À temps perdu — et je n’ai plus le temps de le perdre —, j’écris une très longue lettre à ma dernière fille, qu’on lui remettra peut-être quand je serai passé du côté de la nuit et du silence. Déjà près de 500 pages, dont une bonne moitié ne vaut rien.
Ça commence comme ça…


Un jour, j’ai fini par admettre qu’il n’y a pas de musique de fond dans la vraie vie. Pas de chevauchée des Walkyries au gré de nos galops, pas d’harmonica mélancolique en prélude de nos combats, pas de violons miauleurs autour de nos amours. Je devais avoir douze ou treize ans. Je disais adieu à l’enfance.
Trois ans plus tard, en 1970, je me suis retrouvé à Ibiza — une île sans boîtes de nuits ni aéroport, à l’époque, pas de charters pleins de Bavarois en goguette comme aujourd’hui. Il y avait bien quelques Allemands, mais c’étaient des nazis réfugiés chez Franco après 1945, des septuagénaires fuyant leurs souvenirs tout en les revivifiant à grandes lampées de cerveza. Un film de Barbet Schroeder, More, m’avait poussé sur ce caillou au milieu de la Méditerranée, et jusqu’à Formentera, plus au sud. Moi et quelques autres routards, camés, paumés, déchets d’Europe, cheveux longs et haschisch, amour libre, comme on disait, aussi triste qu’un amour tarifé. Nous jouions de la guitare, pour oublier que dans notre vraie vie de hippies conformistes, il n’y avait pas dans l’air la musique du Pink Floyd qui accompagnait le film de Schroeder : le metteur en scène avait dû baisser le niveau de la bande-son car les spectateurs des séances d’essai — ce que les Américains appellent les pre-views — fermaient les yeux pour se bercer de musique planante…
Rien. Le bruit des vagues, le crissement des insectes, les gémissements des corps.
Pas de musique de fond. Bien sûr, on passe sa vie avec des violons dans la tête — histoire d’embellir ces moments qui la plupart du temps, quand on les regarde de loin, légèrement en biais, en clignant des yeux, sont quelque peu dérisoires. La musique embellit nos souvenirs, parce que nos souvenirs sont si peu de chose…

Mais tu le sais, parce que tes performances de patineuse sont accompagnées de musique — ces temps-ci, c’était la bande sonore de Maman, j’ai raté l’avion, et tu patines comme un petit père Noël mutin. D’ici que tu lises tout cela, tu auras changé dix fois de routine. Mais tu sauras qu’au sortir de la patinoire, il n’y a plus de musique. Juste la cacophonie de la vie.

Pour le moment, je suis surtout celui qui te raconte des histoires, avec ou sans livre. La voix du soir, la voix qui précède les rêves. Tu dînes, tu t’amuses encore un peu, je te lis une histoire du mieux que je peux, et je te porte dans ton lit. C’est le moment où tu joues la langueur, le petit côté « je ne saurais faire un pas de plus ». Il y a beau temps que ta mère te trouve trop lourde pour jouer ce jeu quand elle est seule avec toi.
Te lire une histoire… Au début du Masque de Zorro, le héros vieillissant raconte à sa toute petite fille ses derniers exploits. Bébé fasciné par la voix d’Anthony Hopkins. Survient la mère — une très belle actrice mexicaine, Julieta Rosen —, qui lui lance, dans la version originale : « She loves to hear your stories ». À quoi il répond : « It’s only the sound of my voice. One day she will have no time for them ».
Je me leurre sans doute. Sans doute n’auras-tu pas de temps, à l’âge considérable qui est désormais le tien, Lectrice, en ce jour où l’on t’a donné ces pages oubliées, pour t’intéresser à mes histoires — à mon histoire. Chaque fois que je te raconte Chien bleu (l’as-tu encore ? C’était mon album préféré, parmi la foule de livres que je t’ai achetés), je mets tout de moi dans ce récit fantastique où un chien couleur d’azur combat les forces de la nuit. Nous sommes les histoires que nous racontons, aussi absurdes qu’elles puissent paraître. Nous sommes les mots lentement mâchés et restitués, dotés pour quelques instants, le temps que leur bruit s’évanouisse, de ma lèvre à ton oreille, d’un pan de notre chair. « Ulysse prononça ces mots ailés », dit Homère.
« Only the sound of my voice ». J’ai une voix qui sonne bien — je l’ai travaillée au fil des ans, le métier veut ça, et la séduction aussi. Une voix qui remuait mes petites copines, au téléphone — disaient-elles. Cette vibration de l’air, un peu dérisoire dans sa fragilité, dont il ne reste rien une seconde plus tard, est si importante dans la vie — et dans la mémoire. « Les inflexions des voix chères qui se sont tues ». Je te souhaite de tomber un jour sur quelqu’un dont la voix éveillera en toi le souvenir de mes histoires, sans trop savoir pourquoi tu l’aimeras peut-être.
Délectation posthume…

Jean-Paul Brighelli


486 commentaires

  1. Ce qui m’est venu tout de suite à l’esprit:

    Since naught so stockish, hard, and full of rage,
    But music for the time doth change his nature.
    The man that hath no music in himself,
    Nor is not moved with concord of sweet sounds,
    Is fit for treasons, stratagems, and spoils;
    The motions of his spirit are dull as night,
    And his affections dark as Erebus.

    Marchand de Venise,Acte V sc 1

  2. Ce qui m’est venu tout de suite à l’esprit:

    Since naught so stockish, hard, and full of rage,
    But music for the time doth change his nature.
    The man that hath no music in himself,
    Nor is not moved with concord of sweet sounds,
    Is fit for treasons, stratagems, and spoils;
    The motions of his spirit are dull as night,
    And his affections dark as Erebus.

    Marchand de Venise,Acte V sc 1

  3. Chaque fois que je te raconte Chien bleu (l’as-tu encore ? C’était mon album préféré, parmi la foule de livres que je t’ai achetés), je mets tout de moi dans ce récit fantastique où un chien couleur d’azur combat les forces de la nuit.
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    Nadja
    Textes et illustrations
    Nadja est née en 1955 à Alexandrie en Égypte, d’une mère peintre de parents russes et d’un père médecin d’origine libanaise. Son enfance au Liban et en région parisienne n’a rien d’ordinaire : pas d’école mais des cours par correspondance jusqu’à l’âge de treize ans, et surtout des histoires racontées et dessinées par sa mère Olga Lecaye. En 1989, avec Chien bleu, un album aux gouaches fauves, Nadja obtient le prix Totem du Salon du livre de jeunesse de Montreuil. C’est l’entrée de la peinture dans l’album. Bien d’autres albums suivront, empreints d’un style expressionniste qui s’exprime avec force dans des peintures pleine page.
    Poursuivant la complicité créatrice initiée dans l’enfance avec les siens, elle aime faire des livres avec son fils, Raphaël Fejtö, sa mère Olga Lecaye et son frère Grégoire Solotareff. Avec ce dernier, elle a concocté des parodies de contes célèbres. C’est une autre facette de son talent qui apparaît alors, pleine d’humour et d’irrévérence. Dans cette même veine, elle a signé la célèbre série des Momo, celle désopilante et théâtrale des Petite princesse et d’autres pastiches de contes.
    Pour les grands, elle a créé des romans graphiques, notamment, L’homme de mes rêves (Cornelius), Les filles de Montparnasse (Olivius), Ô Cruelle (Actes Sud).
    Elle vit à Paris où elle partage son temps entre peinture et illustration.

    https://www.ecoledesloisirs.fr/auteur/nadja

    Nadja,née en 55, a deux ans de moins que le Maestro.

  4. « Only the sound of my voice »…

    Hors les histoires racontées, assis au bord du lit – « je mets tout de moi dans ce récit… » ; à mes oreilles c’était « Le petit chacal » –
    Savoir Dire,
    debout,
    sur les planches par exemple,
    à la condition de travailler sa voix (« mon métier »),
    c’est ainsi que l’on capte son auditoire.

    A condition que…
    « The man that hath no music in himself,
    Nor is not moved with concord of sweet sounds,
    Is fit for treasons, stratagems, and spoils ; »

    A l’évidence.

    « Cette vibration de l’air, un peu dérisoire dans sa fragilité… si importante dans la vie — et dans la mémoire. »

    C’est ainsi que survivent, même quand
    « Les inflexions des voix chères (qui) se sont tues »,

    ces « sweet sounds »,
    comptines, poèmes et verbes
    appris et maintes fois répétés.

  5. « …amour libre, comme on disait, aussi triste qu’un amour tarifé. »

    Tiens!

    Quel âge aura la fille du Maestro quand elle lira cette lettre ? Tout dépendra de la Parque.

    Qui nous dit d’ailleurs que la petite (15 ans, 16 ans) n’a pas la curiosité de lire Bonnet d’Ane ?

    Ton papa baisait à tire-larigot, à couilles rabattues, mais ,finalement, ça vaut pas le coup.

    Surtout pour une fille;attends de rencontrer un garçon valable-qui ressemblera à ton père (à part le stupre,bien sûr).

  6. Père,fille, amant:

    « Des cataclysmes qui s’ensuivirent, je ne dirai rien — ni de son acceptation immédiate de tout ce que j’entreprenais, ni de ses orgasmes successifs, la bouche ouverte sur des cris muets comme un poisson asphyxié, les jambes tremblantes, ni de la séance qui s’ensuivit dans la chambre maternelle, attachée symboliquement avec les cordons des rideaux aux montants du lit, le regard fixé sur la photo du père mort posée sur la table de chevet pendant que j’explorais ses méandres.
    Je l’ai forée jusqu’à ce qu’elle ne soit plus que béance… »

    Qu’aurait dit Jean Nocher,s’il avait su ?

    https://blog.causeur.fr/bonnetdane/que-de-maux-et-de-pleurs-nous-couteront-nos-peres-seconde-partie-5043

  7. C’est ça l’automne (de la vie) : inévitable passage par quelques sanglots longs…
    Une pause douce (et non amère), après bien des chroniques sur les cocks (et quel stock), j’apprécie !

  8. J’ai une voix qui sonne bien — je l’ai travaillée au fil des ans, le métier veut ça, et la séduction aussi. Une voix qui remuait mes petites copines, au téléphone — disaient-elles.
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
    La voix qui « remuait les petites copines » même « au téléphone » malgré une certaine perte des harmoniques (ta-mère-la-pute) remuait aussi les élèves;plus d’une y passa.

    D’autant plus qu’entre l’âge des petites copines et l’âge adulte,il y eut un travail sur la voix: »je l’ai travaillée au fil des ans, le métier veut ça, et la séduction aussi. »

    Double nécessité:le métier, la séduction;les deux se confondent.

    Certains (les mijaurées, particulièrement) sont choqués d’apprendre que des professeurs couchent avec leurs élèves.

    Quelle situation crée plus d’intimité, de proximité des âmes que celle de l’enseignement (quand l’élève admire son professeur,évidemment)?

    Il existe chez les jeunes gens une naïveté qui leur fait rechercher des mentors.

  9. « Pas de chevauchée des Walkyries au gré de nos galops… »

    Chaque fois que le Polpote écoute ce morceau il se prend pour le colonel napalm.

    Chaque fois qu’il prend au Polpote l’envie de vitrifier quelque chose (Gaza, la maison des Nollandais…), il entend en lui-même la chevauchée des Walkyries.

    • Il’a pas de médaille-lle, il’a pas de médaille-lle… !
      Seule Girebite a des épaulettes argentées.

      Mais à part ça, Madame la Marquise-se, tout va très bien, tout va très bien.

      Et pour commencer :
      « La motion de censure contre la Hyène largement rejetée. »

  10. J’ai récemment eu le plaisir de démontrer à quel point Brighelli était un personnage résolument baudelairien – mais de façon cryptée.
    Sa dernière chronique nous l’expose en personnage proustien – mais cette fois de façon ostensiblement assumée.

    L’écriture, comme le rugby, commence en première ligne. Et dès sa première ligne, le pilier Brighelli, tel un miura de belle encolure, nous donne à pleine poussée la référence : « À temps perdu — et je n’ai plus le temps de le perdre — » …
    Brighelli est donc lui aussi à La Recherche du Temps Perdu. Comme le narrateur de Proust, il sait qu’il lutte contre la montre.*

    Le parallélisme du texte de Brighelli avec l’entreprise proustienne se situe à plusieurs niveaux :
    1. De la musique avant toute chose
    1.1.
    – Brighelli :  » Bien sûr, on passe sa vie avec des violons dans la tête — histoire d’embellir ces moments qui la plupart du temps, quand on les regarde de loin, légèrement en biais, en clignant des yeux, sont quelque peu dérisoires. La musique embellit nos souvenirs, parce que nos souvenirs sont si peu de chose… »
    – Proust, dans une lettre à un ami : « La musique a été une des plus grandes passions de ma vie. Je dis, a été, car à présent je n’ai plus guère l’occasion d’en entendre autrement que dans mon souvenir. Elle m’a apporté des joies et des certitudes ineffables, la preuve qu’il existe autre chose que le néant auquel je me suis heurté partout ailleurs. Elle court comme un fil conducteur à travers mon œuvre. »
    – Proust, « La Prisonnière ». Le narrateur : 
    « … je me demandais si la musique n’était pas l’exemple unique de ce qu’aurait pu être – s’il n’y avait pas eu l’invention du langage, la formation des mots, l’analyse des idées – la communication des âmes. »
    1.2. Remarque au passage : dans l’extrait de La Prisonnière ci-dessus, Proust voit dans la musique l’équivalent d’une langue totale, à l’instar de Rimbaud définissant son projet poétique dans sa Lettre du Voyant, cinquante ans plus tôt : « Donc le poète est vraiment voleur de feu. Cette langue sera de l’âme pour l’âme, résumant tout, parfums, sons, couleurs, de la pensée accrochant la pensée et tirant. » Proust + Rimbaud…surgis du fond des souvenirs de votre serviteur, grâce à Brighelli…Rien que pour avoir permis cela, Brighelli ne peut pas être totalement mauvais.
    1.3. Cette « musique de fond  » dont parle Brighelli n’a jamais quitté Proust : de la Sonate de Vinteuil (Un amour de Swann) au Septuor du Temps Retrouvé, elle constitue une composante essentielle de l’entreprise proustienne.

    2. La recherche du temps perdu : la course contre la montre est une course contre la mort.
    2.1. Brighelli et Proust se retrouveraient volontiers dans le vers (magnifique) d’Yves Bonnefoy : « Je ne suis que parole intentée à l’absence. »
    – Brighelli :
    « une lettre qu’on lui remettra peut-être quand je serai passé du côté de la nuit et du silence. (…)
    Délectation posthume… »
    – Proust : « J’éprouvais un sentiment de fatigue et d’effroi à sentir que tout ce temps si long non seulement avait, sans une interruption, été vécu, pensé, sécrété par moi, qu’il était ma vie, qu’il était moi-même, mais encore que j’avais à toute minute à le maintenir attaché à moi, qu’il me supportait, moi, juché à son sommet vertigineux, que je ne pouvais me mouvoir sans le déplacer comme je le pouvais avec lui.(…) Il ne me semblait pas que j’aurais encore la force de maintenir longtemps attaché à moi ce passé qui descendait déjà si loin. Aussi, si elle m’était laissée assez longtemps pour accomplir mon oeuvre… » (Le Temps Retrouvé)
    Proust veut finir son œuvre avant de mourir. Brighelli espère que son texte sera transmis à son destinaire par delà sa propre mort.
    Ils sont tous deux en quête d’une parcelle d’éternité…

    2.2. Pouvoir du Récit /Récit d’un pouvoir
    Brighelli :  » Nous sommes les histoires que nous racontons (…). Nous sommes les mots lentement mâchés et restitués, dotés pour quelques instants d’un pan de notre chair. »
    Autrement dit : au commencement était le Verbe, et le Verbe s’est fait chair…
    – Proust :  » Ce serait un livre aussi long que Les Mille et Une Nuits peut-être, mais tout autre. » (Le Temps Retrouvé)
    Proust, Brighelli, Scheherazade, producteurs de récits, raconteurs d’histoires qui repoussent l’échéance de la mort (pouvoir du récit) et qui se font les narrateurs de cette mort retardée (récit d’un pouvoir) : la boucle est bouclée.
    Merci de votre attention.

    * A la Recherche du Temps Perdu : la traduction anglaise de Scott Moncrieff porte le titre de « Remembrance of Things Past. »
    Ce titre anglais néglige totalement l’aspect « course contre la montre » que le titre français contient.
    L’entreprise proustienne, selon moi, c’est surtout : « In search of time wasted not writing ».
    La traduction de Moncrieff est magnifique, sauf le titre…

    • Oui, mais

      Un jour, j’ai fini par admettre qu’il n’y a pas de musique de fond dans la vraie vie. Pas de chevauchée des Walkyries au gré de nos galops, pas d’harmonica mélancolique en prélude de nos combats, pas de violons miauleurs autour de nos amours.

      C’est assez désespéré et désespérant.

      « Remembrance of Things Past. »
      Ce titre anglais néglige totalement l’aspect « course contre la montre » que le titre français contient.

      Nabokov: « for some reason…it is taken from a sonnet by Shakespeare ». « for some reason » très ironique,il doit bien y avoir une raison mais je n’ai pas la moindre idée de ce que cette raison pourrait être.

      En d’autres termes, c’est complètement khon d’affubler Proust ainsi.

    • Franchement, la mise en parallèle d’extraits de Proust et de ma pauvre prose est navrante — pour moi. Envie soudaine de ne plus rien écrire, sinon par auto-dérision.

      • Au niveau du style et même du contenu, vous avez raison. Ici votre lucidité vous honore.
        Mais tout de même : quand vous avez écrit ceci : « À temps perdu — et je n’ai plus le temps de le perdre — », vous avez écrit cette phrase de façon totalement innocente ? Vraiment ? Sans penser une seconde à l’entreprise proustienne.
        C’est alors un mystère de l’inconscient.
        Par ailleurs, vous êtes bien placé pour savoir qu’on peut commenter un texte de façon argumentée, sans porter de jugement sur la qualité du dit texte…

    • Proust se satisfaisait d’ « une seconde d’éternité ». Une seconde, ça n’est pas très long.
      Brighelli me semble rechercher une éternité plus durable…

  11. L’autre jour, à la caisse, j’entendis une dame à la caisse, s’exclamer:dépêchez vous de me rendre ma monnaie, je n’ai pas de temps à perdre.

    S’il avait été présent,Gavril Supputex aurait commenté:encore une proustienne !

  12. L’autre jour ,chez le boucher un monsieur tentait de payer avec sa carte « sans contact ».

    Comme d’habitude, après trois tentatives, il fallut renoncer et taper le code.

    « Ah la la ,que de temps perdu! Et le temps perdu,il ne se retrouve jamais »,murmura le choeur des habitués.

    Que de proustiens chez ce boucher !

    • Dommage que vous ayez écrit ces propos d’une ânerie obscène – du Pierre Poujade dans le texte – avant d’avoir lu mon post de 17h12.
      Mais il n’est peut-être pas trop tard…

  13. « …tu sauras qu’au sortir de la patinoire, il n’y a plus de musique. Juste la cacophonie de la vie. »

    La cacophonie !

  14. Prophète Mao mais. 10 juillet 2025 à 16h00

    Ce titre anglais néglige totalement l’aspect « course contre la montre » que le titre français contient.
    ===================================================

    Cette oeuvre n’a qu’un titre:celui que l’auteur lui a donné.

    Il n’y a pas de « titre anglais » . Il y a des TRADUCTIONS anglaises du titre.

    « titre français » est une sorte de pléonasme:une oeuvre écrite en français a un titre français.

  15. @Lormier
    Précisez svp : « Je crois que vous n’avez pas compris grand chose… » s’adresse à Dugong ? A moi-même ? Et à quel sujet ?
    Qu’est-ce qui n’a pas été compris ?
    Qu’est-ce qui aurait dû être compris ?
    Et par qui ?

  16. Il faut ici rappeler quelques données essentielles :
    1. Bien avant d’entamer l’écriture de La Recherche, Proust a notamment écrit Jean Santeuil (inachevé) et Contre Sainte-Beuve, qui contiennent en germe – et parfois plus qu’en germe – les thèmes majeurs de la Recherche.
    2. Ensuite, Proust a arrêté d’écrire, de nombreuses années. Il avait le sentiment que ses écrits ne menaient à rien. Il a alors mené longtemps une vie mondaine faite de frivolités.
    3. Puis, enfin, « Marcel finit par devenir écrivain » et se lance dans l’écriture du chef d’œuvre. Donnée importantissime : il écrit les 50 premières pages de Du côté de chez Swann, et dans la foulée les 50 dernières du Temps Retrouvé. La course contre la montre/contre la mort qu’il entame, il en a pleinement conscience dès le début de l’entreprise.
    Donc, quand il décide d’intituler le tout « A la Recherchd du Temps Perdu », il signifie « A la Recherche du temps frivolement perdu à ne pas écrire mon oeuvre ».
    C’est cet aspect-là que la traduction anglaise néglige totalement. Si l’on néglige ce côté « time-trial », on ne rend pas justice à l’œuvre.

    • Titres retenus en italien, espagnol, croate, allemand :
      – Alla ricerca del tempo perduto 
      – En busca del tiempo perdido
      – U traženju izgubljena vremena
      – Auf der Suche nach der verlorenen Zeit

      Toutes ces traductions rendent compte de l’aspect « course contre la montre ».
      « Remembrance of Things Past », quelle que soit l’origine de cette traduction, ça passe complètement à côté d’un aspect essentiel de l’œuvre.

      • « When to the sessions of sweet silent thought
        I summon up remembrance of things past »

        Qui plus est, ce sonnet a très peu de choses à voir, au fond, avec le projet proustien.
        Emprunter les mots de Shakespeare pour le titre de l’œuvre de Proust est donc doublement impropre…
        In search of lost time, c’est moins shakespearien, mais plus adéquat…

  17. « A la Recherchd du Temps Perdu », il signifie « A la Recherche du temps frivolement perdu à ne pas écrire mon oeuvre ».

    Un peu contradictoire non, car si Prousr n’avait pas perdu son temps par ex dans les salons du Fbg St Germain, il n’aurait pas eu grand chose a raconter. Son enfance, certes et son adolescence. Mais il lui aurait manqué sa matière.

  18. Non, pas d’accord. Ce qui se passe dans les salons parisiens, ce qui se passe chez Mme Verdurin ou chez la Duchesse de Guermantes, ce n’est pas la matière de cette œuvre.
    L’essentiel est, pour moi, ailleurs.
    Mais entamer ce genre de discussion risque de nous mener très très très très loin.

    • Qu’il s’agisse des salons, des expériences amoureuses, des visites touristiques, aussi insignifiante que soient ces expériences, l’œuvre n’existerait pas sans elle et le poids de sensibilité et d’analyse que Proust leur donne.

      • Cette oeuvre est un très long monolgue intérieur;je ne sais pas quand Proust a pris des feuilles et un stylo…mais je sais (tout le monde sait) qu’il a commencé très tôt à monologuer à partir de ce qu’il vivait. ensuite,il a transcrit…Bien sûr,tout n’était pas écrit dans sa tête.

          • Ben peut-être,mais je rapelle une évidence:quand il fréquentait ses duchesses,il écrivait déjà son oeuvre…donc dire qu’il « perdait son temps » en frivolités est idiot.

  19. La matière proustienne est définie par Proust lui-même dans les dernières lignes du Temps Retrouvé :
    « Il ne me semblait pas que j’aurais encore la force de maintenir longtemps attaché à moi ce passé qui descendait déjà si loin. Aussi, si elle m’était laissée assez longtemps pour accomplir mon oeuvre, ne manquerais-je pas d’abord d’y décrire les hommes, cela dût-il les faire ressembler à des êtres monstrueux, comme occupant une place si considérable, à côté de celle si restreinte qui leur est réservée dans l’espace, une place au contraire prolongée sans mesure puisqu’ils touchent simultanément, comme des géants plongés dans les années à des époques, vécues par eux si distantes, entre lesquelles tant de jours sont venus se placer – dans le Temps. »
    Et tout le reste est littérature. (Oui, facile, mais comment résister à la tentation?)

  20. Jean-Paul Brighelli 10 juillet 2025 à 17h01
    Franchement, la mise en parallèle d’extraits de Proust et de ma pauvre prose est navrante — pour moi. Envie soudaine de ne plus rien écrire, sinon par auto-dérision.
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Maestro,j’ai du mal à comprendre votre susceptibilté. Josip Gavrilovic,le sorbonnicole,fait quelques effets de manche, se lance dans un rapprochement inepte et vous en êtes affecté ?

    Mais cette mijaurée, cette sainte nitouche, ce mouton lobotomisé,vous ne le connaissez ni des lèvres ni des dents…

    • « À temps perdu — et je n’ai plus le temps de le perdre — » …
      Brighelli est donc lui aussi à La Recherche du Temps Perdu. Comme le narrateur de Proust, il sait qu’il lutte contre la montre. »

      Rapprochement inepte? Vraiment ?

      « Proust, Brighelli, Scheherazade, producteurs de récits, raconteurs d’histoires qui repoussent l’échéance de la mort (pouvoir du récit) et qui se font les narrateurs de cette mort retardée (récit d’un pouvoir) : la boucle est bouclée. »

      Rapprochement inepte ? Vraiment ?

      Par ailleurs, rapprocher deux textes n’est aucunement les mettre sur un pied d’égalité en termes de qualité.
      Sur ce point, un commentaire de Brighelli serait bienvenu…

      PS : Lormier, allez-y mollo sur les invectives, je pourrais me lasser.

    • Selon Lormier, je me livre à « quelques effets de manche ».
      Je serais curieux de voir et de savoir en quoi consistent des effets de manche faits de mots, et lesquels j’ai commis.
      Lormier/ Pierre Poujade va nous expliquer tout ça.

  21. Si le Marcel cherchait un étalon de temps, il aurait pu le trouver dans l’oscillateur qui lui chauffait périodiquement la rondelle.

  22. Seule Girebite a des épaulettes argentées.

    Argentées,peut-être,mais elle elle s’en plaint: »je n’ai pas de rebord à mes épaulettes. »

    Oui.

  23. Je pensais que Dugong ou WTH le signaleraient sans tarder…mais puisqu’ils tardent…

    Le titre de la chronique de Brighelli, Le Bruit du Silence, je veux bien être pendu si ça n’est pas une référence à The Sound of Silence, de Simon and Garfunkel.
    Non que le texte de la chanson puisse être réellement rapproché du texte de la chronique.
    Mais les cinéphiles – et Brighelli en est un – n’ont pas oublié la scène finale de The Graduate, où le personnage joué par Dustin Hoffman chamboule et foule aux pieds les codes de la bonne bourgeoisie américaine friquée pour empêcher le mariage contre nature du personnage joué par Katharine Ross.
    Et à 4 mn dans la vidéo ci-dessous, The Sound of Silence, devenu symbole du bonheur à venir, loin des convenances, peut se faire entendre :
    https://youtu.be/ahFARm2j38c?si=S46IN7tTzW8yWaul

    Brighelli :
    « Only the sound of my voice ». J’ai une voix qui sonne bien — je l’ai travaillée au fil des ans, le métier veut ça, et la séduction aussi. »
    Brighelli jouant de sa voix qui sonne bien en s’accompagnant à la guitare à Ibiza ou ailleurs, est-ce que ça ressemblait à du Paul Simon ? Brighelli a-t-il défié l’ordre bourgeois et brisé des mariages contre nature ? Allez savoir…

    • Sa voix qui sonne bien (pas seulement quand il chante mais aussi quand il parle) lui a servi:
      a) à tomber des meufs
      b) à faire cours et à être écouté
      c) à une combinaison de a) et b)

  24. Vous avez certainement remarqué, JG, que,dans La recherche, « temps perduS » est parfois au pluriel.

    Ici,par exemple:

    Et comme dans les nouveaux espaces, encore non parcourus, qui s’étendaient devant moi, il n’y aurait pas plus de traces de mon amour pour Albertine qu’il n’y en avait eu dans lesTEMPS PERDUS je venais de traverser, de mon amour pour ma grand-mère, offrant une succession de périodes sous lesquelles, après un certain intervalle, rien de ce qui soutenait la précédente ne subsistait plus dans celle qui la suivait, ma vie m’apparut comme quelque chose d’aussi dépourvu du support d’un moi individuel identique et permanent, quelque chose d’aussi inutile dans l’avenir que long dans le passé, quelque chose que la mort pourrait aussi bien terminer ici ou là, sans nullement le conclure, que ces cours d’histoire de France qu’en rhétorique on arrête indifféremment, selon la fantaisie des programmes ou des professeurs, à la Révolution de 1830, à celle de 1848, ou à la fin du Second Empire.moi individuel identique et permanent, quelque chose d’aussi inutile dans l’avenir que long dans le passé, quelque chose que la mort pourrait aussi bien terminer ici ou là, sans nullement le conclure, que ces cours d’histoire de France qu’en rhétorique on arrête indifféremment, selon la fantaisie des programmes ou des professeurs, à la Révolution de 1830, à celle de 1848, ou à la fin du Second Empire.

    https://alarecherchedutempsperdu.org/marcelproust?page=416

  25. Josip Gavrilovic 10 juillet 2025 à 18h08
    Non, pas d’accord. Ce qui se passe dans les salons parisiens, ce qui se passe chez Mme Verdurin ou chez la Duchesse de Guermantes, ce n’est pas la matière de cette œuvre.
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Madame Verdurin et la Duchesse de Guermentes n’existent pas;ce sont des personnages créés par Proust.

    Dire que ce qui se passe chez eux et que raconte Proust ne fait pas partie de la « matière de cette oeuvre « , c’est dire quelque chose d’incompréhensible.

    • Répondre à cette objection m’obligerait à, en quelque sorte, faire une conférence sur le fait que La Recherche est un roman et non une autobiographie, que les événements qui y sont rapportés sont un décor, un arriere-plan, et que la matière de l’œuvre, le projet proustien, c’est de transformer en littérature la sensation d’échapper au Temps éprouvée par le narrateur, et que, ironie suprême, pour accomplir cette transformation, puisque la mort guette, le Temps est compté.

      Mais si je donnais cette conférence, on me dirait ici que je pontifie, que je sodomise les diptères, que j’intellectualise à l’excès des choses simples, et que tout ça c’est des ratiocinations de bobo parisien.

      Alors, non.

  26. Lormier 10 juillet 2025 à 23h35
    Sa voix qui sonne bien (pas seulement quand il chante mais aussi quand il parle) lui a servi:
    a) à tomber des meufs
    b) à faire cours et à être écouté
    c) à une combinaison de a) et b)

    Il faut ajouter un d)
    Pour le moment, je suis surtout celui qui te raconte des histoires, avec ou sans livre. La voix du soir, la voix qui précède les rêves.

    La voix du soir, la voix qui lit des histoires avant que la fille s’endorme (et pour qu’elle s’endorme et rêve ) doit ^tre modulée différemment.

  27. « Un jour, j’ai fini par admettre qu’il n’y a pas de musique de fond dans la vraie vie…Je devais avoir douze ou treize ans. »

    « fini par admettre »;donc,ça prit du temps;à quel âge commença-t-il à réfléchir au sujet ?
    Précoce le môme,puisque la conclusion vint alors qu’il n’avait que 12 ou 13 ans;en 65 ou 66,donc.

  28. Josip Gavrilovic 10 juillet 2025 à 22h36

    Le Bruit du Silence
    The Sound of Silence

    sound, c’est plutôt le son que le bruit

        • Pourvu qu’il ait un téléphone à portée de main pour mater youporn, sensations rien que très ordinaires.

        • Dugong
          11 juillet 2025 à 7h37
          Proust immergé près d’un mur de HP à Hellfest, quelle(s) sensation(s) ?

          Booba ou Joey Starr immergés dans les 14 contrepoints de l’Art de la Fugue de JSB, ça envoie aussi du rêve ! (« Quoi ? On peut faire un truc pareil avec simplement une gamme à 5 tons et deux demi-tons? What the fuck ???!!! « )

  29. Retour sur la notion de « rapprochement » de deux entités, qu’il s’agisse d’œuvres littéraires, ou picturales, ou musicales etc.
    Rapprocher deux éléments ne signifie pas les mettre sur un pied d’égalité sur le plan du plaisir ou des émotions qu’ils suscitent, ou sur le plan de la qualité stylistique, ou sur le plan de la complexité de la composition etc.
    Les exemples abondent, je me limiterai à un seul. Il est légitime, en aucun cas inepte, de rapprocher le canon musical vocal sur l’air de « Frère Jacques », et la Fugue à 6 voix de J.S. Bach intitulée L’offrande Musicale. Rapprochement légitime car dans les deux cas, c’est la même technique contrapunctique qui est mise en œuvre. Le premier canon est relativement basique, alors que la fugue de Bach est « un des plus grands accomplissements de la civilisation occidentale » (la formule n’est pas de moi, mais j’y souscris), et pourtant rapprocher ces deux partitions est tout sauf inepte.
    Lormier juge inepte mon rapprochement entre, par exemple, la course contre la montre/contre la mort explicitement décrite par le narrateur proustien, et la course contre la montre/contre la mort évoquée par Brighelli. Évidemment, les deux textes ne sont pas COMPARABLES en terme d’ambition littéraire et d’architecture en cathédrale. Mais les RAPPROCHER, car ils traitent tous deux de la même angoisse essentielle de deux écrivants (oui, oui, écrivants) à l’idée du temps qui risque de leur faire défaut, les rapprocher est tout sauf inepte.

  30. « quand je serai passé du côté de la nuit et du silence.  »

    Le silence, c’est la mort.

    La vie,c’est la cacophonie:

    « au sortir de la patinoire, il n’y a plus de musique. Juste la cacophonie de la vie. »

    A Ibiza (quand les « hippies conformistes » ne jouaient pas de la guitare) ce n’était pas le silence, sur la plage:

    « Rien. Le bruit des vagues, le crissement des insectes, les gémissements des corps.
    Pas de musique de fond. »

    Plaisant ou non ? Enfin , le « gémissement des corps », c’est pas très chouette.

  31. Josip Gavrilovic 11 juillet 2025 à 8h12
    Mais si je donnais cette conférence, on me dirait ici que je pontifie…

    Lormier ne dirait pas ça;il penserait: »mais il déconne à plein tube! Y fait exprès ou quoi ? »

    et probablement il garderait cette pensée pour lui.

    • Et c’est en cela que vous ne pouvez pas encore rivaliser avec Pierre Poujade.
      Poujade verbalisait (éructait ?) ce genre de pensées, il ne les gardait pas pour lui. 😏

  32. j’écris une très longue lettre à ma dernière fille, qu’on lui remettra peut-être quand je serai passé du côté de la nuit et du silence.

    Donc ce texte est une lettre adressée à quelqu’un qui la lira (peut-être) après la mort de l’auteur, père de ce quelqu’un.

    Mais l’auteur invite d’autres lecteurs…

    La lettre est précédée d’une photo de famille,où l’on voit l’auteur -enfant (maigrelet, regard intense ou inquiet) en compagnie de ses deux parents;le visage du père préfigure celui du fils,adulte.

    Il y a bien l’idée de mettre en relation deux enfances.

    La fille à qui le Maestro lisait Chien bleu, ce n’est pas la fille d’aujourd’hui (qui doit avoir dans les 15 ou 16 ans.

    Et la fille que le père portait jusqu’à son lit, je doute que ce soit l’adolescente d’auourd’hui.

    ( Bien sûr, je ne veux pas dire que le Maestro n’en aurait pas la force, lui qui est est membre du club des Titans de la Rue Sainte et soulève des barres chargées de bien plus que son propre poids; mais une adolescente ne demande pas à son père de la porter jusqu’à son lit.
    Encore que…)

  33. Lanson, dans son Histoire de la Littérature française parle des « digressions » , notamment sur le sommeil, qui dans La Recherche ralentissent le récit.

    C’est complètement con:il n’y a pas de digressions chez Proust.

    Gavril Supputex, quant à lui, croit pouvoir distinguer de la « matière de l’oeuvre » un arrière-plan, un décor…

    Etonnant de la part de quelqu’un qui, par ailleurs,cite le côté « oeuvre-cathédrale ».

  34. It’s only the sound of my voice.

    le son de ma voix

    Nous sommes les mots lentement mâchés et restitués, dotés pour quelques instants, le temps que leur bruit s’évanouisse, de ma lèvre à ton oreille, d’un pan de notre chair.

    Bruit,cette fois-ci.

  35. Une voix qui remuait mes petites copines, au téléphone — disaient-elles.

    Cette vibration de l’air, un peu dérisoire dans sa fragilité…

    Le son de la voix,oui,c’est une vibration de l’air,vibration qui fait vibrer qualque chose dans l’oreille de qui entend…

    Si nos récepteurs était différents, nous dirait Dugong (qui parle plutôt vision et infrarouge, mais c’est kif kif) nous entendrions autrement…

    Bof…

    Le fait est qu’on entend,et cela peut se décrire phénoménologiquement…

    Un jour, le Maestro nous fait le coup de réduire le plaisir érotique à des échanges chimico-électriques …

    Bof…

    Le but de cette réduction est peut-être de nous désespérer, de nous enfoncer le nez dans le caca du « dérisoire » . Pour mémoire: « cette plaisanterie douteuse qu’on appelle la vie. »

    • « Si nos récepteurs était différents, nous dirait Dugong, nous entendrions autrement

      Ou pas

      La fonction crée l’organe…

  36. Gavril Supputex, quant à lui, croit pouvoir distinguer de la « matière de l’oeuvre » un arrière-plan, un décor…
    Etonnant de la part de quelqu’un qui, par ailleurs, cite le côté « oeuvre-cathédrale ».

    Quand je visite une cathédrale, je distingue en effet la Nef du Transept.
    Et surtout je distingue l’ensemble Nef + Transept (qui forme la croix) des chapelles latérales.
    Dans La Recherche, il y a beaucoup de chapelles latérales. Les chapelles latérales ne constituent pas la matière de l’œuvre.
    La matière de l’œuvre, c’est l’ensemble Nef + Transept.

    Je sens que je vais être obligé de la donner, cette conférence…Et quand j’aurai fait le tour de la question sans pour autant tourner autour du pot, Dugong pourra dire que j’ai donné une circonférence.
    Et la boucle sera bouclée.

  37. @Lormier, en guise de clin d’œil et de début de conférence :
    La matière proustienne : transformer en Littérature la sensation d’échapper au Temps éprouvée à plusieurs reprises par le narrateur, transformer en Littérature cette « seconde d’éternité ».
    Pour ce faire, pour accomplir cette transformation, Proust a trouvé l’arme absolue : la métaphore. Dixit Proust : « Seule la métaphore peut donner une sorte d’éternité au style. »
    Gérard Genette, immense narratologue (mais pas que) s’il en fut, démontre qu’en fait, même si Proust parle de métaphore, c’est surtout à la métonymie qu’il a recours. Voir à ce sujet l’article de Genette « Métonymie chez Proust » in Figures 3, éditions du Seuil.
    Genette, qui a beaucoup travaillé sur les techniques narratives, a élargi le concept pour définir la notion de « métalepse ». Pierre Poujade n’hésiterait pas ici à parler de sodomisation de diptères, d’intellectualisme forcené pratiqué par des bobos-rive-gauche-hors sol.
    Mais non. Il s’agit de définir avec précision des notions et des techniques qui, justement, requièrent un technolecte.
    Et j’en ai plein mon Estafette. 🙂

      • Alors, retournez à vos passionnantes « recherches » sur Xhamster et Pornhub, et laissez les QI de 150 discuter entre eux.

    • « Et j’en ai plein mon Estafette »

      Bourrer une estafette exténuée, c’est pas bien…

      Des technolectes de mauvaise qualité, importés de Chine

  38. Proust et Lanson

    « Il est entendu que jamais Marcel Proust ne sera un écrivain réellement populaire ; ce ne sera jamais un concurrent sérieux pour M. Pierre Benoît. Il pourra se faire que ses volumes traînent sur toutes les tables des salons, et que le bon ton, chez les snobs, exige qu’on se pâme, dès qu’il sera nommé. C’est plus vite fait de se pâmer que de lire. Mais quiconque aime les belles anatomies du cœur humain, ou se plaît à observer les mouvements de l’intelligence et de la sensibilité françaises, ne pourra plus lâcher cet ouvrage après l’avoir pris en main. »
    G Lanson, article de 1924

    https://proustonomics.com/ce-chien-de-style-gustave-lanson-lecteur-de-la-prisonniere/

      • Je crois utile de signaler que Lanson écrivait dans l’Humanité
        et qu’à son époque « français  » n’était pas un gros mot.

        Mais peut-être vos études ne vous l’ont-elles pas appris ?

          • JG, c’est la grenouille qui veut se faire aussi grosse…
            Il oublie qu’il est sur BdÂ, et donc à ce titre, rien de plus qu’un Âne, comme les autres. 😁

        • Sérieusement, ECHO, se sentir obligé de parler d’intelligence et de sensibilité FRANCAISES, rassurez-moi, vous trouvez ça complètement déplacé, dérisoire, hors-sujet, non ?
          Ce que dit Proust d’intelligent et de sensible n’est pas spécialement français, mais UNIVERSEL.
          Ce que dit Dostoievski sur la nature humaine n’est pas spécialement russe, mais UNIVERSEL.
          Ce que dit Shakespeare sur la folie qu’engendre le pouvoir n’est pas spécialement anglais, mais UNIVERSEL.
          Ce que dit Cervantes sur la quête d’absolu n’est pas spécialement espagnol, mais UNIVERSEL.
          Etc. etc.
          Mes études m’ont appris que UNIVERSEL n’était pas un gros mot, mais un beau mot. Unificateur…

          • Eh non.
            Les auteurs que vous avez cités réussissent à etre universels bien qu’ils soient particulièrement anglais, français, espagnol, russe … ce qu’ils ont d’authentiquement français, espagnol, russe n’échappe qu’a ceux qui croient qu’il n’existe pas de culture nationale ou que le mot national est contradictoire avec le mot culture. Ils ne sont pas l’image unique de la culture nationale parce que celle ci peut etre multiple, mais ils sont inséparables du milieu et de la culture qui les a nourris.

          • Je vois où vous voulez en venir, et je veux bien vous suivre sur votre terrain. A vos risques et périls.
            Les auteurs que je cite, comme vous le dites, ne sont pas l’image unique de la culture nationale parce que celle ci peut etre multiple, mais ils sont inséparables du milieu et de la culture qui les a nourris. Je l’admets.
            Mais vous omettez l’essentiel (comme souvent !) : ce que leurs lecteurs retiennent d’eux, ce qui fait la grandeur de ces auteurs, ça n’est nullement leurs traits distinctifs nationaux, mais justement le caractère SUPRANATIONAL (i.e. universel …) de ce que leurs œuvres nous disent !

          • « universel » plutôt que « supranational » – quelque peu confusionnant.

            N’étant qu’une nain-tellectuelle, je me contenterai de rappeler qu’ il n’y a qu’une seule nature humaine sur cette planète, dotée certes de moult « caractères »…

            Ainsi donc tous les hommes devraient être égaux, sauf que certains sont plus égaux que d’autres… quelles que soient d’ailleurs « milieu », « culture », etc.

          • « Ce que dit Shakespeare sur la folie qu’engendre le pouvoir n’est pas spécialement anglais, mais UNIVERSEL »

            J’aurais plutôt écrit : Ce que dit Staline sur la folie qu’engendre le pouvoir n’est pas spécialement soviétique, mais UNIVERSEL

      • WTH
        11 juillet 2025 à 14h03
        JG, c’est la grenouille qui veut se faire aussi grosse…
        Il oublie qu’il est sur BdÂ, et donc à ce titre, rien de plus qu’un Âne, comme les autres.

        Vous avez raison.
        Parfois j’oublie ce qu’est BdA, et je me laisse aller à imaginer qu’une certaine complexité peut y être entendue et comprise. C’est pourtant parfois le cas…mais trop rarement.
        Mais vous avez raison de me ramener sur terre, où je me retrouve, à l’occasion, « exilé sur le sol au milieu des huées, et affublé « d’ailes de géant qui m’empêchent de marcher. »
        Pas grenouille. Albatros.

        • De l’air beau, on pouvait s’y attendre !
          Vos « ailes de géant » doivent sans doute vous masquer, exemple parmi (bien) d’autres,
          la nocivité de l’Arcom.
          Nul besoin d’un QI supérieur pour « comprendre » et « entendre ».
          il n’y a là rien de « complexe ».

          • D’où vous vient cette obsession polémique sur l’Arcom?
            Et en quoi suis-je concerné par ça ?

          • (« exemple parmi d’autres » : vous en avez touché deux mots récemment…
            – deux mots n’étant pas une de vos caractéristiques – cf les Caractères)

          • Je suis désolé, mais je ne comprends pas de quoi vous parlez.
            Pouvez-vous être moins sibylline SVP ?

    • … et les quelques jeunes (!) « qui ne sont pas effarouchés par un peu d’intelligence », s’il en reste encore, s’il est encore possible d’en fabriquer,
      se hâtent de quitter l’Hexagone ; et on les comprend !

  39. National, universel

    Gide:
     » Les œuvres les plus humaines, celles qui demeurent d’intérêt le plus général, sont aussi bien les plus particulières, celles où se manifeste le plus spécialement le génie d’une race [ici au sens de culture] à travers le génie d’un individu. Quoi de plus national qu’Eschyle, Dante, Shakespeare, Cervantès, Molière, Goethe, Ibsen, Dostoïevski? Quoi de plus généralement humain? Et aussi de plus individuel? (Gide, 1909)

    • Ici général est l’équivalent d’universel, mot qui n’est devenu populaire qu’assez récemment sauf erreur.

      • Oui : « quoi de plus national » – un pays, une époque – « individuel » – une personnalité –
        que ces aigles (après « grenouille », « âne » et « albatros),
        … tels des « génies »… « humains ».

    • @ECHO et WTH
      Bon. On va arrêter de disserter en apesanteur, et prendre un exemple précis relativement clair.

      Il y a quelques années, Ariane Mnouchkine a mis en scène Tartuffe.
      Son Tartuffe avait, dans sa mise en scène, tous les attributs extérieurs – donc visibles – de l’islamiste intégriste salafiste.
      Le texte de Molière, miraculeusement (c’est le propre des grands textes écrits par des gens géniaux), était parfaitement compatible avec cette interprétation. Le « Tartuffe salafiste » de Mnouchkine n’entrait jamais en conflit ni avec l’esprit ni avec la lettre du texte.
      La francité du texte de Molière s’effaçait totalement derrière l’universalité de ce dont nous parle cette pièce.
      CQFD.
      Mnouchkine/Molière vs Gide, score final : 1-0.

      • Pour information :
        En scènes : le spectacle vivant en vidéo – Tartuffe de Molière, mis en scène par Ariane Mnouchkine au Festival d’Avignon https://share.google/GBbGHQ5qk3NcVnXFN

        « Et son Tartuffe se passe donc dans ce qui pourrait être aujourd’hui la demeure d’une famille méditerranéenne qui subit les dictats ; non d’un dévot comme du temps de Molière, mais d’un islamiste intégriste. S’il reste encore en France un metteur en scène qui pense que le théâtre doit servir de tribune politique, c’est bien Ariane Mnouchkine. Son Tartuffe est très étonnant, très courageux. »

  40. JG
    Quelle blague, dédolé mais je ne peux dire autrement.

    Le texte de Molière aurait-il pu être écrit – disons par un écrivain de la Mecque, au 17 ème siècle – ou à un autre moment) ?

    C’est donc bien un texte qui ne pourrait être écrit (ou plutôt avoir été écrit) partout.
    De plus, il manifeste l’esprit français du grand siècle (ou une partie de cet esprit), ennemi non pas de toute religion, mais de toute exagération religieuse. On y trouve le « ne quid nimis » latin, autre héritage.
    C’est en raison de ces origines enracinées dans une culture et une époque, qu’il peut s’appliquer non seulement aux dévots du Saint sacrement du 17 ème siècle (sous le masque prudent d’un faux dévot, d’un hypocrite et non d’un convaincu ou d’un fanatique) mais à tout dévot exagéré d’une dévotion autre.
    Je ne vois pas ce qui infirme dans cet exemple la thèse que vous voulez critiquer?

    • Cette pièce écrite dans les années 1660 dans le Paris de Louis XIV s’est averée bien au dessus des circonstances de sa production, pour être d’une validité intacte 250 ans plus tard, où qu’on la lise, où qu’on la joue.
      Si ça n’est pas une démonstration d’universalité, ça…

  41. Universalité ? Elle est rejouee dans son pays d’origine. Une moitié du monde ne la jouerait pas et si on la jouait, ne la comprendrait pas ( et je ne parle pas seulement des ignorants )
    Elle dépasse son époque, sans doute, plus que d’autres pièces ou œuvres.
    On peut aussi remarquer la tendance à moderniser les œuvres anciennes quand il s’agit de représentation, comme si on ne pouvait pas les apprécier sans cela ( parfois de façon grotesque- allusions appuyées au féminisme etc là où l’auteur n’ y avait aucunement pensé et pour cause etc ) mais c’est quand même un autre sujet.

    Donc pour revenir à votre conception de l’universalisme, elle consiste dans le pays qui a vu naître l’œuvre à en donner une version qui prend en compte des situations actuelles, mais analogues ( plus ou moins) à celle de l’oeuvre d’origine. Je n’appelle pas cela de l’univrsalisme.

    • « Dans le pays qui a vu naître l’œuvre… »

      Vous vous focalisez sur ce point, et ça ne m’étonne pas vraiment, car il me semble que vous pratiquez un ethnocentrisme mâtiné d’un fort sentiment national (dénué d’agressivité envers l’Autre).

      Et pourtant…
      Je crois que Shakespeare est joué dans le monde entier.
      Je crois que la musique de Mozart est jouée dans le monde entier.
      Vinci, Michel-Ange, Vermeer, Picasso sont exposés dans le monde entier, ou bien on se déplace du monde entier pour voir leurs œuvres.
      C’est ce que je vous disais dès le début : il y a des œuvres d’art dont le caractère universel a largement transcendé les conditions temporelles et géographiques de leur production.

    • Rien qu’un p’tit bruit dans le grand silence…
      Et pourtant y’en a des qui tentent de péter très haut et presque aussi vite que la lumière.

  42. Vos exemples sont plus convaincants que celui de Moliere/Mnouchkine.

    La musique et la peinture sont peut etre d’ailleurs plus universels que la littérature. Mais à quoi doit – on cette universalité ? L’expansion de la culture occidentale est un phénomène intéressant – des japonais qui avaient ( ont) leur propre culture sont devenus des veritables amateurs et des praticiens de la musique classique occidentale ( alors que le contraire n’existe presque pas )
    L ‘universalité dissimule des facteurs comme l’occidentalisation.
    Quant a Molière , je serais quand même étonné qu’on le joue au Japon, pourtant si perméable a l’ Occident, sinon comme une curiosité. Alors qu’on jouera des opéras de Verdi ou de Mozart.
    Il y a dans ces questions plus de complexité que l’emploi d’un mot comme universalisme n’en suppose
    Et la valeur financière de l’art et le prestige en effet universel ( au sens de mondialisé) de certains artistes font qu’ils ont une reconnaissance internationale ( pensons que le Salvator Mundi attribué à Vinci – et peut être a tort- a été acquis pour une somme mirobolante par un quelconque émir du golfe persique.

    • La perméabilité remonte à la fin du XVE siècle, lorsque Bellini est allé à. Istanbul portraiturer Mehmed II.
      J’ai écri un e étude sur la question de cette perméabilité et d ela résistance des peintres persans : lire Mon nom est rouge, d’Orhan Pamuk.

    • Après vérification le Salvator Mundi dit version Cook. a été acquis par le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane.

  43. Sur la question de l’influence de la peinture occidentale sur l’Orient, petite étude à votre disposition — rédigée il y a deux ans :

    Mon nom est rouge : quelques réflexions sur la représentation littéraire et picturale

    Cette étude initialement portait sur le roman d’Orhan Pamuk, Mon nom est rouge. Puis elle a dérivé.

    Point n’est besoin d’invoquer la réflexivité des équivalences pour affirmer que la formule d’Horace, Ut pictura poesis, peut s’écrire à l’envers : Christian Biet, analysant le Cabinet de curiosités de Monsieur de Scudéry, intitule son article Ut poesis pictura, l’ekphrasis fonctionnant dans les deux sens. Les objections de Lessing, stipulant que l’œuvre d’art ne propose qu’un instant, arrêté, figé, alors que la littérature s’inscrit dans l’action, c’est-à-dire la durée, ne manquent pas de pertinence, mais n’ont jamais empêché les littérateurs, de Diderot à Apollinaire en passant par Baudelaire, de proposer des « salons » où les textes rendent compte des œuvres, et s’arrêtent là. Savoir si la littérature est plus ou moins habile que la peinture pour rendre compte de la beauté du réel est, dans ce contexte, une question subsidiaire.
    Point n’est besoin non plus d’expliquer que toute réflexion littéraire sur la pratique artistique est, forcément, une réflexion en miroir sur la littérature elle-même. Au cœur du problème, la question du Beau, de sa restitution ou de sa création. L’objet littéraire a les mêmes soucis que l’objet pictural ou l’objet musical. En faisant de chacun de ses poèmes un objet, puis un objeu et enfin une objoie, Ponge a poussé le parallèle dans ses ultimes retranchements. L’objet poétique, dont le calligramme est la figuration ultime, fonctionne comme un donné que l’on doit appréhender dans sa totalité immédiate, tel un tableau ou une sculpture — d’où sa prédilection des formes fixes, rondeau, sonnet ou ballade. Le Coup de dés mallarméen est l’illustration ultime de ce principe, où la typographie est déjà porteuse d’esthétique, et épuise en quelque sorte le sens.
    Ces évidences sont si bien ancrées dans la réflexion critique que l’on s’étonnera qu’un romancier consacre près de 740 pages, dans l’édition Folio de Mon nom est rouge (1998), à tresser un récit polyphonique sur une intrigue qui se résume à la difficile cohabitation du texte et de son illustration dans un recueil imaginaire de littérature persane. Une ekphrasis aussi longue, parsemée de meurtres et d’histoires d’amour, est-elle lisible ?
    L’action du roman d’Orhan Pamuk se situe entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe, sous le règne du sultan Mourad III, qui a commandé un ouvrage en quelque sorte définitif pour fêter les mille premières années de l’hégire. La double historicité théorique du roman historique affleure de manière discrète dans cette intrigue située dans le milieu très fermé des miniaturistes, renvoyant certes à l’histoire contemporaine complexe de la Turquie moderne, mais essentiellement au statut des arts en islam — où la représentation en soi est un crime — et de la littérature en particulier, qui n’est plus mise en scène face à l’art pictural, mais est chargée de se faufiler dans les interstices de la réalité. La tradition sur laquelle s’appuient les illustrateurs, mise à mal en cette période de mutation par l’influence des peintres vénitiens auxquels sont confrontés les maîtres persans, serait donc susceptible d’effritement, de contestation interne. Le Temps et l’Histoire se glissent ainsi subrepticement dans les certitudes immémorielles de l’islam.
    D’où l’intrigue policière. Une enquête par définition explicite les sous-entendus des évidences premières. Quand ces sous-entendus sont, comme ici, inextricables de prime abord, on comprend mieux la nécessité du roman au long cours. La réalité, ce sont les deux meurtres successifs sur lesquels se construit l’intrigue. Mais la vérité est bien plus complexe, et en démêler les fils prend un certain temps.
    On s’apercevra au fil du récit que la perception première, globale, de l’œuvre d’art est de même nature. Aussi innocente que paraisse à première vue la représentation, elle dissimule toujours une vérité cachée, comme ces tableaux dont le passage à l’infrarouge révèle un dessin premier enfoui. Arturo Pérez-Reverte a construit un roman policier entier, Le Tableau du maître flamand (1990), sur une telle lecture en épaisseur d’une œuvre picturale, dont les effets sur la contemporanéité ne sont pas moins mortels que dans le passé où a été peint le tableau.
    Plutôt que de littérature « policière » il faudrait parler ici d’une littérature d’énigme. Les grands détectives, Dupin chez Poe, Sherlock chez Conan Doyle, Poirot chez Agatha Christie ou l’abbé Faria dans Le comte de Monte-Cristo, ne sont rien d’autre que des spécialistes du décryptage. Et l’on peut échafauder une histoire de la littérature de fiction par la mise en place de tels archi-lecteurs, chargés à la fois d’expliciter le texte en profondeur — voir Mme de Merteuil dans Les Liaisons dangereuses —, et de ridiculiser le lecteur et ses hypostases : voir Watson chez Doyle.
    Le véritable enjeu du roman d’Orhan Pamuk, et de toute littérature au fond, est l’étude des rapports complexes de la beauté et du style. Si en effet la beauté — celle devant laquelle Stendhal se pâme, qu’il s’agisse de musique ou de peinture — obéit à des canons fixes, la possibilité même d’un style personnel est nulle : l’artiste reproduira à l’infini ce qui un jour a été considéré comme beau et à ce titre totalement performatif. S’il se laisse aller à une touche personnelle, comment la beauté survivra-t-elle à cet attentat qu’est le style ? Ou, si l’on préfère : quelle anarchie dionysiaque peut se substituer aux canons apolliniens ?

    Les moines médiévaux recopiaient inlassablement les Evangiles et autres écrits des Pères de l’Eglise, quitte à gratter pour cela les textes antiques rédigés sur les vélins qu’ils utilisaient. C’est qu’ils jugeaient que le Livre de Dieu était indépassable, dans la forme comme dans le fond. Cette activité de copiste, au fond du scriptorium des grandes abbayes, a préservé le modèle divin, jugé indépassable, pendant les Âges sombres. Les sectateurs du Coran agissent de même ; la reproduction calligraphiée à l’infini du texte attribué à Mahomet sert d’iconographie de substitution à toutes les représentations ; et selon une légende non vérifiée, mais d’autant plus significative qu’elle est répétée ad libitum, cette certitude présida à la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie lors de la conquête musulmane. Seuls les Chiites ont cultivé l’art de la miniature et de la représentation de toutes choses — y compris du visage du Prophète, tabou total puisqu’il exprime en soi la beauté et la vérité définitives : d’où la nécessité, pour les miniaturistes persans, de reproduire à l’identique ce qui ne saurait, en aucun cas, être susceptible d’une interprétation personnelle.
    Des modèles indépassables, il y en a eu à toutes les époques. Longtemps « le Philosophe » a désigné Aristote, conçu comme le penseur définitif. Les peintres d’icônes reproduisent inlassablement le même Christ, avec le même visage obstinément symétrique. Valéry s’abstient d’écrire de la poésie pendant vingt ans parce que Mallarmé est passé par là, et a en quelque sorte clos la séquence poétique.
    Pour cesser de recopier et oser écrire ou peindre quelque chose de nouveau, il faut une grande dose d’ingénuité, ou un sentiment très fort de son propre talent. C’est le « Anch’io, sono pittore » du jeune Corrège contemplant la Madone Sixtine de Raphaël (ou son Extase de sainte Cécile) — encore qu’il soit douteux qu’il ait connu l’une ou l’autre de ces œuvres. Hugo ne dira pas autre chose, à seize ans, en lançant : « Je veux être Chateaubriand ou rien ». Chaque époque a généré son génie indépassable. Et la perfection formelle du roman flaubertien a souvent découragé les romanciers en herbe. Contradiction en soi : l’idéal de beauté ne résiste pas aux aléas du temps, comme si l’histoire se réinvitait dans l’immuabilité des formes.
    D’où le fait que l’apprentissage pictural est essentiellement basé sur la copie des grands maîtres : la Joconde est encore reproduite par les amateurs avec une fidélité touchante — celle même des moines médiévaux. L’apprentissage de la littérature est pareillement fondé sur l’étude des grands textes : une anthologie, au sens propre, rassemble les fleurs de rhétorique des grands écrivains et les propose comme modèles absolus. L’art de la citation marque cette croyance en une expression indépassable, derrière laquelle on s’abrite afin d’être reconnu comme l’égal du modèle, mais certainement pas comme soi. Au pire, la vogue des « à la manière de » dans les pratiques pédagogiques sanctionne cette croyance dans le caractère indépassable des modèles proposés. Gérard Genette souligne que longtemps l’enseignement de la littérature, à l’écrit, se cantonna dans l’imitation, avant qu’une déferlante de démagogie fasse croire aux jeunes imbéciles que leur parole aussi était sacrée.

    Pamuk s’amuse avec cette idée. « Le diabolique vieillard était parvenu à infiltrer cette idée diabolique en lui : que nous aspirons, en nous-mêmes, à représenter, à trouver du Nouveau ; au fond de l’Inconnu, plonger, pour illuminer les choses claires-obscures… » Baudelaire affleure dans la phrase (« Au fond de l’Inconnu pour trouver du Nouveau »). Le même poète est convoqué aussi pour ses synesthésies : « La poésie et le dessin sont frères et sœurs, comme tu le sais, de même que les mots et les couleurs. » L’idée que « les parfums, les couleurs et les sons se répondent » ne dit rien d’autre que la certitude d’un modèle idéal — celui que le poète des Fleurs du Mal aurait tenté de peindre dans « La Beauté » ; et sa réflexion, « Je hais le mouvement qui déplace les lignes » stipule qu’un désaccord par rapport au modèle grec n’engendrerait que désordre et laideur… Même si l’on peut se demander si le poème n’est pas tout entier au second degré, et vise à discréditer justement l’Académisme de son temps, qui reproduisait à l’infini le modèle de beauté établi jadis par Phrynè — et qu’un chantre absolu de l’Académisme comme Gérôme a représenté avec une dévotion totale. Baudelaire marque assez que le respect de la tradition esthétique est en soi stérilisant — et la quasi-totalité des Fleurs du mal s’inscrit en faux contre le respect dû aux modèles.
    Mais ce qui distingue le poète de ses amis parnassiens (après tout, le recueil des Fleurs du mal est dédié à Théophile Gautier), c’est que concurremment à l’ambition d’élaborer des objets rigoureusement beaux, Baudelaire exalte le mouvement, la torsion, la femme-serpent (voir « Sed non satiata »). Il ne cesse de déplacer les lignes. Il écrit dans une double postulation — et l’on pourrait très bien affirmer que la tentation de Dieu ou la tentation du Diable ne sont au fond que des métaphores du conflit entre la copie et l’aspiration à de nouvelles formes. L’art, la musique et la littérature sont parcourus au fil des siècles d’une double tentation, vers l’angélisme et la reproduction infinie du Beau, ou le satanisme et la contorsion provocatrice. Ou, si l’on préfère, une vocation apollinienne, que nous nommerons Classicisme, et une vocation dionysiaque, génératrice de Baroque. Dieu ou Satan. Et ce avant même que ces deux catégories soient stabilisées par l’histoire des formes.

    L’époque choisie par Pamuk pour l’action de son roman n’est pas anodine. En Orient, la fin XVIe-début XVIIe est le moment de cristallisation d’un islam qui n’est plus celui des Lumières. En Occident, c’est la dégénérescence maniériste, qui surcharge les modèles des maîtres de la Renaissance d’une foule de détails oiseux et essentiels, dégénérescence qui en deux décennies engendre ce qu’on appellera plus tard l’esthétique baroque. Entre le Jugement Dernier de Michel-Ange, admirablement composé, symétrique dans son apparent désordre, et la torche de corps tordus de Rubens figurant la longue spirale de damnés s’engloutissant dans la Géhenne, l’opposition est évidente. Entre les sculptures magnifiquement sages de Goujon et les corps pris dans l’instant du désir du Bernin (non seulement la Sainte Thérèse, mais plus encore le Rapt de Perséphone), entre les modèles néo-classiques de Canova et la Femme mordue par un serpent de Clésinger, quelque chose s’est corrompu en quelques décennies, un désir de vie et de mouvement s’est faufilé dans l’immuabilité des formes copiées sur les modèles grecs, et la folie glissée dans l’Académisme témoigne d’un changement d’époque, d’un doute existentiel sur la possibilité même d’un Salut.
    Il faudrait suivre dans le détail des ateliers les minuscules audaces qui, de proche en proche, permettent aux jeunes peintres de se dégager du modèle vénérable. « Une erreur qui ne provient pas d’un manque de maîtrise, mais émane de l’intérieur de l’âme de l’artiste, cesse d’être une erreur, et devient un style », note Pamuk. Et d’ajouter : « Je commence à me dire que ces milliers de peintures qui reproduisent, depuis des siècles, les mêmes sujets ont peint, de proche en proche, imperceptiblement, la lente et secrète transformation du monde ancien en celui d’aujourd’hui. »
    Seuls des artistes qui par hasard biologique ont duré, comme Le Titien ou PIcasso, ont incorporé ces mutations minuscules au fur et à mesure dans leurs œuvres, si bien que l’on s’est plu à attribuer les audaces flous des derniers tableaux du peintre vénitien à sa myopie galopante — comme s’il fallait trouver une cause externe à ses prouesses esthétiques. Mais en règle générale, c’est sur plusieurs générations que, de proche en proche, ce qui était modèle indépassable est lentement modifié, contesté, réorganisé. Imaginez toutes les versions intermédiaires des Trois Grâces qui ont permis de passer, insensiblement, du tableau de Raphaël à celui de Rubens.

    Il en est de même en littérature. Des œuvres obstinément classiques, il ne reste pas grand-chose. Le théâtre de Voltaire, pour avoir tenté de perfectionner la forme, s’est perdu dans l’histoire littéraire. Racine, après Bérénice, pure tragédie de langage, hiératique et belle jusqu’à l’ennui, s’est posé la question, de plus en plus évidente, du sens même de ses pièces dans l’histoire des formes. Il est allé chercher ses sujets, pour Bajazet ou Mithridate, dans des histoires orientales, désespérant sans doute de trouver dans les modèles grecs qu’il affectionnait la violence qu’il désirait insérer dans sa dramaturgie. Iphigénie est le dernier sursaut de conformité idéologique aux canons de son époque, avant que Phèdre n’emporte tout — et qu’un demi-échec, tant il était allé loin dans le viol des contraintes, ne l’incite à une prudente retraite. « Sa croupe se recourbe en replis tortueux », dit-il du monstre qui effraie les chevaux d’Hippolyte. On comprend, dans la combinaison allitérations / assonances, qu’il en est de même de son esthétique, et que si l’historiographe du Roi veut garder sa place, il doit museler le monstre qui est en lui.
    C’est d’ailleurs toujours de monstre qu’il s’agit, lorsqu’une esthétique en chasse une autre. Camus avec L’Etranger ou La Peste avait fait des œuvres classiques, de celles qui vous valent le Nobel. La Chute est d’un tout autre calibre, et si Gallimard a si longtemps hésité à publier le manuscrit du Premier, homme, « ce livre monstrueux », disait Camus lui-même, c’est que les temps n’étaient point advenus : l’artiste se définit par sa capacité à anticiper quelque peu les mutations historiques.

    D’où pour Pamuk le choix de la charnière XVIe-XVIIe, quand il n’est plus possible aux miniaturistes persans d’ignorer les œuvres que leur proposent les Vénitiens qu’ils côtoient chaque jour. En un siècle, depuis que Bellini a portraituré Mehmet II vers 1480, le ver s’est glissé dans le fruit immuable des illustrateurs islamiques. Pamuk évoque « ces miniatures, moitié vénitiennes moitié persanes » qui peu à peu envahissent le livre en devenir. Et la tâche de l’un des narrateurs de Mon nom est rouge est « d’inventer les histoires allant avec ces miniatures » — c’est-à-dire de trouver un style composite qui à la fois colle à ces représentations hybrides et rende compte de l’époque de mutations de l’empire turc. Tout comme lui-même tente d’élaborer un roman qui témoigne des temps incertains dans lesquels Erdogan a plongé son pays. Publié en 1998, suivi quatre ans plus tard de Neige, Mon nom est rouge vaut à son auteur un Nobel (2006) qui est une manifestation de soupçon de l’Occident envers le sultan d’Ankara. D’autant que l’un de ses personnages, encore enfant, se prénomme Orhan, et que dans les dernières lignes du roman, sa mère avoue : « Dans l’espoir que, peut-être, il puisse mettre par écrit cette histoire impossible à mettre en images, je l’ai racontée à Orhan. (…) Orhan ne recule, pour enjoliver ses histoires, et les rendre plus convaincantes, devant aucun mensonge. » Le Beau nouveau ne se contente pas de tordre les lignes, il tord aussi la vérité.

    Ce dont témoigne Pamuk, c’est du divorce définitif entre le récit et son illustration. Cette attitude n’’est pas tout à fait nouvelle, et remonte à la sacralisation du Texte, sous Flaubert : le romancier normand ne supportait pas l’idée que l’on illustrât ses récits, et les artistes rongèrent leur frein jusqu’à sa mort avant de se lancer dans des illustrations qui n’apportent pas grand-chose à une œuvre d’art fermée sur elle-même. Cette mystique du Texte considéré comme un absolu ne remonte pas plus loin, les illustrateurs de tout temps aimaient s’approprier les récits, et surenchérir sur les mots. Il est presque comique de voir que les illustrations de toutes les éditions des Liaisons dangereuses des XIXe et XXe siècles ont rajouté des scènes de nudité qui ne correspondent à rien de ce que Laclos a écrit. Et qui à vrai dire n’apportent rien au récit, dont l’érotisme tient pour l’essentiel à sa terrible décence.
    Non que l’illustration soit impossible. Mais elle doit être en adéquation — et vice versa. Dans Mon nom est rouge, les illustrations précèdent volontiers le texte (« Le peintre était parfaitement incapable de dire quelle histoire ornait et illustrait ce cheval. Ce que mon Oncle attendait de moi, à plus ou moins longue échéance, c’était que j’écrive, que j’invente, moitié vénitiennes moitié persanes, pour les pages qu’il faisait peindre… »). Les cas où l’auteur a délibérément fait illustrer son texte sont finalement assez rares — pour mémoire, c’est le cas des principaux romans du cycle Justine et Juliette publiés en 1795, avec des gravures validées par Sade lui-même, et dont l’auteur est à ce jour demeuré inconnu.

    Parce que l’illustration ne doit pas se lire en regard du texte, mais participer à sa forme. Pamuk encore :
    « Si jamais ma pauvre histoire est racontée dans un livre, et que mes aventures sont illustrées à la manière merveilleuse des enlumineurs du Hérat, notre étreinte, à Le Noir et à moi, sera représentée de la façon suivante : sur les pages les plus fameuses que mon papa me faisait voir, plein d’admiration, il y a des lignes d’écriture qui sont comme la houle des feuillages enflés par le souffle du vent ; des estampilles sur les corniches, aussi fioriturées que d’autres miniatures ; des cadres transpercés par l’aile falquée des hirondelles au vol inquiet comme l’amour ; et des amants aux yeux bridés, qui se regardent, de très loin, à travers leurs paupières mi-closes, semblent s’adresser des reproches, et sont dessinés si petits, si lointains dans ces miniatures, qu’in en vient à penser, parfois, que l’histoire ce n’est pas eux, mais les palais où ils se trouvent, les jardins où ils se retrouvent, et les arbres dans ces jardins, dont chaque feuille est dessinée, avec amour, dans l’obscure clarté qui tombe des étoiles. »
    Gageure… On pense, à la rigueur, aux dessins que Hugo griffonnait en marge de ses poèmes, ceux de La Légende des siècles particulièrement. Les vieux châteaux déchirés de brumes sont en résonance avec les reîtres et les soudards du cycle médiéval — voir « Le petit roi de Galice ». Mais peu de littérateurs sont capables d’exceller dans des domaines aussi hétérogènes, peu de peintres sont assez doués ou perspicaces pour illustrer sans être répétitifs. Même Delacroix (voir la Barque de Don Juan, 1841) n’apporte pas grand-chose au récit de Byron dont il s’inspire (« Un océan sans fin aux flots lourds et clapotants et une étroite bande de ciel plein de colère et chargé d’ouragan sert de cadre à la barque sans voile, sans rame, sans boussole, sans gouvernail, où une vingtaine d’hommes demi-nus, hâves, maigres, convulsés par les plus sinistres convoitises, tirent au sort la victime qui doit nourrir ses compagnons. »), et Baudelaire, en glosant sur la toile, n’apporte rien de neuf à ce que le poète anglais avait mis en place. C’est tout au plus une ampliation :
    « Tout droit dans son armure, un grand homme de pierre
    Se tenait à la barre et coupait le flot noir,
    Mais le calme héros, courbé sur sa rapière,
    Regardait le sillage et ne daignait rien voir. »

    C’est moins avec la peinture qu’avec la musique que les arts se répondent réellement. Nous ignorons comment les aèdes grecs accompagnaient à la lyre le récitatifs des épopées, mais la scansion de l’hexamètre dactylique est forcément calquée sur cette musique — et vice versa. De même, troubadours et trouvères médiévaux scandaient les laisses de décasyllabes sur leurs instruments : la lecture seule de La Chanson de Roland ne rend guère compte de l’effet de ces récitations rythmées.
    De la même manière qu’une illustration ne sied pas forcément à un texte — ni l’inverse —, une musique pour être adéquate à un poème a besoin de partager avec lui certaines structures profondes difficiles à cerner — et c’est tout l’objet, au fond, de cette étude. « Les parfums, les couleurs et les sons se répondent ». Rajoutons l’image, et les synesthésies sur lesquelles se fondent le chef d’œuvre seront totales.
    Que signifie toutefois le verbe choisi par le poète ? « Se répondre », c’est s’adapter exactement, jusqu’à ce que la jonction ne se voie plus — comme dans l’ébénisterie de Boulle, comme dans les colonnes des temples grecs. Les grandes réussites, dans quelque art que ce soit, se reconnaissent à cette fluidité qui rassérène l’œil au premier regard. La perfection ne demande aucune analyse, elle est un jeté qui se perçoit d’un bloc. L’imperfection seule a besoin de gloses. Les croyants expérimentent chaque jour cette évidence, que ce soit dans la prière — qui est poésie et chanson mêlées —, dans la musique (même un athée comme Stendhal était sensible à certaines compositions religieuses, celles de Mozart ou de Haydn par exemple) et dans la peinture : le Christ fut blond jusqu’à ce que Pasolini, dans L’Evangile selon saint Matthieu (1964), n’en fasse un Méditerranéen quelque peu Berbère oui Calabrais. Coup d’essai immédiatement infirmé par des réalisateurs désireux d’en revenir à la tradition et aux improbables yeux bleus — voir Robert Powell sous la caméra de Zeffirelli en 1977.

    Evidemment, il ne suffit pas d’habiller les Vierges de rose et de bleu pour atteindre à tout coup la perfection des Madones de Raphaël ou de Botticelli : la reproduction de la perfection tombe nécessairement dans l’art sulpicien. Le génie se joue au millimètre, et la perfection de la forme, dont découle le caractère total du sens, se calcule avec d’autres instruments que la toise ou la règle graduée. Pourquoi tant de peintres (Van Gogh ou Rouault, parmi d’autres) auraient-ils détruit certaines de leurs œuvres sinon parce qu’elles n’atteignaient pas le standard de perfection dont ils rêvaient ? Pourquoi d’autres artistes laissaient-ils leurs disciples, et l’atelier tout entier, travailler à des toiles considérables, et n’intervenaient qu’en dernier, pour rajouter dans l’œil une étincelle indispensable, qui illumine une composition académique ?
    Il en est de même en littérature. Il n’est pas sûr que Camus se moque du malheureux qui, dans La Peste, peaufine à l’infini la première phrase d’un roman à venir où il est question du Bois de Boulogne, d’une amazone et d’une jument alezane. Il luttera lui-même toute sa vie pour débarrasser son style des scories grandiloquentes qui passaient sans doute dans les articles de Combat, mais qui sont insupportables dans un roman. « Et c’était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur » : la phrase qui conclut la première partie de L’Etranger est un magnifique exemple de métaphore inutile — le romancier aurait très bien pu couper son récit à la fin de la phrase précédente : « Alors, j’ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s’enfonçaient sans qu’il y parût. » Mais à cette époque de sa vie, Camus éprouve encore le désir de rajouter des notes à un morceau achevé. Il passera les dix dernières années de sa vie à extirper ces fautes de goût de son œuvre, alors même que son Prix Nobel l’a statufié vivant dans le rôle équivoque de donneur de leçons.
    Il est d’ailleurs frappant que de très grands musiciens paraissent non ajouter mais retrancher. « Il y a trop de notes », disent de Mozart ses détracteurs jaloux dans le film de Forman, Amadeus. La critique est-elle si stupide ? Satie plus tard jouera à raréfier les touches sous les doigts des interprètes, Ravel exploite le même enchaînement en crescendo pendant quinze minutes dans le Boléro, et Miles Davis, à qui l’on reprochait d’être moins virtuose que les trompettistes du Free Jazz, répliquait : « Je joue peu de notes, mais je joue les bonnes. »
    Pendant que Balzac, payé à la ligne, en rajoute sans cesse, Flaubert en polissant ses textes biffe, rature, et dégraisse. Il râcle jusqu’à l’os.
    Le génie est dans cette ascèse. C’est entendu, les temples grecs et romains étaient souvent colorés, les églises romanes étaient peintes et historiographiées. Mais les ruines qui subsistent, ces os de marbre blanc sous des cieux impitoyables, révèlent la structure, ordonnée sur le nombre d’or, qui fait d’un monument un marqueur de beauté.
    Et combien de trop longs films auraient gagné à n’être que des courts métrages…

    Expliciter la suite harmonique, les échos colorés, les suites de mots dont la forme fait sens n’est pas chose facile. Certaines séquences viennent à l’esprit — La Joconde, la Petite musique de nuit, quelques vers de Racine, la première phrase de Salammbô, une formule de Tertullien, de Descartes ou de Spinoza. Ou le tétracorde descendant en notes conjointes exploité jusqu’à l’usure par Haendel, Manuel de Falla, Wagner, Ray Charles ou Mark Knopfler.

    Evidemment, la très haute intensité émotionnelle de la perfection stylistique n’est pas soutenable longtemps. Il est heureux (et nécessaire) que dans les plus beaux musées du monde, quelques croûtes voisinant avec d’authentiques chefs d’œuvre permettent à l’esprit de se reposer entre deux coups de foudre. De même une bibliothèque consacrée aux seules réussites incontestées serait-elle d’une pauvreté insigne, par excès de richesses. Et la phrase que Brassens fait prononcer à Don Juan (« Cette femme est trop vilaine, il me la faut ») est d’une vérité psychologique indéniable : la femme laide repose le séducteur de l’excès de beauté d’Elvire. Interprète-t-on autrement le goût de Sartre et de Beauvoir, maintes fois avoué, pour les romans de la Série Noire ? La lecture de René Char contrebalancée par celle de Raymond Chandler (ou le contraire), voilà qui ne manque pas de sel, ni de sens.

    Quant à rechercher la beauté quand on compose… La reproduction d’un patron est vite insupportable. Elle est, en même temps, inévitable. L’un des génies qui œuvrent au livre commandé par le sultan, dans le roman de Pamuk, constate, alors même qu’il tente d’effacer ce qui pour lui est devenu, sous sa plume, un lieu commun, « que, tandis qu’il s’affairait à détruire ses œuvres, de jeunes peintres, avec enthousiasme, les reproduisaient sur tellement de livres, les réutilisaient pour illustrer tant d’autres histoires, les transmettaient à tant d’autres peintres, qu’elles se répandaient dans le monde, irrésistiblement. (…) Un grand peintre ne fait pas qu’imposer ses œuvres à nos esprits : il finit par changer tout notre paysage intérieur. Chaque image produite par son art, reproduite par notre âme, devient pour nous, peu à peu, la mesure de la beauté du monde. » Les médias anciens diffusaient lentement les images parfaites sur lesquelles le monde finissait par se régler — de sorte que toutes les femmes, des décennies durant, ressemblèrent à la Fornarina de Raphaël ou à la Diane de Boucher, et que toutes les créatures langoureusement allongées sur des sofas adoptèrent pour plusieurs siècles la position de la Vénus d’Urbino du Titien — voir l’Olympia de Manet. Aujourd’hui, la technologie permet d’accéder sans cesse à de nouveaux modèles, sans que l’on ait le temps de se demander si ce modèle présente un quelconque intérêt. La vitesse de reproduction a tué la réflexion sur le modèle. Et l’on ne croise plus des imitations, mais des clones. C’était une chose de se coiffer à la Fontanges, c’en est une autre de ressembler à Kim Kardashian.

    Dernier avatar de Pamuk : dans un roman récent, Perspective(s), Laurent Binet, qui convoque Mon nom est rouge en exergue, confronte un Jugement dernier néo-baroque soi-disant peint par Pontormo au goût encore néo-classique-renaissant de son époque. Et, à un moindre niveau, la question du Beau est reposé par la peintresse dominicaine Plautilla Nelli, qui aurait donné à sa Sainte Catherine le visage de sa Supérieure, Catherine de Ricci — canonisée elle aussi. Le Beau suprême est celui infusé par Dieu dans les créatures qu’il a élues, pense-t-elle — mais en même temps elle découvre dans les corps torturés du Pontormo, l’un des premiers à avoir initié la vogue maniériste, une beauté intrinsèque qui la ravit et lui fait horreur.
    Le défaut de Binet est alors de ne pas avoir confronté son écriture à ces chefs d’œuvre. En choisissant la forme du roman par lettres, il s’éclipse derrière des voix différenciées, personnelles, et qui ne cherchent pas la perfection formelle. Peut-être le pari flaubertien (« Ce qui me semble le plus beau, ce que je voudrais faire, c’est un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait de lui-même par la force interne de son style, un livre qui n’aurait presque pas de sujet ou du moins où le sujet serait presque invisible. » lettre à Louis Colet, 16 janvier 1852) n’est-il plus d’actualité, à une époque qui non seulement ne cherche plus le style, mais en le réduisant aux tentatives individuelles diversifiées, comme Binet, réduit à rien la possibilité même, du Beau.
    Dans le duel entre Littérature et Peinture, les romanciers — comment s’en étonner ? — postulent que l’écriture est un art plus total. Balzac, avec Le chef d’œuvre inconnu, fait un récit complet de l’échec de Frenhofer à peindre La Belle Noiseuse, Zola se gausse de l’impuissance de Claude Lantier, mais écrit L’Œuvre, preuve selon lui de la réussite de l’écrivain et de l’échec du peintre — ce qui courrouça quelque peu son ancien ami Cézanne. Lorsque Jacques Rivette adaptera la nouvelle de Balzac au cinéma (1991), il modifiera la fin : Frenhofer parvient à rendre l’intériorité même de son modèle, ce qui modifiera à jamais la jeune femme. Tout comme le peintre d’Edgar Poe dans Le Portrait ovale, qui représente « la vie elle-même » sur sa toile, et tue ainsi son modèle, écrasé d’une représentation qui va au-delà de la ressemblance et a épuisé sa substance-vie.
    Il y a une idée mystique derrière cette dialectique de l’échec de la représentation. Le Beau idéal est œuvre divine, et sa reproduction passe à la rigueur par la répétition absurde d’un modèle établi une fois pour toutes : les moines recopiaient la Bible, les copistes musulmans le Coran, tout comme le Pierre Ménard de Borgès recopie le Quichotte. Mais on ne pourrait aller au-delà, idée insupportable à tout créateur (le sens plein du mot est infiniment révélateur) porté par l’ambition de dépasser le divin. Il a fallu que Dieu meure — événement situé entre le milieu du XVIIIe et la fin du XIXe — pour que la dialectique mortelle du Beau disparaisse. L’Art académique du XIXe siècle porte les derniers feux de l’obéissance aux standards du Beau, devenus finalement les normes de l’Art pompier.

    En arrivant à Argelès-Gazost, sur la droite, une petite grange au milieu d’un champ coule doucement vers la ruine. Construite au siècle dernier par des paysans sans autre savoir que celui de la tradition et leur goût propre, elle est de proportions parfaites, conçue sur un rapport longueur / largeur évidemment tiré du nombre d’or, et le toit, conçu sur un triangle équilatéral, est coupé par un second triangle de même nature, plus petit. Les pierres à peine polies sont agencées exactement, de sorte que même ruinée, cette bâtisse restera belle, jusqu’à ce qu’elle ne soit plus qu’un os gris dans un champ.
    Le paradoxe ultime de la beauté tient à ce qu’elle nous arrête. « Alors je dirais au moment : attarde-toi, si tu es si beau ! La trace de mes jours terrestres ne peut s’engloutir dans l’Oeone. Dans le pressentiment d’une telle félicité sublime, je goûte maintenant l’heure ineffable. » Les visites de musées se font à petits pas, coupés d’arrêts prolongés. La musique s’écoute assis, ou couché. Un livre captivant se lit dans un silence immobile. Les parfums se goûtent les yeux fermés. Dans tous les cas, la Beauté arrête le temps, elle arrête l’action, elle se fond en jouissance de la contemplation. Au paroxysme, Stendhal s’évanouit devant Mozart. Et Proust part dans ses souvenirs sur trois notes de Vinteuil, en un voyage immobile qui le replonge dans des souvenirs lointains, des amours défuntes, un monde écroulé. La beauté ne participe pas à la vie à laquelle elle est pourtant indispensable. L’univers futile de Dorian Gray s’écroule dès sa première lecture d’À rebours, le roman de Huysmans. Le croyant foudroyé par la beauté du Christ, tétanisé par la perfection révélée, ne s’appartient plus et n’appartient plus au monde.

  44. … De quoi clouer le bec de quelques prétentieux ?
    Rassurez-vous, tout cela, comme le reste, finira en poussière.
    Un autre bruit dans le grand silence…

  45. Merci Monsieur Brighelli pour ces réflexions stimulantes qui élargissent notre débat sur l’universalité de l’art.
    Ce que vous dites sur l’artiste ( écrivain ou pas) qui surcharge son œuvre , rappelle l’histoire du moine grec peignant une icône de Saint Georges – se préparant à donner la touche finale a l’icône, il se sent repoussé et ce phénomène se produit plusieurs fois. Après avoir prié, le moine s’avance et de nouveau repoussé, il invective Saint Georges : me laisseras tu terminer ? Et il fait une dernière tentative, alors il se sent mordre au doigt et doit de retirer blessé gravement . Le Saint lui signifiait que le tableau était parfait.
    Les icônes, genre pictural fondé sur l’application constante de certains principes. Et pourtant les spécialistes discernent les époques et les artistes, même anonymes.

  46. Je ne m’étais jamais gaffé que la grange rénovée dans laquelle je vis quelques mois par an avait pour dimension (intérieures) 11,0 m sur 6,8m Soit des proportions proches du nombre d’or.

    En fait, ça, je m’en fous. Je préfère avoir une connexion de pensée avec les bâtisseurs en ayant fait parfois les mêmes gestes en remontant certains murs (avec des matériaux assez voisins*)

    J’y crèverai peut-être

    * sauf le mélange chaux-béton qui semble en défriser certains ici…

  47. ECHO
    11 juillet 2025 à 19h27
    Magistrale conclusion au débat d’esthétique qui précède !

    Débat lancé, ne l’oublions pas, avec Lanson qui trouvait françaises plus qu’universelles l’intelligence et la sensibilité proustiennes…
    Dans la mesure où le roman proustien raconte l’histoire d’une conscience, qu’y aurait-il de spécifiquement français dans cette histoire d’une conscience et dans la genèse de la décision d’écrire?
    Ni Lanson, ni ECHO ni Brighelli n’ont répondu à cette question.
    WTH peut-être? Have a go at it ?

  48. Jean-Paul Brighelli 11 juillet 2025 à 17h48
    Point n’est besoin d’invoquer la réflexivité des équivalences pour affirmer que la formule d’Horace, Ut pictura poesis, peut s’écrire à l’envers :… Ut poesis pictura
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
    Pardon, Maestro, mais je ne vois pas ici de « réflexivité ».
    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
    Dans un ensemble E, on appelle relation d’équivalence une relation binaire, notée ici ~ , à la fois :

    réflexive : pour tout x de E, x ~ x.
    symétrique : pour tous les x et y de E tels que x ~ y, alors y ~ x.
    transitive : pour tous les x, y et z de E tels que x ~ y et y ~ z, alors x ~ z.

    http://serge.mehl.free.fr/anx/equiv.html
    =====================================================
    Il me semble qu’il s’agit plutôt de symétrie.

  49. ECHO 11 juillet 2025 à 13h02
    Proust et Lanson

    « Il est entendu que jamais Marcel Proust ne sera un écrivain réellement populaire ; ce ne sera jamais un concurrent sérieux pour M. Pierre Benoît. Il pourra se faire que ses volumes traînent sur toutes les tables des salons, et que le bon ton, chez les snobs, exige qu’on se pâme, dès qu’il sera nommé. C’est plus vite fait de se pâmer que de lire. Mais quiconque aime les belles anatomies du cœur humain, ou se plaît à observer les mouvements de l’intelligence et de la sensibilité françaises, ne pourra plus lâcher cet ouvrage après l’avoir pris en main. »
    G Lanson, article de 1924
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Merci pour ce texte,que je ne connaissais pas.

    Les âneries de Lanson dans son Histoire de la Littérature française,je n’ai pu aller les vérifier,ayant depuis longtemps perdu le volume.

    Mais je suis sûr qu’elles s’y trouvent (digressions ,notamment sur le sommeil, qui ralentissent le récit).

    Cela dit, ces propos stupides ne sont peut-être pas de Lanson lui-même,car, mon édition comportait un supplément sur la littérature du XXème siècle, rédigé par quelqu’un d’autre, je ne sais qui.

  50. La toute première édition ,chez Grasset,de Du côté de chez Swann date de 1913.

    L’article de Lanson ,cité par ECHO date de 1924, deux ans après la mort de Proust.

    Lanson avait-il lu toute la Recherche ?

    En tout cas l’oeuvre n’était sans doute pas encore un classique.Beaucoup de cons devaient encore raconter des âneries à son sujet (d’ailleurs,un siècle plus tard,ça continue.)

    Quand Gide s’est-il ravisé, quand a-t-il adressé ses excuses à Proust ?

    https://edition-originale.com/fr/oeuvres/litterature-1/editions-originales-16/proust-a-la-recherche-du-temps-perdu-1913-82626?srsltid=AfmBOoqcLXhQdian-MrM0_273ej8iNbGvydURJkbXoa8eEphtQsLkaO3

  51. Point n’est besoin d’invoquer la réflexivité des équivalences pour affirmer que la formule d’Horace, Ut pictura poesis, peut s’écrire à l’envers :…Ut poesis pictura

    Si je remplace « réflexivité » par « symétrie » (car il s’agit bien de symétire),j’obtiens:

    Point n’est besoin d’invoquer la symétrie des équivalences pour affirmer que la formule d’Horace, Ut pictura poesis, peut s’écrire à l’envers :…Ut poesis pictura

    En effet, il n’en est guère besoin;si a est équivalent à b, alors b est équivalent à a.

    C’est assez connu…et puis quand on démontre on « n’invoque » pas, on cite (une définition, une propriété, un théorème.)

    Une démonstration, ce n’est pas de la magie, ce n’est pas mystique. On ne fait pas tourner les tables, on n’appelle pas les ancêtres à la rescousse.

    « Point n’est besoin »…peut-être parce que cela va de soi ?

    Si « Point n’est besoin »… alors,peut-être, point n’est besoin de préciser que « Point n’est besoin. »

  52. Un jour, j’ai fini par admettre qu’il n’y a pas de musique de fond dans la vraie vie… Je devais avoir douze ou treize ans. Je disais adieu à l’enfance.

    « admettre »…Ce fut dur, mais il fallut bien se rendre à l’évidence.

    « Je disais adieu à l’enfance. » Paradis perdu ? Paradis perdu qu’évoque la photo ? (ou tout de même, le môme n’ a pas l’air insouciant, plutôt un regard à la Kafka, mais passons…)

    Et dans la lettre à sa fille (dans l’extrait publié ici) il s’agit surtout de l’enfance de la petite.

    Dans un billet plus ancien, le Maestro évoquait le bonheur de regarder pour la énième fois ,avec la fillette blottie contre lui, Ratatouille.

    Cela console de tout.

    C’est un retour vers l’innocence.

  53. WTH 11 juillet 2025 à 18h26
    … De quoi clouer le bec de quelques prétentieux ?

    Des prétentieux ici ? Vous voulez dire des fats, des cuistres qui se gargarisent de ciatations d’autres cuistres ?

  54. Mais les ruines qui subsistent, ces os de marbre blanc sous des cieux impitoyables, révèlent la structure, ordonnée sur le nombre d’or, qui fait d’un monument un marqueur de beauté.
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
    Petit cours de Keith Devlin, à Stanford,sur le nombre d’or. Plus de mythe (et de baratin) que de réalité.

    Sans doute un peu pénible à entendre pour des littéraires qui adorent se faire bourrer le mou.

    Keith Devlin,Lancastrien, avait commencé une carrière dans une université anglaise.

    C’était l’époque où Margaret Thatcher dégraissait;il fut fortement incité à partir;comme il était bon, on lui dit qu’il avait de bonnes chances aux Etats Unis.

    Et donc, il partit.

    Pas un mathématicien « productif » mais un très bon vulgarisateur.

    Ce qui m’étonne, c’est qu’après toutes ces années passées aux Etats Unis, il ait gardé intact son accent anglais, plus précisément son accent du Lancashire.

    https://www.youtube.com/watch?v=4oyyXC5IzEE

  55. Lormier :
    « des cuistres qui se gargarisent de ciatations d’autres cuistres »

    (Ça n’est pas très aimable pour ECHO citant Gide et Lanson, ou pour WTH citant souvent Gave et Castelnau.)
    Mais bon, quand le ressentiment et la rancœur s’expriment, il faut simplement attendre que tout le fiel se soit écoulé.

    Pour ma part je reposte ici ce lien, où il est longuement question du cuistre Genette*, avant que l’auteur de l’article (un autre cuistre) élargisse son étude à d’autres domaines.
    Attention : contenu explicite. Ce qui suit exhibe une intelligence obscène.

    https://share.google/ubngLJV12uuXSVJnQ

    *Que Lormier demande donc à son Maestro ce qu’il pense des travaux de ce cuistre de Genette.

    PS : Josip Gavrilovic a bien conscience qu’il agace. C’est dans sa nature, c’est un agaceur-né. Il m’a donc demandé de bien vouloir jouer les intermédiaires. Jugeant ce rôle assez valorisant, j’ai accepté.

    • J’aime beaucoup Genette. Palimpsestes, par exemple, est éblouissant d’intelligence.

  56. J’ai voulu lire ce que Brighelli écrivait à propos de Borne, article qui commence ainsi :
    « Résumons les déclarations de la ministresse (le féminin existe, je ne vois pas pourquoi on ne l’utilise pas, plutôt que d’employer des barbarismes répugnants comme « la » ministre). »
    Et je n’ai pas pu aller plus loin.
    – ce cuistre de Brighelli n’a pas pu s’empêcher de faire savoir qu’il connaissait, lui, l’existence du féminin « ministresse »…
    – à quel degré de fermeture linguistique faut-il être parvenu, quel niveau de conservatisme ultra-élitiste rétif à toute évolution même anodine faut-il avoir atteint pour traiter l’expression « LA ministre » de « barbarisme répugnant » ?
    Barbarisme répugnant ? Il y a vraiment des gens pour qualifier ça de « barbarisme répugnant »? Dites-moi que je rêve.

    Et c’est le même homme qui ne pipe mot devant la barbarie, la vraie de vraie, la vraiment répugnante, qui s’exerce dans un lieu du monde que Brighelli souhaite voir vitrifié au plus vite ?

    Je sais, je sais, ça n’a pas grand-chose à voir, mais il y a des moments où Brighelli est plus qu’exaspérant.
    Presque autant que Josip Gavrilovic.

  57. Proust et  » les mouvements de l’intelligence et de la sensibilité françaises » (Lanson)

    Suite.

    JG a ironisé sur cette formule qui lui a paru chauvine.
    Aujourd’hui, le qualificatif français, accolé à un écrivain, est seulement une indication d’état-civil (et encore) comme dans les entrées de dictionnaire.

    Mais à l’époque de Lanson, il en était peut-être autrement. L’appartenance d’un écrivain à la civilisation française, aux caractéristiques de ce qu’on appelait l’esprit français, était une clé explicative de son oeuvre (pas une clé universelle !) – aujourd’hui, on a abandonné cette clé, qui en valait bien d’autres (pas seulement pour Proust – et les écrivains d’autres pays peuvent aussi être analysés avec une clé semblable).
    Les contemporains y avaient souvent recours :
    Albert Thibaudet et Pierre Mille ont publié un Marcel Proust et la tradition française
    Alain Rivière , un article Marcel Proust et la tradition classique [française, évidemment] .

    Mais que faut-il comprendre par l’esprit français de Proust ?
    Je n’ai pas la prétention de faire même le début de l’embryon d’une étude poussée de type universitaire amateur.
    Je préfère laisser la parole au principal intéressé et relever quelques occurrences du mot « français » dans la Recherche.

    Le qualificatif de « français » est attribué souvent par Proust à Françoise, la domestique de sa famille :
     » … et l’on était obligé de se dire qu’il y avait en elle un passé français très ancien, noble et mal compris, comme dans ces cités manufacturières où de vieux hôtels témoignent qu’il y eut jadis une vie de cour, et où les ouvriers d’une usine de produits chimiques travaillent au milieu de délicates sculptures qui représentent le miracle de saint Théophile ou les quatre fils Aymon. »

    Ce caractère français se retrouve dans l’architecture ;
     » Souvent aussi nous allions nous abriter, pêlemêle avec les saints et les patriarches de pierre sous le porche de Saint-André-des-Champs. Que cette église était française ! Au-dessus de la porte, les saints, les rois-chevaliers une fleur de lys à la main, des scènes de noces et de funérailles, étaient représentés comme ils pouvaient l’être dans l’âme de Françoise. »

    Tout aussi français, par référence aux contes de fées, les boutons d’or dans un champ ;
     » … et cela dès ma plus petite enfance, quand du sentier de halage je tendais les bras vers eux sans pouvoir épeler complètement leur joli nom de Princes de contes de fées français, venus peut-être il y a bien des siècles d’Asie, mais apatriés pour toujours au village…  »

    La famille de Bloch fait tache, regardée de haut dans le grand Hôtel de Balbec où elle est descendue, par des artistocrates ou des vieux bourgeois  » ou même de simples grainetiers de Paris, dont les filles, belles, fières, moqueuses et françaises comme les statues de Reims, n’auraient pas voulu se mêler à cette horde de fillasses mal élevées, poussant le souci des modes de « bains de mer » jusqu’à toujours avoir l’air de revenir de pêcher la crevette ou d’être en train de danser le tango ».

    Le caractère français se décèle dans le type physique :
     » … combien la bourgeoisie française était un atelier merveilleux de la sculpture la plus variée. Que de types imprévus, quelle invention dans le caractère des visages, quelle décision, quelle fraîcheur, quelle naïveté dans les traits ! Les vieux bourgeois avares d’où étaient issues ces Dianes et ces nymphes me semblaient les plus grands des statuaires. »

    Mais c’est principalement dans la façon de penser , les sentiments, qu’on trouve le double héritage de la famille et de la race (Proust aurait parlé d’ADL s’il avait vécu jusqu’aux années 1970)

     » Même mentalement, nous dépendons des lois naturelles beaucoup plus que nous ne croyons et notre esprit possède d’avance comme certain cryptogame, comme telle graminée les particularités que nous croyons choisir. Mais nous ne saisissons que les idées secondes sans percevoir la cause première (race juive, famille française, etc.) qui les produisait nécessairement et que nous manifestons au moment voulu. Et peut-être, alors que les unes nous paraissent le résultat d’une délibération, les autres d’une imprudence dans notre hygiène, tenons-nous de notre famille, comme les papilionacées la forme de leur graine, aussi bien les idées dont nous vivons que la maladie dont nous mourrons. »

    Autre occurrence de « français » appliqué à une personnalité:
    « … je me rappelais en même temps avoir entr’aperçu déjà derrière elles la mine décidée et française d’Albertine »
     » Albertine – et c’était peut-être, avec une autre que l’on verra plus tard, une des raisons qui m’avaient à mon insu fait la désirer – était une des incarnations de la petite paysanne française dont le modèle est en pierre à Saint-André-des-Champs. »

    Donc si Proust parsème son oeuvre du qualificatif (toujours employé de façon élogieuse) « français », on peut pardonner à Lanson de l’avoir fait, sans convoquer Super Dupont, bien peu à propos.
    Mais je suppose que JG serait d’accord pour qu’un sensibility reader enlève du texte de Proust ces « français » malvenus et devenus incompréhensibles aujourd’hui par le lecteur « universaliste » .

  58. @ECHO
    ECHO
    12 juillet 2025 à 10h58
    Proust et » les mouvements de l’intelligence et de la sensibilité françaises » (Lanson)
    Suite.
    JG a ironisé sur cette formule qui lui a paru chauvine.

    Au risque de surprendre, figurez-vous que je suis moi-même assez chauvin. Quand les équipes de France de rugby, foot, hand ou autres, gagnent leurs matchs, je vous certifie que ça me fait plaisir. Un plaisir enfantin, peut-être même puéril, mais c’est comme ça…
    Au delà du sport, la France que j’aime, c’est la France des Lumières. Et vous savez bien que la France des Lumières, c’est celle qui a puissamment contribué en toute conscience à promouvoir des valeurs…universelles.
    Pour revenir à Proust, je persiste et signe : son intelligence et sa sensibilité sont en partie les fruits de sa culture et de son environnement français et francophone, mais sa Recherche a un caractère universel.
    Proust est considéré partout comme un géant de la Littérature, au même titre que quelques autres, Shakespeare, Joyce, Kafka, Dickens, Dante, qui sais-je encore. Quel est le lien qui unit ces géants : pas leur traits distinctifs nationaux, mais le caractère universel de ce qu’on retient de leur lecture.

  59. Sans trop épiloguer :

     » je persiste et signe : son intelligence et sa sensibilité sont en partie les fruits de sa culture et de son environnement français et francophone, mais sa Recherche a un caractère universel. »

    « En partie  » est une concession remarquable- mais quand vous avez lu quasiment le debut de votre phrase sous la plume de Lanson, vous n’avez pas réagi en souscrivant, mais en vous moquant. Dire que vous persistez et signez pour cette partie de la phrase n’est guère sincère.

    Puis – je reformuler ainsi votre phrase ?

     » son intelligence et sa sensibilité sont
    essentiellement les fruits de sa culture et de son environnement français [et francophone – ?], mais ce fait n’est pas incompatible avec l’accueil universel de son œuvre, étant admis que beaucoup de ses admirateurs universels sont aussi sensibles à ce caractère français. »

    :

    • Je pourrais à l’extrême rigueur admettre avoir – peut-être, peut-être – sur-réagi à la formulation de Lanson.
      Pour tout dire, cette phrase de Lanson m’a paru terriblement franchouillarde.
      Je déteste la franchouillardise autant que j’admire la France des Lumières.

  60. Ci-dessous, à propos de l’analyse (magistrale) de Deleuze, « Proust et les signes ».

    Attention : contenu explicite. Exhibition obscène d’intelligence. Âmes sensibles peu habituées à une telle hauteur : s’abstenir.
    Une exposition trop brutale à ce type d’analyse peut déboucher sur un choc anaphylactique. Le passage de Lanson à Deleuze ne peut se faire que par paliers.

    https://share.google/1RLQRDBvWqKpCFn2H

    • De l’intérêt pour quelques vieux ânes encore vivants –

      Hormis le maestro – encore au début de la septantaine, et l’indestructible Lormier –

      « WTH citant souvent Gave et Castelnau » : parfois, sans plus…

      Castelnau, 75 ; Gave, 81 ; Bercoff, 84…
      Sans oublier l’économiste Thomas Sowell, 95 – et noir et ricain :

      – « Les personnes qui s’enorgueillissent de leur “complexité” et tournent en dérision les autres pour leur “simplisme” devraient réaliser que la vérité n’est souvent pas très compliquée. Ce qui devient complexe, c’est d’éluder la vérité. »

    • Très fort, Proust et les signes.
      Très décrié aujourd’hui par nombre d’universitaires qui s’efforcent d’oublier ce qui s’est passé en narratologie dans les années 50-80.

  61. Vous n’auriez guère été d’accord avec Proust sur la France des Lumières.
    Il apparaît que ce dernier admirait plutôt le 17 éme siècle  » immobiliste », selon un cours malheureusement résumé de A. Compagnon, grand spécialiste de Proust , au College de France, sous le titre La persistance de l’Ancien Régime.

    Apparemment le cours est disponible en audition mais je me contente du résumé.

    Bien sûr on pourrait penser que Proust est purement descriptif dans ce que Compagnon appelle la persistance de l’Ancien Régime dans le monde de la Recherche, mais c’est à Proust que doit se référer la dernière phrase
     » D’où l’attachement, plus sentimental que politique ou idéologique, à un XVIIe siècle voué à l’impuissance. »

    https://www.college-de-france.fr/fr/agenda/lecture/proust-the-memory-of-literature/la-persistance-de-ancien-regime

    • – ECHO, vous citez A. Compagnon : à ce rythme-là, vous n’allez pas tarder à vous faire traiter de « cuistre citant d’autres cuistres » par la queue de comète de Pierre Poujade…
      – Je suis en effet bien conscient que la France des Lumières avait tout pour déplaire à Proust. Tant pis pour lui.
      Son œuvre est plus grande que lui. Et c’est bien l’essentiel.

  62. Ci-dessous, l’analyse brillante de Jean-Pierre Richard, « Proust et le monde sensible ».

    Attention : contenu explicite. Exhibition obscène d’intelligence. Âmes sensibles peu habituées à une telle hauteur : s’abstenir.
    Une exposition trop brutale à ce type d’analyse peut déboucher sur un choc anaphylactique. Le passage de Lanson à JP Richard ne peut se faire que par paliers.

    https://share.google/nCZsqaQ2tZNTTbMRQ

    Je pourrais continuer encore longtemps, mais je vais m’arrêter là en ce qui concerne les travaux passionnants que Proust a suscités.
    Genette + Deleuze + JP Richard, une jolie triplette de cuistres qui ont osé écrire des âneries sur une œuvre qui n’en demandait pas tant.
    Heureusement, Pierre Poujade veille. Il saura tordre le cou à cet intellectualisme ridicule de bobo-rive-gauche-sorbonicole-hors sol.

  63. Une petite question.
    Si dans le vaste monde. des multitudes universalistes apprécient Proust , est- ce parce qu’elles partagent les analyses de Genette, Deleuze et autres , en admettant qu’ elles aient gravi ou descendu les paliers qui pemettent d’y acceder ?

    J’ai la vague idée que non, ce qui n’empêche pas les happy few ( très few, sinon très happy) de faire ou d’apprécier ces analyses, qui ne sauraient prétendre ( hélas) à un public universel.

    • Gustave Lanson n’était pas un cuistre.
      Sa préface:

      « Les mathématiciens, comme j’en connais, que les lettres amusent, et qui vont au théâtre ou prennent un livre pour se récréer, sont plus dans le vrai que ces littérateurs, comme j’en connais aussi, qui ne lisent pas, mais dépouillent, et croient faire assez de convertir en fiches tout l’imprimé dont ils s’emparent. La littérature est destinée à nous fournir un plaisir, mais un plaisir intellectuel, attaché au jeu de nos facultés intellectuelles, et dont ces facultés sortent fortifiées, assouplies, enrichies. Et ainsi la littérature est un instrument de culture intérieure : voilà son véritable office. »

      https://obtic.huma-num.fr/obvil-web/corpus/critique/lanson_histoire-litterature-francaise

    • @ECHO

      Vaste question.
      – Inutile de lire Genette, Deleuze ou JP Richard pour être touché par la beauté et la profondeur de La Recherche. Mais une lecture de ces commentateurs peut aider à comprendre POURQUOI et COMMENT on est touché.
      – On peut être touché par un tableau du Caravage, sans pouvoir en verbaliser la raison. Arrive alors Brighelli, qui vous explique POURQUOI et COMMENT le tableau du Caravage vous a touché.
      – On peut être touché par l’Art de la Fugue de JS Bach, sans pouvoir mettre des mots sur votre sensation…Arrive G.Gould, qui vous parle de la réaction de Alban Berg entendant l’œuvre de JSB, et vous comprenez alors POURQUOI et COMMENT cette œuvre vous a touché…
      (Tiens tiens…Le passage de la sensation à la verbalisation, c’est justement le matériau principal de La Recherche, étonnant, non? 🙂)
      En fait, ces commentateurs nous aident à décrypter les « mécanismes » émotionnels, psychiques, techniques qui font que ces œuvres nous touchent.

      On peut rapprocher (rapprocher, pas comparer !) ce cheminement, du décryptage effectué par R. Barthes dand ses Mythologies, où Barthes explique POURQUOI et COMMENT tel ou tel fait de société est conçu comme il l’est, et reçu comme nous le recevons.
      A la sortie des Mythologies, un commentateur a écrit qu’après avoir lu le livre de Barthes, on avait le sentiment d’être plus intelligent…Lire Genette, JP Richard, Deleuze, ça m’a toujours fait ce même effet : me sentir moins con.

      Mais tout ça, bien sûr, c’est du pipeau de bobo-rive-gauche-intellectualiste-hors sol. On connaît une queue de comète de Pierre Poujade qui traite Barthes d’imposteur. Alors..

      • Re :
        – « Les personnes qui s’enorgueillissent de leur “complexité” et tournent en dérision les autres pour leur “simplisme” devraient réaliser que la vérité n’est souvent pas très compliquée. Ce qui devient complexe, c’est d’éluder la vérité. »

        • Devant l’art en général et la littérature en particulier, il y a trois attitudes possibles :
          1. Se satisfaire de l’émotion première, jouir du plaisir et des sensations procurées par l’œuvre, et s’en tenir là.
          2. Jouir du plaisir et des sensations procurées par l’œuvre, mais ne pas s’en tenir là, chercher à comprendre pourquoi et comment l’œuvre à pu provoquer du plaisir et des sensations.
          3. Jouir du plaisir et des sensations procurées par l’œuvre, et considérer comme des cuistres imposteurs sorbonicoles débiteurs de sornettes tous ceux qui cherchent à comprendre pourquoi et comment l’œuvre à pu provoquer du plaisir et des sensations.

          Au sein du commentariat de ce blog, les 3 attitudes sont représentées.
          Chacun trouvera sans peine celle qui correspond à son cas.

  64. A propos de cuistrerie,je me souviens d’une confidence d’un de mes professeurs d’anglais.

    L’année où il allait préparer l’agrégation, il alla trouver un de ses maîtres pour lui demander conseil quant aux critiques à lire (concernant les oeuvres du programme.)

    Réponse: lisez en moins d’un par oeuvre.

    Il suivit le conseil, le transmit aux jeunes générations. (Au fait,il fut reçu premier.)

  65. Jean d’Ormesson (se) posa un jour cette question:il y a les gens comme moi qui réussissent aux concours (Ulm, agrégation). Mais ceux qui ratent, que deviennent-ils ?

    Ma réponse est:ça dépend.

    Il y a un paquet de khâgneux n’ayant pas intégré qui ruminent cet échec leur vie durant.

    Il s ‘étonnent qu’un tel (une telle) qui avait pourtant de moins bonnes notes aux petits concours ait intégré.

    C’est pas juste!

    Ou alors c’est à cause du jury qui avait des préjugés…C’est parce qu’on a cité tel auteur,mal vu de tel membre du jury etc.

    Ruminant, ruminant, s’aigrissant et s’aigrissant, n’ayant jamais admis que d’autres aient pu être meilleurs, ils refusent par exemple d’appeler Maestro quelqu’un qui les dépasse.

    Heureusement la plupart des anciens khâgneux non normaliens sont passés à autre chose,rapidement.

    On peut très bien réussir sans avoir intégré.

    Senghor;,par exemple, a eu une vie bien plus intéressante et riche que nombre de ses petits camarades de Louis-le-Grand (qui eux,eux ont été pris à Ulm).

      • (cf 🙂
        la1ere.franceinfo.fr/nouvellecaledonie/nickel-un-an-apres-les-emeutes-les-exportations-de-minerai-reprennent-progressivement-en-nouvelle-caledonie-1590255.html

  66. J’ai du mal y croire, mais les faits sont là.
    Il est bientôt 16h, et personne n’a encore réagi à mon post de 10h52 qui bouscule un peu Brighelli dans ses 16 mètres 50…!
    – Que fait donc WTH ? Serait-elle en train de mollir dans sa propension au panégyrique permanent de JPB ?
    – Que fait donc Lormier ? Venir au secours de son Maestro pour dénoncer les sornettes d’un imposteur cuistre sorbonicole ne l’intéresse plus ? Serait-il trop absorbé par ses recherches sur xhamster ?
    – Que fait donc ECHO ? Sa défense de la francité négligerait-elle son versant Grevisso-Becherellien ?
    – Que fait donc Dugong ? Ah pardon, j’oubliais : Dugong s’en fout, com’dab.

  67. Les responsables du RN ont été condamnés en première instance à la date du 31 mars 2025.
    Ils seront rejugés en appel le 8 septembre 2025.
    Moins de 6 mois après le premier jugement.

    Un délai aussi réduit entre le procès initial et l’appel, c’est une faveur inouïe, un passe-droit hénaurme accordé au RN. Et une insulte pour tous les justiciables ordinaires qui poireautent des années avant d’avoir droit à leur jugement en appel.

    Un article de Brighelli dans Causeur pour dénoncer ce passe-droit l’honorerait.
    Mais il est sans doute trop occupé à traquer les barbarismes répugnants. Et puis de toute façon, s’il lui prenait l’envie de rédiger un tel article, il se ferait gronder par E. Lévy, et ne serait plus jamais invité à s’exprimer dans l’émission de Pascal Praud…

    Oui, je sais, j’agace.

  68. Lormier :
    « Ruminant, ruminant, s’aigrissant et s’aigrissant, n’ayant jamais admis que d’autres aient pu être meilleurs, ils refusent par exemple d’appeler Maestro quelqu’un qui les dépasse. »

    Cher ami,
    Vous vous permettez de supputer à mon propos des échecs universitaires ou dans les concours qui justifieraient telle ou telle prise de position.
    Franchement, c’est assez minable.
    Je n’ai pas envie de dire ici qui je suis, mon pedigree, mon parcours post-bac, mes diplômes, les concours que j’ai passés et auxquels j’ai été reçu.
    Mais si vraiment ça vous travaille, ouvrez-vous une messagerie électronique, n’importe laquelle, et envoyez-moi un message d’ouverture à mon adresse :
    josip84@mailo.com
    J’y répondrai, et je vous indiquerai avec précision quels sont mes diplômes et admissions aux concours, avec les dates et les rangs d’admission.
    Vous serez sans doute étonné.

    Je ne peux pas supporter sans réagir les allusions minables auxquelles vous vous laissez aller.
    Brighelli n’est pas mon maestro parce que je n’ai ni dieu ni maestro.
    J’attends votre message :
    josip84@mailo.com
    Ne tardez pas.

  69. Lormier :
    « Ruminant, ruminant, s’aigrissant et s’aigrissant, n’ayant jamais admis que d’autres aient pu être meilleurs, ils refusent par exemple d’appeler Maestro quelqu’un qui les dépasse. »

    Cher ami,
    Vous vous permettez de supputer à mon propos des échecs universitaires ou dans les concours qui justifieraient telle ou telle prise de position.
    Franchement, c’est assez minable.
    Je n’ai pas envie de dire ici ce que je suis, mon pedigree, mon parcours post-bac, mes diplômes, les concours que j’ai passés et auxquels j’ai été reçu.
    Mais si vraiment ça vous travaille, ouvrez-vous une messagerie électronique, n’importe laquelle, et envoyez-moi un message d’ouverture à mon adresse :
    josip84@mailo.com
    J’y répondrai, et je vous indiquerai avec précision quels sont mes diplômes et admissions aux concours, avec les dates et les rangs d’admission.
    Vous serez sans doute étonné.

    Je ne peux pas supporter sans réagir les allusions minables auxquelles vous vous laissez aller.
    Brighelli n’est pas mon maestro parce que je n’ai ni dieu ni maestro.
    J’attends votre message.
    Ne tardez pas.

    • ?? Chacun sait ici que vous sortez de la cuisse de Jupiter !
      Nul besoin d’en savoir plus.
      (un « message d’ouverture » ! 😅)

      • Mon message est adressé à Lormier, pas à vous.
        Pour info : message d’ouverture, comme son nom l’indique, c’est le tout premier message d’une conversation par e‐mail. Si ça vous fait rire, je déduis que nous ne rions pas des mêmes choses.

        • Je réponds si je veux – à moins que l’Arcom…
          Et non, nous ne rions pas du tout des mêmes choses !
          « le tout 1er message (!)
          d’une conversation (!)
          par e-mail ».
          😂
          Arrêtez de vous ridiculiser JG !

          • Sérieusement, WTH, à quel jeu jouez-vous ?
            Il se trouve que Lormier a sous-entendu à mon sujet des choses que je ne peux pas accepter. Question de fierté.
            Pensez-en ce que vous voulez, mais vous n’avez pas à vous mêler de ça. Et si je dois être à vos yeux ridicule, je prends le risque, je m’en remettrai.
            Mon message de 17h40 s’adresse à Lormier, et à lui seul.

  70. Je réponds à JG qui se désole de clamare in deserto

    La ministre

    Personnellement je ne suis pas choqué par « la  » ministre. il y a pire.

    Par exemple « l’auteurice » qu’ion voit de temps en temps (surtout sur les sites « diversitaires »). Ce mot a d’ailleurs un défaut lexicographique, c’est qu’il est utilisé pour désigner deux « situations » différentes et donc porteur de confusion :
    1 (Littérature, Non-binarité) (Néologisme) (Variations diaéthiques) Personne non-binaire qui a rédigé un ouvrage de littérature, de science ou d’art.
    2 (Littérature) (Néologisme) (Variations diaéthiques) Personne, sans précision de son genre, qui a rédigé un ouvrage de littérature, de science ou d’art.
    Wikctionnaire

    Justice
     » Un délai aussi réduit entre le procès initial et l’appel, c’est une faveur inouïe, un passe-droit hénaurme accordé au RN. Et une insulte pour tous les justiciables ordinaires qui poireautent des années avant d’avoir droit à leur jugement en appel. »

    Les représentants de la justice elle-même (ou eux-mêmes) ont déclaré que ce délai réduit correspondait à un but d’intérêt général.
    Vous n’avez pas la même conception de l’intérêt général que la justice, c’est tout. Mais votre avis a aussi moins de poids.

    • « Je réponds à JG qui se désole de clamare in deserto »
      Ça n’est pas vraiment ça…En fait, sur ce blog, quand on s’en prend à Brighelli, les réactions outragées arrivent assez vite, et en escadrille. C’est d’ailleurs un phénomène assez amusant à observer, et c’est un plaisir que de le provoquer.
      Or, aujourd’hui, la garde rapprochée de Brighelli a eu la réactivité d’un plat de nouilles ! D’où mon étonnement.

        • Quelle déception…D’ordinaire vous vous précipitez au secours de JPB, et voilà que vous l’abandonnez en rase campagne !
          Sic transit gloria mundi.

  71. Jean-Paul Brighelli
    12 juillet 2025 à 23h39
    J’aime beaucoup Genette. Palimpsestes, par exemple, est éblouissant d’intelligence.

    Nous avons donc cette admiration en commun.

  72. Jean-Paul Brighelli
    12 juillet 2025 à 23h42
    Très fort, Proust et les signes.
    Très décrié aujourd’hui par nombre d’universitaires qui s’efforcent d’oublier ce qui s’est passé en narratologie dans les années 50-80.

    Nous avons donc en commun de l’admiration pour cette analyse de Proust par Deleuze.

    A l’occasion, touchez-en deux mots à Lormier, qui a une forte tendance à considérer la narratologie comme du pipeau joué par des cuistres. Le pôvre.
    Mais si c’est son maestro qui le lui dit, il se laissera peut-être convaincre…

    • Ils sont parfaits. J’espère qu’on va les classer en espèce préservée, ce serait dommage d’avoir à s’en passer.

      • Dit-il en se rêvant l’annulaire garni d’un blason LREM, incarnant la nouvelle élite foi jaune pour pouvoir rentrer à son tour dans les cercles privés aristos sans quartier de noblesse. Tout un programme.

      • Le blason de la chevalière « À Zozor » ? Du gueules et de pourpre pour le trait éborgné et mutilé sur fond moucheté très très argent/noir.

  73. La photo de couverture . JPB et ses parents.
    Où la photo a t elle été prise ?
    Marseille ? ( on distingue des immeubles pas loin ).
    A l’époque les plages du Prado n’existaient pas , les seules plages organisées étaient celles du Prophète et des Catalans ( et une autre peut être ), très insuffisantes .

    • Naguère, le Maestro avait posté une photo comparable;on le voylait petit,avec ses parents,sur un ponton je crois. Il était en pied,ne parvenant pas dissimuler complètement le volume de sa bite dans son caleçon de bain pourtant bouffant;le tirage était un peu bizarre, de sorte que Lormier avait eu peine à trouver la bonne « Gestalt »;il l’avait dit en commentaire-ce qui avait agacé le Maestro. Photo retirée.

      PS Autre lieu de mémoire:la calanque où il fut conçu et où il s’est amusé à amener parfois des conquêtes.

    • Tout à côté des Catalans, un site de baignade qui s’appelait le Petit Pavillon — et qui est aujourd’hui essentiellement un restaurant de bord de mer.

  74. Piqûre de rappel sans ARN messager
    @Lormier
    Je ne peux pas supporter sans réagir les allusions minables auxquelles vous vous laissez aller.
    J’attends votre message :
    josip84@mailo.com
    Ne tardez pas.

  75. Jean-Paul Brighelli
    12 juillet 2025 à 23h34
    Bah, je suis déjà tricard chez Praud…

    Et en éprouvez-vous quelque regret ?

    • « Foutez lui paix » ! que oui !
      C’est que JG s’accroche.
      Il a l’habitude : c’est un poids (très) lourd ; il aime bien boxer ; il ne pense qu’à monter sur le ring, faire le coq, renvoyer dans les cordes, mettre k.o. ; bref, jamais prêt à jeter l’éponge.

      On préférerait qu’il ait piscine ; que ne donnerait-on pas pour une vacance, de sa part, même courte ; ça nous ferait des vacances.

      • Ah ! Revoilà la WTH intrépide guerrière qui remonte à cheval !
        Songez tout de même à ceci : si jamais je vous délivrais de ma pesante présence, vous vous retrouveriez nez à nez avec les liens porno de Lormier et ses rafales de messages sur les méfaits de l’ARN messager…au lieu de traiter de l’usage de la métonymie chez Proust et de l’universalité de la grande littérature…
        Mais bon, chacun son truc.
        Bonnes vacances ! (if any)

  76. Borne encore:
    «c’est vraiment un mauvais service qu’on rend aux bacheliers en donnant l’impression qu’on peut avoir une mauvaise copie et une bonne note».

    Et la nature, la difficulté des épreuves ?

    On peut avoir 20/20,si l’examen est du type: « Quelle était la couleur du cheval blanc d’Henri IV ? ». Même sans bienveillance du jury.

  77. Un cas pathologique:Vincent Fleury, Polytechnicien, Directeur de Recherche au CNRS, collé à Normale Sup.

    Ce mec qui, après son intégration à l’X, a bifurqué vers l’embryologie-non sans succès, tenait sur mediapart un blog de khon.

    Ruminant, ruminant son échec à Ulm, il s’en prenait aux classes préparatoires, à son professeur de mathématiques de Spé (qui n’avait pas su le préparer efficacement au concours …)

    Sous Peillon, il exulta quand le Ministre voulut réduire la rémunération des profs de prépa… Le reste du temps, c’était l’aigreur absolue;il aurait dû entrer à Ulm;s’il avait raté, c’était la faute des autres…

    Jamais il ne se disait que l’X c’est pas mal et que directeur de recherche au CNRS c’est un poste enviable.

    Non, le mec ,au fil des mois produisait un discours de plus en plus délirant.

    J’ai exhumé ça:

    https://blogs.mediapart.fr/vincent-fleury/blog/120212/coup-de-gueule

    • Les mauvais matheux s’orientent souvent vers les « sciences » neuves comme la babiologie.

      En son temps, Claude Allègre avait fait de même en s’orientant vers un domaine vierge à l’époque (la géochimie)

      • Je ne sais pas ce qui a poussé ce dingo vers l’embryologie…Il est entré à l’X,il ne devait pas être trop mauvais matheux.

        J’ai dit « cas pathologique » parce que,à 50 ans,quand on a « objectivement » réussi, en être encore à ruminer sur son adolescence, c’est pathologique.

  78. Blague dominicale
    C’est Mélenchon qui tombe en panne de voiture, il fait nuit, il pleut des cordes. Il décide de faire du stop. S’arrête au bout de dix minutes une Rolls conduite par un vieil aristo qui l’interroge s’il a besoin d’aide, Mélenchon répond par l’affirmative mais juste avant que Mélenchon puisse ouvrir la portière, l’aristo lui demande s’il est de droite ou de gauche. Mélenchon refusant de se renier, lui dit droit dans les yeux d’être de gauche. L’aristo le plante sans répondre, démarre sur les trombes en l’éclaboussant au passage. Mélenchon continue d’avancer dans la nuit en levant son pouce, trempé jusqu’aux os, une autre voiture s’arrête. C’est encore une Rolls conduite par un banquier qui lui pose la même question avant d’autoriser à monter, et Mélenchon de rester sur sa position à ne pas vouloir se renier. La deuxième Rolls part de la même manière, le plantant sous la pluie. Une heure se passe, Mélenchon est vraiment fatigué quand une Porsche s’arrête à son niveau, c’est une très belle femme qui la conduit. Elle lui demande si elle peut l’aider et lui pose la question de savoir s’il est de droite ou de gauche. Mélenchon sentant qu’il n’y aura peut-être pas d’autres occasion se décide à mentir, lui expliquant qu’il est de droite, enfin, plus exactement qu’il est LREM. La femme rassurée l’invite à monter. Mélenchon l’observe, la trouve vraiment très belle et se rend compte qu’elle n’a pas de soutien-gorge, il commence à avoir chaud, puis aperçoit sa culotte quand elle passe les vitesses. Il défait sa cravate, souffle un peu, elle l’interroge alors pour savoir si tout va bien et il lui répond : « c’est fou, ça ne fait pas dix minutes que je suis macroniste et j’ai déjà envie de baiser quelqu’un ».

  79. Alors, Lormier ?
    Vous ne voulez pas savoir qui est vraiment JG ?
    Vous ne voulez pas savoir quels sont le pedigree et le CV du supputé sorbonicole débiteur de sornettes dont vous avez ras-le-bol ?
    Vous ne voulez pas savoir si le mec en question a des raisons de ruminer des aigreurs et de ressasser des échecs ? Ou bien si ça serait plutôt tout le contraire ?
    Dommage, j’étais tout disposé à tout vous dire sur mon cursus honorum, et vous déclinez ma proposition…
    Mais ça vaut sans doute mieux pour vous : ça aurait trop ébranlé vos certitudes et fait apparaître trop crûment votre mesquinerie.
    Simplement, à l’avenir, même si à l’impossible nul n’est tenu, essayez d’éviter la petitesse de ces allusions minables.

      • Je suis touché par votre sollicitude à mon égard; vous voudriez me confier votre « pedigree », à moi exclusivement…

        Je ne suis pas digne d’une telle attention; pourquoi moi ?

        Et je dois rectifier quelque chose:je ne pense pas et n’ai jamais dit que vous ne faisiez que débiter des sornettes;généralement ,ce que vous écrivez ici m’intéresse, ma paraît sensé,construit…

        Sur Proust, bizarrement, vous avez dékhonné à plein tube et je me suis demandé si vous ne faisiez pas exprès.

        • Rappel :
          Josip Gavrilovic
          11 juillet 2025 à 12h28
          @Lormier
          La matière proustienne : transformer en Littérature la sensation d’échapper au Temps éprouvée à plusieurs reprises par le narrateur, transformer en Littérature cette « seconde d’éternité ».
          Pour ce faire, pour accomplir cette transformation, Proust a trouvé l’arme absolue : la métaphore. Dixit Proust : « Seule la métaphore peut donner une sorte d’éternité au style. »
          Gérard Genette, immense narratologue (mais pas que) s’il en fut, démontre qu’en fait, même si Proust parle de métaphore, c’est surtout à la métonymie qu’il a recours. Voir à ce sujet l’article de Genette « Métonymie chez Proust » in Figures 3, éditions du Seuil.
          Genette, qui a beaucoup travaillé sur les techniques narratives, a élargi le concept pour définir la notion de « métalepse ». Pierre Poujade n’hésiterait pas ici à parler de sodomisation de diptères, d’intellectualisme forcené pratiqué par des bobos-rive-gauche-hors sol.
          Mais non. Il s’agit de définir avec précision des notions et des techniques qui, justement, requièrent un technolecte.
          Et j’en ai plein mon Estafette. 🙂

          Répondre
          LormierLormier
          11 juillet 2025 à 12h47
          Ras le bol de vos sornettes.

          « Ras le bol de vos sornettes », bizarrement, ça signifie « Vous dites des sornettes et y en a ras le bol. »
          Étonnant, non ?

      • Salut JG,

        Moi je veux bien t’écrire pour savoir comment ton cerveau est supérieur au mien. J’ai un bac C, sans mention, mais à tout juste à 2/10ème de l’assez bien d’une époque où ça voulait dire quelque chose, ensuite j’ai renoncé aux prépas et fait une fac bizarre avec concours et notes éliminatoires, puis j’ai un peu trainé dans un labo de la rue d’Ulm sans en être un officiant, un peu aussi à Gif à l’institut des substances naturelles, puis l’Afrique, avec un peu d’armée entre temps….

        Vous êtes visiblement très cultivé et en dépit de ma fascination pour Proust, qui me tient lieu de chevet, je ne pige que dalle à vos élucubrations. Pour moi, Proust, mais aussi Homère ou Chandler ou bien quelques rares écrits d’Hemingway sont comme de la musique. Je suis incapable de chanter juste, mes oreilles sont usées d’apnée et de munitions, mais la musique d ‘Arvö Part et de tant d’autres m’enchante et toute analyse trop intellectuelle de ce plaisir simple m’irrite profondément. Je subodore que vous faites partie de ces gens trop intelligents qui, à force de penser, en oublient de réfléchir.

  80. On n’a toujours pas d’explication crédible, c’est à dire physique, sur le blackout porto-ibérique du 28/04/25.

    C’est probablement déjà oublié…

          • Il réagit en temps réel !

            Quelle santé ! Quel punch !

            Un conseil : qu’il se méfie des chevaux. Il aura vite fait de glisser suer un crtin et, à son âge, ça signerait le début de la fin.

          • Oui, oui, on sait : les menaces sur la vie et leurs exécutions sont légion en ce moment.
            Il se fiche un peu de son devenir, son passé est riche de rencontres que vous n’auriez jamais espéré pouvoir faire. Son éminence E. Klein, grand gardien du Temple, se foutait allègrement de ses travaux au motif que JPP n’avait pas pu les confronter à d’autres avis scientifiques, et se faisant, rappelant ce que nos médecins du bien, (c’est à dire des scientifiques de son obédience !) durant le Covid s’étaient refusés d’admettre. Quid de Galilée et Newton ? (et quid de votre matière noire, c’en est où vos recherches depuis tout ce temps ?)
            Je vous souhaite de laisser autant de traces que cet homme, déjà illustre ailleurs, dans d’autres contrées, en laissera.

          • Attention, nuance :
            Ne pas confondre suer à cause d’un cr(é)tin – 😁
            avec glisser sur un cr(o)ttin !

        • On souhaite autant de punch à « Tibô Delove » de l’Académie si au hasard d’un changement de régime — si, si, ça peut se produire, dans deux ans ou à la faveur d’un conflit avec ENFIN l’arrivée des chars russes Paris, depuis le temps qu’ils sont annoncés, ça devrait finir par se faire — il sera sommé de s’expliquer sur son absence de réponses qu’appelait justement celle que JPP a publiée dans une revue scientifique plus que sérieuse suite à ses attaques.

          • Si vous vous voulez !
            Mais je n’ose me figurer la vôtre quand on connait votre goût prononcé pour la compromission avec ou sans corps gras.

          • (Etait-il utile de préciser, compte tenu du sujet qu’il aborde, que Zorglub est macroniste… ?^^)

          • Je ne suis pas certain que seuls les macronistes préfèrent ne pas voir un jour les chars russes à Paris.
            Ou alors, je n’ai rien compris au patriotisme voire au nationalisme ?

            (Etait-il utile de préciser, compte tenu du sujet qu’elle aborde, que Gérard est poutinophile … ?^^)

          • Homophobe en quoi ?
            Qui vous dit qu’il ne s’agissait de guerrières russes équipées de godes-ceinture et de fouets parce que vous n’auriez vraiment pas été sage ?

            Vous n’êtes pas sur ce blog par hasard et contrairement à moi, vous pourriez avoir des affinités avec Lormier et d’autres ici. Je pourrais imaginer que vous aimez être puni sévèrement. ne me dites pas qu’il y a que le bras que vous tendez si facilement pour vos vaccins, petit coquin que vous êtes.

          • Ce sont les gens de votre camp qui nous expliquent depuis deux ans que les chars russes seront demain à Paris. WTH nous a rappelé, aujourd’hui même, ce kit de survie en cas de pépin pour rajouter encore un peu à mon argument, qui est que c’est bien votre camp du bien (que ne veut que le mal, la guerre, que la guerre, surtout la guerre, les morts et les milliards) qui nous bassine avec les Russes. Vous êtes gonflé !

          • Bon, après il faut assumer, mon petit bonhomme.
            Vous m’interpellez pour parler évidemment de hum-hum, ce n’est pas sans faire écho à ma blague dominicale : Vous êtes macroniste.

          • C’est vrai, Zorglub.
            Vous êtes prêt à vous prendre quatre shoots d’ARN sans piper (si j’ose dire) et vous n’auriez pas essayer le gode-ceinture dans le ukh’ qui vous procurerait certainement autant de plaisir que vous n’auriez d’effets secondaires avec les vaccins ?

            Mais qu’est-ce qui ne va pas chez vous ?

    • Aucun « bruit » après le « black-out porto-ibér’ » –
      « silence » total…

      Vot’ « lampe de poche (avec piles de rechange), bougies, briquet ou allumettes »
      sera-t-elle suffisante ?

      Un « kit d’urgence », oui,
      mais sans « le manuel de survie »
      pourtant promis par le bientôt loque-à-terre du fbg St Ho’ !
      On l’attend toujours.

      Et là aussi, « aucune explication crédible ». 😁

      • Il vient de filer 50 milliards au même, survivant au milieu d’un millions de morts.
        Mais que va-t-il en faire ?

  81. « Je vous souhaite de laisser autant de traces que cet homme, déjà illustre ailleurs, dans d’autres contrées, en laissera »

    Je ne me torche pas avec les mains et je ne les essuie pas sur les murs…

        • Pas de fausse modestie, vous en rêvez de votre selfie avec Etienne… Allons.
          Vous : « Pardon, ce serait possible, Monsieur Klein pour une photo, je suis un peu de la maison, je suis agrégé. J’ai écouté avec beaucoup d’intérêts TOUTES vos très brillantes interventions sur France Culture, émissions que m’ont chaudassement recommandé mes COPAINS du CEA »

    • J’y pense : je parlais de matière noire, certes, mais enfin… C’est tout que vous auriez trouvé ?

      • Zorglub,

        Ouais c’est le truc pour se laver la bite, des mauritaniens ou des sénégalais, j’en ai 2/3 chez moi ici en Afrique, et une version moderne genre douchette dans les chiottes de Bordeaux….

    • Du Takh au tac : bientôt une boutique en ligne !
      « Casquettes, sweats et t-shirts, tous en coton bio *, floqués TAKH avec des petits chevaux »
      Après Steve(nson), fini l’âne, et encore plus de crottin !

      *quid de l’utilisation possible du crin (d’cheval) ?

  82. La fin de la « bienveillance excessive » dans les corrections d’examen et concours n’aura pas d’effet immédiat. Il faudra ramer longtemps et de façon cohérente. Autant dire que cela ne se fera pas à l’échelle d’une vie humaine.

    • Oui, plusieurs générations seront en effet nécessaires… – faut tout redémarrer… à partir de l’Ecole Primaire ! –

      Et outre l’Europe, les EU auront aussi, et bien évidemment, beaucoup de mal.

      Suffit d’entendre le pitoyable Trumpy,
      à l’image de son pays,
      balancer d’une déclaration à son contraire (ça tangue chez les Répub’…)

      Ce n’est pas de la part d’un ruskof ou d’un Xi qu’on entendrait :
      « Où avez-vous appris à parler aussi bien anglais ? ».
      C’est méconnaître (ne serait-ce qu’un minimum de) l’histoire du Liberia…

      … et tout aussi méprisant que le Cramon et son « Il est parti réparer la clim » !

      Sont pas mieux, à l’Est, mais au moins ils la ferment !

      C’est ainsi que sonne, de plus en plus fort, le glas de l’Occident…

      • WTH
        Vous m’intriguez, de quelle histoire du Libéria parlez-vous? Si c’est de la mienne ça va pas être triste…Le Liberia c’est juste à 300 nautiques de Conakry, j’ai fait le trajet un paquet de fois, et j’y ai tapé de magnifiques tarpons en chasse sous-marine, et des cobias fabuleux, certains ont essayé de ma noyer, vers les 60 kilos…J’ai cramé mon cerveau avec des mecs bizarres, chanvre, coke…il y avait des cannibales aussi…J’ai chié dans mon froc devant de telles outrances t suis vite rvenu aux îles de Loos…

        • Est-ce exact ?

          Permettons-nous donc de rappeler à Donald Trump que l’anglais… est la langue nationale officielle au Liberia. Le Liberia a en effet été créé en 1822 par une société américaine de colons, l’American Colonization Society, qui avait promis ce territoire d’Afrique de l’Ouest aux esclaves noirs américains affranchis. Au début du XIXe siècle, la condamnation du trafic d’esclaves donne l’idée à l’American Colonization Society de créer un Etat réservé aux anciens esclaves américains. Thomas Jefferson, président des Etats-Unis de 1801 à 1809, souhaite l’affranchissement des esclaves noirs, mais il considère le vivre-ensemble entre les Noirs et les Blancs inenvisageable, d’où l’idée de cet Etat. Il est baptisé Liberia.
          https://www.nouvelobs.com/monde/20250710.OBS105782/cher-donald-trump-voici-pourquoi-on-parle-tres-bien-l-anglais-au-liberia.html

  83. Distrayant ce forum, j’ai vaguement lu plus haut qu’un commentateur se faisait à nouveau prosélyte du correspondant des Ummites. Attention ne parlez pas sèchement à un Ummite.

  84. IAL nommé conseiller auprès du président de Burger King. Il sera chargé de promouvoir un burger jambon beurre dans des pays « difficiles » comme le Nigeria où le Libéria…

    • JPP revient ! (injonction et non constat)
      Quelques ferventes admiratrices s’en occupent.

      Hcc1 me donne l’occasion de me replonger dans ses oeuvres ineffables.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Ummo

      C’est IMMENSE et très inspirant !
      Extrait :
      « Le chercheur Jean-Pierre Petit a affirmé avoir décelé les signes d’une intelligence supérieure — extraterrestre — dans certains écrits ummites qu’il dit avoir reçus. Il affirme aussi que les sujets scientifiques abordés dans les lettres ummites sont totalement novateurs et l’ont directement inspiré dans ses recherches en cosmologie et en magnétohydrodynamique ».

      J’ignorais la source de ses illuminations, je ne connaissais que ses travaux (*).
      Je suis replongé dans mes lectures d’enfances de la Collection Blanche de Gallimard dont l’incontournable Matin des Magiciens de Pauwels.

      (*) Étrangement, ses BD de vulgarisation sont de très bonne qualité, même si aujourd’hui un peu datées. Mais c’était avant que l’araignée ne tisse une toile consistante sur son plafond.

    • Dans l’histoire de l’escroquerie du Rock ‘n’ Roll, la matière noire tient bien la première place, les Ummos sont loin, très loin derrière.

      • J’adore les personnes qui ont des « opinions » sur la science en marche avec, dan,s le meilleur des cas, un niveau collège en maths et physique !

        Je n’ai qu’un regret, Gérard ne développe pas suffisamment ses arguments pour qu’on puisse se taper des barres.

  85. Grâce à BdA, je viens de faire la connaissance de José Luis Jordan Pena.
    Un génial auteur de fiction, à coup sûr.
    Merci BdA !

  86. Toujours grâce à BdA, découvrant un monde qui m’était inconnu, je viens aussi de faire la connaissance de Jean-Pierre Petit.
    Et je pose une question totalement innocente de novice à peine sorti des limbes :
    Puisque José Luis Jordan Pena a reconnu que tout le truc autour de Ummo était une supercherie, une fiction étalée sur 25 ans, comment est-il possible que Petit parle de cette supercherie comme d’une « science venue d’une autre planète » ?

    • Parce que c’est un génie !

      Demandez à Gérard, l’experte en Matière Noire et plus généralement en physique fondamentale.
      Ses publications sur le sujet dénonçant « cette supercherie » ont autant bouleversé le champ de la connaissance que celles d’IAL sur les spicules.

      • Et pas que de la matière noire, je serais aussi homophobe selon Docteur Sylvestre !
        Ecoutez, demandons à Driout pour savoir qui de nous deux le serait véritablement, et après vous pourrez ouvrir votre petite bouche. Lui se souviendrait certainement de vos allusions dégueulasses.
        Occupez-vous plutôt à relayer les découvertes de BioNtech via les articles du Monde que vous ne manquez jamais de nous partager dans ce salon.

  87. Ummo, vieille blague au long cours créée par un employé de l’Espagne franquiste, qui devait s’ennuyer encore plus que la France gaullienne d’avant mai 68…

    Les dénonciations ne suffisaient sans doute pas à occuper sa vie :
     » Il poursuit parallèlement une intense activité de délation auprès des autorités franquistes : « C’est là que j’ai connu un agent de la Brigade Sociale que je rencontrais à la « Foi Catholique », entité de la Compagnie de Jésus dirigée par le père Sánchez de León. Nous nous consacrions à dénoncer aux autorités franquistes, les protestants, témoins de Jéhovah, rotariens, francs-maçons… » (lettre du 01-04-1997 à R. Farriols). »
    (Wiki art José Luis Jordán Peña)
    Notons au passage qu’il dénonçait aussi les rotariens !

    Ne pas confondre Ummo et Umma…

      • Les juifs n’étaient pas spécialement mal vus par le franquisme, du moins après la guerre civile :
         » El debilitamiento del discurso antisemita se ve acompañado de medidas aperturistas respecto de los judíos. En 1949 se abren dos sinagogas en pisos de Madrid y Barcelona —a cambio de que el viejo dirigente hebreo madrileño Ignacio Bauer apoye al régimen franquista en los foros internacionales— y en 1953 el Caudillo concede una audiencia al presidente de la sinagoga de Madrid, Daniel Barukh, otro gran defensor del régimen franquista. En 1954 se abren dos sinagogas más en Barcelona y un centro comunitario, aunque la legalización de las comunidades judías peninsulares no se producirá hasta 1965. »

        Judíos durante el franquismo, wikipedia

  88. Aucune personne ayant fait un AVC n’ait devenu génial de ce simple fait.

    J’en sais quelque chose…

  89. Il n’en reste pas moins que ce Jose Luis Jordan Pena n’etait pas sans talent. Apparemment les fausses « lettres » ummites témoignent d’une assez bonne utilisation des racines indo-européennes….

    Dans un autre genre de supercherie, il y a eu des faussaires vraiment stupéfiants : Han Van Meegeren et ses faux Vermeer, c’est une histoire incroyable…
    En Littérature il y a eu le faux Rimbaud, « La Chasse Spirituelle », qui a trompé quelques spécialistes…Les auteurs du faux étaient deux comédiens, Akaka-Viala et Nicolas Bataille.
    Réussir à faire des faux qui trompent les plus grands experts, ça réclame de telles connaissances stylistiques et un tel savoir-faire que personnellement j’ai envie avant tout de dire « Bravo » !

    • JPP n’est pas non plus sans talent : directeur de recherche au CNRS, puis excellent vulgarisateur et enfin, hélas, correspondant des Ummites. Mais chacun est bien libre de ses délires, mêmes obsessionnels, comme ont peut parfois le constater même ici. Ce qui me semble plus grave ce sont les « journalistes » qui l’interviewent encore comme un génie incompris, je ne donnerai aucun nom de peur des rétorsions.

      • « chacun est bien libre de ses délires, mêmes obsessionnels, comme ont peut parfois le constater même ici. »
        Précisez … Hahaha !

      • Les journalistes lui prêtent un intérêt parce qu’il se trouve que dans cette communauté scientifique internationale, il y a des esprits plus avancés que ceux qui bavassent dans ce salon (et pardon, du vôtre également) qui estiment que les travaux de cet homme sont plus qu’innovants. Il se trouve que des revues scientifiques, dans lesquelles aucuns des esprits qui se la pètent sue ce ce blog ne figureront, donnent aussi un crédit à JJP pour avoir étudier ses publications, les avoir validées avant parution. Oui, sa curiosité lui a joué des tours avec les Ummos. Cette arnaque le disqualifierait et disqualifierait toutes les recherches et les travaux d’un homme qui fut admis à Princeton ?. Mais c’est vous les cons !

          • Aucun sacré, calmez-vous.

            Ce sont des vérités effectives, ne vous vous en déplaise : Relisez s’il le faut :
            Des scientifiques plus doués que vous ne l’êtes ici, prêtent plus de crédit aux travaux de JPP qu’à vos avis.

            Point.

      • Quant à Klein qui narre les trémolos dans la voix la vie de Galilée… Et l’autre, ici, avec James Webb « À la recherche du Trou Noâââr perdu » qu’il na toujours pas trouvé (!!!).

        Les petits pieds, les petites pointures, les Mikados de la science !

        • Ce qui est distrayant c’est aussi de constater que sur un blog de « sachants » on peut apprendre des choses que l’on sait de la bouche de gens qui les ignorent, et le tout dans une langue raffinée.

          • Ce qui est à gerber : c’est que l’attaque en groupe profondément malhonnête dont fait l’objet JPP par ses pairs (des egos ayant dans les mains un peu de pouvoir) fut vécu par Zorglub qui, aujourd’hui, débarrassé de sa mémoire traumatique — On l’a vu se répandre en obséquiosité visqueuse à l’endroit de l’épouse de notre hôte, celle-ci l’ayant sorti d’un très mauvais pas —, se joint au groupe des hyènes malhonnêtes.

            Pauvre grosse merdre !

          • Hcc1, je me permets de vous attribuer dès 10:43 l’oscar du post le plus brillant de la journée.
            C’est un magnifique mélange (pastiche?) de Desproges + Devos avec une pincée de Pierre Dac.
            Bravissimo !

          • Mais aucuns ici ne maîtrisent rien, parce qu’ils ont décidé d’appartenir au groupe des décisionnaires ; pas ceux qui trouvent non, non, mais ceux qui ont le Pouvoir : ce qui est un principe incompatible avec la recherche.
            Parce qu’en effet, n’importe quelle brelle peut les mettre devant leur contradiction que le champ du mensonge, dans lequel ils se vautrent allègrement, génère.

  90. Lormier 14 juillet 2025 à 3h30
    Est-ce exact ?

    Permettons-nous donc de rappeler à Donald Trump que l’anglais… est la langue nationale officielle au Liberia.
    etc
    réf à un article de l’Obs que j’ai ouvert à peine, en déclenchant une alerte « votre ordinateur est infecté  » etc.

    Pas sûr que l’initiative de transplanter des anciens esclaves provienne de Jefferson ?

    J’ai feuilleté sur google livres un petit ouvrage des années 1850 émanant apparemment d’une société évangélique suisse.
    Le congrès des USA approuva la création d’une société de colonisation en 1816 pour les hommes libres de couleur.
    Les membres de cette société se transportèrent au Sierra Leone, où fonctionnait déjà un établissement similaire sous le patronage britannique :
     » La vue des fermes, des ateliers des écoles est extrêmement réjouissante. Les envoyés visitèrent une de ces dernières où ils trouvèrent deux cents jeunes garçons noirs aussi studieux, propres et intelligents qu’auraient pu l’être deux cents jeunes blancs. Les classes de lecture, d’écriture, d’ arithmétique, étaient très avancées. Cent jeunes filles dans une salle séparée présentaient le même aspect de bon ordre et de docilité. Les envoyés américains furent bien accueillis et on leur promit aide et assistance  »

    Après cette mission d’études, la société recrute les premiers colons (volontaires) :
     » elle fit un appel aux hommes de couleur libres; un grand nombre y répondit. Des esclaves émancipés qui après avoir acheté leur liberté, s’étaient élevés à une honnête aisance se déclarèrent prêts à sacrifier leur bien être pour travailler à la création de la nouvelle colonie.
    Je suis Africain, dit l’un d’eux à ceux qui cherchaient à le détourner de ce dessein; dans ce pays-ci quelque honnête que soit ma conduite et quelque respectable que soit mon caractère, je n’obtiendrai jamais la considération à laquelle je peux prétendre; je préfère aller dans une contrée où je serai jugé d’après mon mérite et non d’ après ma couleur; s’il y a des souffrances à endurer, je les supporterai pour la race infortunée à laquelle j’appartiens.
    Allons disaient les autres, au pays de nos pères, allons y porter la Bible et la civilisation chrétienne.
    Trente familles formant quatre vingt neuf personnes furent acceptées par la société. Elles se réunirent à New York; le jour du départ fut fixé au 21 janvier 1820. Un grand nombre de leurs frères s’assemblèrent dans l’église africaine de cette ville pour implorer les bénédictions du ciel sur les émigrants. La société et le gouvernement étaient représentés par des agents; deux bâtiments, un navire marchand et un sloop de guerre avaient été frétés pour ce premier voyage.  »
    ( NOTICE SUR LA COLONIE DU LIBERIA)

  91. Une remarque sur ce forum : en quelques commentaires a peine moqueurs on en vient à se faire traiter de « con » et de « grosse merde ». Passionnant, heureusement que quelques uns réussissent à être intéressants.

  92. Dans son post de 10:39, une contributrice utilise ce qu’elle sait de la vie personnelle d’un contributeur pour le discréditer et pour tenter de le mettre en difficulté.
    Le procédé est dé-gueu-lasse. Estampillé Minute-Je suis partout – Guépéou – Stasi.
    Ça, c’est vraiment à gerber.

    PS : j’ai toujours trouvé que les allusions parfois lourdingues à la vie privée – voire très intime – de Brighelli, qui parfois apparaissent sur ce blog, étaient parfaitement déplacées, gênantes, intrusives, voyeuristes. (C’est sans doute mon côté old school, chochotte, mijaurée, sainte-nitouche, whatever)
    Brighelli, même s’il se laisse parfois aller à des confidences, n’a peut-être pas donné son consentement à la mise sur la place publique, par d’autres que lui, d’éléments de sa vie intime.
    Vaste débat.

    • Ah Ah Ah. L’œil de Moscou nous fait la leçon !

      Le contributeur ayant exposé sur ce blog, sous toutes les coutures, le fait en question, le dit fait ne peut être considéré comme appartenant au domaine de la vie privée.
      Ce même contributeur ayant participé à des attaques en groupe, sur ce blog, contre un autre contributeur homosexuel sans jamais s’émouvoir des railleries infligées sur sa sérologie et ses mœurs, je m’assois sans aucun autre forme de respect sur ce que cette petite ***ù!!&& pourrait ressentir.
      Compris !

      • L’œil de Moscou qui dénonce les pratiques de la Guépéou, voilà bien une improbable fiction dont José Luis Jordan Pena aurait fait son miel.

        • Ne vous rêvez pas comme un être inspirant : la littérature s’est déjà occupé cent fois de votre « cas ».

          • A supposer que ce soit le cas, à partir de 100 fois, j’ai donc le droit de me considérer comme un archétype.
            J’en suis ému.

          • Peu importe.
            Zorglub participe à faire subir à Petit ce que lui-même a subi.
            Si il y a un comportement abject ici, il lui appartient.

    • Pour terminer ce « débat scientifique » je résume : chacun sur un forum a bien le droit d’écrire des conneries… s’il ne dénie pas le mien a dire que c’en sont (et Dalida).

  93. « Le 5 août 2024, Arrêt sur images relève que 88 pages sur les 429 (soit 20 % des pages) de la thèse de doctorat d’Étienne Klein soutenue en 1999 contiennent des passages copiés-collés ou empruntés sans mention des auteurs. À la suite de cet article, Étienne Klein remet en cause l’attitude d’un des journalistes, estime être « victime d’acharnement » et précise ne pas être à l’époque de sa thèse « aussi rigoureux qu’aujourd’hui ». Il supprime néanmoins sa réponse quelques heures plus tard. Le 22 août 2024, Étienne Klein publie une nouvelle réponse où il présente ses excuses, en expliquant qu’à l’époque, il avait « certainement fait preuve de désinvolture et de négligence » »
    (Wiki)

  94. « Nommé président du conseil d’administration de l’Institut des hautes études pour la science et la technologie (IHEST) le 29 septembre 2016[34], Étienne Klein est démis de ses fonctions le 26 avril 2017[29],[28] à la suite d’accusations de plagiat formulées par L’Express[35],[36] et relayées par la revue américaine Science[37], et le magazine Sciences et Avenir[38]. L’ouvrage Le Pays qu’habitait Albert Einstein contient de nombreux extraits non crédités et non signalés de Paul Valéry, Gaston Bachelard, Philippe Claudel, Louis Aragon, Émile Zola et Stefan Zweig[39],[36] ; l’une de ces chroniques sur la trajectoire du ballon de football est copiée d’un ouvrage de Gilles Cohen-Tannoudji et Michel Spiro, La Matière espace-temps[36]. Après qu’Étienne Klein tente de minimiser ses emprunts[40], L’Express cite de nombreux autres exemples[41],[36].

    À propos de ces accusations, Étienne Klein se justifie en déclarant qu’il s’agit de rappeler des connaissances devenues « canoniques »[42],[43], en citant trois physiciens (Gilles Cohen-Tannoudji, Michel Spiro, Yves Couder) qui affirment qu’il n’y a pas eu plagiat[44].

    Il refuse de démissionner, même après que le comité d’enquête mis en place à la demande du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche recommande de le relever de ses fonctions[45]. Quatre ans plus tard, il reconnaît s’être rendu « coupable de plagiats littéraires, mais en aucun cas de plagiats scientifiques », et évoque un complot monté contre lui par des collègues jaloux de sa nomination à l’IHEST[36].

    Arrêt sur images relève également que le scientifique « recycle » ses anciennes chroniques d’une émission à une autre. Le site d’informations souligne également que le scientifique n’hésite pas à réutiliser intégralement ses chroniques soupçonnées de plagiat dans des ouvrages édités. Étienne Klein se défend en précisant qu’il s’agit davantage selon lui de « répétitions » plutôt que de « recyclages »[46]. »
    (Wiki)

  95. Vous auriez dû vous méfier de ce goût excessif qu’il a pour la fringue, et qui est la démonstration criarde de son versant exhibo, l’ego envieux en mal éternel de lumière… Quitte à verser dans le pompage et la malhonnêteté en s’attribuant des lauriers qui ne lui reviennent pas.
    Fermons le ban !

  96. En ski’m concerne, Physique (et Proust) : du Xinois ou quasi.

    Par contre, j’entrave bien plus facilement que…

    c’est nous qu’on va bientôt payer tout seuls, * comme des grands (?!) !
    Le Trumpy (c/o lefigaro) à propos de l’Ukr’ :

    « Ils ont besoin de protection. L’UE européenne paie pour ça **. Nous ne payons rien pour ça, mais nous allons juste les envoyer. Ce sera des affaires pour nous »

    * ça va donc être (très) rude !
    Bye bye l’État Providence : faudra raquer… – quant aux futurs « retraités » (?!)…

    ** On comprend pourquoi le Trumpy était tout sourire à la grande réu Otan de juin !
    De quoi rassurer chez lui Et les uns Et les autres… 😁

  97. Zorglub 14 juillet 2025 à 12h05
    Raffinée … Hum, faudrait voir dans les détails.

    Démonstration ?
    Allez donc vous faire empap’ chez les guerrières grecques équipées comme vous en rêveriez, Docteur Sylvestre.

  98. (petite remarque, au passage : où l’on apprend que Gérard en connaît un bon bout – en Physique –
    tandis que nous sommes maintenus dans l’ignorance en ce qui concerne JG -😁)

    • WTH
      14 juillet 2025 à 13h07
      (petite remarque, au passage : où l’on apprend que Gérard en connaît un bon bout – en Physique –
      tandis que nous sommes maintenus dans l’ignorance en ce qui concerne JG -😁)

      En physique, je suis totalement incompétent. Niveau collège au mieux. C’est donc un domaine où je me tais, modestement et prudemment.
      Pour le reste de mon « pedigree », j’ai réagi vivement au fait que Lormier sous-entendait que je ressemblais à ces khagneux aigris de ne pas avoir intégré l’ENS, et que j’entrais en concurrence avec Brighelli dont, suggérait-il mesquinement, je ne supporterais pas la (disait-il) supériorité intellectuelle. Les sous-entendus de Lormier étaient non seulement faux, mais aussi et surtout minables.
      D’où ma proposition de lui faire savoir – en privé, par mail – ce que je suis, mon cursus, bref mon CV qui est de nature à ne provoquer ni ressassement, ni aigreur, ni rancœur !
      Si ça vous intéresse vraiment (ce dont je doute), vous avez mon mail. Mais je veux que ça reste privé, par mail uniquement. Rien sur BdA.

      • Nous n’échangeons pas sur la matière, la physique, mais sur le fait qu’un chercheur de qualité se soit fait écarter du débat scientifique par des egos, ne supportant qu’il les rappelle à leur médiocrité. Plus grave encore, les découvertes de cet homme, négligées par le milieu scientifique, ont été récupérées par la Russie, L’Iran, la Chine et l’Inde…
        L’armée française, un tantinet affolée, s’est ravisé sur les avis à caractère diffamant colportés par les khonnards et les jaloux qui tiennent les clés de la recherche en France, a souhaité le rencontrer en lui envoyant un émissaire, un officier, et afin qu’il reprenne ses travaux sur la MHD. JPP a simplement expliqué que les quarante années écoulées sur la recherche sur la MHD n’étaient plus rattrapables.
        Evidemment, les décisionnaires et responsables de la placardisation de cet homme commencent à perdre pied puisque la communauté scientifique internationale ne partage pas du tout l’avis de cette bande de très khon à qui nous devons d’avoir laissé partir une découverte majeure de la physique qui fut exploitée par d’autres puissances.
        La nature humaine servile et obséquieuse des deux Mikados du blog est sans surprise, ils sont du côté des « chefaillons » de la recherche encore en place actuellement, mais qui devront un jour répondre de leur khonnerie abyssale.

      • « où l’on apprend que Gérard en connaît un bon bout – en Physique – »

        bout (ap)pris sur l’oreiller ?

  99. Dugong 14 juillet 2025 à 9h12
    Aucune personne ayant fait un AVC n’est devenu géniale de ce simple fait.

    J’en sais quelque chose…

    Vrai.

    A contrario,un génie ne perd pas forcément sa génialité à la suite d’un AVC.

    Le treponemus africanus est beaucoup plus dangereux pour les neurones.

  100. Des héros (suite) –

    Ainsi le Lointain qui s’est avéré un héro(s),
    ayant combattu, au péril de sa vie, et au large de Conakry, tapons et corbias.

    Et… les ceusses passionnés par les rencontres du troisième type.
    Ainsi ai-je pu découvrir cette (fascinante) histoire d’ummo et de JLJ Peña, technicien en… télécoms,
    (Non, mais allô quoi),
    à mille lieues donc d’années-lumière de…
    Au central téléphonique, Ay Carmela Ay Carmela…

  101. Un lointain lecteur 14 juillet 2025 à 0h22
    Salut JG,
    Vous êtes visiblement très cultivé et en dépit de ma fascination pour Proust, qui me tient lieu de chevet, je ne pige que dalle à vos élucubrations.
    =====================================================

    Ce sont de pures khonneries;donc pas la peine de passer du temps à les déchiffrer.
    =====================================================
    Je subodore que vous faites partie de ces gens trop intelligents qui, à force de penser, en oublient de réfléchir.
    =====================================================
    Je retiens la formule.

    Comme JG ne passe pas son temps à écrire des âneries, je supposerais qu’à propos de Proust,il a simplement voulu agacer .(Comportement puéril…)

    On peut,il est vrai, avoir une interpétation plus sévère.

    Pour appuyer ses âneries, il cite abondamment des critiques qui, à ses yeux font autorité.
    C’est un comportement de cuistre sorbonicole.

    On pourrait même se demander si cela n’aurait pas quelque chose à voir avec son attitude de mouton lobotomisé: « mon médecin m’a dit » alors je fais; je ne me demande pas combien d’heures ce médecin a consacrées à l’étude des vaccins, à l’immunologie… Je refuse de me poser une question toute simple:comment peut-il être bon pour la santé de faire produire par les cellules de l’organisme un pathogène en quantité incontrôlable ?

    • « Elucubrations »…
      Où comment de spéculations on revient inévitablement à « spicules » ?

  102. Zorglub 14 juillet 2025 à 10h11
    J’adore les personnes qui ont des « opinions » sur la science en marche avec, dan,s le meilleur des cas, un niveau collège en maths et physique !
    Je n’ai qu’un regret, Gérard ne développe pas suffisamment ses arguments pour qu’on puisse se taper des barres.

    Nous dit-il.
    Vous savez que vôtre niveau de math nous a permis de nous taper des barres de rires avec vos connaissances sur l’ARN… D’ailleurs, vous êtes le phénix qui a le droit de l’ouvrir sur tout grâce à vot’nivôô. Du docteur Sylvestre dans le texte ! Je meurs de rire !

    • Rappel (ARN…) –

      Incapable de faire dans la dentelle – sauf exception –
      au vax j’ai dit non,
      pour la simple raison qu’on ne propose pas –
      qu’on ne met pas sur le marché… mondial –

      un vax… en phase trois,

      celle où sont testées sur un plus large public (!)
      innocuité et efficacité,
      phases supposées durer jusqu’à plusieurs années…

  103. j’écris une très longue lettre à ma dernière fille, qu’on lui remettra peut-être quand je serai passé du côté de la nuit et du silence.
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Répétons une évidence:il s’agit d’une lettre à sa fille,dont le Maestro nous fait connaître un extrait.

    Plus « intime » tu meurs (et la sûreté et la théière et la hiérarchie…)
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
    José Giovanni 14 juillet 2025 à 11h02

    Brighelli, même s’il se laisse parfois aller à des confidences, n’a peut-être pas donné son consentement à la mise sur la place publique, par d’autres que lui, d’éléments de sa vie intime.
    Vaste débat.
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
    a) Le Maestro ne se « laisse pas aller à des confidences »;il décide, quand ça lui plaît de parler de ses expériences intimes. C’est ses oignons.
    b) « Vaste débat. »
    Pourquoi ne pas débattre ?

    Mais quand on veut débattre,faut p’tête commencer par ne pas éluder les points essentiels.

    En l’au-khul-rance est-ce que des commentateurs auraient mis sur la « place publique » des « éléments de sa vie intime » que le Maestro n’aurait pas auparavant mis lui-même sur la « place publique ».Pour cela, il faudrait qu’ils aient connaissance de faits non racontés par le Maestro lui-même.

    Un truc qui est DEJA sur la place publique, on peut pas le mettre sur la place publique.

    • Brighelli a peut-être un jour évoqué une agression sexuelle dont il aurait été l’objet dans son adolescence. OK.
      Mais depuis que je fréquente ce blog, Brighelli n’en a jamais reparlé. Jamais.
      Lormier, lui, l’a évoqué à de nombreuses reprises. Au bas mot une bonne dizaine de fois en quelques années.
      Je trouve ça d’une indélicatesse incroyable.
      « Maestro » par ci, « Maestro » par là, mais aucun filtre moral pour évoquer ce qui, quoi qu’on en pense, est avant tout un traumatisme psychique sévère, pour le moins.
      Manque de classe, tout simplement.

        • Ah bon ????
          Eh bien d’une part je suis content pour vous que vous n’ayez pas eu à vivre ce genre de traumatisme, et d’autre part je constate que si Lormier a inventé cette histoire, c’est incontestablement un beau sujet de psychanalyse.
          Récemment on l’a découvert mesquin, le voilà maintenant qui apparaît mythomane…
          Passionnant !

          • ?????
            Je ne suis nullement ophidophage. Et je ne comprends pas bien l’intérêt de votre réaction.
            Si Lormier a vraiment inventé cette histoire (c’est Brighelli qui le dit, je crois qu’on peut le croire, non ?), alors cet accès de mythomanie chez Lormier est réellement passionnant.
            Naturellement j’attends le son de cloche que Lormier nous fera entendre.
            A suivre !

          • ?????
            Moi, éternelle incomprise ! Quel malheur !

            N’empêche que vous voilà maintenant possible rampant.

            Rappel (11 juillet) :
            « Mais vous avez raison de me ramener sur terre, où je me retrouve, à l’occasion, « exilé sur le sol au milieu des huées, et affublé « d’ailes de géant qui m’empêchent de marcher. »
            Pas grenouille. Albatros. »

  104. WTH 14 juillet 2025 à 13h49
    « Elucubrations »…
    Où comment de spéculations on revient inévitablement à « spicules » ?
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    abcmaths nous a un jour rappelé le sens premier du mot « élucubration »…mais a,je crois, reconnu qu’il était permis de l’utiliser dans un autre sens.

    Sur « étonner » et « surprendre », il est bien plus rigide.

  105. association de mots selon leurs sonorités

    Dugong 14 juillet 2025 à 7h16
    président de Burger King.

    Dugong 14 juillet 2025 à 7h32
    Nominations (suite)
    jpp enfin reconnu. Une partie de son œuvre sera publiée dans un quotidien burkinabè, en bande dessinée organisée

  106. « son tonus…oui;mais son génie ? » (Lormier, 13h54, à propos de Dugong) –

    Le sergent-major (sans plume) l’a remis sur la bonne voie,
    et c’est ainsi que, bien des années plus tard,
    le génie (militaire) a en quelque sorte refait surface,
    avec cette volonté de réparer, fortifier,
    « bâtisseur » « remontant certains murs »…

  107. A ce que je vois le poujadisme a encore de beaux jours devant lui.
    Et Raymond Picard a laissé derrière lui une progéniture cachée qui brandit fièrement l’étendard de l’anti-intellectualisme le plus crasse.
    Mais les voyageurs ailés, princes des nuées, rois de l’azur, n’en ont cure. Leurs ailes de géant les placent très au dessus de ces miasmes morbides.

    • N’y a plus beaucoup de p’tits commerces !

      L’INTOX se consomme via les banlieues, bigpharma, l’école, les media… 
      et quelques autres multinationales qui écoulent – du moins du côté occidental – via les entrepôts d’Amazon.

  108. WTH 14 juillet 2025 à 14h06
    Rappel (ARN…) –

    au vax j’ai dit non,
    pour la simple raison qu’on ne propose pas –
    qu’on ne met pas sur le marché… mondial –

    un vax… en phase trois,
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Voilà;simple bon sens.

    Malheureusement pour eux, les soignants qui ont fait ce choix de bons sens ont perdu leur emploi.

    Macron, qui leur a imposé ce choix, a violé la loi française,inspirée des principes établis à Nuremberg.

    Code de la santé publique

    Article L1111-4

    Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment.

    https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041721056

    • Vous n’êtes pas militaire. Votre bite n’a aucune importance aux yeux de l’armée. Ce n’est pas une raison pour l’essuyer partout

  109. Jean-Paul Brighelli 14 juillet 2025 à 17h49
    C’est une pure invention de Lormier. Un transfert, peut-être…

    Mais non, pas du tout.

    A quatorze ans,vous ne pouviez être consentant.

    • Brighelli étant le principal intéressé, c’est évidemment sa version qui doit faire autorité.

      Mais au-delà de cette évidence, la position de Lormier pose tout de même un sacré problème : pour Lormier, il s’agit d’un viol. Un viol, c’est un traumatisme terrible, dont la victime doit être traitée avec un certain nombre de précautions…Or, ces précautions, Lormier s’en fiche comme de l’an 40. D’où mon post précédent:

      Josip Gavrilovic
      14 juillet 2025 à 14h42
      Brighelli a peut-être un jour évoqué une agression sexuelle dont il aurait été l’objet dans son adolescence. OK.
      Mais depuis que je fréquente ce blog, Brighelli n’en a jamais reparlé. Jamais.
      Lormier, lui, l’a évoqué à de nombreuses reprises. Au bas mot une bonne dizaine de fois en quelques années.
      Je trouve ça d’une indélicatesse incroyable.
      « Maestro » par ci, « Maestro » par là, mais aucun filtre moral pour évoquer ce qui, quoi qu’on en pense, est avant tout un traumatisme psychique sévère, pour le moins.
      Manque de classe, tout simplement.

      • Il faut ajouter ceci : la version de Brighelli faisant donc autorité (Lormier oserait-il traiter de menteur le Maestro de Lormier ? Inconcevable.), Lormier voit un viol là où il n’y en avait pas.
        Hum hum…Le profil psychanalytique de Lormier est encore un peu flou, mais certains contours se précisent. A suivre.

    • « Dans un pays normal »
      Il n’y a que lui capable de pondre des concepts de cette trempe.

      Dans un pays qui ne serait pas comme les autres pays — je n’ai pas dit « anormal » j’ai voulu dire « différent »— Dugong serait à la tête du CEA.

  110. Finalement, la remarque de Trump sur l’anglais du président du Liberia n’était peut-être pas totalement khonne:

    Liberian English
    Liberia is classified as an “Anglophone” country. Despite its 15 active tribal languages, the official language of the country is English. This makes it easier for us to work here, obviously because we did not have to learn a completely new language upon arrival. I said it makes it easier, but understanding the Liberian version of English is not always easy, and even after two years sometimes it is impossible. Being the amateur linguist that I am, I’ve been able figure out what is behind this difficulty in understanding my native tongue when uttered by many Liberians. It is not simply a matter of accent.

    First, and most obvious to the listener, is in the way Liberians pronounce many words—the end of many words are left off. “House” becomes “haw”, “dog” becomes “daw”, “serious” becomes “seria”, and so on. Sometimes even each syllable in multi syllable words are deleted, so “redlight” might become “re’li’”, “everything” is “e’ry’tin’, or ” kool aid” is “koo aye.”

    To complicate matters significantly, Liberians use different English words than most North Americans choose. For example, “reaching” means “leaving” as in “I’m reaching to my hou’,” “finish” means “to be out of something,” As in “the rice is finish,” or “flog” instead of “beat,” as in “My brother tol’ me he wou’ flog me.” Finally, Liberians finish many words randomly in “O,” as in “fini-o” for “finish,” or “daw-o” to give “dog” a little more panache.

    Therefore when you combine words pronounced differently with word choices that are different than what you’ve lived with all your life, you get sentences that are just a little beyond reach until you understand both the usage of the word and the pronunciation of all the words in the sentence.

    So, putting these factors together, we might have the following sentences—see if you can figure them out:

    1. “Trokon carry mah own sef pla’ toe to hi’ hou’.’” (Literally, “Trokon carry my own self play toy to his house,” or “Trokon took my toy to his house.”)

    2. “Dea’ ca’ be sweeo.” (Literally,” Deer can be sweet-o,” or “Venison is delicious.” )

    3. Leh ca’ta’ eh sleepi’ bah da’ pi’ hou’ (Literally, “the carter it sleeping by the pig house” or “The carter (a clothe pad used to cushion the head when carry things) was left out all night near the pig pen.”)

    4. “De ro’ he wah a bri’ one and dryo.” (Literally, “The rogue he was a bright one and dry-o,” or “The thief was light-skinned and very thin.”)

    5. “Leh pum’ eh spoi’. Le’ carry de jeep to tow’ fo’ new pah.’” (Literally, “The pump is spoiled, let’s carry the jeep to town for new part,” or “The pump is not working, so let’s take the 4wd vehicle into town for a new part.”)

    6. “Boieh! Boieh! Boieh!” (Literally, “Boiled egg, boiled egg, boiled egg!” which children shout as they carry hard boiled eggs for sale on the street.)

    7. “Unca Bah, I juke mah foo-o. Plea’ pu’ plasti’ on mah cuh.” (Literally, “Uncle Bob, I juke my foot. Please put plastic on my cut,” or “Uncle Bob, something jabbed or poked into my foot. Please put a band aid on my cut.”)

    8. “Eneh, i’ yaw wais’ wateh on ma’ trouseh, I weh sureleh blow yaw mouf.” (Literally, “Enoch, if you waste water on my trousers, I will surely blow your mouth, “ or “Enoch, if you dump or spill that water on my pants, I will certainly punch you in the mouth.”)

    9. Deh worsha’ weh fi’fi’. We gettin’ yaw puh-lenti!” (Literally, “The worshop was fine, fine. We getting you plenty,” Or “The workshop was very good. We understood you very well.”)

    10. “Whi’ ma’, plea’ buy suh’ re’ oi’ fruh me. One hundreh LD.” (Literally, White Man, please buy some red oil from me. One hundred LD.” Red oil is palm nut oil; LD is Liberian Dollars—in this case about $1.80 US. )

    11. “Sis Renita, I cuh’ to spe’ to yaw.” (Literally, Sis Renita, I come to speak to you,” or “Sister, Renita, I dropped by just to say hi.”)

    Not everybody speaks like this, but these phrases reflect a large portion of the people with whom we live and work each day. Some people, such as government or business leaders speak very similar English to me, with only what I call the attractive “African accent” distinguishing us. Others speak a version of English so different in cadence, inflection, pronunciation, syntax and vocabulary as to require interpretation. Most children are harder to understand than adults. In our neighborhood, English is a second language to Bassa for many, and a significant minority speak virtually no English. So getting to understanding each other always takes a little extra time, even for simple things. Bu’, we ah tryin’, sma’ sma’, wid dis talkin’ ting he’. An’ soo’, we wi’sureleh be gettin’ e’rybodeh puh-lenty clea’, an den’ we ha’ a googoo ti’ togeddeh.
    Posted by The Reeds in the Windat 10:59 AM

    http://reedsinliberia.blogspot.com/2007/10/liberian-english.html

  111. « Some people, such as government or business leaders speak very similar English to me… »

    Pas beaucoup…

    Le président du pays en fait partie.

    Je crois que seulement 15% de la population du Liberia parle « anglais »?

  112. WTH 14 juillet 2025 à 19h04
    (le « fact-checking » ça a marché, cahin-caha, mais déjà, depuis quelques mois, c’est plus ça… cf 🙂

    https://www.youtube.com/watch?v=iMkjBSuw05E

    Excellent !
    Putain d’ta mère:1000 euros versés par Zuckerberg à Libé pour chaque article vaccinolâtre !

    Et les moutons lobotomisés ont gobé!

  113. ECHO 14 juillet 2025 à 10h12

    Pas sûr que l’initiative de transplanter des anciens esclaves provienne de Jefferson ?

    J’ai feuilleté sur google livres un petit ouvrage des années 1850 émanant apparemment d’une société évangélique suisse.
    Le congrès des USA approuva la création d’une société de colonisation en 1816 pour les hommes libres de couleur.
    =====================================================

    Merci.

    De mon côté, j’ai trouvé quelques informations.

    Oui, une société de colonisation a bien été fondée,qui a « colonisé » un territoire aujourd’hui appelé Liberia.

    Les indigènes n’ont pas tous accepté ça tranquillement,bien que les colons fussent des Noirs,arrivés aux EU comme esclaves, puis affranchis.

    Ce groupe d’Américains noirs et sa descendance ont longtemps dominé le pays .

    The African nation of Liberia started as an idea on American soil in the early 1800s. Prominent white Americans, including then-President James Madison, were growing concerned about an increasing number of freed Black people who they saw as inferior and unable to integrate with white people. Others feared that Black people who had their freedom would encourage the enslaved population to rebel or assist in their flight to freedom up north.

    https://www.politifact.com/article/2025/jul/10/donald-trump-liberia-english-official-language/

  114. Incompréhension (suite) –

    JPP ? Dans une autre vie …

    En attendant, la Bd « le mur du silence » (1983)
    pourrait peut-être me donner quelque éclairage –

    j’en suis restée à la Bd où « quand votre moteur fait boum »,
    « la dépanneuse Simoun… » –

    C’est dire si j’ai du ch’min à faire !

    • Macron n’avait pas 15 ans quand Brigitte Trogneux a joui de sa bite. A l’âge qu’il avait,il ne pouvait être « consentant ». C’est un viol.

      En France, l’âge légal du consentement sexuel est établi à 15 ans.

    • Si, comme le prétend Lormier, dans le cas de Brighelli, il s’agit d’un viol…
      Brighelli n’en a jamais reparlé. Jamais.
      Lormier, lui, l’a évoqué à de nombreuses reprises. Au bas mot une bonne dizaine de fois en quelques années.
      Je trouve ça d’une indélicatesse incroyable.
      « Maestro » par ci, « Maestro » par là, mais aucun filtre moral pour évoquer ce qui, quoi qu’on en pense, est avant tout un traumatisme psychique sévère, pour le moins.
      Manque de classe, tout simplement.
      Je ne le répéterai jamais assez.

      Oui, je sais, j’agace.

        • Je fréquente ce blog depuis 5 ans. Depuis 5 ans je n’ai rien lu de Brighelli à ce sujet.
          De vous, j’ai lu une bonne dizaine d’allusions.
          Manque de délicatesse.
          Manque de classe.

          (Et ce n’est pas le seul exemple de votre lourdinguerie quant à la vie privée de Brighelli)

  115. Lormier :
    « Vous voudriez me confier votre « pedigree », à moi exclusivement…
    Je ne suis pas digne d’une telle attention; pourquoi moi ? »

    Je réponds avec retard à cette question.
    J’ai réagi vivement au fait que vous sous-entendiez que je ressemblais à ces khagneux aigris de ne pas avoir intégré l’ENS, et que j’entrais en concurrence avec Brighelli dont, suggériez-vous mesquinement, je ne supporterais pas la (disiez-vous) supériorité intellectuelle. Vos sous-entendus étaient non seulement faux, mais aussi et surtout minables.
    D’où ma proposition de vous faire savoir – en privé, par mail – ce que je suis, mon cursus, bref mon CV qui, vous auriez pu en juger si vous aviez donné suite, est de nature à ne provoquer ni ressassement, ni aigreur, ni rancœur. To say the least, en toute objectivité.
    Mais vous n’avez pas cru devoir donner suite. Dont acte.
    Essayez par la même occasion de ne pas donner de suite regrettable à vos sous-entendus minables.

    • Lormier,

      Je lui ai demandé, et j’ai étalé mon pauvre CV de traîne-savate de Paul Eluard à Saint-Denis, l’a pas répondu le croasse…

      • Je ne sais pas pourquoi JG voulait m’instituer en confident exclusif.

        C’est d’autant plus étonnant qu’il s’exposait évidemment à un risque:que je

        recopie son CV et le publie en commentaire…

        • Lormier
          15 juillet 2025 à 8h44
          « Je ne sais pas pourquoi JG voulait m’instituer en confident exclusif. »

          La réponse se trouve dans mon post d’hier 23:57.

          Lormier : « C’est d’autant plus étonnant qu’il s’exposait évidemment à un risque:que je
          recopie son CV et le publie en commentaire… »

          L’auriez-vous fait ? Seriez-vous capable de pousser la putasserie jusqu’à faire une chose pareille, alors même que je disais souhaiter passer par un échange privé de mails, pour ne rien publier sur ce blog ?
          Alors oui, je prenais ce risque, parce que, old school comme je suis, votre parole d’honneur m’aurait suffi.
          J’avoue qu’aujourd’hui je m’interroge.

      • Pour moi, aucune communication possible, de quelque nature qu’elle soit, avec un gugusse qui se revendique facho, admirateur de Benito, et qui a poussé un jour la finesse d’analyse à affirmer que l’antisémitisme de Céline n’était pas racial (merci pour ce grand moment). Ce gugusse me demanderait poliment l’heure que je ne la lui donnerais pas. Alors mon CV…

  116. Expression anglaise: « put two and two together », c’est-à-dire mettre deux faits ou informations en rapport l’un avec l’autre pour en tirer une conclusion aisée;cela ne demande pas beaucoup d’esprit de déduction…mais les moutons lobotomisés n’en sont pas capables.
    i) Zuckerberg faisait de la propagande pour le vaccin (pourquoi ? je ne sais pas) et finançait les déféqueurs
    ii) Libération et son équipe de déféqueurs recevait de l’argent de Zuckerberg.

    https://juste-milieu.fr/fact-checking-quand-liberation-etait-paye-par-facebook/

    le Monde autre journal vaccinolâtre est financièrement soutenu par Bill Gates.

  117. WTH 14 juillet 2025 à 13h35

    Des héros (suite) –
    Ainsi le Lointain qui s’est avéré un héro(s),
    ayant combattu, au péril de sa vie, et au large de Conakry, tapons et corbias.

    Madame,
    La CSM est un sport dangereux, très lorsque pratiqué seul au large de Conakry, mais pas à cause des poissons, cobias, ou autres tarpons, juste à cause de l’apnée, JPP en sait quelque chose, son fils en est mort vers Marseille, et il ne chassait pas, juste y se baladait très à l’aise vers -30m, chose dont je suis incapable, je ne passe pas les 25/28m.

    Je ne suis pas un héros, j’en suis bien loin, mais si aucun tarpon n’a essayé de me noyer, j’en ai pris seulement 3 en presque une vie, un cobia m’a chargé, rien de grave, mais un autre a séché très sévèrement un de mes commensaux, qui a bu une grosse tasse. Un KO dans 5 mètres d’eau ce peut être mortel, surtout au réveil.

    Et le Libéria, ou la Sierra Leone de la même époque, c’était l’horreur absolue, j’y ai vu cuire du foie mais pas de mouton…

  118. Les jeux d’été alakhs

    Compléter la phrase suivante

    IAL est une vieille pute prête à utiliser la moindre « info » pour …

    • Once upon a time…
      Sur ce blog, un certain Driout Pierre a, en toute conscience, volontairement, révélé la vraie identité de Dugong, sans son consentement. C’était parfaitement dégueulasse.
      Lormier serait-il capable de pareille dégueulasserie ? Faites vos jeux…

    • N’ayant accès qu’au tout début de l’article, je ne sais pas ce qu’il contient d’important…

      Peter McCullough, cardiologue américain (très estimé jusqu’à sa disgrâce,provoquée

      par sa condamnation du prétendu vaccin) a expliqué comment l’injection peut

      attaquer le coeur. Il y a les morts « inexpliquées » de sportifs lors d’efforts ,il y a aussi

      des morts « inexpliquées » d’enfants, dans leur lit, au petit matin,lorsque une poussée

      d’adrénaline prépare le réveil.

      Pour comprendre ce qui s’est passé,il faut des autopsies très poussées, mettant en

      oeuvre les moyens d’investifgation microscopique les plus modernes.

      Maintenant que les vaccinolâtres et leur maître Fauci ont perdu du pouvoir, on peut

      espérer que McCullough et les cardiologues sérieux soient davantage écoutés.

      Les cardiologues véreux vont encore tenter de faire croire que les lésions cardiaques

      à l’origine des accidents cardiaques chez des sportifs étaient congénitales et n’avaient

      simplement pas été détectées.

      Cela durera un certain temps:les moins cons des cardiologues véreux se rendront

      compte qu’ils n’ont plus rien à gagner à propager de fausses informations.

      Rappelez-vous:au début, les autorités soutenaient que rien ne permettait de lier les

      myocardites aux injections. Ca, c’est terminé.

      Les morts inexpliquées, ce sera pareil.

      « pathogène »= qui rend malade.

      Faire produire par les cellules de l’organisme un pathogène en quantité incontrôlable

      ne peut avoir que des conséquences néfastes sur la santé.

      Il n’était pas nécessaire de se livrer à une expérience néo-mengeléienne pour le

      savoir.

  119. Josip Gavrilovic 14 juillet 2025 à 23h57

    « Brighelli dont … je ne supporterais pas la (disiez-vous) supériorité intellectuelle. »

    Connaissez-vous le sens du mot « Maestro » ?

     » mon cursus, bref mon CV qui, vous auriez pu en juger si vous aviez donné suite, est de nature à ne provoquer ni ressassement, ni aigreur, ni rancœur. »

    Lormier ne juge personne;Lormier se fout complètement de votre CV.

    • Lormier
      15 juillet 2025 à 8h39
      « Connaissez-vous le sens du mot « Maestro » ? »

      J’avoue re-découvrir grâce à vous le sens du mot « faux-cul ».

      « Lormier se fout complètement de votre CV. »

      Dont acte. Qu’à l’avenir Lormier évite alors de supputer (vicariously) que JG rumine avec aigreur et jalousie tel ou tel échec académique, telle ou telle ligne manquante à son CV. Quand Lormier a mesquinement émis ce sous-entendu minable, il ne se foutait pas du tout du CV de JG.

  120. Josip Gavrilovic 15 juillet 2025 à 0h02
    Je fréquente ce blog depuis 5 ans. Depuis 5 ans je n’ai rien lu de Brighelli à ce sujet.

    Cela vous aura échappé.

  121. Adriano Segatori:Macron a été victime d’un viol à l’âge de 15 ans. Ce traumatisme a eu de graves conséquences sur son psychisme.

    La version que Macron donne de cet épisode est une construction fantasmée (« à l’eau

    de rose ») .

    https://youtu.be/kvXcLwoiJqQ

    • Lormier deviendrait-il « un cuistre se gargarisant de citations d’autres cuistres » ?

        • Remonté ? Non.
          Mais il y a des moments où certaines mises au point s’imposent, même sur un blog relativement confidentiel. Question de fierté. Qui sème le vent récolte la tempête.

          • Proposez du fric, JG, une belle enveloppe à Lormier. C’est une méthode qui a fait ses preuves, et bien que la Toufriquetland se soit cassé les dents sur des éléments gênants et intègres et fut dans l’obligation de passer à d’autres méthodes « Tempêtes » pour réduire au silence. Vous seriez parfait et dans ce rôle que l’on soupçonne chez vous. Nous savons aussi que Lormier n’est pas suicidaire.
            Qui sème la tempête récolte…
            (Les menaces de l’œil de Moscou ne se déguisent même plus, ils ont vraiment pris la confiance)

  122. Aujourd’hui la plupart des jouets, des petits ustensiles fonctionnent sur batteries rechargeables.

    Avant,on changeait les piles, maintenant on recharge les batteries.

    Les batteries ,c’est « mieux » que les piles.

    Oui, mais le secteur ?

    Existe-t-il encore des rasoirs électriques fonctionnant sur le secteur ?

    J’en doute;il doit y avoir une directive qui l’interdit; risque d’électrocution ?

    Qui s’est électrocuté en se rasant ?

    Et quand la batterie de votre rasoit est morte et qu’il faut la changer, c’est tout un cirque.

  123. Aujourd’hui la plupart des jouets, des petits ustensiles fonctionnent sur batteries rechargeables.

    Avant,on changeait les piles, maintenant on recharge les batteries.

    Les batteries ,c’est « mieux » que les piles.

    Oui, mais le secteur ?

    Existe-t-il encore des rasoirs électriques fonctionnant sur le secteur ?

    J’en doute;il doit y avoir une directive qui l’interdit; risque d’électrocution ?

    Qui s’est électrocuté en se rasant ?

    Et quand la batterie de votre rasoir est morte et qu’il faut la changer, c’est tout un cirque.

  124. Les batteries de VTT à assistance électrique font généralement plus de 600 Wh et pèsent plus de 2Kg.

    C’est utile si on fait 1000 mètres de dénivelé…mais pour une sortie d’un 40aine de km en pays vallonné, c’est bien trop. On rentre avec une batterie pleine aux 2/3 voire 3/4.Et on a trimballé tout ça pour rien.

    Il serait temps que les fabricants de vélo songent à proposer des petites batteries qu’on peut éventeuellement associer.*

    Pas trop sorcier, non ?

    Bon, ils ont commencé avec les VTT ae légers (15,5 kg) avec petit moteur (50,60 Nm).

    MAIS, la batterie (300Wh)est interne, non amovible, ce qui n’est pas pratique du tout.

    On peut acheter une batterie externe dite « prolongateur » si on veut faire une sortie plus longue.

    Exemple chez Scott (sur la photo on voit le « range extender » fixé au cadre)

    https://www.scott-sports.com/fr/fr/product/scott-lumen-eride-900-sl-bike

  125. Liberia
    suite
    L’histoire du Liberia pose une question intéressante au regard des considérations actuelles sur la colonisation, jugée toujours illégitime dans son principe.
    Les anciens esclaves américains avaient-ils le droit moral de se (ré-) installer en Afrique , donc d’occuper des terres « ne leur appartenant pas ».
    Je reprends mon petit livre publié en 1856 je cois par une société missionnaire suisse.

     » Le Dr Eli Ayres de Philadelphie offrit ses services à la société de colonisation; le gouvernement américain de son côté envoya le brick l’Alligator commandé par le capitaine Stockton pour aider à la recherche d un lieu d établissement. Avec son secours on fit une nouvelle exploration des côtes et on revint au cap Mesurado. On ne saurait trouver une meilleure situation dit le capitaine. Eh bien il faut que nous l’ayons s’écria avec énergie le Dr Ayres.  »
    Ils rencontrent le chef le plus important dans la région, le roi Peter.
     » … après deux ou trois conférences, le roi consentit à vendre un territoire aux colons; un acte fut dressé; en voici la copie ;
    Qu’ il soit connu de tous que ce contrat a été fait le 15 décembre 1821 entre le roi Peter, le roi George, le roi Zoda, le roi Long Peter, leurs princes et chefs d’une part et le capitaine Robert F Stockton et le Dr Eli Ayres d’autre part, d’où il résulte que certaines personnes des Etats-Unis d Amérique désirant s’établir sur la côte occidentale de l’Afrique ont investi le capitaine Stockton et le docteur Ayres de pleins pouvoirs pour acheter de nous (suit ici la description du terrain). Etant convaincus des intentions justes et pacifiques de ces citoyens, voulant leur témoigner notre amitié et ayant reçu d’eux en paiement six mousquets, une boite de verroteries, deux barils de tabac, un baril de poudre, six barres de fer, dix pots de fer, une douzaine de couteaux, une douzaine de cuillers, six pièces d ‘étoffe bleue, quatre chapeaux, trois habits, trois paires de souliers, une boite de pipes, un tonneau de clous, trois miroirs, trois pièces de mouchoirs, trois pièces de calicot, trois cannes, quatre parapluies, une boite de savon, un baril de rhum, avec promesse de payer plus tard six barres de fer, une boite de verroteries, cinquante couteaux, vingt lunettes, dix pots de fer, douze canons, trois barils de poudre, une douzaine d assiettes, une douzaine de couteaux et de fourchettes, vingt chapeaux, cinq tonneaux de bœuf, cinq barils de porc, dix barils de biscuit, douze flacons, douze gobelets et cinquante paires de souliers, Nous avons cédé et abandonné les terrains ci dessus décrits à Robert Stockton et à Eli Ayres ….
    (…)
     » L émigration prenait un tel accroissement que l’on demanda deux nouveaux missionnaires suisses à la société de Bâle : MM Sheppard et George Erskine tous deux hommes de couleur, le premier instituteur, le second ecclésiastique, rendirent aussi de grands services pour l’instruction des nouveaux arrivants. M Russwurm également homme de couleur fonda un journal le Liberia Herald en 1829 dont l’apparition excita un vif intérêt aux Etats Unis « 

    • Les copies faites sur google livres ne reproduisent pas la ponctuation, je la rétablis moi-même. Une légère erreur : « l’on demanda deux nouveaux missionnaires suisses à la société de Bâle. MM Sheppard et George Erskine, tous deux hommes de couleur, etc » -ces deux personnages sont donc différents des missionnaires suisses . Il y avait donc un certain nombre de blancs pour épauler les noirs américains.

  126. Libéria (suite)
    Devant cette arrivée de colons, comment réagirent les populations locales ?

     » Les chefs indigènes suivaient avec attention les progrès de la colonie; le plus intelligent d’ entre eux, le roi Long Peter, comprit les avantages qu’il pourrait retirer d’une alliance; il envoya une députation au gouverneur pour demander à être placé ainsi que sa tribu sous la protection de Liberia. Le gouverneur répondit : J’y consens sous la condition que vous ne prendrez plus le titre de roi, que vous adopterez nos lois et que vous cesserez tout rapport avec les tribus voisines. Cette décision fut reçue avec des transports de joie par ces pauvres gens : ils voulaient courir tous à Monrovia pour exprimer leur reconnaissance. Oui s’écriaient-ils, nous changerons nos lois nous, voulons être semblables à vous, nous voulons devenir Liberiens, nous ne voulons plus d’esclaves. Trois autres chefs de tribus suivirent promptement l’exemple de Long Peter.
    Mais d’autres chefs au contraire poussèrent le cri de guerre; ils parurent en armes sur les bords de la rivière Saint Paul et repoussèrent un faible détachement envoyé contre eux. M. Mechlin ne leur laissa pas le temps de se réjouir de ce succès. Elisée Johnson à la tête de deux cent soixante et dix hommes pénétra dans le pays ennemi, surmonta tous les obstacles accumulés pour arrêter sa marche et défit le corps principal des sauvages qui s’ empressèrent de demander la paix. L’énergie et le courage déployés par les Liberiens avait pénétré de crainte leurs adversaires. Plus de guerre avec eux disaient-ils, la paix, une bonne paix. Mais il y avait quelque chose de plus admirable que les faits guerriers, c’était l’héroïsme des missionnaires. M Cox envoyé par l’église méthodiste succomba promptement à la peine. Il voulut qu’on gravât sur son tombeau : Que des milliers tombent, avant que l’Afrique soit abandonnée. »

    Il est clair que les colons venus des USA constituèrent une sorte d’aristocratie ou de classe dominante au Liberia. La colonisation du Liberia ressemble aux débuts d’autres colonies européennes.

  127. Héro (suite)

    Oui, JG, ils n’en ont pas fait une victime mais un héro national.
    Vous la voyez la merde venir dans la face du système ?
    Les lectures sur les interventions d’O. Marleix sur les réseaux sociaux explosent les compteurs.
    Un homme qui n’était pas marqué du sceau de l’infâmie zemmourienne ou de celle du RN, qui avait l’attention de la classe politique sans être suspecté d’être de la graine complotiste, se suicide, sans qu’aucun événement personnel ne puisse justifier ce geste, juste avant la parution de son dernier livre prévu pour la rentrée traitant de l’affaire Alstom.
    Les petites gens qui constituent la majorité de ce pays et qui habituellement ne prêtent pas attention à ce type d’événement — chez qui la mort d’Eric Denécé est passée totalement inaperçue —, réagissent avec stupeur en s’intéressant au plus près au scandale que Marleix s’apprêtait à faire paraître.

    Ecoutons O. Marleix sur Atos.
    https://www.youtube.com/watch?v=3N7tWCb_I1g

  128. Il menace.
    Il se pince le nez quand le Lointain lecteur intervient revêtant son costume immaculé du camp de bien mais se comporte comme le pire des fachos avec Lormier quand ce dernier s’amuse de Touf’.

  129. Sa réaction fut trop rapide, irréfléchie, elle était instinctive de l’ordre du reptilien:
     » on touche à Touf’, je menace ».
    Il s’est cramé…

  130. Laissez pisser JG…

    L’affaire n’en vaut pas le jus : ici faut jouer le jeu, un jeu, rien qu’un jeu,
    … et surtout, surtout de mots.

    Ça maintient en vie…

    Y’a les exploits (!), les héros, en mode le sirénien, et l’africain… (au loin).

    Faut qu’ils en mettent plein la vue  – en particulier Lormier.

    JPB trône !

    Les images certes, et bien sûr les mots, et surtout les mots ; ah ces mots !

    Et n’oubliez pas à quel point ils peuvent être aussi, heu, frappants, que les images de Lormier.

    Oser lui faire ne serait-ce qu’un peu d’ombre ?

    A lui, le géant, papa-et-papi aux cheveux teints » *

    Une sorte de Janus – sauf que la face arrière arrivait à tordre le cou pour mater un khul passant ; ça change de mater celui des vaches.

    Et pour l’heure, Monseigneur a trouvé son double, à n’en pas douter – faut dire qu’il a ramé.
    Une fée Morgane, mais comme Alain (de loin).

    C’est toujours ça d’gagné avant que de passer le Styx.

    « je sais, j’agace » : n’hésitez donc pas à continuer ; le poil à gratter n’est point inutile.
    De même que celui de Gérard.

    * n’ayant pas encore atteint l’âge canne-onique de quelques vieilles gloires d’outre-Atlantique

  131. Tout à fait d’accord avec Gérard – ci-dessus –

    Ils laissent pisser, jusqu’à ce qu’ils commencent à sérieusement s’agacer…
    En haut lieu : le règne toucherait-il à sa fin ?

    Pas facile à gérer… Surtout quand on est moins que zéro – sauf côté compte en banque.

    Et en vue, le budget 2026, pour commencer.
    La russiephobie ne fera pas le poids… insuffisant.

    L’État Providence a pris fin en GB, et
    « En Allemagne, Friedrich Merz souhaite s’attaquer à l’État-providence… »

    (Gérard : très intéressant fut de lire « Le piège américain » de Frédéric Pierucci , 2020 – Alstom vs GE…)

      • Les Ricains, enkhuleurs de 1ère classe… (extraterritorialité, etc…)

        En fin d’ouvrage, comme il se doit, les
        « remerciements aux amis qui m’ont soutenu durant cette épreuve » sont nombreux,
        jusqu’à
        « l’immense merci à mes compagnons d’infortune… qui… m’ont permis de passer 25 mois de détention dans les meilleures conditions possibles :
        Georges, Niko, Greg, Jimmy, Herbie, Renato, Muay Thai, Filippo, Sanchez, Vladimir, Andrejz, Sasha, Fifa, Sam, Tim, Kay et beaucoup d’autres.
        Je ne les oublierai jamais »…

        (Je crois l’avoir déjà signalé ici ; ou peut-être ailleurs ; je ne sais plus…)

  132. Quant à la tapisserie de Bayeux, de quoi le prêt est-il le nom chez les Anglois ?

    Quelque chose me dit de façon tout à fait arbitraire que si cette œuvre traverse la Manche ce sera en allé simple.

    Quand Touf’ annonce « Nous allons prêter la tapisserie de Bayeux aux Anglais », ce « nous » serait-il employé comme le faisait Louis XIV pour rappeler qu’il était l’Etat ? Touf’ a peut-être cette tendance insufflée par l’idée d’être encore à la tête d’un gouvernement avec 8% seulement d’intentions de votes grand max, à oublier qu’il n’est pas monarque, parce que seul un monarque peut se maintenir au pouvoir avec si peu d’opinions favorables.
    La ville de Bayeux doit donner son accord pour un prêt… On se souvient de ses intentions sur la flèche de ND, il s’était cru monarque et pourtant…

  133. ECHO 15 juillet 2025 à 12h11
    Libéria (suite)
    « …ils voulaient courir tous à Monrovia pour exprimer leur reconnaissance. »

    Monrovia,ainsi nommée en l’honneur du Président américain Monroe.

    Cette histoire de Liberia est à dromir debout:une colonie amricaine fondée en Afrique par des esclaves noirs affranchis.

  134. Comparaison:Trump, c’est Buster Keaton dans le Mecano de la générale.

    Il dit des khonneries, mais finalement,sans qu’il sache pourquoi, ce ne sont pas des khonneries.

    Oui la langue officielle du Liberia est l’anglais mais rares sont les Libériens qui parlent cette langue de façon compréhensible pour un Américain ou un Anglais.

    Complimenter un Libérien sur son anglais n’est pas grotesque;

  135. « Pour être libres dans ce monde, il faut être craint, pour être craint, il faut être puissant » Emmanuel Macron.

    Poutine est d’accord.

  136. Lormier

     » Cette histoire de Liberia est à dromir debout:une colonie amricaine fondée en Afrique par des esclaves noirs affranchis. »

    Une des principales raisons pour justifier cette création était de lutter contre l’esclavagisme (considéré comme endémique en Afrique, alors qu’il n’était pas encore complètement éradiqué en Amérique (Etats du Sud des USA, Bresil )
    Cf dans le passage cité plus haut, la réaction des tribus qui veulent se placer sous la protection du Liberia (ou « de » Liberia comme dit le texte) :  » nous changerons nos lois nous, voulons être semblables à vous, nous voulons devenir Liberiens, nous ne voulons plus d’esclaves ».

    Le même petit livre évoque longuement l’esclavage africain et le fait que les chefs noirs vendent des hommes aux négriers, lesquels sont désormais hors la loi depuis que les puissances chrétiennes ont aboli la traite, mais continuent leur commerce :
     » Il existe des marchés d’ esclaves sur toute la côte et les chefs du pays sont excités par les énormes profits qui leur sont offerts à continuer ce commerce inhumain; ils ont recours à d’ abominables moyens pour remplir leurs engagements. Visitez ces factoreries d’esclaves et dites si votre cœur ne se soulève pas de pitié et d’indignation en faveur de la malheureuse Afrique (…)
    Les mesures préventives adoptées par des gouvernements chrétiens en obligeant les traficants [sic] à plus de précautions pour ne pas être découverts ont augmenté les horreurs de la traite sans diminuer le mal lui même. N y a t il donc rien à faire et que faut il faire ?Question immense qui intéresse les droits et la félicité de millions de créatures humaines. Des croisières anglaises et américaines surveillent les côtes de l’Afrique mais elles ne peuvent être à l’entrée de chaque port, à chaque embouchure de rivière.
    (…)
    Il y a cependant quelque chose à faire pour supprimer ce commerce impie, c(est de fonder la civilisation chrétienne et des institutions chrétiennes sur les rivages de l’Afrique (…) La Bible, l’instruction, tariront les sources de la traite et ouvriront des courants de prospérités nouvelles, des sphères d’activité bienfaisantes au milieu de cette magnifique nature ».

    Le thème des bienfaits de la civilisation…

  137. (la vache de mer tente de remettre le couvert ; laissez pisser Gérard !
    Tant qu’on ne touche pas à son pré carré, et qu’on fait du foin loin de sa grange…)

    • La vache de mer, sur terre – façon de parler – en vieille ruminante, tient à nous rappeler
      qu’aux yeux (?) de l’Univers,
      nous ne sommes que poussière,
      et que donc, mieux vaut enfiler ses tongs et aller s’en jeter un ! (51 voire plus)
      (tong ou tongue ? ça va parfois de paire)

    • Son article est chouette, la tongue ne manque pas de gueule.
      La grosse vache des mers « qui pue et qui pète comme Fantômette » est la seconde intercalaire négative indispensable à la vitesse de rotation du blog.

  138. (JG : c’est la faut’au polpot’ ! Je n’y suis pour rien ! Je n’ai fait que devancer l’inéluctable !)

  139. ECHO 15 juillet 2025 à 17h22

    « Une des principales raisons pour justifier cette création était de lutter contre l’esclavagisme … »

    Aux Etats Unis,des esclavagistes et des abolitionnistes ont soutenu l’idée de coloniser un territoire africaion pour y envoyer des esclaves affranchis.

    Leurs motivations étaient différentes: pour les esclavagistes, la présence d’esclaves affrnchis sur le sol américain était une menace:ils risquaient de pousser les esclaves à la rébellion.

    Pour les abolitionnistes, les esclaves affranchis n’avaient aucune chance de s’intégrer à la société américaine.

    « The motives of the ACS [American Colonization Society, founded in 1816] members varied considerably. Some were genuine allies of free blacks, and were concerned for their welfare. Some hoped that colonization would eradicate slavery. Others wanted to maintain the institution of slavery but to rid the country of free blacks, who they believed posed a serious threat as potential fomenters of slave rebellion. »

    https://www.pbs.org/wgbh/aia/part3/3p1521.html

    • The total number of black people to emigrate from the United States to other countries was approximately 15,000.
      Other countries ? Autres que le Liberia?
      Ces 15000 ( s’ils sont tous allés au Liberia ) ont constitué la classe dirigeante du pays.
      Mais la guerre civile qui a eu lieu dans les années récentes semble sans lien avec cette situation (?)

    • Repeat as many times as required= Répétez l’opération autant de fois que requis/nécessaire.
      (NB un sur-gonflage est impossible, étant donné le principe de fonctionnement.)

  140. ECHO 15 juillet 2025 à 17h22

    Visitez ces factoreries d’esclaves et dites si votre cœur ne se soulève pas de pitié et d’indignation en faveur de la malheureuse Afrique (…)
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Jadis,dans le quartier de la Madeleine,à Paris il y avait une brasserie, appelée La Factorerie.

    Décor africain, des panthères derrière de solides vitres de verre…mais pas d’esclaves.

    http://referentiel.nouvelobs.com/archives_pdf/OBS0459_19730827/OBS0459_19730827_040.pdf

  141.  » La plainte a été jugée recevable: le contrôleur de train belge qui a dit « bonjour » en français en plein territoire flamand sera bien poursuivi.

    Alors que le train circule en territoire flamand, le contrôleur, salue les passagers d’un « Goeiemorgen » (bonjour en néerlandais, NDLR), avant d’utiliser l’équivalent français.

    La société nationale des chemins de fer belge confirme que son employé avait enfreint les règles linguistiques en vigueur. En effet, les règles stipulent que les annonces faites par les contrôleurs doivent être exclusivement en néerlandais lorsque le train circule en territoire flamand.  »
    Est ce que bonjour est une annonce ?
    Un voyageur a porté plainte…

    https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/transports/la-plainte-a-ete-jugee-recevable-le-controleur-de-train-belge-qui-a-dit-bonjour-en-francais-en-plein-territoire-flamand-sera-bien-poursuivi_AN-202507150295.html

  142. FACTORERIE, n. f.

    Le lieu, le bureau où les facteurs ou agents font les affaires d’une compagnie de commerce en pays étranger, surtout aux colonies. Cette compagnie avait des factoreries dans plusieurs villes maritimes. Factorerie hollandaise. Le chef d’une factorerie.

    Une factorerie d’escalves est donc une compagnie qui fait commerce d’esclaves.

    https://www.cnrtl.fr/definition/academie8/factorerie#:~:text=FACTORERIE.,pays%20%C3%A9tranger%2C%20surtout%20aux%20colonies.

  143. ECHO 16 juillet 2025 à 8h12

    Ces 15000 ( s’ils sont tous allés au Liberia ) ont constitué la classe dirigeante du pays.
    Mais la guerre civile qui a eu lieu dans les années récentes semble sans lien avec cette situation (?)
    =====================================================
    Si, d’après ce site:
    Americo-Liberians, descendents of the Black American immigrants, make up about 5% of the country, but controlled the government for much of Liberia’s history. Indigenous Liberians weren’t granted citizenship until 1904 and didn’t have the right to vote in Liberian elections until 1946. Americo-Liberians’ political dominance ended after a violent military coup in 1980, led by indigenous soldiers. Civil unrest lasted until a peace agreement in 2003.

    https://www.politifact.com/article/2025/jul/10/donald-trump-liberia-english-official-language/

  144. Background Note: Liberia

    A child performs during a celebration in Monrovia, Liberia, January 16, 2007. [© AP Images]

    [Country Map]
    Liberia flag is 11 equal horizontal stripes of red (top and bottom) alternating with white; there is a white five-pointed star on a blue square in the upper hoist-side corner.

    PROFILE

    OFFICIAL NAME:
    Republic of Liberia

    Geography
    Area: 111,369 sq. km. (43,000 sq. mi.). Slightly larger than Ohio.
    Cities: Capital–Monrovia (pop. 1,010,970). Principal towns–Ganta (pop. 41,000), Buchanan (pop. 34,000), Gbarnga (pop. 34,000), Kakata (pop. 33,000), Voinjama (pop. 26,000).
    Terrain: Three areas–Mangrove swamps and beaches along the coast, wooded hills and semideciduous shrub lands along the immediate interior, and dense tropical forests and plateaus in the interior. Liberia has 40% of West Africa’s rain forest.

    People
    Nationality: Noun and adjective–Liberian(s).
    Population (2008): 3.49 million.
    Annual growth rate (2008): 2.1%.
    Ethnic groups: Kpelle 20%, Bassa 16%, Gio 8%, Kru 7%, 49% spread over 12 other ethnic groups.
    Religions: Christian 40%, Muslim 20%, animist 40%.
    Languages: English is the official language. There are 16 indigenous languages.
    Education: Literacy (2003)–20%.
    Health: Life expectancy (2005)–42.5 years.
    Work force: Agriculture–70%; industry–15%; services–2%. Employment in the formal sector is estimated at 15%.

    Government
    Type: Republic.
    Independence: From American Colonization Society July 26, 1847.
    Constitution: January 6, 1986.
    Political parties: 30 registered political parties.

    Economy
    GDP (IMF 2007 est.): $473.9 million.
    Real GDP growth rate (2008, projected): 9.6%.
    Per capita GDP (2006): $185.50.
    Average annual inflation (2008, projected): 9.0%.
    Natural resources: Iron ore, rubber, timber, diamonds, gold, and tin. The Government of Liberia believes there may be sizable deposits of crude oil along its Atlantic Coast.
    Agriculture: Products–coffee, cocoa, sugarcane, rice, cassava, palm oil, bananas, plantains, citrus, pineapple, sweet potatoes, corn, and vegetables.
    Industry: Types–agriculture, iron ore, rubber, forestry, diamonds, gold, beverages, construction.
    Trade (2007, provisional): Exports–$184.1 million (of which rubber $170.9 million). Major markets–Germany, Poland, U.S., Greece. Imports–$498.7 million (petroleum $125 million; rice $65.3 million).

    PEOPLE
    There are 16 ethnic groups that make up Liberia’s indigenous population. The Kpelle in central and western Liberia is the largest ethnic group. Americo-Liberians who are descendants of freed slaves that arrived in Liberia early in 1821 make up an estimated 5% of the population.

    There also are sizable numbers of Lebanese, Indians, and other West African nationals who comprise part of Liberia’s business community. The Liberian constitution restricts citizenship to only people of Negro descent, and land ownership is restricted to citizens.

    Liberia was traditionally noted for its academic institutions, iron-mining, and rubber. Political upheavals beginning in the 1980s and a 14-year civil war (1989-2003) largely destroyed Liberia’s economy and brought a steep decline in living standards.

    HISTORY
    Portuguese explorers established contacts with Liberia as early as 1461 and named the area Grain Coast because of the abundance of « grains of paradise » (Malegueta pepper seeds). In 1663 the British installed trading posts on the Grain Coast, but the Dutch destroyed these posts a year later. There were no further reports of European settlements along the Grain Coast until the arrival of freed slaves in the early 1800s.

    Liberia, « land of the free, » was founded by free African-Americans and freed slaves from the United States in 1820. An initial group of 86 immigrants, who came to be called Americo-Liberians, established a settlement in Christopolis (now Monrovia, named after U.S. President James Monroe) on February 6, 1820.

    Thousands of freed American slaves and free African-Americans arrived during the following years, leading to the formation of more settlements and culminating in a declaration of independence of the Republic of Liberia on July 26, 1847. The drive to resettle freed slaves in Africa was promoted by the American Colonization Society (ACS), an organization of white clergymen, abolitionists, and slave owners founded in 1816 by Robert Finley, a Presbyterian minister. Between 1821 and 1867 the ACS resettled some 10,000 African-Americans and several thousand Africans from interdicted slave ships; it governed the Commonwealth of Liberia until independence in 1847.

    In Liberia’s early years, the Americo-Liberian settlers periodically encountered stiff and sometimes violent opposition from indigenous Africans, who were excluded from citizenship in the new Republic until 1904. At the same time, British and French colonial expansionists encroached upon Liberia, taking over much of its territory. Politically, the country was a one-party state ruled by the True Whig Party (TWP). Joseph Jenkins Roberts, who was born and raised in America, was Liberia’s first President. The style of government and constitution was fashioned on that of the United States, and the Americo-Liberian elite monopolized political power and restricted the voting rights of the indigenous population. The True Whig Party dominated all sectors of Liberia from independence in 1847 until April 12, 1980, when indigenous Liberian Master Sergeant Samuel K. Doe (from the Krahn ethnic group) seized power in a coup d’etat. Doe’s forces executed President William R. Tolbert and several officials of his government, mostly of Americo-Liberian descent. One hundred and thirty-three years of Americo-Liberian political domination ended with the formation of the People’s Redemption Council (PRC).

    Over time, the Doe government began promoting members of Doe’s Krahn ethnic group, who soon dominated political and military life in Liberia. This raised ethnic tension and caused frequent hostilities between the politically and militarily dominant Krahns and other ethnic groups in the country.

    https://2001-2009.state.gov/r/pa/ei/bgn/6618.htm

    • Je croyais avoir coupé…

      The style of government and constitution was fashioned on that of the United States, and the Americo-Liberian elite monopolized political power and restricted the voting rights of the indigenous population. The True Whig Party dominated all sectors of Liberia from independence in 1847 until April 12, 1980, when indigenous Liberian Master Sergeant Samuel K. Doe (from the Krahn ethnic group) seized power in a coup d’etat. Doe’s forces executed President William R. Tolbert and several officials of his government, mostly of Americo-Liberian descent. One hundred and thirty-three years of Americo-Liberian political domination ended with the formation of the People’s Redemption Council (PRC).

  145. Georges Weah est peut-être un des seuls politiciens africains qui n’ait (pas trop) détourner du brouzouf. Il en avait déjà amassé de pleine brouette quand il était (excellent) footeux.

  146. Le renversement du gouvernement en 1980 est la conséquence de la domination de la classe dirigeante issue des américano-libériens.
    Mais la guerre civile épouvantable qui a suivi opposait des ethnies et factions sans plus de rapport avec la domination précédente des Américano-Libériens, sauf erreur.

    Guerre civile très meurtrière et particulièrement barbare, de 1989 à 2003 (avec une interruption);
    un exemple :

    article de RFI, 2022
    Barbarie et cannibalisme au procès du chef rebelle libérien Kunti Kamara

    Au procès de l’ancien commandant des rebelles de l’Ulimo qui combattait à l’époque de Charles Taylor, le meurtre particulièrement sordide de David Ndeminin a été abordé ce lundi 17 octobre devant la cour d’assise de Paris. Kunti Kamara est accusé de complicité de crimes contre l’humanité, actes de torture et de barbarie lors de la guerre civile au Liberia.
    (…)
    Un témoin direct est venu à la barre lundi raconter des scènes d’horreur commises à Foya, dans le nord-est du Liberia entre 1993 et 1994. Jasper était comptable au collège. Il a raconté comment David Ndeminin avait subi un véritable supplice.

    L’enseignant avait rapporté à une ONG suédoise que l’Ulimo, le mouvement de Kunti Kamara, avait pillé et détruit l’église et l’hôpital. Les rebelles l’avaient appris, avaient arrêté et tabassé David Ndeminin. « Ils l’ont accusé d’être un traître, a raconté le témoin devant la cour d’assises de Paris. Il criait de douleur. » « Puis ils lui ont fait subir la torture du Tabé en attachant ses coudes dans le dos pour faire ressortir sa poitrine, comme un canard », a expliqué Jasper.

    Un rebelle surnommé Ugly Boy lui a ensuite ouvert le torse avec une hache, lui a arraché le cœur avant de le servir sur un plat. L’organe a ensuite été tranché et mangé par les officiers de l’Ulimo. Kunti Kamara était là tout du long et a participé, selon le témoin.

    Un acte atroce commis devant plusieurs dizaines d’habitants pour avertir la population de ce qui leur arriverait si elle trahissait l’Ulimo.
    (…)
    La défense tente de fragiliser les témoignages
    Face à cela, Kunti Kamara, qui se dit innocent depuis le début du procès, a continué de nier. « Entendre ça, ça me donne envie de vomir. Je suis musulman, je ne mange même pas de porc », a déclaré l’ancien rebelle. Lui affirme ne pas avoir commis les crimes dont on l’accuse. Il déclare n’avoir jamais rencontré les témoins qui ont déposé contre lui dans le procès. »
    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221017-barbarie-et-cannibalisme-au-proc%C3%A8s-du-chef-rebelle-lib%C3%A9rien-kunti-kamara

    on suppose que le procès se déroule en France parce que l’accusé s’y était réfugié…

    • En Afrique, l’esprit de négociation n’est pas souvent rentré dans l’histoire. Du coup, les coupe-coupe sortent assez vite. Du coup, les cadavres restent là et gonflent tranquillement en prenant tout leur temps.

      Une exception notable : l’Afrique du Sud de Mandela qui a évité le bain de sang généralisé mais qui pourrait replonger vite fait dans le cœur des ténèbres. On pourrait leur fourguer notre Touf’ qui a toutes les qualités pour ça.

  147. @Zorglub

    Zorglub
    16 juillet 2025 à 0h25
    « Chéri tu me gonfles » fut un coup de génie.
    J’en suis jaloux …

    Très drôle en effet.
    Peut-être inspiré par « L’homme-objet », ce petit bijou d’Odeurs, texte ciselé par Costric 1er…
    https://youtu.be/zhQ0md2UST4?si=lYbY6iwwxgPs3H4o
    Ah la la ! Ramon Pipin, Chick Béru, Sharon Glory, Costric 1er, Shitty Telaouine, Clarabelle, si vous saviez comme vous nous manquez…

  148. Moi et quelques autres routards, camés, paumés, déchets d’Europe, cheveux longs et haschisch, amour libre, comme on disait, aussi triste qu’un amour tarifé.

    paumés, camés, déchets…une réévaluation « sans concession » de toute une jeunesse.

  149. notre vraie vie de hippies conformistes

    Ils se croyaient originaux…

    Les petits merdeux âgés de 20 ans d’aujourd’hui, le Maestro les méprise:une génération « inutile » « issue de copulations honteuses ».

    Mais peut-être pas pire que celle qui eut 20 ans en 70 ?
    Si finalement,la jeunesse ne valait rien?

  150. « Bruit » et « odeur » : remarque
    Ceux qui pètent dans la soie, continueront à (faire) laver leur linge sale.

    Pour les autres, faudra pas leur demander la lune : « année blanche » oblige, ils ne vont quand même pas se remettre à laver à la main, toussa pour économiser eau et électricité !

  151. A propos de La Recherche proustienne, et de mes prétendues « élucubrations ».

    Je disais il y a quelques jours qu’à mes yeux la matière première de La Recherche était le projet proustien de transformer en Littérature (notamment par l’usage constant de la métaphore, seule capable de « donner une sorte d’éternité au style « , selon les mots de Proust lui-même) les diverses sensations éprouvées par son narrateur, sensations pouvant procurer l’impression d’échapper au Temps.
    A quoi Lormier, pour ne citer que lui, réagissait comme suit :

    Lormier, 14 juillet, 13h36
    Pour appuyer ses âneries, il cite abondamment des critiques qui, à ses yeux font autorité.
    C’est un comportement de cuistre sorbonicole.

    Je souhaite répondre à ce jugement (venu de celui qui pretend avec humour ne jamais juger personne), par une (trop) brève analyse d’événements rapportés par le narrateur dès « Du côté de chez Swann ». Deux précisions importantes :
    – Ce qui suit requiert a minima d’avoir vraiment lu, ce qui s’appelle lu, le texte de Proust,
    – Ce qui suit n’est émaillé par aucune citation de cuistre, sorbonicole ou pas, ni inspiré par aucun « critique faisant autorité ». Ce qui suit est du pur JG, copié/collé de nulle part, simplement fruit d’une lecture personnelle attentive du texte. (Il est évidemment possible sinon probable que d’autres lecteurs se soient livrés à la même analyse : je ne prétends pas avoir l’exclusivité de la pertinence. Mais ce qui suit n’est copié sur rien, inspiré par rien d’autre que le texte lui-même. Donc voici :

    Transformer en littérature les sensations éprouvées (olfactives, visuelles, auditives tactiles…) qui laissent des traces durables, transformer ces traces durables en texte, lui-même voué à constituer une trace encore plus durable, tel est le problème rencontré par le narrateur dès le premier volume de La Recherche.
    Le problème se pose à lui en 3 étapes :
    Étape 1 : Les Aubépines.
    Lors d’une promenade en compagnie de ses parents, le jeune Marcel est saisi par une intense sensation olfactive provoquée par une allée d’aubépines. Le jeune Marcel se délecte de cette sensation, mais cette sensation reste à ce moment-là totalement inexprimable. C’est une sensation incroyablement puissante qui ne débouche que sur le mutisme.
    Étape 2 : La mare de Montjouvain.
    Le jeune Marcel est cette fois saisi par une intense émotion/sensation visuelle au bord de cette étendue d’eau, suite à des jeux de reflets consécutifs à la réapparition du soleil après une période de pluie. Mais cette sensation intense, le jeune Marcel ne parvient pas à la verbaliser autrement qu’en criant : « Zut ! Zut ! Zut ! »
    Étape 3 : Les clochers de Martinville.
    Le jeune Marcel est de nouveau saisi par une puissante émotion/sensation visuelle : à mesure que se déplace la calèche où il se trouve, les deux clochers lui donnent l’impression de tourner et d’inverser leurs positions dans l’espace.
    Et là, rentré chez lui, le jeune Marcel s’avère enfin capable de rédiger un texte, un vrai texte, qui rend compte de l’émotion ressentie.
    En trois temps, le jeune Marcel passe donc du mutisme total au texte articulé. Évolution colossale. Mais ce texte – écrit par un jeune garçon – n’est pas encore de la Littérature. Ce texte n’est pas encore suffisamment porté par la métaphore qui « seule, donnera une sorte d’éternité au style ».
    Mais le processus est en marche. La gestation de la Littérature a commencé. Marcel finira par devenir écrivain. Mais il lui faudra ensuite lutter contre la montre et partir à la recherche du temps perdu à ne pas écrire..

    Je m’en tiens là pour aujourd’hui, bien que tant de choses encore puissent être dites sur ce pas décisif franchi en 3 temps. Car cette œuvre n’est pas de l’ordre déprimant de l’interminable, mais au contraire de l’ordre gratifiant de l’inépuisable.

    J’arrête là mes élucubrations.
    Ou bien, comme dirait élégamment certaine,
    (WTH
    15 juillet 2025 à 13h20
    Laissez pisser JG…)
    j’arrête là ma miction impossible, déjà bien content qu’on m’ait laissé pisser.

  152.  » … à mes yeux la matière première de La Recherche était le projet proustien de transformer en Littérature (notamment par l’usage constant de la métaphore, seule capable de « donner une sorte d’éternité au style « , selon les mots de Proust lui-même) les diverses sensations éprouvées par son narrateur  »
    Je m’interroge. Certes on peut si on s’en donne la peine , trouver chez Proust  » l’usage constant de la métaphore » ( constant ou fréquent) mais est – ce le meilleur Proust ?
    Voici un paragraphe célebrissime , quasiment sans métaphore sauf ereur de lecture – sauf l’expression finale « sorti de ma tasse de thé  » et a la rigueur les mots  » forme  » et « solidité  » appliqués aux souvenirs, plus deix comparaisons explicites ( donc pas des métaphores) avec un décor de théâtre et un jeu japonais :

     » Et dès que j’eus reconnu le goût du morceau de madeleine trempé dans le tilleul que me donnait ma tante (quoique je ne susse pas encore et dusse remettre à bien plus tard de découvrir pourquoi ce souvenir me rendait si heureux), aussitôt la vieille maison grise sur la rue, où était sa chambre, vint comme un décor de théâtre s’appliquer au petit pavillon, donnant sur le jardin, qu’on avait construit pour mes parents sur ses derrières (ce pan tronqué que seul j’avais revu jusque-là) ; et avec la maison, la ville, depuis le matin jusqu’au soir et par tous les temps, la Place où on m’envoyait avant déjeuner, les rues où, j’allais faire des courses, les chemins qu’on prenait si le temps était beau. Et comme dans ce jeu où les Japonais s’amusent à tremper dans un bol de porcelaine rempli d’eau, de petits morceaux de papier jusque-là indistincts qui, à peine y sont-ils plongés s’étirent, se contournent, se colorent, se différencient, deviennent des fleurs, des maisons, des personnages consistants et reconnaissables, de même maintenant toutes les fleurs de notre jardin et celles du parc de M. Swann, et les nymphéas de la Vivonne, et les bonnes gens du village et leurs petits logis et l’église et tout Combray et ses environs, tout cela qui prend forme et solidité, est sorti, ville et jardins, de ma tasse de thé. »

  153. @ECHO

    Si le sujet vous intéresse, ce qui semble être le cas, je me vois dans l’obligation d’incarner à nouveau le « cuistre se gargarisant de citations d’autres cuistres », et de vous recommander très chaudement (c’est de saison) l’article de Gérard Genette « Métonymie chez Proust », in Figures III, pp. 41-63.
    Certains trouvent Genette cuistre, élucubrant, ratiocinant et quasiment illisible « à force de penser au lieu de réfléchir », comme dirait l’autre. D’autres, comme Brighelli ou votre serviteur, le trouvent éblouissant d’intelligence. Faites votre choix.

    J’ai le texte de l’article sous les yeux, je vais donc tenter de vous mettre l’eau à la bouche :
    1. Genette évoque, dans l’imagerie proustienne, la présence de transpositions typiquement métonymiques, qui se fondent sur la contiguïté de deux sensations, sur leur coexistence dans le même contexte mental. Exemples :
    – sécheresse brune des cheveux
    – surface azurée du silence sous le ciel de Combray
    – fraîcheur dorée des bois
    – tintement ovale et doré de la clochette du jardin
    – le plissage dévot de la madeleine (en forme de coquille Saint-Jacques).
    Genette montre la présence et l’action des relations de coexistence à l’intérieur même du rapport d’analogie.
    2. A la suite de sa démonstration, Genette conclut ainsi :
    « Sans métaphore, dit Proust, pas de véritables souvenirs ; nous ajoutons : sans métonymie, pas d’enchaînement de souvenirs, pas d’histoire, pas de roman. Car c’est la métaphore qui retrouve le Temps Perdu, mais c’est la métonymie qui le ranime, et le remet en marche : qui le rend à lui-même et à sa véritable « essence », qui est sa propre fuite et sa propre Recherche. Ici donc, ici seulement – par la métaphore mais DANS la métonymie – ici commence le Récit. »

    Désolé d’avoir étalé chez Genette autant de cuistrerie…à moins qu’il ne s’agisse, comme dirait Brighelli, que d’éblouissante intelligence.

    • Je crois comprendre ce que dit Genette. Je vais essayer de le reformuler avec mes propres expressions.

    • (Fosun – toujours amusant de connaître les actionnaires –
      Fosun étant Xinois, actionnaire à 70,9 %…
      mais quand même toujours (ou presque) les mêmes coquins :
      Vanguard group, 0,96 %
      BlackRock fund, 0,88 % et BR advisors, 0,21 %
      Norges Bank investment, 0,40 %)

    • Toujours pas trouvé d’appareil de stimulation qui SOUFFLE de l’air dans la vulve;je n’ai (à ce jour) pu répeertorier que des suceurslve.

      Le précédent article était bien avare de détails sur la manière dont la meuf s’était fait gonfler la vulve.

  154. ECHO 16 juillet 2025 à 16h18

    Je m’interroge. Certes on peut si on s’en donne la peine , trouver chez Proust » l’usage constant de la métaphore »
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Le croassant infertile fait comme si il n’était pas l’auteur de cette ânerie:

    Josip Gavrilovic 10 juillet 2025 à 18h08
    « Non, pas d’accord. Ce qui se passe dans les salons parisiens, ce qui se passe chez Mme Verdurin ou chez la Duchesse de Guermantes, ce n’est pas la matière de cette œuvre. »

    • Loin de « faire comme si », je revendique au contraire sans honte être l’auteur de cette affirmation.
      Je l’ai d’ailleurs reformulée ici même plus haut :
      « A mes yeux la matière première de La Recherche est le projet proustien de transformer en Littérature (notamment par l’usage constant de la métaphore, seule capable de « donner une sorte d’éternité au style « , selon les mots de Proust lui-même) les diverses sensations éprouvées par son narrateur, sensations pouvant procurer l’impression d’échapper au Temps. »
      Dans la cathédrale de l’œuvre proustienne, la matière première que je définis ci-dessus constitue l’ensemble Nef + Transept.
      Ce qui se passe chez les Verdurin ou chez la duchesse de Guermantes, c’est la matière des chapelles latérales de la cathédrale.

      Comparaison peut-être éclairante pour ceux qui se complaisent dans l’obscurité arrogante : quand JS Bach a composé L’offrande Musicale, le thème n’était pas de lui, mais du roi Frédéric de Prusse. Sur ce thème, Bach a élaboré une monumentale Fugue à 6 voix.
      La matière de l’Offrande Musicale, c’est le tour de force de la complexité et de la beauté des 6 voix qui s’entremêlent dans cette Fugue, et qui constituent l’ensemble Nef + Transept de la cathédrale Musicale bâtie par JSB.
      Le thème déclencheur, imposé par Frédéric II, n’en est qu’une chapelle latérale.
      Quand une bombe nucléaire explose, ce n’est pas le détonateur qui irradie, ni qui provoque le souffle d’une puissance inouïe. C’est « autre chose ». (Pour des explications plus techniques liées à cet exemple, voir Dugong)

      Il apparaît de plus en plus clairement que Lormier fait partie de ces équidés déshydratés non-conscients de leur déshydratation, et qui en conséquence freinent des quatre fers quand on veut les conduire à la rivière. Il finira intellectuellement asséché.

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