voulez qu’y’s aillent,
    Les burotins qui rouscaillent,
    A la place Maubert ! A la place Maubert !

    Qu’on leur donne au moins des niches,
    Comme on en donne aux caniches,
    Qu’y soyent à couvert
    Sous qué’qu’chose qui les abrite,
    Quand y n’trouveront plus de gite,
    A la place Maubert ! A la place Maubert !

  84. Mendax 5 octobre 2022 At 20h39
    (…) En tout cas je ne comprends rien à ce qu’il (Pierre) raconte.

    C’est très simple, aujourd’hui, vous ne comprenez pas WTH, vous ne me comprenez pas, vous ne comprenez pas Pierre… Qui comprenez-vous ?

  85. Pauvre AA, il est encore sous l’effet de la griserie de son prix. C’est la norme quand on est au sommet d’enjoliver les petits rien pour leur donner de la consistance et redescendre parmi le commun des mortels en ressortant cette mélasse de bons sentiments d’usage à t’en donner le tournis d’imaginer qu’on peut encore adhérer à ce genre de discours. Son histoire de prof de physique, c’est du sous-Camus, rien de plus.
    Et puis, cet accent du sud, c’est d’un agaçant..

  86. WTH 5 octobre 2022 At 15h43

    Quant à Lormier, il devient tellement lourd, qu’on lui espère une « chute malencontreuse ».

    Ben dites donc,ça ne vous ressemble pas,ce type de propos !

      • Faut pas cliquer sur mes liens (picturaux) !
        Vous savez que vous allez être dégoûtée et vous y allez quand même; vous vous sentez coupable…et comme cela est peu supportable,vous rejetez la faute sur Lormier.

  87. Le Maestro nous confia avoir hébergé plusieurs mois un couple de lesbiennes et observé avec intérêt leurs ébats et leur maniement des accessoires en plastique (godemichet à deux bouts,notamment).

    Lormier aimerait pouvoir citer le commentaire qui raconte cela, mais en l’absence d’appareil critique,il lui serait nécessaire de consentir à des efforts fastidieux de recherche…

    Et de tels efforts n’aboutiraient probablement à rien, car l’anecdote (j’en suis presque sûr) fut racontée à l’époque où le Maestro,pour nous soulager du confinement, nous livrait quelques chapitres de Soleil Noir;or tous les billets de l’époque furent impitoyablement effacés.

    Cependant…
    Le saviez-vous ? Soleil Noir est achevé,d’heureux collègues du Maestro ont été invités à le lire et il n’est pas interdit de penser qu’un éditeur bien inspiré le publie.

    • début d’une recension élogieuse de Soleil Noir par un agrégé des Lettres proche du Maestro

      « Jean-Paul Brighelli m’a honoré de sa confiance en me laissant lire le manuscrit de Soleil noir, son dernier roman historique, un formidable récit dont l’action se situe à l’orée du dernier tiers du règne de Louis XIV, juste après la révocation de l’Edit de Nantes. Nous sommes en janvier 1685 à Aumelas-le-vieux, un petit village cévenol dont les habitants sont tous de confession protestante. Pendant quatre-vingts ans, ils ont vécu tranquillement à l’écart du reste du pays, bien à l’abri des montagnes et des torrents, mais depuis quelque temps, de sombres rumeurs font état de conversions forcées, de déportations, et même de tueries de masse…. »

      https://www.tumpik.com/tag/aumelas

      • conclusion élogieuse de l’élogieuse recension:

        une grande fiction est un mélange de réel et d’imaginaire ; il faut une longue pratique et beaucoup d’expérience pour mêler ces deux ingrédients jusqu’à les fondre en un. Il y a toujours eu plusieurs Brighelli. Nabokov disait qu’un écrivain peut être considéré selon trois points de vue : conteur, pédagogue et enchanteur, un bon romancier combine les trois, mais chez un grand écrivain, c’est l’enchanteur qui domine. Brighelli est autant conteur que pédagogue, mais chez lui, l’enchanteur qui domine a cédé sa place à un alchimiste — Brighelli Trismégiste.

        danymuze2014

        https://www.tumpik.com/tag/aumelas

    • Je ne l’ai envoyé à personne (ni celui-là, ni plusieurs polars que j’ai gardés sous le coude). La seule mention de mon nom fait fuir les éditeurs. Je suis trop vieux, trop mâle, trop à droite (ou supposé tel), bref…

      • On apprenait, hier, qu’une directrice adjointe à la publication supervisant plusieurs titres de presse, après vingt de fonction et aux résultats très satisfaisants, avait été dirigée vers la porte pour avoir exposé des idées politiques, au moment de la crise sanitaire et de la présidentielle, contraires aux bonnes moeurs idéologiques gouvernementales.
        Beaucoup se sont étonnés de ce limogeage quand, à la même époque, artistes et sportifs voir même un quotidien national, n’avaient pas caché leur orientation de vote.
        Attendez que ce système s’effondre et vous serez étonné de constater que vous avez encore du succès auprès des éditeurs.

  88. Dolorosa Soror:

    La relation violente que Florence nourrit avec Nathalie, cette fois-ci en étant la suppliciante, supplante celle qui l’unit à JP, qui constate en note de bas de page :

    [ Je me donnais ainsi, de temps à autre, l’illusion de continuer à les manipuler, alors que je n’étais plus…qu’un outil- un manœuvre d’amour…]

    Dans ce roman JP,personnage masculin, n’est pas tout à fait condamné à n’être qu’un voyeur mais son statut,par rapport au couple de lesbiennes qui s’est formlé grâce à lui, n’est pas super:outil,manœuvre.

    http://salon-litteraire.linternaute.com/fr/florence-dugas/review/1889120-le-chemin-de-croix-extatique-de-florence-dugas

  89. « les profs de physique du secondaire sont importants »

    Sûr !

    Ceux qui n’en ont pas eu sont des pas fini(e)s…

    • Bouffi de prétention devant un ébéniste, un agriculteur, devant une aide de vie qui lui torchera bientôt les fesses.
      Et pourtant, tous ces braves gens seraient heureux d’apprendre que vous ayez enseigné à un nobelisé. Pauvre tâche !

  90. « pas fini(e)s »… Je t’en mettrai du ‘ »pas fini(e)s… »

    Il ne sait même pas faire pousser une salade !

  91. Dugong 6 octobre 2022 At 18h57
    Encore une qui n’est pas sortie des couilles de Jupiter.

    Athéna non plus.

  92. Pourtant sensualité débordante (!) que celle de la Taylor * –
    je repense, par ex. à « La chatte sur un toit brûlant » (avec P. Newman) ou à « La nuit de l’iguane »,
    les deux de Tennessee Williams, et « la nuit… » adapté par J. Huston**).

    il est vrai que la Taylor les a usés… surtout Burton : parfait duo, dans la vie, comme sur scène, de remakes incessants de « the taming of a shrew », ou de scènes (de ménage) à la « qui a peur de Virginia Woolf » ;
    m’enfin, entre Burton (même vieillissant et usé par l’alcool) et Bukowski…
    (Bukowski, jamais lu – juste vu que c’était Ferlinghetti, qui l’avait édité, le 1er).

    *rien à voir avec les blondes à la Hitchcock, à la sensualité finement dissimulée derrière gants et/ou lunettes

    ** Tout comme « Soudain l’été dernier » – avec la belle Ava (Gardner)

    • Grossière erreur !
      « Soudain l’été dernier »: avec Taylor, tourné par Mankiewicz
      « La nuit de l’iguane, avec Ava, tourné par le grand John Huston

    • Le Monde,journal parfaitement informé et parfaitement impartial.

      Bon, et à part ça,l’examen raisonné des politiques « vaccinales » ne fait que commencer:

      « L’objection de conscience, position légitime face à la technologie ARNm à des fins vaccinales »
      https://qg.media/blog/laurent-mucchielli/lobjection-de-conscience-position-scientifique-legitime-face-a-la-technologie-arnm-a-des-fins-vaccinales/

      traduction en français d’un texte paru dans
      International Journal of Vaccine Theory, Practice, and Research

      extrait de l’introduction:

      « La dose

      Contrairement à un médicament traditionnel produit dans une usine pharmaceutique et formulé à une dose connue, le « produit pharmacologique actif » des vaccins génétiques à ARNm est censé être la protéine Spike du virus SRAS produite artificiellement par l’ARNm artificiel qui réquisitionne les usines ribosomiques productrices des protéines de nos propres cellules corporelles (Lamb, 2021 ; Pfizer Confidential, 2022). Étant donné que les individus sont différents en raison d’une multitude de variables incontrôlées – leur constitution génétique, leurs antécédents infectieux, leur métabolisme, la santé de leur système immunitaire, leur régime alimentaire, etc. – il est impossible de connaître la quantité et la qualité du « produit pharmacologique actif » que les cellules d’un organisme donné vont effectivement « fabriquer ». Par conséquent, l’exigence pharmaceutique d’administrer une dose précise de l’une des formulations expérimentales est bafouée – et elle disparaît. »

  93. Le Monde,journal parfaitement informé et parfaitement impartial.

    Bon, et à part ça,l’examen raisonné des politiques « vaccinales » ne fait que commencer:

    « L’objection de conscience, position légitime face à la technologie ARNm à des fins vaccinales  »
    https://qg.media/blog/laurent-mucchielli/lobjection-de-conscience-position-scientifique-legitime-face-a-la-technologie-arnm-a-des-fins-vaccinales/

    traduction en français d’un texte paru dans
    International Journal of Vaccine Theory, Practice, and Research

    extrait de l’introduction:

    « La dose

    Contrairement à un médicament traditionnel produit dans une usine pharmaceutique et formulé à une dose connue, le « produit pharmacologique actif » des vaccins génétiques à ARNm est censé être la protéine Spike du virus SRAS produite artificiellement par l’ARNm artificiel qui réquisitionne les usines ribosomiques productrices des protéines de nos propres cellules corporelles (Lamb, 2021 ; Pfizer Confidential, 2022). Étant donné que les individus sont différents en raison d’une multitude de variables incontrôlées – leur constitution génétique, leurs antécédents infectieux, leur métabolisme, la santé de leur système immunitaire, leur régime alimentaire, etc. – il est impossible de connaître la quantité et la qualité du « produit pharmacologique actif » que les cellules d’un organisme donné vont effectivement « fabriquer ». Par conséquent, l’exigence pharmaceutique d’administrer une dose précise de l’une des formulations expérimentales est bafouée – et elle disparaît. »

    l’original est ici:
    https://ijvtpr.com/index.php/IJVTPR/article/view/41

    • « Ce sont les principaux réservoirs à virus…et pourtant on les laisse vivre,eux. »

      Ca ne durera pas

  94. N’y en avait-il pas, ici même, qui pensaient dur comme fer que les Russes eux-mêmes avaient fomenté un attentat contre Daria Douguine…
    Les Américains apparemment pensent autrement :
    https://www.lefigaro.fr/international/guerre-en-ukraine-le-renseignement-americain-accuse-kiev-d-avoir-commandite-l-assassinat-de-daria-douguine-20221007

    Le New York Times a enquêté sur la fille de l’idéologue ultranationaliste Alexandre Douguine qui avait été tuée près de Moscou dans un attentat à la voiture piégée le 20 août dernier.

    L’événement avait fait grand bruit au cœur de l’été. Le 20 août dernier, Daria Douguine, fille de l’idéologue ultranationaliste Alexandre Douguine, avait été tuée dans un attentat à la voiture piégée, alors qu’elle rentrait d’un festival près de Moscou. Depuis, les spéculations vont bon train : qui de l’Ukraine ou du FSB était à l’œuvre ? Est-ce le père ou la fille qui était initialement visé ? Dans une vaste enquête publiée le 5 octobre, le New York Times pense avoir la réponse à la première interrogation. Selon les agences de renseignement américaines, c’est bien l’Ukraine, ou du moins certains membres du gouvernement ukrainien, qui ont commandité l’assassinat.
    Au quotidien américain, les renseignements ont certifié qu’ils n’avaient pas participé, de près ou de loin, à cet attentat, pour la bonne et simple raison qu’ils n’en avaient pas été avertis initialement. Ce manque de communication a d’ailleurs provoqué la colère des États-Unis, qui n’ont pas manqué de réprimander Kiev, selon le New York Times. Le pays craint en effet que cette opération, qui n’a aucun impact direct sur le champ de bataille, puisse inciter Moscou à des représailles visant de hauts responsables ukrainiens.
    Le renseignement américain n’a évidemment pas souhaité révéler quels membres du gouvernement ukrainien avaient été à l’œuvre, ni si Volodymyr Zelensky était impliqué. Ils regrettent cependant publiquement que l’Ukraine n’ait pas cru bon de leur faire part de leur plan, alors même que les États-Unis partagent depuis le début de la guerre des renseignements précieux sur la situation du champ de bataille.
    Plus globalement, le renseignement déplore le manque de communication de Kiev, reconnaissant qu’ils en savent souvent plus sur les plans de guerre russes que sur les intentions de l’Ukraine. Mais la situation sur ce point semble s’être améliorée cet été, quand l’Ukraine a envoyé à Londres et Washington ses plans concernant la contre-offensive menée depuis le début du mois de septembre, rapporte le New York Times.

    Au quotidien américain, le conseiller du président ukrainien Mykhaïlo Podoliak a réfuté avec force ces accusations, estimant qu’un tel attentat n’avait aucun avantage «tactique ou stratégique» pour l’Ukraine. «Nous avons d’autres cibles sur le territoire ukrainien, des collaborationnistes et des représentants du commandement russe, qui pourraient avoir de la valeur, mais certainement pas Douguine», a-t-il justifié. Ilya Ponomarev, un ancien membre de la Douma russe qui a voté contre l’annexion de la Crimée, a quant à lui assuré qu’un groupe composé de combattants pro-ukrainiens œuvrant en Russie et connu sous le nom d’Armée nationale républicaine, était responsable du meurtre.

    • Il est vain de tenter d’élaborer des hypothèses; ce qui concerne Russie et Ukraine est un buisson épineux qu’enveloppe un épais mystère.

      Un cloutard un peu plus ancien que vous, russophone et historien, Nicolas Werth, a publié un petit livre « Poutine,historien en chef »…c’est intéressant mais ça ne permet pas de comprendre la guerre.
      Même chose pour « Dans La Tête de Vladimir Poutine », de Michel Eltchaninoff.

    • « l’Armée nationale républicaine » ou (groupuscule dit) « légion de la liberté de Russie », avait revendiqué l’assassinat.
      Un vrai casse-tête (chinois).

  95. Les Américains se dédouanent en dénonçant Kiev, publient les résultats d’une enquête qu’ils pouvaient régler en interne, dans tous les cas s’abstenir d’offrir ces renseignements au New York Times. Louche.

    • Un secret, bien gardé
      Ce qui fait qu' »une récompense de 500 000 hryvnia (= 14 000 euros), pour son assassinat » est sans doute juge insuffisante, même pour un sabotage de freins.

  96. Dixit M’sieur Brighelli : « Personne d’autre qu’Ernaux ? Les jurés suédois sont mal informés ! »
    Annie Ernaux reste tout de même un Nobel plus que présentable: qu’a dit M’sieur Brighelli quand le Nobel a été attribué à Dylan, estimable « songwriter » sans plus ?
    Le temps n’est plus où le jury Nobel hésitait entre Gabriel Garcia Marquez et René Char.
    Tout comme le temps n’est plus où les deux candidats à un fauteuil de l’Académie Française s’appelaient Voltaire et Marivaux.
    « The times they are-a-changing », disait justement le premier chanteur nobélisé de l’histoire de ce prix.

    • Dylan est encore moins bon que Rimbaud – c’est dire la nullité du personnage !

          • Sa très haute opinion qu’il a de lui, la picole, des sauts d’humeur violents… Hmm… Non, vraiment, il pue la coke.
            Prenons le parie qu’il est à voile et à vapeur depuis son addiction.

          • « Non, vraiment, il pue la coke. »

            Mes fidèles lecteurs ne savent pas encore – à l’inverse de mes fidèles amis – que je ne touche absolument pas à ça.

          • « Prenons le parie qu’il est à voile et à vapeur depuis son addiction. »

            Depuis toujours !

      • Fregoli, évitez de parler de l’œuvre rimbaldienne. Faites comme moi avec le Droit des affaires : puisque je ne comprends pas, je me tais. Prenez-en de la graine.
        Autre chose : la saillie (sic) de votre nouveau pseudo échappe complètement à au moins 50% de la population française : au sud de la Loire, les locuteurs francophones méridionaux font une différence vocalique très nette et très audible entre « brin » et « brun », donc entre « justin » et « juste un ».
        Vous, Fregoli, vous parlez ce qu’on appelle le « français standard », qui n’est rien d’autre en fait que le « parisien bourgeois », variante de la langue française orale largement minoritaire dans la population francophone. De là à penser que plus ou moins inconsciemment vous exercez – à votre petit niveau – une sorte de « tyrannie de la minorité »…et peut-être pas seulement linguistique…

  97. Les noms d’oiseaux volent un peu bas, en ce moment.
    Si chacun gardait son sang-froid et recourrait à l’humour dévastateur, ce serait mieux, non ?

    • Objection votre Honneur ! Il n’y a que Flo qui est énervée. Tout le monde rigole sinon (du moins il me semble).

    • Tiens donc ? Que se passe-t-il ? Quand Zorglub, type que vous fréquentez en privé, me traitait de pouffiase ne vous faisait pas spécialement intervenir… Ah, c’est un ami, comme cet autre qui s’est illustré dans des allusions dont il ne devrait vraiment pas être fier, hier. Le nouveau venu qui s’autorise un langage très vert, aujourd’hui, ne fait que se conformer à l’usage. Et si on vous a vu intervenir dans des échanges houleux, c’était au bénéfice d’une intervenante agrégée.
      WTH sera la dernière intervenante sur ce blog et je souhaite pour elle que son bac + 4 lui soit aussi utile que l’agrégation ne le fut pour cette intervenante qui vous a vu lui venir en aide.

    • Tenez, je vous remets une dose d’humour dévastateur qui doit faire rire le lectorat silencieux… Ou pas.

      Voilà, je vous laisse entre vous, je rejoins Pierre.

      Dugong 6 octobre 2022 At 18h22
      « les profs de physique du secondaire sont importants »

      Sûr !

      Ceux qui n’en ont pas eu sont des pas fini(e)s…

  98. Moi, je cite Shakespeare et le grand cinéma ; c’est quand même d’une autre trempe (tu la veux celle-là ?!).

  99. Jean-Paul Brighelli 7 octobre 2022 At 15h33
    Les noms d’oiseaux volent un peu bas, en ce moment.
    Si chacun gardait son sang-froid et recourrait à l’humour dévastateur, ce serait mieux, non ?

    J’ai l’impression que c’est un jeu entre quelques uns…comme un fou rire communicatif.

  100. WTH 7 octobre 2022 At 14h10
    Un secret, bien gardé
    Ce qui fait qu’ »une récompense de 500 000 hryvnia (= 14 000 euros), pour son assassinat » est sans doute jugée insuffisante, même pour un sabotage de freins.

    Ça date de mai 2022
    https://imi.org.ua/upload/media/2022/05/11/627bc2378db01-12.jpg

    Ce Stremousov n’assure pas ses arrières:gouverneur de Kherson, installé par les Russes, il vient de suggérer que Shoigu,ministre russe de la Défense, se suicide pour laver la honte de son échec militaire.

  101. Josip Gavrilovic 7 octobre 2022 At 14h56
    Faites comme moi avec le Droit des affaires : puisque je ne comprends pas, je me tais.

    Les juges de la Cour Suprême se posent parfois de subtiles questions de sémantique;ils y consacrent des heures de discussion savantes qui donnent lieu à des publications qui pourraient intéresser un lingusite tel que vous;exemple: comment définir un « vaisseau » ?

    https://cwlfirm.com/2013/04/10/u-s-supreme-court-refines-definition-of-vessel-and-creates-more-questions-than-answers/

    • extrait du texte de la Cour Suprême:

      JUSTICE BREYER delivered the opinion of the Court.
      The Rules of Construction Act defines a “vessel” as including “every description of watercraft or other artificial contrivance used, or capable of being used, as a means of
      transportation on water.” 1 U. S. C. §3. The question before us is whether petitioner’s floating home (which is not self-propelled) falls within the terms of that definition.
      In answering that question we focus primarily upon the phrase “capable of being used.” This term encompasses “practical” possibilities, not “merely . . . theoretical” ones.
      Stewart v. Dutra Constr. Co., 543 U. S. 481, 496 (2005).
      We believe that a reasonable observer, looking to the home’s physical characteristics and activities, would not consider it to be designed to any practical degree for carrying people or things on water. And we consequently conclude that the floating home is not a “vessel.”

      https://www.supremecourt.gov/opinions/12pdf/11-626_p8k0.pdf

  102. Dugong : « Si seulement… »

    Mais Dugong, depuis quand vous entrez dans l’arène ? D’habitude c’est plutôt je vous chie dessus du dessus de la mêlée !

      • Entre le silence et la logorrhée, Dugong, centriste dans l’âme, choisit toujours le moyen terme, à base de jeux de mots lacano-pierre-dac-iens souvent dignes de l’almanach Vermot.
        Je n’ose pas imaginer ce que pourrait être une logorrhée dugonguienne. « Dieu garde! » comme disait ma grand-mère.

        • Vous trouvez Dugong centriste, vous ? On a dit silence quand on ne comprend pas…

          • Si elle avait dû faire silence chaque fois qu’elle ne comprenait pas, la flole n’aurait jamais émergé de la fluctuation très improbable qui lui a donné naissance. Intriquée jusqu’à l’os, elle est un accident historique majeur…

          • Mais qu’est-ce qu’elle vous a donc fait pour que vous lui accordiez une importance non nulle ?!

          • Justin Coudebyte 7 octobre 2022 At 15h08
            « Non, vraiment, il pue la coke. »

            Mes fidèles lecteurs ne savent pas encore – à l’inverse de mes fidèles amis – que je ne touche absolument pas à ça.

            Des avocats des architectes, des ingénieurs ne vous feraient pas figurer sur leur carnet d’adresse. Que Brighelli vous fasse cet honneur ne vous rend pas plus fréquentable pour ceux qui n’ont pas votre fibre petit fonctionnaire, il y aura toujours du suce-bite à la Frigoli pour vous reluire dans le sens du poil, pour mieux s’approcher du gourou. Des gens sortis en troisième devenus chef d’entreprise et gagnant dix fois vos revenus devraient normalement vous faire fermer votre clapet de merde. Même devant un exploitant agricole au bord du suicide à 800 € de revenus mensuel, tu es une merde à la « zéro prise de risque ».
            Vous puez le petit conformisme EN, vous incarnez l’échec et les limites de Brighelli dans ses écrits, vous êtes la petite mentalité qui le dessert, vous êtes la petitesse dans laquelle il s’engonce et se complet. Vous puez la naphtaline.

  103. Il en est des qui font encore mieux :
    ainsi un qui, après « CovidTracker » et ViteMaDose, lance « TrackMyWatt » ;
    et il n’a que 26 ans ; enfer et damnation !

  104. Dugong 6 octobre 2022 At 18h22
    « les profs de physique du secondaire sont importants »

    Sûr !

    Ceux qui n’en ont pas eu sont des pas fini(e)s…

    Des avocats des architectes, des ingénieurs ne vous feraient pas figurer sur leur carnet d’adresse. Que Brighelli vous fasse cet honneur ne vous rend pas plus fréquentable pour ceux qui n’ont pas votre fibre petit fonctionnaire, il y aura toujours du suce-bite à la Frigoli pour vous reluire dans le sens du poil, pour mieux s’approcher du gourou. Des gens sortis en troisième devenus chef d’entreprise et gagnant dix fois vos revenus devraient normalement vous faire fermer votre clapet de merde. Même devant un exploitant agricole au bord du suicide à 800 € de revenus mensuel, tu es une merde à la « zéro prise de risque ».
    Vous puez le petit conformisme EN, vous incarnez l’échec et les limites de Brighelli dans ses écrits, vous êtes la petite mentalité qui le dessert, vous êtes la petitesse dans laquelle il s’engonce et se complet. Vous puez la naphtaline.

    • Tu peux me répondre, connard, je ne passerai plus.
      Et j’espère que ta suffisance va te rattraper, j’espère que ta saillie sera connue dans ta province, que tu touches du doigt ce qu’est vraiment ce que coûte de mépriser les petites gens quand on n’en a pas les moyens. Tu n’es pas élu, tu n’es pas médecin… ni même véto. J’espère que tu redescendras de quelques étages. À tous, hormis le prof de lettre, vous êtes tous considérés comme des médiocres ayant foiré les grands concours.

    • « Vous puez la naphtaline »

      C’est ma seule concession à la chimie organique (ta mère).

      • La chimie organique,c’est dur;un professeur à la NYU a été viré,à la suite d’une pétition de certains de ses étudiants le jugeant trop sévère…bon de toute façon, âgé de 84 ans,il envisageait de prendre sa retraite.

  105. Au sujet du meurtre de Daria Douguine et de l’article du NYT sur lequel se jettent tous les poutinolâtres, je ferai remarquer que 1) ce ne sont que des conjectures, je croyais qu’on n’y croyait pas ? ; 2) si c’était vrai, ce serait complètement idiot et contreproductif ; 3) si c’est avéré je ne vois pas très bien ce que ça change parce que si on commence à jouer à quelque chose d’aussi stupide que la concurrence des ignominies la Russie est encore très loin devant ; 4) le meurtre est une pratique répugnante même quand c’est une ordure qui meurt mais ça n’oblige pas non plus à verser des larmes sur elle.

    Cette information est reprise en boucle depuis mercredi par tous les trolls et les pro-russes comme s’il n’y avait rien d’autre de plus important. Il faut bien s’accrocher à quelque chose quand un pays quatre fois plus petit que la Russie flanque une branlée à la deuxième armée du monde dans une Blitzkrieg de sept mois.

  106. Calmez-vous, Flo ! Voyez où mènent les « grands concours » :
    à une JPB qui est vu comme « trop vieux, trop mâle, trop à droite »,
    à un qui fait encore dans le Vermot (dixit Josip),
    un autre, entre tirades, tirées et tireurs,
    encore un autre dans le contre-pet,
    et… jusqu’à un… coudebyte.
    Avouez que ce n’est pas très glorieux !

    • L’endroit est toxique. Et la cohorte qui suit Brighelli n’est pas pour le pousser de l’avant, ils le cimentent par les pieds.
      Ras-le-bol, je cherche un autre endroit et ce n’est pas si aisé d’éviter le nid de fachos et d’antisémites… Mais je trouverai.
      Bon courage à vous, mais à la vérité; je redoute le pire pour vous : Ils ont, comme vous avez pu le constater, de très gros membre quand ils sont devant une femme.

      • Malgré tout ce que tu m’as fait voir, tu as mon soutien total, Flo.
        Petit cadeau pour toi, à partir de 0:56:

        https://www.youtube.com/watch?v=ZRkn00OoLfg

        La scène est extraite du film de Moshé Mizrahi, sorti en 1971, avec Bernadette Lafont, Bulle Ogier et Michel Duchaussoy que j’ai fini par trouver en dvd après l’avoir longtemps cherché. J’avais vu des extraits de ce film hippie mythique dans un documentaire sur Bernadette Lafont. C’est une bonne adaptation des Stances à Sophie de Christiane Rochefort.

        Je trouve génial le regard qu’adresse BL dans ce court lien à ce gros naze de GdC et à sa remarque de pauvre macho-phallo.
        Biz

        • Anecdote : mon ex était entre autre ingénieur (mais pas que, il est décédé depuis), il avait été contacté par une école de d’ingénieur de province pour faire cours une fois par semaine. Ayant une boîte qui fonctionnait très bien, il s’est prêté à l’exercice par curiosité, était plutôt ravi de participer à la construction de jeunes esprits en devenir, il ne le fit qu’une journée. Une seule. Il est revenu écoeuré de la mentalité de petit fonctionnaire des étudiants, du connard à la pelle qui diffère un peu de celui de bdâ pour avoir réussi un concours, rêvant de faire carrière dans les murs d’une DDE (DDE qui n’existent plus aujourd’hui) mais surtout pas allez se mouiller à monter une entreprise ou bosser dans le privé.

          Bye et merci

    • « JPB qui est vu comme « trop vieux, trop mâle, trop à droite » »

      Par qui ? Par des éditeurs idiots ?

      « …un qui fait encore dans le Vermot (dixit Josip), »
      a) Josip a dit Vermot+Lacan
      b) Vermot,c’est pas si mal
      c) les créations linguistiques de Dugong (d’ailleurs peu abondantes ces temps-ci) n’ont pas grand chose à voir ni avec Vermot ni avec Lacan;elles sont (étaient) originales.

  107. Mendax

    « …un pays quatre fois plus petit que la Russie flanque une branlée à la deuxième armée du monde… »

    Oui, enfin à une petite fraction de cette armée.

    Depuis plus de dix ans,les Américains (et l’OTAN) organisent chaque année de grandes manœuvres conjointes avec l’armée ukrainienne,en territoire ukrainien,manœuvres ayant pour but d’assurer « l’interopérabilité des armes ».

    Qui a guidé les missiles qui ont coulé le Moskva ?

    Les satellites américains ne sont-ils pas utiles aux Ukrainiens ?

    • Evidemment. Mais je vous ferai remarquer que les Américains ont aidé d’autres pays qui ne se sont pas tous aussi bien défendus que les Ukrainiens.

      • C’est vrai;les Ukrainiens sont sûrement de bons soldats et ils ont de bonnes raisons de se battre,alors que les soldats russes ne donnent pas l’impression d’être très motivés (on les comprend).

      • L’explosion semble avoir été provoquée par un petit sabotage local et non par un tir de missile .
        Zelenski réclame depuis des mois des missiles à longue portée (que les Américains,qui veulent que cette guerre dure, refusent de leur fournir);pour atteindre ce pont ,les Ukrainiens ne disposent sans doute pas des armes adéquates.
        L’incendie et les dommages sont impressionnants mais les réparations ne devraient pas prendre beaucoup de temps;en attendant les vacanciers peuvent prendre des ferries et des repas chauds leur sont fournis.

        • Oui, officiellement, les Ukrainiens n’ont pas de missiles longue portée. (Je ne m’y connais pas du tout mais si on regarde les vidéos, il semblerait que l’explosion vienne du dessous, donc l’hypothèse du missile paraît s’éloigner.)

          En revanche, les explosions en Crimée au mois d’août ressemblent beaucoup à ce que pourrait accomplir un ATMC.

          Je ne sais pas si les américains veulent réellement faire durer cette guerre qui emmerde le monde entier. Ils préfèreraient sans doute revenir au « business as usual ».

          Enfin, même si les réparations sont rapides, le symbole est fort. Comme la Crimée est censée être russe, on va bien voir si les rodomontades de tonton Vladolf vont être suivies d’effet. S’il ne fait rien, il est encore plus diminué ; s’il balance le nuke, il est mort.

          La journée commence bien.

          • « s’il balance le nuke, il est mort. »

            Encore faudrait-il que la maintenance de ces engins ait été réalisée correctement. Ca risque de leur péter à la gueule et ils le savent.

          • Le « business as usual », a pourtant très largement consisté, pour les Américains, ces cinquante dernières années, à passer d’une guerre à l’autre…, d’un pays à l’autre, en vue d’en piquer les matières 1ères et imposer leurs dollars – installer la démocratie, en d’autres mots !

            ça ne prendra pas fin du jour au lendemain ; leur gaz de schiste va maintenant aussi très bien se vendre. Y’en a des qui savent y faire !
            c’est pas comme cette pauvre France, qui elle, ne produit plus rien, depuis lurette, et voit son « déficit commercial » s’accroître, d’année en année, et ne parlons pas du reste !

  108. WTH

    Lormier 8 octobre 2022 At 6h15
    « JPB qui est vu comme « trop vieux, trop mâle, trop à droite »

    Par qui ?
    Vous le lisez,n’est-ce pas ?
    Alors vous trouvez que ce sont des écrits de vieux ?
    Et sa compagne,Cécile B., qui a une trentaine d’années,vous croyez qu’elle le trouve « trop vieux,trop mâle « ?
    Bon ,peut-être qu’elle s’emploie à le faire maigrir:souvent les meufs s’enorgueillissent de faire perdre des kilos à leurs mecs;et c’est une bonne chose,ça peut leur éviter le diabète

    • euh, je n’ai fait que reprendre ses propres mots !
      « des écrits de vieux » ne veut strictement rien dire – je ne vois pas en quoi, par ex, les écrits de R. Debray, le sont !
      JPB est par ailleurs, très prolifique, et c’est tant mieux, pour tout le monde !
      Quant aux compagnes, Y’en a des qui aiment les vieux… corps, inévitablement délabrés ! grand bien leur fasse – ça doit quand même manquer de peps ; on n’imagine guère un trentenaire faire de même, mais les bonnefemmes ont toujours été une catégorie à part !

  109. La femme à tête de chou (suite)

    La presse : Laure Sansus fait son coming out.

    Grand bien lui fasse. J’espère pour elle qu’elle n’aura pas les oreilles en chou-fleur (le risque est néanmoins assez faible chez les demies de mêlées qui sont des joueuses à part entière).

  110. Encore de belles journées sur la Mer noire;vacances en Crimée,tout compris;si vous atterrissez à Krasnodar,il vous faudra (provisoirement) prendre le ferry pour rejoindre la Crimée.

    https://mriyaresort.com

      • Mystère:sur mon ordinateur,le lien marche;si vous voulez voir essayez peut-être de taper « mrya resort and spa » dans votre moteur de recherche

  111. mriya

    MRIYA RESORT & SPA (МРИЯ РЕЗОРТ энд СПА)

    Address: Henerala Ostryakova St, 9, Opolzneve
    Phone: +7 800 550-52-71

    • Le lien fonctionne à nouveau, je suis satisfait de ne plus être interdit de vacances en Crimée.
      De toute façon, mon passeport est bientôt périmé et dans ce pays qui sombre, il faut 3 mois pour avoir un rendez-vous pour faire une demande de renouvellement de passeport.
      Je suis donc bloqué en Europe, je ne suis plus libre de choisir.
      Oui…
      (pas facile pour Lormier)

  112. La flole (suite)

    « mon ex était entre autre ingénieur (mais pas que, il est décédé depuis) »

    Il est mort d’une crise de honte généralisée ou bien ?

    • Vous ne lui arrivez pas à la cheville, vous êtes très très loin derrière (pas seulement sur son cursus, physiquement, sur tous les points). Votre avis sur ma personne m’indiffère, si vous saviez… Attachez de savoir si vos élèves vous évoquerons avec autant de reconnaissance que ne l’a fait ce nobélisé à l’égard de son prof, ou seriez-vous de la race de ceux qui faisaient payer aux très bons élèves une réussite qu’ils n’avaient pas eue et que leur agrég ne contentait pas ?
      Combien d’élèves vous évoqueront avec un autre nom d’oiseau que  » gros connard » ?
      Pierre est un survivant, qui cotise à l’URSAFF. Ne vous leurrez pas sur ce que vous valez.

        • Vous n’égalerez jamais sa mémoire, ou ayez un quotidien qui vous interroge sur des traces que vous auriez laissées en vous consacrant une page pour envisager de la ramener, ou ayez encore l’illustre mérite d’avoir versé un salaire à quinze personnes pendant plus de vingt ans.

        • La tronche de votre E.I au bout de deux ans aura la tronche de vos laitues en l’état actuel ; une clé sous la porte avec le RSI au derrière.
          Ne venez pas jouer dans une cour qui n’est pas la vôtre, contentez-vous de satisfaire votre ego délirant, dans ce que votre unique polarité cérébrale peut fournir avec la belle logique de René Thom.

          • J’ai autre chose à foutre que de chercher à égaler un grand couché (tinvil). Je ne m’occupe plus de potager. Trop de boulot. je laisse ça aux petits entrepreneurs qui, dès qu’un créneau s’ouvre, se précipitent dedans pour fermer quelques mois après en déféquant lourdement sur l’URSAF et les fonctionnaires qui ont accompagné leur descente infernale.

            Si un arbre me fait iech, je sors la Stihl. Ca calme les végétaux les plus invasifs, en général. Pourquoi me serais-je emmerdé avec une boîte avec des pépites de vrais connards dedans alors que j’émargeais tranquille au budget de la nation ?

          • « Pourquoi me serais-je emmerdé avec une boîte avec des pépites de vrais connards dedans alors que j’émargeais tranquille au budget de la nation ? »

            Mikado, un jour, Mikado toujours, qui ne sait plus ce qu’est un vrai connard.

          • laissez pisser Flo ! je repense aux photos du petit buisson jaune, qu’il avait balancés, tout fier, ici, l’an dernier, comme ses quatre cerisiers (et même pas en fleurs) ! Mdr !
            (on espère juste qu’il a transmis autant à ses élèves qu’a pu le faire JPB, d’après tout ce que j’ai pu lire).

        • Il s’incline ! quel grand progrès de sa part ! mais s’il est haut comme trois pommes, Flo, c’est pas très difficile ;
          il doit aussi régulièrement se pencher sur ses mares à canards et se délecter de son reflet…

  113. Lormier
    8 octobre 2022 At 6h18
    Josip a dit Vermot+Lacan+ Pierre Dac
    les créations linguistiques de Dugong n’ont pas grand chose à voir ni avec Vermot ni avec Lacan ni avec Pierre Dac.

    Au diable les querelles d’étiquetage.
    Dugong fait des calembours.
    Victor Hugo : « le calembour est la fiente de l’esprit qui vole. »

    • Je crois que vous simplifiez,que vous réduisez beaucoup.
      Prenez par exemple le célèbre « réchauffage climatoridien » (invention qui s’impose,comme « Toufriquet »);ce n’est pas un calembour.

      Maintenant,ce qui m’intrigue,c’est:
      i) pourquoi un physicien fait-il ça ?
      ii) comment ça se fabrique ? une part importante de son monologue intérieur doit être consacrée à ces inventions
      iii) il y a actuellement baisse de cette activité,basculement vers l’injure;pourquoi ?
      iv) chaque fois qu’il y appel au meurtre,il rapplique;ses inspirateurs semblent être les villageois un peu demeurés de Sacré Graal qui s’exclament « Burn,burn ! »
      Peut-être l’activité langagière sert-elle de dérivatif,peut-être a-t-elle pour fonction d’empêcher que les monstrueuses pulsions meurtrières ne deviennent obsessionnelles, n’envahissent complètement le psychisme ?
      Questions Passionnantes qui Demeureront Sans Réponse.

  114. i) Il s’agit d’une activité purement gratuite

    ii) Ca vient comme une envie de pisser

    iii) Changement de saison, probable…

    iv) Butrn 3 fois ! j’adore cette scène qui est une caricature de la « méthode espéri mentale »

    Je vous doigt combien, docteur ?

  115. Flo, s’il vous plait, vous n’allez pas suivre l’exemple de Mr Driout !
    Revenez ! vous m’avez pas mal motivée ;
    vous avez eu d’excellentes analyses, depuis deux ans et 1/2 que je fréquente ce blog ;
    n’attachez pas autant d’importance à toutes les piètres manoeuvres des nigauds masculins ;
    croyez-moi, vous ne trouverez aucun blog où vous pourrez vous exprimer de cette façon ;
    j’ai beaucoup cherché et n’en avais trouvé qu’un seul ! mais la personne (tiens donc, une femme !), après deux ans, a laissé tomber.

  116. @Lormier
    Gloser sur les calembredaines dugonguiennes, c’est sans doute les placer plus haut qu’elles ne le méritent.
    Quand il appelait Virginie Despentes « Vaginie », on doit quand même convenir que c’était d’une nullité abyssale.
    Le mot-valise « climatoridien » ne vaut guère mieux. N’est pas Michel Leiris qui veut.

    Trop souvent les productions dugonguiennes sont la fiente de l’esprit qui vole à très basse altitude, au risque de s’écraser à tout instant.

    • Ouch, Josip, vous y allez fort ! beaucoup trop fort même ! seriez-vous un peu jaloux ? Sans ses « productions », une des respirations essentielle à ce blog, j’aurais vraisemblablement fui (peu importe, je sais) ; il a été, combien de fois, jubilatoire ; d’ailleurs, ceux qui s’y essayent font flop !
      Sans humour, la vie ne vaut pas la peine d’être vécue, pas plus qu’un blog lu !

      • Aucune jalousie de ma part, croyez-le bien.
        Moi qui ne suis pas de formation scientifique, j’ai toujours trouvé Dugong très intéressant et très clair quand il parle de Physique, son domaine d’excellence. Je suis persuadé qu’il a été un très bon enseignant instructionniste.

        Ses créations langagières ( qui semblent faire l’admiration de Lormier, et la vôtre) ne méritent pas – à mon avis – l’excès d’honneur qui leur est fait. Avis purement personnel que je n’oblige personne à partager. Disons alors qu’il me revient la tâche de proclamer « Le roi est nu » à l’intention des malvoyants.

        • Voyez-vous, « le roi est nu à l’intention des malvoyants » ne fait même pas sourire ;
          et il ne s’agit pas « d’un excès d’honneur » ; il a du talent ; un talent rare, point.

          • Mon but n’était pas de faire sourire, mais de favoriser un éclair de lucidité.
            Raté !…..

        •  » Je suis persuadé qu’il a été un très bon enseignant instructionniste. »

          J’ai la faiblesse de le croire…

          • (on n’en doute pas un instant ; quant au petit arbuste jaune, il me semble de mémoire, au coin d’une maison ; et non pas « derrière les cerisiers » ; désolée pour toutes ces bêtises…)

    • Je tiens beaucoup à mon « Vaginie ». Au moins autant que le « primat des pédagols » ou le « prince des facariens » pour Meiriol alias Meirieux.

        • Et malgré toutes les vacheries que je peux lancer à votre encontre (dont vous n’avez sûrement rien à cirer, et vous avez raison),
          prenez soin de vous, et continuez dans le même sens, côté « talent », j’entends !

  117. Citer, gloser, inciter à trouver, nous sommes habitués à vos glissements pernicieux.
    Oui…

  118. Je ne suis plus libre de choisir.

    je ne suis plus CHibre de Loisir ???

    inciter à trouver
    inViter à trouSSER

  119. WTH 8 octobre 2022 At 15h01
    « euh, je n’ai fait que reprendre ses propres mots ! »

    Ces mots disent ce que (selon lui) de bêtes éditeurs pensent de lui.

    « des écrits de vieux » ne veut strictement rien dire

    Vous avez raison.
    ce que j’aurais dû dire: vous le lisez,ses écrits vous intéressent,trouvez-vous que ce soit du radotage sans intérêt ? Non, certainement, le penseur est encore vert.

    • Ouh là ! trop fort pour moi, toussa… Je me suis encore fait avoir ! Flo m’avait pourtant prévenue, damned ! Mais ça n’a que très peu d’importance…

  120. Josip Gavrilovic 8 octobre 2022 At 14h38
    @Lormier

    Le mot-valise « climatoridien » ne vaut guère mieux.

    il ne sert à rien de sauter comme un cabri en criant « mot-valise,mot-valise ! »

    Vous qui êtes linguiste,avez-vous songé à l’analyser ?

    Le « bahuri » de Finkeilkraut et Bruckner ,par exemple,n’a que deux composants mais avez-vous noté le « torride » de climatoridien ? qui va si bien avec « climat » ,? et avez-vous remarqué que le toridien de clitoridien joue donc un rôle double ?

    ce n’est pas un mot-valise ordinaire et c’est poilant.

  121. Josip Gavrilovic

    « Avis purement personnel que je n’oblige personne à partager.  »

    « Mon but n’était pas de faire sourire, mais de favoriser un éclair de lucidité. »

    Vous êtes riche de vos contradictions.

    • Lormier, vous êtes dur avec Josip :
      Favoriser un éclair de lucidité, aider à voir éclairé le fond, l’intention est louable.
      Oui…

    • Aucune contradiction. Favoriser un éclair de lucidité ne signifie pas contraindre à être lucide. Je n’oblige personne. Quiconque souhaite persister dans l’obscurité, le peut. A ses dépens.

      • « Avis purement personnel » est en contradiction avec « éclair de lucidité » (ceux qui ne sont pas de mon avis manquent de lucidité).

        J’ajoute que l’expression: « ce n’est qu’un avis personnel » , »ça n’engage que moi »…me paraît oiseuse;si on donne son avis publiquement,c’est qu’on s’engage, qu’on voudrait conviancre quelqu’un…

        Sinon, son avis personnel,on le garde pour soi.

        Enfin,c’est ce que je pense,à titre pesrsonnel et ça n’engage que moi.

    • Qu’est-ce qu’un fonctionnaire de bas étage ? Un bon élève qui n’a jamais grandi…

  122. J’avoue ma (légère) honte d’être fonctionnaire… Onfray a toute mon admiration.

    • Onfray sait noircir des pages et des pages et des pages, a très bien monté son « affaire », etc, etc, et s’est abstenu de se reproduire, ce qui n’est pas une si mauvaise idée…

  123. (@ Flo, sur : « Mes fidèles lecteurs ne savent pas encore – à l’inverse de mes fidèles amis – que je ne touche absolument pas à ça. »

    Aucune référence à Don Dugong là-dedans.)

  124. @ Flo

    Comme disent ceux qui font dire à leur grand-mère ce qu’elle n’a jamais dit, pète un coup et ça ira mieux…

    • Ta grand-mère mise à part, qu’est ce qui t’a amené à l’EN ? Fais-nous rêver.

      Je déconne, on ne veut surtout pas le savoir.

        • Sur « gloire à l’art pompier » (!) c’est plein d’profs aussi : et que j’ai fait mes zétudes à la Sorbonne, et que toussa ; et voilà t’y pas que la dernière arrivée, ou presque, c’est l’Apollonia !
          NB : c’est la dernière lignée ; après eux, et déjà d’ailleurs, le déluge…

          • et z’avez vu le Mendax ?
            « je me suis contenté de le reprendre de manière virale comme tous les mèmes du net » !
            Le pauvre ! secouée de rire ! et que même a acheté le Leiris, sur les bons conseils du grandiose Josip !
            Je sens que je vais me laisser, avant de claquer la porte !

          • Vos motifs d’hilarité me rendent perplexe. C’est comme si vous disiez vous être écroulée de rire en entendant quelqu’un faire une remarque sur le temps qu’il fait.

            Mais tant mieux si je vous apporte de tels moments de réconfort.

          • Voyez-vous Flo, ces gens n’ont jamais eu à se battre pour vivre, et n’ont aucune idée de ce qu’est le vrai monde du travail !
            Sans doute JPB a-t-il eu des difficultés, mais un fonctionnaire (de l’EN, en particulier), n’a jamais rien eu à craindre ! (excepté l’un de mes grands-pères) ;
            Certes, maintenant leur entière « coopération » est exigée ! Tant pis pour eux ! Aucune raison qu’ils échappent à ce qui pèse au commun des mortels !

          • Avez-vous lu La République des professeurs de Thibaudet ? Lormier me l’avait partagé, il y a quelques années. Je vous le recommande, il se lit très rapidement.

            https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5453944j/f12.item.zoom

            Ne claquez pas la porte, WTH, les affreux vous ficheront la paix, dans le cas contraire JPB montera au créneau pour le coup et ils le savent. Et puis vous appréciez les critiques cinoche d’Hervé qui continue de passer régulièrement. Si vous saviez comme tout ceci m’attriste… Pierre était un rayon de poésie, un contrepoint à ce papier à musique grisâtre, tellement sectaire, tellement borné…
            Allez, bye !

  125. « Trop souvent les productions dugonguiennes sont la fiente de l’esprit qui vole à très basse altitude, au risque de s’écraser à tout instant. »

    Oh, le seum !

  126. @Josip :

    Les inventions lexicales de Dugong me font rire aussi.

    « Homoncule étronoïde » vient de la correspondance de Flaubert et je ne sais pas qui a forgé « fenestroïka » mais je me suis contenté de le reprendre de manière virale comme tous les mèmes du net.

    J’ai acheté le Leiris dont vous aviez parlé ici même il y a quelque temps et ce fut une lecture plaisante. Merci du tuyau.

  127. Le pont de Crimée pète les boulons : « je rends mon tablier » a-t-il affirmé à notre correspondant.

  128. Lu dans le Vespéral : « Elisabeth Borne se rend à Alger pour conforter le réchauffement franco-algérien »

    Elle va faire remplir la citerne de gaz likefieh de Matignon à ouf.

  129. Communiqué du Bullshit Research Center (suite)

    Le Vespéral montre que les dirigeants du caca40 ont intérêt à installer un hammam dans leur siège :

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/10/09/les-entreprises-reduisent-plus-leurs-emissions-de-co-lorsque-leurs-dirigeants-ont-ete-exposes-a-des-temperatures-trop-elevees_6145040_3232.html

    « les entreprises dont les dirigeants ont été exposés à des températures anormalement élevées réduisent en moyenne leurs émissions de CO2 (directes et indirectes) de vingt-sept tonnes de plus, par million de dollars d’actifs, que les entreprises dont les dirigeants n’ont pas subi de températures anormales. Cela correspond à une diminution moyenne des émissions de 378 000 tonnes.
    Ces résultats s’inscrivent dans un champ de recherche examinant la manière dont les expériences de vie des dirigeants d’entreprise influencent leurs décisions. D’autres études montrent, par exemple, que les dirigeants qui ont une fille investissent davantage dans des politiques environnementales et sociales ou encore que les dirigeants qui ont été témoins d’une catastrophe naturelle majeure lorsqu’ils étaient enfants adoptent des politiques d’investissement plus risquées. »

    Et les animaux de compagnie ?

  130. La vie autoréférentielle des gonfles (suite)

    Commentaire du Fogari sur le match de rugby Toulouse-Clermont :

    « Cependant, aucun angle proposé par le diffuseur n’a permis de voir que le ballon n’était plus clairement au contact du talonneur. L’arbitre ne pouvant affirmer avec certitude que le ballon n’était plus en possession du ballon, il a accordé l’essai. »

  131. Les statues de l’île de Pâques bordelisées par un feu de paille. Les zotorités craignent que ces pierres se taillent.

  132. Dugong 8 octobre 2022 At 18h22
    Merci pour cette analyse spectrale dans l’infrarouge du mot « climatoridien »

    Josip Gavrilovic est parfaitement capable de la faire, cette analyse (qui n’est guère qu’un répertoire d’évidences);il nous a donné des exemples infiniment plus subtils de ses capacités d’analyse linguistique.

    Simplement, il a dû manger un truc qu’il a mal digéré et cela l’a mis de mauvaise humeur.

    J’aurais pu ajouter qu’il a un effet « garden path* »,comme disent les Anglais:on part sur « climat torride » et c’est la syllabe [ien] qui nous oblige à tout reconsidérer.

    * »garden path »
    Exemple le plus cité:
    Mary had a little lamb. On part sur :Marie avait un petit agneau.
    Mais l’interlocuteur enchaîne avec:
    « With mint sauce ? » (avec de la sauce à la menthe ?)

    et cette question oblige à reconsidérer la phrase qui précède:
    have peut signifier posséder ou consommer
    little peut être adjectif (petit) ou quantifieur :une petite quantité de…

    Finalement,  » Mary had a little lamb » signifie dans ce contexte: Marie mangea un peu d’agneau.

    On s’est d’abord égaré dans le jardin;puis on a retrouvé le bon chemin.

    Vous êtes en forme ce matin ! Vous avez beaucoup pissé!

  133. Latour ne prenait pas garde et il est mort.

    Il y a des zauteurs qu’on lit et auxquels on n’entrave que dalle. D’autres, rares, qu’on met de côté pour plus tard. Pour moi, Latour est du premier tas…

  134. La circulation automobile et ferroviaire a repris sur le pont de Kerch;on dirait que les Russes s’en torchent le derche.
    Quand on regarde les images on voit que côté routier il reste une moitié intacte.

    • La bi-route c’est fini.
      Ça va freiner et démoraliser les Russes qui sont en route.
      Oui…

  135. Dugong rosit de plaisir quand il entend dire qu’il a été un très bon enseignant.
    Il vire au vermillon extatique à la lecture du décryptage/découpage d’un de ses jeux de mots.
    Bref, Dugong est sensible, comme tout un chacun, aux marques d’estime qui lui sont dispensées. Humain, forcément humain.
    Capable de descendre de son Olympe pour frayer avec les mortels.
    Dieu fait Homme, figure christique, qui sait?

    • En tout cas il a l’air requinqué:beaucoup de fantaisies ce matin.

      Et vous,cette indisposition,c’est fini ?

      • @Lormier
        Vous faites erreur. Point d’embarras gastriques ni intestins en guerre. Ni même de luttes intestines internes au blog (opératoire).
        En fait j’ai réellement de l’estime pour Dugong, je suis sûr qu’il gagne à être connu. Mais… » qui bene amat bene castigat » !
        A propos de « Mary had a little lamb » : peut-être connaissez-vous l’excellent article intitulé « Have, opérateur de localisation » paru dans les Cahiers de Recherche en Grammaire Anglaise (Ophrys), qui démont(r)e pas à pas le processus de grammaticalisation qui fait passer de « He has blue eyes » à « He has finished » en passant par « He had his car stolen » et « He had his house built by a friend ».
        Article inspiré par la théorie des opérations énonciatives, vous savez bien, celle qui selon vous n’existe pas…

        • Cahiers de Recherche en Grammaire Anglaise (Ophrys),

          J’ai quelques uns de ces cahiers,qui,en effet, sont riches de réflexions (et d’exemples) intéressants;je vais regarder si l’article dont vous parlez et que je n’ai pas lu y figure…

          A toutes fins utiles,quel numéro ,svp ?

          La théorie des opérations énonciatives n’existe pas,en effet;Culioli est un ne-étant qui a exercé une attraction sur nombre de gens (il avait des postes dans sa manche !) qui tout en se réclamant de lui en public reconnaissaient en privé qu’ils ne comprenaient rien à ses (rares) écrits et à son discours…ils ont travaillé,peu péroré.

          Culioli a été « thought-provoking » et je ne dis pas que lui-même était idiot,il ruminait de bons exemples,il soulevait de bonnes questions.
          Pour consolider son assise (après avoir éliminé les concurrents en bon Corse qu’il était) il a inventé ce terme ronflant de Théorie des Opérations Enonciatives (s’inspirant sans doute de quelques titres d’ouvrages mathématiques écrits par ses cama