Thomas Couture (1815-1879), Les Romains de la décadence, 1847

« Tenez, poursuivit-il, voici l’arrangement que je vous conseille de prendre pour cette scène-ci : Clairwil va commencer ; quoiqu’elle brûle d’être foutue, je veux qu’on lui fasse désirer l’engin qui va la percer. Juliette, prends ce beau vit déjà du choix de ton amie, branle-le tout près de son con, frotte-lui en le clitoris, mais ne l’enfonce pas. Toi Borghèse, chatouille légèrement l’entrée du con de la patiente ; échauffe-la, mets-la en fureur, et quand la rage éclatera dans ses yeux, nous la satisferons, mais il faut qu’elle soit couchée dans les bras de l’un de ces jeunes gens : il faut qu’en la soutenant, ce beau garçon lui branle le trou du cul d’une main, les tétons de l’autre, et qu’il baise sa bouche. Pour irriter encore les sens de notre amie, nous lui ferons introduire, de chaque main, un vit dans les cons d’Elise et de Raimonde, où ils ne feront que s’échauffer un moment ; les deux autres jeunes gens vous enconneront sous ses yeux, afin de compléter le désordre dont nous voulons embraser son âme. La coquine, en effet, n’y tint pas six minutes ; elle écume, elle jure… elle déraisonne, et voyant qu’il devient impossible de la faire languir plus long-tems, les six valets, en moins d’une heure, lui passent sur le corps, et la font mourir de plaisir. Olympe et moi, pressions les vits au sortir du con de notre amie. Elise et Raimonde nous branlaient, nous fouettaient, nous chatouillaient, nous léchaient. Sbrigani mettait ordre à tout, et nous déchargions comme des gueuses. Toutes les manières de foutre, toutes les débauches, tous les raffinements furent mis en usage ; celui de tous, que nous employâmes le plus, fut de recevoir, à la fois, trois vits, deux dans le con, un dans le cul. On n’imagine pas, avec des fouteurs adroits, le plaisir que donne cette jouissance… » (Sade, Histoire de Juliette, 1795)

La partouze ressemble un peu à la gestion de l’Education Nationale selon les syndicats : la quantité remplace la qualité. Sauf chez Sade, bien sûr :

« Et quelles sont les tailles adoptées, dit Clairwil que Raimonde branlait ; — Vous n’aurez jamais rien au-dessous de six pouces de circonférence sur huit de long. — Fi donc ! cette mesure est bonne pour Paris… mais à Naples où il y a des monstres… pour moi, je vous avertis que je ne prends rien au-dessous de huit pouces de tour sur un pied de long : ni nous non plus, répondîmes-nous, Olympe et moi, presqu’en même temps ; peut-être aurons-nous moins, par cet arrangement, mais nous aurons meilleur…… Moins ? dit Clairwil, je ne vois pas pourquoi diminuer le nombre ; au contraire, je tiens autant à la qualité, qu’à la quantité, moi ; je prie donc Sbrigani, de nous avoir trente hommes tous les matins, dans les proportions que je viens de donner : c’est dix pour chacune de nous ; en supposant qu’ils nous foutent trois coups chacun, y a-t-il donc de quoi se récrier : quelle est celle de nous qui ne peut pas courir trente postes avant que de prendre son chocolat ? »

En mettant le pouce à 2,54cm (de sorte que huit pouces de tour, c’est un peu plus de vingt centimètres), et le pied à 30cm et des poussières, voilà de quoi faire rêver bien des jeunes filles. Après tout, le « Rocco » sur lesquelles les chastes vierges font leurs gammes, moulé sur le membre de qui vous savez, n’en a guère plus de 23. Petit joueur…

C’est la base de la scène finale de l’Anti-vierge, le second tome des aventures d’Emmanuelle (1960), d’Emmanuelle Arsan. L’héroïne, à la dernière page, est enfin comblée — au propre et au figuré :

« Les garçons l’atteignent, au pied du bungalow : elle se laisse tomber sur le sable, leur abandonne son corps haletant, sa bouche, que le premier à la prendre mord de désir ? Elle sent un sexe dur comme le rocher proche se frotter à ses cuisses, heurter son pubis. Elle comprend son impatience, s’ouvre à lui, s’offre sans condition à la violence de ses coups. Elle est heureuse que son vainqueur n’ait pas cherché à obtenir son consentement, qu’il la prenne à son bon plaisir, sans se soucier de l’attendrir, se ruant au fond d’elle comme par hâte de la féconder. Ensuite, ce sera le tour des autres.
Mais non : après cette première furie, il se contrôle, savoure avec plus de subtilité ce corps qu’il a désiré ; et ses baisers, maintenant, émeuvent Emmanuelle autant que la force de son rut.
Abruptement, il roule sur le côté, puis sur le dos, l’entraînant, de sorte qu’elle est désormais au-dessus de lui. Elle comprend l’intention de ce mouvement, lorsqu’elle sent des mains nouvelles caresser ses fesses, les écarter, et une autre verge, irrésistiblement, y pénétrer, sans que son premier amant se soit retiré de son sexe. Le sel de la mer a séché ses muqueuses, mais elle refuse de songer, en un tel moment, à se plaindre de la brûlure : comment pourrait-elle être autre chose qu’heureuse ? Le plaisir de ces virilités gémelles dans son ventre et ses reins est aussi son plaisir. Elle les imagine longues, fortes, cambrées, souveraines, résolues à se satisfaire — séparées, mais de si peu, par de minces membranes. Elle voudrait que cet obstacle même s’abolisse et que les hommes à force de la creuser et d’éroder, chacun de leur côté, ses parois, finissent par accoler en elle, chair contre chair, leurs sexes nus, les presser et les frotter, fraternellement, l’un à l’autre et les confondre en une éjaculation ineffable.
Mais ce n’est pas assez encore : un ultime accès, une autre ressource voluptueuse de son corps reste libre. Les doigts qui la saisissent aux tempes, elle les attendait : elle relève le visage et le phallus du troisième mâle entre dans sa bouche.
Bâillonnée ! Quand elle voudrait crier de joie ! Rire, chanter, célébrer son sort enviable et l’orgueil de ces mystères. »

Un tel récit, lu quand j’avais dix ans, a certainement contribué à forger en moi un goût — que je tente de contrôler — pour les interminables adverbes en -ment… En tout cas, je n’ai eu de cesse de reproduire cette scène, au gré des soirées qui s’organisaient, impromptues, du côté de l’avenue Foch, ou dans tel sauna de Strasbourg-Saint-Denis. C’est tout le décor des partouzes que raconte Catherine Millet dans La Vie sexuelle de Catherine M (2001).
C’est aussi le schéma toujours recommencé du gang-bang du cinéma pornographique. Entre taylorisme et gestion du temps au plus près — modèle Franck B. Gilbreth Jr. La rationalisation de l’enfilade et de la triple pénétration. Ad libitum

L’orgie est au départ tout autre chose. Elle est étymologiquement l’ὄργια, du verbe ἔργω, qui signifie « faire ». Il faut passer par le composé ἱερουργέω, calqué par les Latins en sacrifico, faire des sacrifices, pour comprendre qu’il s’agit à l’origine de fêtes en l’honneur de Bacchus / Dionysos, où l’on cherche l’ivresse, sans forcément penser à « sacrifier à Vénus », comme on dit en français courant… C’est le sujet du Triomphe de Pan, de Poussin — ou celui du tableau de Cornelis van Haarlem sur les Noces de Thétis et de Pélée. Et quand Picasso intitule Bacchanale un méli-mélo de chairs enlacées, c’est un pur abus de langage.

Evidemment, on commence par les plaisirs de la table, puis ça dégénère. Les deux Banquets des dieux de Franz Floris ou de Hendrick van Balen saisissent le moment d’avant, mais Bertrand de Rijkere ou Auguste Lévêque peignent l’instant d’après. Mais si un peu d’alcool lève les inhibitions et fluidifie le sang, l’abus de boissons fortes a souvent des effets déprimants sur la libido masculine, qui s’obstine lamentablement sur six heures et demie, si je puis ainsi m’exprimer.

L’orgie sadienne confronte complices et victimes non consentantes — la contrainte fait partie du jeu. La partouze moderne se passe strictement entre adultes consentants — sauf dans l’industrie pornographique, où diverses actions en justice récentes semblent impliquer que le consentement est le cadet des soucis de certains réalisateurs. C’est d’ailleurs typique de cette industrie : on n’imagine pas qu’une starlette du Hard puisse se sentir violée — tout comme Monsieur Tout-le-Monde s’étonne qu’une épouse soit violable. Ou une prostituée. Après tout, c’est leur métier, dit Monsieur Tout-le-Monde, qui a du Droit une idée très approximative.
Ou une salope dans une cité. C’est sur cet a-priori culturel que se construisent les tournantes.

Au début des années 2000 j’ai rencontré aux Editions Ramsay, pour lesquelles je travaillais, une certaine Elisa Brune, qui venait de sortir La Tournante, un roman polyphonique — chacun donnant son point de vue sur l’événement. Le livre et l’écrivain manifestaient une vraie virtuosité de l’expression et étaient riches de promesses futures.
Un crabe qui marchait trop vite a rattrapé Elisa Brune il y a quelques années, sans qu’elle donne le grand livre que j’attendais d’elle.
J’ai relu son roman, qui analyse en profondeur l’univers de ces partouzes du sous-sol des immeubles, dans les « quartiers » les plus difficiles. Où l’on traite de pute toute fille non voilée. Où une gamine qui a fait une fellation pour 20 euros dans les chiottes du collège est considérée par tous ses « potes » comme de la chair à labourer dans les caves, les garages et les parkings. Et où la copine d’un petit caïd est mise à la disposition de la bande — et sommée d’aimer ça, la salope…
Et ça ne vient pas du « milieu », des conditions de vie, du défaut d’éducation. Ça vient de l’intérieur. Du tréfonds. La seule différence moderne, c’est que ces salopards filment la scène, et la diffusent en temps réel.

Il n’y a sérieusement qu’une problématique dans l’œuvre de Sade : c’est l’immortalité du Mal — et sa banalité, comme l’a très bien résumé plus tard Hannah Arendt. La certitude, pour le Divin Marquis comme pour Pascal cent ans auparavant, que nous sommes mi-anges mi-bêtes, et que souvent la Bête prédomine.
Sylvie Germain en a fait le thème de son dernier roman, comme je l’ai expliqué par ailleurs. C’était au cœur de la réflexion de Dostoïevski ou de Graham Greene — ou de Stephen King : voir Un élève doué, où la main passe, d’un vieux tortionnaire nazi à un petit jeune homme propre sur lui. Le film qu’en a tiré Bryan Singer en 1998 était une merveille qui déplut fortement aux bien-pensants, pour lesquels seules des circonstances historiques particulières poussent l’homme au-delà du bien et du mal. Mais bien sûr !

Le Mal n’est pas éradicable, il est constitutif de la bête humaine, nous sommes violence, exploitation, abus et obsession, et notre seul mérite est de parfois juguler nos passions — mais si rarement… D’où notre goût de la guerre, qui donne libre champ à ces pulsions mal refoulées. La guerre est cette merveilleuse situation où l’on a le droit et le devoir de tuer, torturer, violer, et j’en passe. Et les amateurs se recrutent facilement.

Bien sûr, dire ça nous expose à toutes sortes de remarques oiseuses de la part des petits saints qui nous entourent et voudraient passer pour des parangons de vertu. Maupassant a raconté les aventures d’un juge criminel, qui en arrive à faire condamner à mort un innocent suspecté de ses crimes — c’est dans Un fou, paru en 1885. J’entends d’ici Guy ricaner en écrivant, lui qui pensait que la vertu est rare — et suspecte. La violence est innée en l’homme — et en la femme.
Par exemple Clairwil, l’amie de Juliette :

« On n’imagine pas, ma chère Juliette, ce que c’est que de vieillir avec le crime ; il prend en nous de si terrible racines, il s’identifie tellement à notre existence, que nous ne respirons exactement plus que pour lui. Croirais-tu que je regrette tous les instants de ma vie où je ne me souille pas d’horreurs. Je voudrais ne faire que cela ; je voudrais que toutes mes idées tendissent à des crimes, et que mes mains exécutassent, à tout instant, ce que viendrait de concevoir ma tête. Oh ! Juliette, comme le crime est délicieux, comme la tête s’enflamme à l’idée de franchir impunément tous les freins ridicules qui captivent les hommes. Quelle supériorité l’on acquiert sur eux, en brisant, comme nous le faisons, tout ce qui les contient, en transgressant leurs lois, en profanant leur religion, en reniant, insultant, bafouant leur exécrable Dieu ; en bravant jusqu’aux préceptes affreux, dont ils osent dire, que la nature compose nos premiers devoirs. Ah ! mon chagrin maintenant, je te l’ai dit, est de ne rien trouver d’assez fort ; quelqu’épouvantable que puisse être un crime, il me paraît toujours au-dessous des projets de ma tête. Ah ! si je pouvais embraser l’univers, je maudirais encore la nature, de ce qu’elle n’aurait offert qu’un monde à mes fougueux désirs. »

On aura reconnu des références groupées à Néron, Caligula et au Dom Juan de Molière, tous gens fort recommandables en ce qu’ils s’étaient affranchis des contraintes morales, laissaient parler la nature et tentaient de contrarier la surpopulation. La vertu n’exhibe que l’impuissance ou l’hypocrisie.

« Il peut sembler évident qu’un sadique et un masochiste doivent se rencontrer. Que l’un aime à faire souffrir, l’autre à souffrir, paraît définir une telle complémentarité qu’il serait dommage que la rencontre ne se produise pas », écrit lucidement Gilles Deleuze (in « Le Froid et le cruel », Présentation de Sacher-Masoch, Editions de Minuit, 1967). C’est une question de nature, pas d’histoire ou de traumatismes enfouis. Inutile de faire de la psychologie, il faut accepter les faits, accepter ce que l’on est — et espérer que la rencontre du sadique et du masochiste se cantonne aux relations entre adultes consentants, entre lesquels tout est permis, au gré des accords préalables : pas plus de cent coups de cravache d’affilée, et un safe word pour obtenir une suspension de séance.

Jean-Paul Brighelli

348 commentaires

  1. « Le Mal n’est pas éradicable, il est constitutif de la bête humaine, nous sommes violence, exploitation, abus et obsession, et notre seul mérite est de parfois juguler nos passions — mais si rarement… D’où notre goût de la guerre, qui donne libre champ à ces pulsions mal refoulées. La guerre est cette merveilleuse situation où l’on a le droit et le devoir de tuer, torturer, violer, et j’en passe. Et les amateurs se recrutent facilement.
    Bien sûr, dire ça nous expose à toutes sortes de remarques oiseuses de la part des petits saints qui nous entourent et voudraient passer pour des parangons de vertu. »

    Témoignages des membres de la BRI narrant leur intervention, au soir du 13 Novembre 2015, au Bataclan.

    https://www.youtube.com/watch?v=7wWgvQWZizQ

    Vous dites parfois des conneries. Si. Le Mal ici n’est pas cent coups de cravache sur un derrière, ou la double péné de Janine avec Lulu et Gérard. Ce Mal détermine un avant et un après, une part de vous-même que vous ne retrouverez plus, et peut-être la même que celle que vous avez laissée derrière vous après vos dix ans.

    • « Chaque nuit, à neuf heures, à minuit, à trois heures du matin, ils faisaient entendre un chant nocturne, étrange et fantastique, auquel Buck était heureux de se joindre. Quand l’aurore boréale brillait froide et calme au firmament, que les étoiles scintillaient avec la gelée, et que la terre demeurait engourdie et glacée sous son linceul de neige, ce chant morne, lugubre et modulé sur le ton mineur, avait quelque chose de puissamment suggestif, évocateur d’images et de rumeurs antiques. C’était la plainte immémoriale de la vie même, avec ses terreurs et ses mystères, son éternel labeur d’enfantement et se perpétuelle angoisse de mort ; lamentation vieille comme le monde, gémissement de la terre à son berceau ; et Buck, en s’associant à cette plainte, en mêlant fraternellement sa voix aux sanglots de ces demi-fauves, Buck franchissait d’un bond le gouffre des siècles, revenait à ses aïeux, touchait à l’origine même des choses. » L’Appel de la forêt – Jack London

    • Question de progression :

      « It was about this time that his body began to feel strange and violent compulsions around the time of the full moon. When, in October of his sixteenth year, he first got ‘The Feelings’ as he called them to himself, he went out and strangled a cat. This made him ‘feel better’ for a whole month. In November, it was a big sheepdog, and, for Christmas, he slit the throat of a cow, at midnight in a neighbour’s shed. These actions made him ‘feel good’. He had enough sense to see that the village would soon start wondering about the mysterious deaths, so he bought a bicycle and on one night every month he rode off into the countryside. Often he had to go very far to find what he wanted and, after two months of having to satisfy himself with geese and chickens, he took a chance and cut the throat of a sleeping tramp.

      There were so few people abroad at night that soon he took to the roads earlier, bicycling far and wide so that he came to distant villages in the dusk when solitary people were coming home from the fields and girls were going out to their trysts.

      When he killed the occasional girl he did not ‘interfere’ with her in any way. That side of things, which he had heard talked about, was quite incomprehensible to him. It was only the wonderful act of killing that made him ‘feel better’. Nothing else »

      Vous trouverez aisément la référence — ça aussi je l’ai lu vers 10 ans.

      • « The training period in England sobered in, or at least, made him more careful when he had The ‘Feelings’.
        Now, at the full-moon, he took to drink instead. He would take a bottle of whisky and drink it all down as he watched his sensations, coldly, until unconsciouness came (…).

        In Berlin, he liked all he heard about the Russians, their brutality, their carlesness of human life, and their guile, and he decided to go over to them… ».

      • Nettement moins prégnant qu’une lecture du divin marquis à l’âge de dix ans, c’est sans commune mesure.

      • On vous voit, ici et là, dénoncer les ravages de la pornographie dans les trop jeunes esprits dont la moyenne d’âge d’initiation au X serait maintenant de neuf ans et vous lire pérorer, très content de vous, que vous n’en n’aviez que dix quand vous avez découvert Sade.
        Cette part laissée derrière vous, « Buck » le cleps peut se targuer de l’avoir. Intacte et pure dnas l’instant de la vie, quand vous êtes et serez dans l’instant de la mort.

        • (Auriez-vous été foutu d’écrire ces lignes de London, d’en ressentir comme lui cette émotion au fond de vos trippes amputer que vous êtes de cette partie qui formait un juste équilibre entre l’être et le néant ?
          C’est bien dommage)

  2. Il nous reste toujours un fond de barbarie – derrière le masque, les masques, et ce lent polissage de l’éducation et de la culture.
    « ça vient de l’intérieur, du tréfonds » ; « banalité du mal » ; mi-anges mi-bêtes, « souvent la Bête prédomine » ; Oui.

    Et quand la « décadence » s’installe pour de bon, quand les barrières sautent, quand le lent polissage s’efface, le vieux fond peut aisément reprendre le dessus… et certains se montrer tout aussi sauvages qu’ils l’étaient avant leurs dix ans (non, nous ne naissons pas vierges) et bien pire encore, car ils ont à leur disposition les outils qu’ils n’avaient pas alors, dont cette possibilité de jeter en pâture des images, milliers d’instantanées, bien plus… éloquents, semblerait-il, que quelques écrits ou quelques tableaux !

    Remarques – Les peintures auxquelles fait référence JPB : parfaites illustrations du fait que le sujet a toujours préoccupé l’humain, au cours des siècles, au point d’y faire régulièrement référence en peinture, comme en littérature – débauche et excès : une constate humaine – et depuis Dionysos !

    Evidemment, entre cent coup de cravaches consentis (!) et moult égorgements ou boucheries, il y a de la marge…
    Et l’on préfèrera, sans doute, le moment, encore guilleret, d’avant « orgie » qu’après (le Auguste Lévêque a quelque chose de répulsif).
    Enfin, il est vrai, qu’en comparaison, la manière de Picasso peut sembler « un pur abus de langage » (la présence de la chèvre a même quelque chose de ridicule) ; et, au fait, que penser aussi de… « Guernica » ?

  3. (il est pourtant évident qu’avec cent, coup prend forcément un S ! sinon combien de coups faudrait-il ?)

  4. « En mettant le pouce à 2,54cm (de sorte que huit pouces de tour, c’est un peu plus de vingt centimètres), et le pied à 30cm et des poussières, voilà de quoi faire rêver bien des jeunes filles. » JPB.

    On ne sais pas d’où vous (les hommes en général) est sortie cette idée selon laquelle les jeunes filles s’en feraient des films. C’est bien le dernier souci qui les anime, elles se contrefichent royalement des prétentions de l’appendice, au contraire, elles auraient tendance à se méfier d’un genre versant dans la démesure. Que ces messieurs se sentant lésés se rassurent : la nature des femmes dispose d’un sens de l’adaptation à très large spectre.

  5. « So the arguments over Brexit are done and dusted for a generation. Really, Tony Blair? | Will Hutton | The Guardian » https://www.theguardian.com/commentisfree/2022/jul/03/arguments-over-brexit-done-dusted-for-a-generation-really-tony-blair
    Pour ceux qui pensaient que l’économie britannique était florissante et que le Brexit se passait sans douleur.
    Le retour sur terre est brutal. Le Royaume-Uni re-découvre la réalité de l’interdépendance et de ce que ça signifie : Farage, Johnson et tous leurs sbires ont fait subir à la réalité, au réel, aux faits, un viol collectif grandeur nature.
    Pour ceux qui aiment ce pays (j’en suis), le bourbier nord-irlandais que Johnson est en train de recréer et la frustration de l’Ecosse post-Brexit sont un crève-cœur.

    • Vous allez sans doute nous dire que notre situation actuelle est bien meilleure avec une inflation qui ne cesse de progresser ?
      Rien de mieux ici, les tentatives de diversions à deux balles du système UE pour nous faire oublier la gabegie actuelle et la giffle que nous inflige le montant du ticket de caisse de notre caddy sont dérisoires.

      • Oui, je vous le dis en effet : bien que notre situation soit actuellement délicate à cause de fortes poussées inflationnistes, elle est meilleure que celle du Royaume-Uni. Intéressez-vous donc aux problèmes de la livre-sterling et à leurs conséquences. Est-ce trop demander?

        • Je me fiche de la £ comme de l’an 40, ne m’intéresse que notre situation dans les secteurs économiques, sociaux, celui de l’emploie, celui de la santé qui ne seraient pas ce qu’ils sont aujourd’hui si la forfaiture de 2005 qu’est le non respect du référendum voulu démocratiquement n’avait pas été commise.
          Venez me parler de la souveraineté ukrainienne que je me marre… Vous n’avez honte de rien ! Taisez-vous !

          • C’est de plus en plus clair, vous ne vous épanouissez que dans le conflit, l’invective, la rancoeur. Le débat argumenté ça n’est pas pour vous. Donc autant y mettre fin sans tarder.

    • On se souvient également des mises en garde dramatiques, pire que les sept plaies de l’Egype — c’était la Fin — pour l’Island à sa sortie de l’UE. Elle vous salue bien bas, se porte comme un charme.

      Les aventures des cucurbitaceaes chargés de mission pour l’UE… Pff…

      • L’Islande n’a jamais fait partie de l’UE. Elle a retiré sa demande d’adhésion, ce qui est assez sensiblement différent. Je vous laisse y réfléchir.
        Question pas subsidiaire du tout : avez-vous lu l’intégralité de l’article du Guardian? Si vous n’êtes pas familier(e) de la langue de Shakespeare je me propose aimablement de vous le traduire.

        • Mais qui est donc (or ni car) l’auteur de l’article, Will Hutton :
          he « writes for the Observer and is co-chair of the Purposeful Company » ;
          Et qu’est-ce que donc que cette « purposeful company » ?
          je fais appel à la traduc automatok (qui évidemment ne vaudra pas la vôtre), mais reste compréhensible :
          « The Purposeful Company veut voir l’objectif placé au cœur des affaires britanniques. Cela nécessite d’intégrer une finalité humaine et morale dans l’ADN d’une entreprise qui assure à la fois un engagement dans la création de valeur à long terme et une forte éthique des affaires ».
          Que c’est beau ! Rien qu’avec ça nous sommes rassurés sur la pureté de coeur (et du portefeuille) de ce Mr. Hutton ; merci Warlord.

          (parenthèse : dans le temps, il y eu une Hutton – un aperçu, pour les amateurs :
          https://iv1.lisimg.com/image/21717237/713full-lauren-hutton.jpg

  6. Junichiro a dit : « Les aventures des cucurbitaceaes chargés de mission pour l’UE… Pff… »
    Excusez-moi, mais tenter de raisonner chiffres en main sur les avantages et les inconvénients de l’UE me paraît beaucoup plus intéressant que de raconter par le menu les méfaits de Brighelli le grand méchant loup pervers, pour en prévenir ou mettre en garde les copines (ou supposées telles).
    Chacun son truc.
    Au fait, vous n’aviez pas fait vos adieux définitifs à ce blog? Souvent femme varie…

    • Ça ne change rien, la Courge !

      L’ISLAND EST SEULE AU MONDE, BIEN PORTANTE SANS l’UE ET SANS L’EURO.

      (comme le sont la Suisse et la Norvège)

      • Eh bien si, ça change tout, et vos aimables apostrophes n’y changeront rien.
        Islande, Suisse, Norvège, autant de situations très variées et très différentes les unes des autres, que vous connaissez visiblement mal.
        Mais votre ignorance partielle ou totale (selon les cas) du monde de l’économie ne vous perturbe pas le moins du monde, puisque de toutes façons vous êtes dans le déni.
        « Heureux les simples d’esprit »…Voilà donc que grâce à vous je re-découvre les beautés des Évangiles…preuve que vous n’êtes pas totalement inutile.

          • Ah la Norvège ! Avec sa Norges bank investment management, elle peut regarder les autres de très haut (du plus haut des ses pics fjordiens).

            Le Norwegian oil fund est un des plus important fonds souverain de la planète : plus de 1000 milliards de dollars à fin 2017 soit 2,7 fois le PIB norvégien.

  7. La guerre continue ; elle ne s’arrête d’ailleurs jamais ; c’était la doctrine Rumsfeld-Cebrowski, et avec le duo A. Blinken-V. Nuland, ça ne risque pas de mollir.

    En une nuit, nous avons donc quitté l’Est.

    To remain, or not, in the European Union, serait the question.
    Bof, la vie se vaut des deux côté du Channel !

    Ne pas oublier que le RU a gardé sa monnaie, et, surtout, que la City reste, à ce jour, une des places (fortes) les plus importantes du monde (bien au-delà de Francfort).

    Il est vrai aussi que ce même RU reste un allié des EU, membre des Five Eyes ;
    de ce côté-ci du Channel, plus qu’alliés, nous sommes complètement inféodés, et notre (?!) monnaie, cette monnaie européenne risque de bientôt ne plus valoir que de la roupie (de sansonnet),
    entendu certes que l’autre roupie, l’indienne, ne vaut pas grand chose, mais amie-amie avec le rouble et le yuan, allez savoir !

  8. Les lecteurs de ce blog ont quand même une sacrée chance d’avoir accès, en toute gratuité (selon la formule), à des cours d’Arts & Lettres, d’Histoire (de la plus lointaine Antiquité à nos jours), et de GéoPolitik… de haut niveau, parsemés, ça et là de quelques morceaux grivois de très haute voltige.

  9. WTH a dit : « cette monnaie européenne risque de bientôt ne plus valoir que de la roupie (de sansonnet) »
    Mais d’où sortez-vous pareille contre-vérité ou stupidité? L’euro est une des trois monnaies de référence des marchés financiers avec le dollar et le franc suisse !

    Je constate par ailleurs que votre seule réaction à l’article du Guardian dont j’ai donné le lien est de vous renseigner sur son auteur et ses antécédents, pas sur la véracité de ce qu’il dit. Vous êtes décidément irrécupérable. Si un pro-UE vous disait que l’eau bout à 100 degrés, vous contesteriez le fait en raison des opinions de la personne-source…
    Je ne vois plus aucun intérêt à essayer d’avoir une discussion raisonnée avec des gens comme Flo ou vous. C’est vraiment peine perdue.

    • 🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣
      (La méthode couet de Warlord « on est les plus forts du monde », qui ne craint pas de mettre au même niveau le dollar et le franc suisse. Même pas peur !)

      • (On ne lui dit surtout pas que la Chine envisage d’adosser le yuan à l’or ? On irait droit au drame)

        • « Souvent femme varie – ça dépend du sujet » (😉).
          Warlord, lui, semble ne pas varier d’un Iota (cryptomonnaie) ; on lui souhaite bonne chance !

      • Je connais la méthode Coué (pour l’auto-persuasion) et la méthode couette (pour les mignardises). Mais la méthode couet m’est inconnue.

    • Vous nous dégoteriez le même type de lien pour le dollar, hein, siouplê… Quelque chose avec ce genre de titre  » Histoire et Atouts du dollar, la monnaie la plus forte du Môôônde »? Merci !

  10. Vous tombez vraiment mal, les monnaies et leur valeur c’est un peu ma spécialité.
    Le franc suisse est beaucoup plus stable que le dollar depuis deux décennies.
    En Sciences Économiques, vous êtes très très loin du compte, sans jeu de mots. Vous avez dû acquérir vos savoirs dans Femme Actuelle ou Biba.
    Try again next time.
    Je ne discute plus, j’assène.

    • Bah, tiens, vous êtes méga fortiche quand vous nous dites :  » L’euro est une des trois monnaies de référence des marchés financiers avec le dollar et le franc suisse ! »
      (🤣)

      Nous sommes béates d’admiration, nous nous pâmons devant votre analyse.

      • Petit conseil en passant, et gratuit en plus : si vous avez quelques économies que vous souhaitez protéger des aléas des marchés, et si vous hésitez entre dollar et franc suisse, réfléchissez bien avant de foncer sur le dollar. Réfléchissez-y à deux fois, et même trois.

        • Oui, c’est cela Monsieur je-place-le dollar-dans-les-monnaies-fortes. C’est cela oui…
          (Pris en flag’ d’avoir dit une énormité se rattrapant aux branches lamentablement)

          • Si j’avais encore quelque espoir de vous voir raisonner, je vous expliquerais la différence entre monnaie forte et monnaie de référence, mais non.
            Il faudra vous contenter de ça :
            Le dollar est une monnaie de référence dans les échanges, mais relativement instable depuis deux décennies.
            Le franc suisse est une monnaie de référence ET une monnaie forte.
            Si l’on devait établir un best of de vos inepties fières de l’être, quantitativement on ne serait pas loin des x volumes du Littré.

          • WTH dit : « cette monnaie européenne risque de bientôt ne plus valoir que de la roupie (de sansonnet) »
            Warlord répond : Mais d’où sortez-vous pareille contre-vérité ou stupidité? L’euro est une des trois monnaies de référence des marchés financiers avec le dollar et le franc suisse !

            Vous pouvez nous présentez votre réponse dans tous les sens qu’il vous plaira de le faire, vous introduisez la notion de force sans la citer en expliquant que le dollar ne peut s’effondrer, il ne présente aucun risque systémique pour être une des monnaie de référence. Dans douze à vingt quatre mois maximum, il ne sera plus (comme l’UE… ^^) la monnaie des marchés mondiaux, beaucoup à l’Est se passent déjà de lui. Assumez votre énormité !

  11. Flo, je vous adresse tout de même un petit compliment : vous êtes courageuse, vous n’avez pas peur de vous ridiculiser.
    Mais votre audace et votre absence de pusillanimité ne vous empêchent pas de vous ridiculiser quand même. Et pas qu’un peu.

    • Ça n’est plus possible. Soit vous ne lisez pas, soit vous lisez de travers, mais vous me faites dire des choses que je ne dis pas. Relisez.
      Je dis très exactement ceci : le dollar est une monnaie de référence dans les échanges, mais c’est une monnaie instable. Point.
      Vous allumez des contre-feux pour masquer vos inepties, mais ça ne trompe que WTH.

      • Imaginez par exemple que la Chine décide de mettre sur le marché une partie du stock de dollars en sa possession…

  12. Quoua ?! un spécialiss des monnaies, de Sc (?) Eco (🤣), qui cite Biba (ça existe encore) et Femme actuelle (id) ! ça doute les zabos préférés de sa bourgeoise ! mdr !

    • (« Sans doute » et non « ça »…) ; « follower » ? mais je ne compte pas faire ça toute ma vie ! bientôt je serai « influencer » et là…

  13. vagina dentata
    3 juillet 2022 At 11h40
    « Je me fiche de la £ comme de l’an 40. »

    Et après ça vous voulez vous faire passer pour le phénix encyclopédiste des devises, de leur valeur et de leur poids international? Je vous admirerais presque, vous n’avez peur de rien, le livre Guinness des records est prêt à vous accueillir dans la rubrique « énormités ».
    Sachez que les citoyens britanniques un peu informés, eux, ne se fichent pas du tout de la chute du cours de la livre-sterling. En économie, Femme Actuelle et Biba ça risque d’être un peu juste.

  14. En relisant les échanges avec Flo, on s’aperçoit qu’en fait elle confond tout, ne maîtrise rien du tout et lit les posts de ses interlocuteurs en diagonale. Elle est experte dans le domaine monétaire autant que moi dans le domaine du rugby à 13, mais elle ne peut pas s’empêcher de faire semblant. Impossible de continuer.
    J’ai vu qu’un autre internaute l’appelait « Mamie Zinzin ». C’est un peu rude sans doute, mais pas faux.

      • Interview réalisée il y a dix jours — d’où certains décalages par rapport à l’actualité. Quand j’ai proposé une réactualisation, c’était trop tard, la compo était prête, etc.

        Jean-Paul Brighelli: «Même le niveau des meilleurs élèves baisse»
        Par Sophie de Tarlé
        Publié hier à 17:05, mis à jour hier à 17:05

        Jean-Paul Brighelli, enseignant. François Bouchon / Le Figaro
        ENTRETIEN – L’enseignant, auteur du best-seller La Fabrique du crétin, publie un deuxième tome, intitulé Vers l’apocalypse scolaire. Un titre qui traduit sa grande inquiétude…

        On ne présente plus Jean-Paul Brighelli. Sorti de l’ENS Saint-Cloud, comme le nouveau ministre de l’Éducation Pap Ndiaye, précise-t-il, ce professeur du secondaire termine sa carrière en classes préparatoires au lycée Thiers, à Marseille, après un parcours qui l’a conduit dans de nombreux lycées, dont certains en zone d’éducation prioritaire. En 2005, son ouvrage La Fabrique du crétin (Gawsewitch Éditeur), où il pointait les défaillances de l’Éducation nationale, avait provoqué un tsunami: 150.000 exemplaires vendus. Dix-sept ans après, il publie un tome II, chez l’Archipel, constatant avec un brin de lassitude que rien n’a beaucoup changé, et même que tout a empiré…

        LE FIGARO. – Il y a dix-sept ans, vous avez jeté un pavé dans la mare avec La Fabrique du crétin. Qu’est ce qui a changé depuis?

        Jean-Paul BRIGHELLI. – Quand le livre est sorti, je ne m’attendais pas à un tel succès. À l’époque, même la presse de gauche en a fait écho. Ce que je constate, c’est que les positions se sont durcies. Aujourd’hui, je suis dans le camp du mal, et le camp du bien m’ignore. Il faut dire que je tire à boulets rouges sur certains profs. Durant le confinement, on a bien vu que certains ont disparu, et ont pris le prétexte de ne pas avoir d’ordinateur pour éviter de faire cours. Certains ont la vocation, d’autres attendent que ça se passe. J’ai eu envie de dire aussi que j’avais raison à l’époque, quand certains m’accusaient d’être le messager du malheur, d’être Cassandre. Mais Cassandre a raison!

        Quel est votre regard sur le bilan de Jean-Michel Blanquer?

        Au début, j’étais plein d’espoir quand, en arrivant en poste, il a distribué aux écoliers Les Fables de La Fontaine. J’ai apprécié aussi qu’il ait expérimenté la méthode Lego (une méthode alpha syllabique) dans des écoles parisiennes puis dans une dizaine de départements. Mais, globalement, il est passé à côté de son ministère. Il s’est focalisé sur le lycée général avec la réforme du bac. C’était comme essayer de ranimer un mort. Tout le système est basé sur un mensonge, avec un taux de réussite à 93,8 %, et un taux de mention très bien à 13,6 %. Le nouveau bac coûte encore très cher, et ne sert plus à rien, puisque les décisions d’orientation sont prises le 15 mai, en fonction du livret scolaire. Ce n’est même plus un rite. Pourtant, on sait bien que le niveau baisse, même celui des meilleurs. Ce n’est pas parce qu’on donne 18 à tout le monde que le niveau a monté. Il faut que les parents sachent qu’on leur ment. L’autre erreur a été la réforme qui, depuis 2022, oblige les futurs enseignants à décrocher un master pour se présenter au concours. Avant, une licence suffisait pour préparer le Capes. Cette réforme a provoqué une évaporation des candidats.

        Pensez-vous que la mission de ministre de l’Éducation nationale est impossible?

        La machine est impossible à bouger. Les vrais fautifs, selon moi, sont les inspecteurs pédagogiques régionaux (IA-IPR). Ce sont eux qui font le plus de mal. En Lettres, ils se cooptent entre eux, pour le pire. Et je vois des professeurs se faire retoquer car ils insistent trop sur la grammaire, qu’il n’y a pas assez de travail de groupe, qu’il n’y a pas assez de «papotis» dans la classe. Ils interdisent les dictées non préparées. Certains inspecteurs obtiennent l’agrégation sans même passer le concours, juste par cooptation, voire copinage.

        Quelle est la raison selon vous de cette «apocalypse scolaire»?

        Le mot d’ordre est l’égalitarisme. On a mis en place les maths modernes dans les années 1970 pour éviter que les parents aident leurs enfants, afin que les enfants soient à égalité. On a transformé le cours de français en une matière «technique» afin de ne pas favoriser les enfants des bourgeois qui avaient une meilleure plume du fait de leur éducation… Le comble est qu’on aboutit à l’effet inverse. En réalité, l’analyse de Pierre Bourdieu, qui montrait dans Les Héritiers que l’école reproduisait les inégalités, était fausse lors de la parution de son livre en 1964. Cette inégalité est devenue une réalité. Les méthodes ont favorisé ceux qui avaient les moyens d’aider leurs enfants, de les envoyer dans le privé – à commencer par l’actuel ministre de l’Éducation. Cela a favorisé l’entre-soi. Désormais, si on ne peut plus recruter sur le diplôme, on va prendre les enfants des amis, ceux qui ont fréquenté les bons lycées, le bon quartier, ceux qui sont considérés de bonne famille.

        Il faut arrêter de recruter des professeurs des écoles en fac de socio ou en psycho. Les futurs enseignants doivent, comme c’était le cas avant, être issus de licences de lettres, de maths ou d’histoire : les matières qu’ils auront à enseigner à l’école

        Jean-Paul Brighelli
        Certains craignent qu’avec Pap Ndiaye la situation ne s’arrange pas. Quel est votre avis?

        Il faut lui laisser sa chance. Ce n’est pas parce qu’il a dit telle chose il y a dix ans, que c’est forcément ce qu’il va faire aujourd’hui. Il sort de l’ENS Saint-Cloud comme moi et il a bénéficié du meilleur système éducatif. Et ce n’est pas un privilégié. Je préfère attendre avant de juger car, pour l’instant, il n’a pris aucune décision – juste des déclarations d’intention où chacun trouve son bonheur. La seule chose qu’il a faite est de rendre hommage à Samuel Paty. On ne peut pas le lui reprocher. De plus, c’est un historien, ce n’est pas un sociologue. Pour Emmanuel Macron, c’était une façon de jeter une pierre dans le jardin de Mélenchon. Il devra mener la réforme des salaires des enseignants, et je lui souhaite du courage. Je pense que ce sont les débutants surtout qu’il faut augmenter afin d’attirer des candidats de meilleur niveau – sans oublier les autres, en ces temps d’inflation. Il faut aussi arrêter de recruter des professeurs des écoles en fac de socio ou en psycho. Les futurs enseignants doivent, comme c’était le cas avant, être issus de licences de lettres, de maths ou d’histoire: les matières qu’ils auront à enseigner à l’école. Enfin, il faut que le recrutement se fasse dans la région du candidat. Le système national des affectations n’est plus tenable. Ou alors on fait comme à l’École de police de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or: les candidats pourraient choisir leur affectation en fonction de leur rang au concours.

        Comment voyez-vous l’avenir?

        J’ai peur que l’on supprime les classes préparatoires. Cela a failli se faire sous Vincent Peillon (ministre de l’Éducation nationale de 2012 à 2014, NDLR). Les classes préparatoires sont un fabuleux levier de promotion sociale. J’enseignais dans une prépa Sciences Po à Marseille, où je donnais des cours à des élèves issus des quartiers défavorisés, une nourriture intellectuelle à laquelle ils ont droit. Une classe de 24 élèves de la «diversité», comme on dit. Leur réussite est une grande victoire. Je suis aussi inquiet pour l’avenir des garçons. Aujourd’hui, 80 % de ceux qui redoublent, qui sont punis ou ont des problèmes de dyslexie, sont des garçons. On parle beaucoup des filles, mais ce sont les garçons les grands perdants. Ils trinquent terriblement. Entre autres parce qu’ils manquent de modèles à l’école, qui est un univers essentiellement féminin.

        • Merci à vous, et honte à moi de mon inélégance – j’aurais évidemment dû m’adresser à vous, pour avoir le texte.
          c’était une dernière façon de moquer quelque peu Warlord, bien sotte, je le reconnais.
          Vous terminez sur une remarque qui (me) semble pertinente… surtout en ces temps où il semblerait que ne sont plus rares ces garçons que rêvent de se transformer, pour de bon croient-ils, en femmes…

        • « Les vrais fautifs, selon moi, sont les inspecteurs pédagogiques régionaux (IA-IPR). Ce sont eux qui font le plus de mal »
          Qui ONT FAIT le plus de mal, puisque cela dure depuis plus de quarante ans.
          Avec une arme redoutable pour punir les professeurs qui ont voulu rester libres.
          Merci de mentionner les IPR comme principaux responsables .

          • Je vais me faire assassiner — je connais au moins une (ex) IPR qui fait bien son boulot.

  15. Je ne vous laisserai pas faire votre propagande à votre guise, vous allez m’avoir sur les côtes.
    Vous avez défendu l’euro, contesté sa fragilité sous le motif qu’elle serait une monnaie de référence comme l’est le dollar (ce qui suppose que le dollar n’est pas fragile) et en y ajoutant le franc suisse (en pilier de véritable de valeur) pour enfumer le tout. Fourberie Warlordienne coutumière…

    • À tous les lecteurs :

      WTH dit : « cette monnaie européenne risque de bientôt ne plus valoir que de la roupie (de sansonnet) »

      Warlord répond : Mais d’où sortez-vous pareille contre-vérité ou stupidité? L’euro est une des trois monnaies de référence des marchés financiers avec le dollar et le franc suisse !

    • Que vous reveniez sur votre avis comme le prouve votre échange avec WTH, pris en faute que vous vous joignez subitement au notre et en m’insultant ne changera rien. Tout est écrit supra.
      Vous avez défendu l’euro en prenant l’exemple du dollar, Monsieur le Grand économiste.

      ; )

      • Je reviendrai un peu plus tard sur ces sujets, auxquels, en réalité, je ne connais pas grand chose…

  16. « J’ai eu envie de dire aussi que j’avais raison à l’époque, quand certains m’accusaient d’être le messager du malheur.. » (JP)

    La vérité est tellement facile à dire qu’on trouve qu’elle est vulgaire à entendre, mon JP.

  17. « Il y a dix-sept ans, vous avez jeté un pavé dans la mare » (JP)

    JP il a fait son Djizeusse(le pavé a flotté) et en publiant sa briqueterie il a dit : « j’y perdrai des points de retraite mais pas mon âme ». Le disant, il s’est adoré.
    Après faut pas s’étonner que dobeulyou fasse sa marie madeleine au pied du blog..saucisse explique cervelas.

    • « Marie-Madeleine, pieds de cochons, cuisses crasseuses, ventre mou, seins qui pendent, etc… »

  18. JP, ton billet sur les touzes assorti de quelques bonnes références picturales c’est juste une manière de calligraphier l’envie et d’en faire des volutes. Tu toucherais pas un caramel à la baqueroume en te trimballant toutes ces croûtes sous le bras qu’il t’aurait dit pedro.
    De plus, tu ne devrais pas me donner de telles idées, mettre en branle mes engrenages, mes boulons et mes tournevices. Quand je pense que Maman me disait que l’intéressant dans l’amour c’est le jeu de séduction et les dîners et les conversations et les semaines de drague et les verres, que c’est cela qui apportait la consistance à la vacuité intrinsèque du sexe brut et qui faisait des souvenirs, et que j’aurais bien voulu te la présenter, tu m’fais peur JP.
    Biz.

  19. A tous les lecteurs :

    Ne commettez pas la même erreur que Mendax (geopolitique/Ukraine) et moi-même (économie) : n’essayez pas d’entamer une discussion raisonnée avec Flo. Ça se termine toujours en bullshit as usual, sans espoir de rédemption.

    @Flo
    Everybody should know their own limitations.
    N’essayez pas de vous faire passer pour une experte de domaines que vous ne maîtrisez pas, vous ne trompez personne à part WTH. Vous êtes parfaitement à l’aise dans les ragots, les histoires de séduction à la mords-moi, les mises en garde contre Brighelli, le recours aux emoticons, et la recherche maladive de qui se cache derrière tel ou tel pseudonyme. Restez dans ces domaines de compétences qui sont les vôtres, vous y excellez. Mais oubliez l’économie, ça n’est pas pour vous.
    Je file, le travail m’attend.

    • WTH dit : « cette monnaie européenne risque de bientôt ne plus valoir que de la roupie (de sansonnet) »

      Warlord répond : Mais d’où sortez-vous pareille contre-vérité ou stupidité? L’euro est une des trois monnaies de référence des marchés financiers avec le dollar et le franc suisse !

    • Merci de me prendre pour une bille Warlord !

      Nous nous forgeons des « opinions », qui valent ce qu’elle valent, j’en suis parfaitement consciente, au gré de nos lectures et de nos écoutes de ces supposés, voire très « éminents » spécialistes qui, soutiennent une thèse… ou son exact contraire,
      autant d’ailleurs chez les économistes, que chez les géopolitiques, ou que chez les scientifiques (rappelez-vous les 2 ans qui viennent de s’écouler, et ce n’est sans doute pas fini !)… et tous les autres,

      mais qui jamais, ou presque, ne se confrontent, et c’est là que le bât blesse –
      « spécialistes » dont je doute fort que vous fassiez partie, pas plus que Mendax.

      C’est honte à la Russie, vive l’Ukraine, ou le contraire ; c’est le dollar décroche, le yuan finira par s’imposer, ou le contraire, etc…

      Je constate simplement, dans la vie de tous les jours, que nous sommes au bord d’une grande crise (et pas de nerf), et que ceux qui sont supposés « gouverner » (tenir le gouvernail) continueront à se montrer incapables, comme ils l’on été jusqu’à présent, d’apporter remèdes et solutions, et s’entêteront dans le déni, et la « common decency ».

      (j’y reviendrai sans doute).

  20. Fausse manip (suite)

    « tel sauna de Strasbourg-Saint-Denis » proche de la gare de l’Est, haut-lieu des machines à vapeur.

    • L’ENS (Lyon) mène à tout (tous) : de Collomb/Lyon à l’Elysée/Paris et maintenant worldwide Publicis – avec Sadoun, ça boume, tous azimuts – à noter, au passage, que parmi les actionnaires (dont, bien sûr, la célèbre fille de M.B.B.), la Norges Bank Investment Management, que j’ai déjà citée, et que l’on retrouve presque partout…

    • « Imaginez un bon élève, pas très imaginatif, mais appliqué, organisé, prompt à emmaganiser et à faire le paon, avec les mots qui conviennent. Ces gens là, dont Macron est l’archtype, affligent par la banalité ou la bêtise de leurs propos quand ils s’aventurent à donner leur avis — qui n’est ni le leur ni très avisé. Au moment de choisir quoi faire de leur vie, ils ne savent pas. Alors, par manque d’imagination ou par cynisme, ou bien les deux, ils vont là où la pente de l’époque les mènes — au plus facile, au plus rémunérateur, là où les gens comme eux, qui savent souligner le titre en rouge, peuvent trouver un emploi : ils vont faire conseil.
      Depuis quelques décennies, c’est ainsi : quand on ne sait rien faire, et quand on ne sait pas quoi faire de sa vie, on fait du conseil ». Johan Chapoutot, historien, professeur à la Sorbonne

      • Je n’aime pas beaucoup Chapoutot en général mais cette fois c’est cruellement vrai.

  21. Retour Ru/Ukr – un exemple parmi (tant) d’autres :

    Vu, par hasard, que Serguei Jirnov (« l’Eclaireur »), depuis deux ans, et plus que jamais avec cette guerre, est invité absolument partout – moult interviews journaux, tv…

    Se débrouille remarquablement bien le lascar… (pour se vendre) ; reconnaissons-lui un réel talent ; rares sont les personnages de ce niveau – très intelligent, très cultivé, beaucoup de charisme et d’habileté, le parfait espion, en tous points –
    qui a su parfaitement profiter de toutes les occasions ; un opportuniste de cette qualité c’est très rare (1er « étudiant » russe à l’ENA, très impliqué dans les JO d’hiver 1992 à Albertville, invité plusieurs fois, à l’époque, à FR3 Rhône-Alpes, et à donner cours et conférences ici et là – pour ne parler que de la France…).

    En tout cas, « passé » à l’Ouest, amoureux… de l’Occident, et de la France en particulier, où il est installé donc, depuis une vingtaine d’années, il semble parfaitement à son aise (bien qu’inévitablement sur ses gardes…).

    Au contraire de l’image qu’il donne, du fameux espion Philby, passé à l’Est en 1963, qu’il rencontre à plusieurs reprises, à Moscou (début années 1980) et visiblement… bien malheureux – c’est qu’entre le rêve et la réalité… :
    « Philby vibre beaucoup moins! Fini le club douillet avec ses fauteuils Chesterfield, où il pouvait converser à loisir avec la gentry, adieu les costumes sur mesure de Saville Row et les voyages dans le monde entier… ».

    Revenons à Ru/Ukr :
    Jirnov n’a que mépris, profond mépris pour Poutine, qu’il rencontre d’ailleurs, à plusieurs reprises (j’ai déjà parlé de la 1ère rencontre…) ; pour lui, un raté, un petit bonhomme (sens propre et figuré), peu talentueux, inculte, complètement passé à côté d’une « vraie » carrière au Kgb, etc…
    Lui aussi a profité d’une opportunité pour arriver là où il est ; et chaque rencontre est une occasion de l’égratigner.
    Ainsi (1992) : « Poutine (…) avec sept de ses amis pétersbourgeois, va créer ‘la datcha du lac’, le fameux groupe Ozéro Datcha, dans les années qui suivent, et prendre ainsi possession de banques, de parts de capital chez Gazprom ou dans les média, tout cela au moyen de comptes offshore et de faux contrats. »

    Ci-joint une récente interview de Jirnox- ça se défend, comme ça peut aussi… se critiquer…

    https://www.youtube.com/watch?v=VvLhZ5IZZaQ

    • (on remarquera sa remarquable maîtrise de la langue française, sans absolument aucun accent…)

      • (au contraire de Philby, qui lui dit en 1985, après 22 ans à Moscou : « mon épouse fait tout ce qu’elle peut pour m’apprendre le ruse, mais j’ai bien peur qu ses efforts ne soient pas couronnés de succès »…)

      • (fautes d’inattention qui deviennent graves… « remarquer » quelque chose de « remarquable », ouahou !)

  22. Mes fidèles lecteurs – car j’ai appris qu’il y en a ! – savent que je m’emmerde au lit neuf fois sur dix, ne sacrifiant à cette basse besogne que par courtoisie à l’endroit des demoiselles qui m’ont aimablement passé de la pommade toute la soirée… Tout le plaisir consiste à séduire, pas à fourrer. Conséquence de ce principe : je ne vais jamais au putes – et quand mes amis m’ont payé un passage par la rue Saint-Denis, délicate et charmante attention, j’ai passé la demi-heure à « discuter » avec une quarantenaire d’allure affreusement vulgaire et peu loquace. L’ethnologue – ou plutôt ses amis – en furent pour leurs frais. Et deuxième conséquence, évidemment, parce que Brighelli n’aime pas qu’on ne parle pas de ses chroniques, j’ai, je l’avoue, la tête et la queue basses, pratiqué la partouze seulement une fois – et ennui intégral… Le plaisir se dilue toujours à mesure que le nombre de commensaux augmente.

    Le plan à trois ou la partie carrée, oui, la partouze, non !

    • « Pour embrasser la dame, s’il faut se mettre à 12
      J’aime mieux m’amuser tout seul, cré nom de nom
      Je suis celui qui reste à l’écart des partouzes
      L’obélisque est-il monolithe, oui ou non »

    • Quand l’énergie percole (suite)

      Autour d’un casier de bouteilles de Smirnov, on peut fédérer tous les négationnistes de la planète.

    • Merci ! Extrêmement intéressant.
      Faisons le point : La Chine prépare son étalon or (c’est dans les cartons) ; La Russie et bien que l’interdiction d’achat d’or russe vient de sortir du chapeau des sanctions européennes (ils sont vraiment aux aboies) riche de gisements, l’a mis en place, vend son métal jaune ailleurs qu’à l’UE. Le métal jaune va flamber (la roupie : nouvel investissement très prometeur ?). Cela ne repose plus uniquement sur Poutine, même si sa tête est mise à prix, la Chine est sur les rangs. Il va falloir bousiller beaucoup, beaucoup de monde pour maintenir le roi dollar… C’est la fin Séraphin.

      L’éducation des masses à l’anglo saxone, les manoeuvres et le massacre sur l’énergie sont tout à fait pertinentes. Ah, sacré Jospin…

      (Il n’y a pas que Jirnov qui pue l’agent double)

      • Merci de l’avoir écouté ! en effet très intéressant ; l’interviewé est un vieux centralien, qui a pas mal bourlingué et étudié ; il sait de quoi il parle (n’en déplaise aux deux otan-istes, actuellement muets) ;
        et quant on réalise que la France est à l’origine de découvertes, que soit les Russes ont piqué, soit …ont été abandonnées par les trousduc’ supposés tenir ici le gouvernail, c’est à pleurer…

        On retiendra les derniers mots d’Auzolle : « le mépris du peuple est allé jusqu’à ne pas l’éduquer  » ; il parle des EU ; ici, pays vassal, on obéit aux mêmes injonctions, semble-t-il.
        Quant à Jirnov 😉…
        biz

    • Oui, mais thèse en Suisse, alors que les Français se battent pour plus de thèses.
      Oui…

      • Une thèse de physique mathématique qui s’intitule : « Fluctuations quantiques dans les « trous » du gruyère »

    • « Tout comme il ignorait, lorsqu’il suivait ses cours, que WW avait eu la médaille Fields. »

      Et mon cul ?

      • Pas tout lu, parce que pas abo ; si WW est bien Wendelin Werner, relevé ça sur wiki :
         » Dans une lettre ouverte au président Nicolas Sarkozy, parue le 19 février 2009, il critique l’allocution de ce dernier du 22 janvier 2009, portant sur une stratégie nationale de recherche et d’innovation,
        et décrit la rupture de confiance entre le gouvernement et les chercheurs dans le cadre du mouvement de 2008-2009.
        Il y défend aussi les mathématiques comme faisant partie intégrante de la culture générale, formatrice d’un esprit de citoyenneté. »

        Deux extraits de cette lettre :
        « Votre discours du 22 janvier a, en l’espace de quelques minutes, réduit à néant la fragile confiance qui pouvait encore exister entre le milieu scientifique et le pouvoir politique ».
        « Il existait certes, déjà, une réaction hostile d’une partie importante de notre communauté aux différents projets mis en place par votre gouvernement et leur motivation idéologique… »
        ou encore :
        « Lorsque l’on me demande à quoi peut servir une éducation mathématique au lycée pour quelqu’un dont le métier ne nécessitera en fait aucune connaissance scientifique, l’une de mes réponses est que la science permet de former un bon citoyen : sa pratique apprend à discerner un raisonnement juste, motivé et construit d’un semblant de raisonnement fallacieux et erroné. »

    • … et à Saclay, « la possibilité de travailler avec de nombreux visiteurs pour de longs séjours »… 😉

  23. abcmaths
    4 juillet 2022 At 12h27
    « Les vrais fautifs, selon moi, sont les inspecteurs pédagogiques régionaux (IA-IPR). Ce sont eux qui font le plus de mal »
    Qui ONT FAIT le plus de mal, puisque cela dure depuis plus de quarante ans.
    Avec une arme redoutable pour punir les professeurs qui ont voulu rester libres.
    Merci de mentionner les IPR comme principaux responsables . (fin de citation)

    TOUS les agents de l’état, à quelque niveau hiérarchique qu’ils se trouvent, sont soumis à un contrôle de leur activité. Les IPR n’y échappent pas : ils sont soumis à une double tutelle, d’une part le Recteur d’Academie, d’autre part l’inspection Générale.
    Pointer la responsabilité des IPR comme décisive dans la dégradation du système éducatif est donc totalement injuste. Les IPR sont un maillon du système. Ils n’ont pas les coudées franches. Ils ont des comptes à rendre au système.
    Le responsable principal, c’est le système lui-même, dont les IPR sont AUSSI les otages, ou les prisonniers, au même titre que les enseignants. Les IPR sont en quelque sorte des « lampistes » de rang élevé. Mais des lampistes quand même.
    C’est tout le système qui est à revoir. Tâche colossale.

    • Je ne souhaite pas ouvrir un débat ici.
      Juste une remarque.
      Vous dîtes  » Les IPR sont un maillon du système »
      C’est vrai, mais un maillon fort sans lequel le système ne pourrait fonctionner.
      Quand des professeurs, il y a plus de trente ans déjà, ont dénoncé la complaisance des barèmes et des consignes de notation au bac, qui les a immédiatement recadrés ?
      Je voulais juste remercier JPB d’avoir eu le courage de mentionner ce « maillon » de responsabilité si souvent passé sous silence.

      « C’est tout le système qui est à revoir. Tâche colossale. »
      Complètement d’accord.

    • Combien de nipéaires ont démissionné pour redevenir profs ? Combien ont fait seppuku ?

      QDPQQRSR

  24. « Combien de nipéaires ont démissionné pour redevenir profs ? »
    Ça existe, il y en a au moins un, je l’ai rencontré. A l’issue de son année d’IPR stagiaire, il a décidé que pour de multiples raisons il ne pouvait pas mettre le doigt dans cet engrenage-là. Il est donc redevenu enseignant de sa discipline.
    Mais : en devenant IPR-stagiaire après concours, il avait perdu son poste. Il a donc ré-intégré le corps des professeurs agrégés pour être nommé sur un poste situé à 40 km de chez lui. Sa liberté de conscience lui a coûté cher en heures de transports et en conditions de travail. Ça explique peut-être que ça dissuade pas mal d’IPR de franchir le pas de la démission…
    @abcmaths
    Je ne cherche pas non plus à ouvrir un débat polémique. Je crois simplement savoir que les IPR vraiment heureux, c’est une denrée extrêmement rare.

  25. Brighelli s’est un peu lâché sur Jean-Mi dans l’Figaro… Patience, on va bientôt le voir monter sur la barricade pour défendre la sélection à LLG et H4 !

    • Merci ; au passage, on admirera le bout de tableau derrière Touf’ et son petit frère, à la gauche du même – genre fonds d’écran à donner un bon mal de crâne –
      Sur BdÂ, nous avons droit à de la qualité en matière d’Arts (et Lettres) ; quelle chance !

  26. Le « contrôle de l’activité » n’est pas spécifique à l’Administration ; il est partout ; il régit l’ensemble du monde du travail – celui qui s’oppose aux diktats, sait qu’il devra prendre la porte, de gré ou de force.

    • « celui qui s’oppose aux diktats, sait qu’il devra prendre la porte, de gré ou de force. »

      Faux!
      Quand j’étais professeur, j’étais libre, je n’avais pas de supérieurs.
      (Juste des administatifs qui me notaient dans une fourchette prédéfinie, ce qui pouvait au pire me faire perdre quelque dizaines de milliers d’euros sur 40 ans; un gars qui vous nique 1000 euros par an, c’est ça un superieur ?)

      • Toute ma carrière j’ai résisté et lutté.
        Les inspections ont été des moments plus que pénibles mais j’ai eu le soutien actif des chefs d’établissement qui savaient que je faisais le boulot et que les mômes progressaient même si mes méthodes étaient transgressives et hétérodoxes.
        Au total j’ai raté une promotion au grand choix et c’est tout.
        Le profs sont des larves serviles sans convictions fortes, ici est le vrai pb. La résistance était possible.
        Elle l’est encore plus aujourd’hui avec des inspections qui sont réduites au fameux « entretien d’orientatiopn de milieu de carrière » (chais pas le vrai nom. Entre temps nada on ne voit plus jamais les IPR sauf pour les pantalonnades de formation auxquelles on n’est en général pas obligé d’assister d’ailleurs.

      • Certes. Et 98% es profs vendent leur âme pour 1000 euros de plus ou de moins par an. J’ai toujours progressé à l’ancienneté, j’ai été bloqué 12 ans au 11ème échelon, et vous savez quoi ? Je m’en tape.

    • Dans le cas des enseignants, c’est un peu plus compliqué que ça. Dans le contenu de l’enseignement (défini par les programmes), un contrôle de conformité est absolument indispensable.
      Que diriez-vous d’un professeur qui enseignerait à ses élèves que la terre est plate? Que les chambres à gaz n’ont jamais existé? Que la croyance vaut le savoir?
      Et ce contrôle de conformité, à qui le confier? Aux parents d’élèves ? Aux élèves eux-mêmes ? Évidemment non, n’est-ce pas ? Il faut bien, alors, confier cette mission à un corps d’experts, et je ne conteste pas que ça puisse soulever bien des questions.
      Mais ce contrôle de conformité n’est pas un diktat par nature, ça n’obéit pas à une volonté de couper les têtes qui dépassent, ça n’obéit pas au projet caché de couper les ailes aux « mavericks ». C’est l’affirmation que dans notre République laïque où la scolarisation est obligatoire, on ne peut pas faire tout et n’importe quoi.

      • « Que diriez-vous d’un professeur qui enseignerait à ses élèves que la croyance vaut le savoir? »

        Que la croyance en la pertinence de l’opposition croyance/savoir ne saurait constituer un savoir ?

        • C’est cela oui … Au collège.
          Et ainsi, ils croiront en toute légitimité aux rivières de miel et aux quarante (?) vierges ou aux illuminatis.

          Descendez parfois dans le monde trivial des gens ordinaires qui sont hélas une large majorité.

          • Ce n’est pas parce qu’une connerie est commune qu’il faut la propager. Je ne vous demande pas de la démonter, je dis qu’on peut ne pas la dire – ou la dire correctement.

            Suis bien content qu’on ne m’ait pas parlé de Peano au CM2 – mais je suis tout aussi content qu’on ne m’ait pas appris que 1 + 1 = 3.

          • Quant à la croyance, hein… il y en a bien qui ont foi en la Raison™ et en un platonisme rampant.

      • Le contrôle de cpnformité est une chose.
        Mais l’inspection est très largement un contrôle de conformisme. Ça me rappelle Semmelweis.

  27. « La lâcheté dans TOUS les métiers donnent une idée de l’infini » : je me permets de modifier l’excellente (ben oui) formulation de JPB.

    Ex. (par les temps qui courent) des petits bras de big Pharma (les pharmakons) qui continuent, et vont continuer de, ad vitam, porter le masque et distribuer leurs potions (magiques ?).

    Et JPB (toujours brillant, ben oui), lorsqu’il dit « le contrôle de conformité est une chose. Mais l’inspection est très largement un contrôle de conformisme » ;
    il semble difficile, dans bien des domaines, de les séparer, quoi qu’en disent nos ex profs : le secteur privé rejoint très largement le secteur public.

    Dernier exemple en date :
    Partons de celui de Semmelweis : il suffit d’une petite idée, d’un simple geste, mais ô combien fondamentaux, pour mettre fin… (non sans mal) à l’orthodoxie régnante ; « Lavez-vous les mains » !

    … Il en est d’autres… qui s’en lavent les mains : conformité que nenni, conformisme oh que oui : la FDA a décidé que « Les boosters de variantes COVID-19 n’auront pas besoin de nouveaux essais cliniques pour être autorisés » (c’est une première…).

  28. « Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue. »
    Bébert.

  29. Certains n’en manquent pas une, contre ces (deux) ignares et konnasses de bonnes-femmes – Ils ne (me) répondent que pour mieux (m’) enfoncer la plume dansl’c, avec la complicité du maître des lieux ? 😉 – mais peu me chaut ! – difficile de reprendre la formule « ça m’en touche une sans faire bouger l’autre ».

    N’en demeure pas moins que revenir aux choses bien de chez nous, plus terre à terre, a également son intérêt ; par ex (again), qu’en est-il des cerisiers de qui vous savez ? ont-ils donné cette année ? ça nous intéresse aussi.

    • Quasi overdose… Une grosse part des anges aux oiseaux qui, alourdis, se sont splatchés comme des mig sur les baies vitrées.

      Quels cons!

      • Conséquence imprévue des discuss Ru vs Uk : la guerre ça porte au cerveau, et certains ne voient plus ce qui les entoure qu’à travers le viseur – Nous avons eu droit à chars, canons, fusils, la totale… et maintenant les Mikoyan-Gourevitch !

  30. « Troubles mentaux » –
    Un truc rigolo dans leur classification, du côté de l’Asie : le koro – peur que les parties génitales (et également les seins féminins) ne rétrécissent et se rétractent dans le corps.

    • Je vais (nous allons) écouter avec intérêt ; peu importe votre binette (et désolée pour les konneries plus hauts)(et Bercoff est un type bien).

      • peu importe votre binette

        Non, il affiche quinze ans de moins que son âge, très à l’aise avec cette caméra grand angle. Non, il passe très bien et c’est important. S’il pouvait simplement profiter d’un direct quelconque pour faire une léger striptease. Un truc, rien de méchant, se concluant cul nu; son bouquin coincé entre les cuisses masquant l’essentiel et le torse gonflé ce serait pas mal, ça ne devrait pas froisser sa tendance exibo et son éditeur serait ravit. (Carla Bruni a bien dans le plus simple appareil couverte de sa guitare sur une pochette d’album ; elle en a vendu des caisses).
        Non, en fait, je déconne depuis le début : oui, il fait son âge.

  31. « Maintenant il va falloir le dire, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 30 novembre 2021) » https://blog.mondediplo.net/maintenant-il-va-falloir-le-dire
    Incursion express pour un conseil de lecture aux esprits éclairés (s’il y en a encore) de ce forum qui pourraient s’inquiéter – à bon droit – du dérèglement climatique.
    Si quelqu’un trouve qqch de plus convaincant/pertinent sur le sujet, qu’il ou elle me fasse signe.

    • « Si quelqu’un trouve qqch de plus convaincant/pertinent sur le sujet, qu’il ou elle me fasse signe. »

      Il doit y avoir quelques belles pages de Lucrèce sur l’épicurisme, l’eschatologie des peureux et les obsessions de ceux qui cherchent à ne pas vivre.

      • Seriez-vous par hasard la dernière incarnation du Fregoli de ce blog?
        Je crois reconnaître votre morgue…
        Mais il n’y aura plus avec moi ni discussion ni polémique. Totalement inutile.

        • Josip… faites plutôt la Marie couche-toi-là que la Sainte n’y-touche ! On sait tous qu’après avoir copulé avec moi vous avez été contaminé ! Allons, allons, il est inutile de nier – c’est l’OCDE qui l’affirme !

    • Et si vraiment vous voulez avoir la conscience tranquille, faites comme moi ! Ne faites pas de gosses, le problème est ipso facto réglé.

  32. Que tous ceux qui ont déjà pris l’avion plus de… allons, mettons quatre fois dans leur vie, se taisent à jamais sur l’écologie !

    • J’avoue avoir fait un Bangui-Paris allongé dans la vautrée centrale d’un 747 d’une compagnie charter islandaise loué in extremis pour palier un problème « technique » chez Air France. Fantasme d’éruption du Eyjafjöll du cul vite douché : Hôtesses moches et même pas de café.

      Moins de 4 vols et ça veut ouvrir sa grande gueule ?

      • Oui ! Je suis un puceau du charter ! Seul un baptême de l’air dans un coucou à hélice…

        • On est à deux doigts du paradoxe : ceux qui se foutent le plus du réchauffement climatiques, les ploucs, sont ceux qui y contribuent le moins !

  33. Lordon : La lumière qui éclaire le Monde (Diplo) – « en finir avec ce qui est en train de nous finir » ! Vaste sujet 🤣

    • Le papier de Lordon est loin d’être inintéressant, me semble-t-il, et merci à Gavrilovic de sa brève ré-apparition (trop brève à mon gré) pour ce lien.
      Au delà de l’ironie facile, pourrait-on savoir ce que WTH pense du contenu du papier?
      Ou bien WTH se résigne-t-elle à être perpétuellement « prise pour une bille », comme elle le dit elle-même?

  34. « Chez Bercoff » : Oui, JPB, vous donnez l’impression de couver un mauvais rhume. Reposez-vous un peu, que diable !
    Et merci à vous et à Harold (quel prénom !).

  35. Bon, j’étais venu vous raconter un truc qui vient de me faire mourir de rire : je viens d’apprendre que deux de mes folles conquêtes, qui a priori ne se connaissaient pas, sont actuellement en couple ! Oui, oui, « en couple ensemble » ! De là à dire qu’elles ont viré leur cuti à cause de mes prouesses…

    • Figurez-vous que c’est arrivé à un archonte du PS à Marseille, un gros pachyderme répugnant qui ne trouva rien de mieux que de faire une partie à trois avec son épouse et sa maîtresse. Ces dames le virèrent, et entamèrent une longue liaison.

    • Prépuscule
      4 juillet 2022 At 19h10
      « Mes fidèles lecteurs (…) savent que je m’emmerde au lit neuf fois sur dix. »

      L’ennui étant communicatif, rien d’étonnant à ce que le beau sexe préfère se distraire en se passant des services du bonnet de nuit que vous admettez être au pieu…
      En d’autres termes votre ramage masturbatoire ne suffit visiblement pas à satisfaire vos partenaires.
      Il y a des leçons à tirer de tout ça.

      • Qu’on me comprenne bien, j’ai l’âme du satyre
        Et son comportement, mais ça ne veut point dire
        Que j’en ai le talent, le génie, loin s’en faut !
        Pas une seule encore ne m’a crié « bravo ! »

        Mais celle d’hier m’a remercié… comme quoi tout arrive !

        • Quatre-vingt-quinze fois sur cent
          La femme s’emmerde en baisant
          Qu’elle le taise ou le confesse
          C’est pas tous les jours qu’on lui déride les fesses

          Les « encore », les « c’est bon », les « continue »
          Qu’elle crie pour simuler qu’elle monte aux nues
          C’est pure charité, les soupirs des anges ne sont
          En général que de pieux mensonges
          C’est à seule fin que son partenaire
          Se croie un amant extraordinaire
          Que le coq imbécile et prétentieux perché dessus
          Ne soit pas déçu…

          • Et mes fidèles lecteurs savent qu’il s’agit de ma chanson-blason !

            La malpeste soit de cette homonymie
            C’est injuste, madame, et c’est désobligeant
            Que ce morceau de roi de votre anatomie
            Porte le même nom qu’une foule de gens…

          • Moi qui balance entre deux âges
            Je vous adresse à tous une message:
            Le temps ne fait rien à l’affaire.
            Con caduc ou con débutant,
            Petit con de la dernière averse,
            Vieux con des neiges d’antan,
            Quand on est con, on est con.

  36. De là à dire qu’elles ont viré leur cuti à cause de mes prouesses…

    Nous nous inclinons devant ces prouesses autoproclamées, ce qui est le plus sur moyen de déjouer toute contestation.

  37. J’aimerais tant évoquer moi aussi « quelques belles pages de Lucrèce » mais je n’ai hélas pas trop le temps de faire des recherches intelligentes sur la toile pour rebondir sur la vulgarité des contributions générales(pour paraphraser Ennio Flaiano paraphrasant Schopenhauer), j’ai une famille à nourrir, moi, pas le temps de chercher quoi faire de mes deux doigts(du paradoxe) sinon que de me les foutre dans le khul.

    • Flaiano, autre fumeur de pipe, mais cette fois italien, qui ne semble pas avoir participé à l’écriture de ce Fellini où le fou se met à crier « Voglio una donnaaaaa » !

  38. @vagina dentata 6 juillet 2022 At 20h12

    À ce propos, tu pourrais me renvoyer la photo de toi de dos en nuisette ultra shorty, tu sais celle où tu regardes l’objectif en mordillant léger ton pouce d’un petit air malicieux. Je l’avais envoyée à Maman pour lui dire que c’était la nouvelle copine que je voulais absolument lui présenter, et depuis je ne la retrouve plus.
    D’avance merci.

  39. La presse : « Boris Johnson sur le point de quitter la tête du Parti conservateur, ouvrant la voie à son départ de Downing Street »

    Ils vont lui passer la bite au Farage ?

  40. Mr. Lordon, prosateur qui brasse des tonnes de mots (c’est son job) et dont il ne sort pas grand-chose de nouveau que ce qui a pu être dit (et répété) par plusieurs, avant lui (et même bien avant lui) ce qui n’est pas critiquable en soi, bien sûr, mais finit, néanmoins par être lassant… :

    « Il faut renverser le capitalisme »,
    « c’est du capitalisme qu’il faut sortir »,
    « la seule réaction de défense à monter doit être dirigée contre le capitalisme »,
    « nous ne nous en tirerons pas dans le capitalisme, par conséquent il faut renverser le capitalisme.…
    …pour finir sur « en finir avec ce qui est en train de nous finir…

    Comme disait l’autre « travailleurs, travailleuses, on vous ment… »

    Et on peut même en préférer les façons de dire d’un Sygmunt Bauman (dont « l’obsession sécuritaire ») ou d’un JC Michéa (dont « notre ennemi, le capital ») pour ne citer que quelques plus anciennes analyses, ou, plus récentes, celles de Valérie Bugault (« les raisons cachées du désordre mondial »).

    Que Mr. Lordon se rassure sur au moins un fait tangible : on nous exhorte, ces derniers temps, à consommer avec modération ; c’est même une nouvelle rengaine.

    Certes, toute pub pour l’achat d’une voiture neuve se termine par « ne pas oublier le vélo pour les déplacements courts, tout comme le co-voiturage… »,

    mais, n’empêche qu’une chose est sûre : cet hiver, il va nous falloir faire avec moins ! moins de gaz, moins d’électricité, etc… Et le recyclage tous azimuts semble on ne peut plus de saison et même tout à fait de mode : recyclons, recyclons, achetons du
    seconde main.

    « L’état d’anxiété », la grande peur (de tout) doit en effet persister, s’imposer le plus longtemps possible ; c’est ainsi que les Etats tiennent les peuples ; ce qui permettra à cette « modération » de s’imposer – sauf en matière de boosters vaccinaux, bien sûr –

    et même d’aller crescendo, pour l’immense majorité s’entend – car, comme toujours, seul un petit pourcentage aura droit de … consommer comme avant !
    Mais les autres, grâce aux nouvelles formes de notations citoyennes qui leur pendent au nez (dites crédit social), auront droit à quelques récompenses, par ci, par là.

    Il est néanmoins heureux de constater que certains tentent de s’opposer à cet état de fait (Etats de fait), certains qui eux, bien loin de ces jeunes qui n’ont pas « la première idée claire ni de quoi il procède ni d’à quoi s’attaquer »,
    commencent à comprendre de quoi il retourne… tels ces agriculteurs Hollandais…

    « Glorification du vivant » ? Avec l’annonce d’une destruction accélérée des cheptels de conserve avec l’installation d’usines à fabriquer des insectes prêts à être vendus en grande surface et dégustés ! Allons, allons, à d’autres…

    Donc, un savant discours qui nous laisse quelque peu sur… notre faim.

    • On vous lu encenser Charles Gave pour beaucoup moins que ça.
      C’est tout de même curieux, non?
      Seriez-vous plus sensible au positionnement idéologique global des auteurs de ces textes qu’au contenu même des textes en question et des arguments qui s’y développent?

      • Gave est un financier (richissime, – pléonasme), donc pas vraiment ma tasse de thé, à qui il arrive pourtant de dire des choses intéressantes… avec une tendance à ressasser, comme tant d’autres, et comme Lordon.
        Capitaliste ou anti-capitaliste, ce sont les presque toujours éternels arguments…qui évoluent un peu, au fur et à mesure du temps qui passe…

  41. Lordon, communiste luxueux, aime se baigner dans la mer de Barentz, poubelle nucléaire et sanctuaire de sous-marins

    • Pour être à ce point détesté et moqué, Lordon aurait-il été IPR dans une vie antérieure ?

  42. Lordon, communiste luxueux,..bla bla…

    Le blog, emmené par dudu, en formation 4-3 pour tenter une réduction phénoménologique par la droite sur le quarterback Lordon.

    • Et, dans ce merdier sans règles, à quel poste joue Fassin, fantassin du team Plenel ?

      Lordon reste immobile (ils se prend pour un phare mais l’ampoule est fêlée).

  43. Dit avec ironie moqueuse par Prépuscule :
     » Le micro-trottoir est le sommet du journalisme »

    Mais Prépuscule, c’est pas le mec qui voulait nous démontrer par a+b que la fréquentation du RER B suffisait à valider la théorie du grand remplacement ? Si, hein?
    Ah ouais. Donc d’un côté il conteste le contenu d’un article documenté d’un quotidien anglais classé « quality press », et de l’autre il pratique la sociologie politique au faciès. Il a peur de rien le mec, et en plus il fait le malin…
    C’est quoi, déjà, la célèbre phrase d’Audiard sur les gens qu’on reconnaît au fait qu’ils osent tout?

    • « Mais Prépuscule, c’est pas le mec qui voulait nous démontrer par a+b que la fréquentation du RER B suffisait à valider la théorie du grand remplacement ? »

      Compétence « comprendre un texte simple » : non acquis. Voyez, si vous étiez un peu plus versé dans les distinctions conceptuelles et la philosophie analytique, vous n’auriez pas commis cette grossière confusion entre registre de la preuve et registre heuristique… Les deux situations n’ont pas grand chose en commun.

      Dans un cas – le Grand Remplacement –, tout ce que la France compte d’autorité vient nous expliquer que cette méchante « théorie » d’extrême droite n’a aucun fondement dans la réalité, alors que, badaboum, l’empirisme du quotidien, celui du RER B, des teufs à Saint-Ouen ou du tourisme à Marseille, vient vous dire que, ah c’est con, hein ? mais la réalité accroche un peu – et cela sans médiation aucune, par le simple effet de vos perceptions… De sorte que, si vous avez un peu d’audace intellectuelle, vous êtes bien obligé d’expliquer le hiatus – de les regarder en détail toutes ces critiques du Grand Remplacement… Et là, vous comprenez ce que je rabâche à côté de mes constations coloristes régulières : Hervé Le Bras, il est bien gentil mais il ne s’intéresse qu’aux flux alors que ce sont les stocks qui sont intéressants. Eh oui… Mamadou et Fatima font des enfants – et beaucoup même. Quelle découverte ! Ainsi la différence entre Le Bras et le commun des mortels est que pour lui le bon Pap Ndiaye ne participe pas au Grand Remplacement alors que pour nous… bref. (Voir aussi le message sur les maths racistes.)

      Et donc, dans l’autre cas, rien à voir. Le consensus d’autorité est précisément que le Brexit est une catastrophe économique, la pire erreur stratégique depuis la Seconde Guerre mondiale, la douzième plaie d’Égypte après le dernier Star Wars, bla-bla-bla (les vilains esprits feront certes remarquer que l’apocalypse qu’on nous avait annoncé à grands renforts de trompettes médiatiques avant et après le référendum n’a pas eu lieu – mais puisqu’on a décrété qu’ils n’y connaissent rien…). Et l’article du Guardian s’inscrit dans la lignée. Donc :
      – d’une, l’« empirisme » vient ici *confirmer* la thèse d’autorité, il ne vous oblige pas à « pousser plus loin », à tenir (ou réviser) vos positions en regardant de près les théories. Donc, ici, il n’a qu’une très, très, très faible valeur heuristique (et que dalle en valeur probante, mais ça c’est habituel pour la valeur de vérité d’une proposition à quantification universelle, comme le GR) ;
      – de deux, empirisme mon cul ! Je suis navré d’avoir à rappeler pareille évidence mais le micro-trottoir n’est pas seulement la lie du journalisme parce qu’il donne la parole à Madame Michu alors qu’elle n’a pas grand chose d’interessant à dire mais surtout parce il suppose une sélection, un traitement de l’information qui, comme souvent, révèle plus sur celui qui l’opère que sur la réalité qu’il prétend décrire. La créolisation, je la constate tous les jours, à chaque fois que je prends les transports en commun, de mes propres yeux ; vous, votre information, elle est médiée par le Guardian ; le journaliste, s’il n’a pas carrément cherché les témoignages pour prouver ce qu’on lui avait demandé de prouver a priori, a fait des choix dans son exposé de l’information. Donc l’information essentielle qu’on peut déduire de l’article est la ligne éditoriale du Guardian – et, oh là, là, ils sont plutôt européistes. Que de surprises !

      Bref, votre critique en incohérence serait fondée si les situations étaient superposables, genre si vous me confessiez avoir appris par vous seul la faillite d’une myriade d’entreprises britanniques à cause du Brexit alors que le consensus d’autorité était qu’il apporterait la paix, la prospérité et l’amour sur la Terre des beaux matins qui chantent. Deux conditions qui ne sont pas réunies ici.

      PS. J’attends la page de Renan – comme Charles !

      • Vous avez enclenché la fonction masturbatoire du langage, et vous avez conclu. Le blog est aspergé de vos giclées indigestes.

        • S’il faut se masturber pour ne pas dire trop de conneries… j’assume. En attendant, votre propos est applicable à tout argumentaire un peu construit. Vous montrez que même les sommets d’intelligence ont toujours des limites.

          • Au reste, ne faites pas de votre propre médiocrité les limites de la connaissance humaine : ce n’est pas parce que vous incapable de comprendre un truc relativement simple que tout un chacun est aussi stupide que vous.

        • Des petites phrases comme les vôtres, se voulant acerbes et mettant en cause l’intelligence de vos contradicteurs, j’en écrivais à la pelle quand j’avais 15 ans, jeune sot persuadé d’être un Rastignac en devenir et en puissance. Aujourd’hui je balance entre deux âges et je sais reconnaître sans coup férir les cons caducs et les cons débutants.
          Vous, Prépuscule, vous avez à peine plus de 15 ans et vous débutez dans la carrière de con majeur. C’est raccord avec votre usage de la fonction masturbatoire du langage, que vous déguisez avec le mot « argumentaire ». Comme tous les jeunes cons qui se prennent pour Rastignac et qui sont de fait des Vitelloni felliniens.
          Sur un blog/forum et sur les réseaux sociaux en général, un post ne doit pas dépasser les 10 lignes s’il veut être un peu percutant. Vous, vous vous grisez de ce que vous pensez être votre intelligence supérieure (jeune sot que vous êtes!) , vous vous répandez en logorrhée onaniste, vous vous faites plaisir, et tout ça n’est que du vent. Méditez mon conseil d’adulte entre deux âges adressé à un con débutant: sur les réseaux sociaux, the shorter the better.

    • Autorisé par qui ?

      (Sucez et avalez) ou trichez!

      Si votre eple dispose de goudron et de plumes, utilisez et renouvelez le stock.

    • Je ne lis pas les documents rédigés en écriture inclusive.
      Ils sont discrédités d’avance.

      • Vous êtes bizarres, tous. Vous avez à des titres divers des préventions et des a priori contre l’inspection par IPRs.
        Je vous soumets un texte qui abonde dans votre sens, et propose en outre un autre type d’évaluation.
        Et voilà que vous le disqualifiez a priori, sans même lire, pour des raisons de pure forme ou de provenance idéologique. C’est intellectuellement indigent.
        Vous faites semblant de fustiger l’entre-soi, mais vous le pratiquez en permanence et à haut degré. Par moments, on dirait une secte.
        Très inquiétant.

    • Rien que de voir l’appellation contrôlée FSU, en tête du binz et l’inclusif… fait immédiatement fuir !

    • Si c’était à refaire, je ne le referais plus. Prof d’enculeries c’est pour les enculé.e.s

      The times they are a’changin.

      • J’aurais découragé mes enfants s’ils avaient été tentés. Ce ne fut heureusement pas le cas.

        Au total, je ne regrette pas, même si vous savez à quel point ce fut tumultueux. Je me suis vraiment marré avec les élèves, du BTS au collège en passant par S-Si ou STI.
        Ce mois, un môme un brin atypique (plus quarante ans désormais !) m’a retrouvé par le web et a souhaité reprendre contact. Belle carrière : compagnon en ébénisterie / luthier à Londres / constructeur de maisons ossature bois / désormais coutelier d’art. Il avait été déclaré perdu pour la France, il l’a été pour la science assurément, mais je jalouse secrètement la maîtrise du geste et la dextérité qu’il montre sur son site web.

        En avoir sauvé un seul en lui donnant de l’espoir là où tous le condamnait à l’échec me suffirait.

        Je croise parfois une de ces bécassines de classe d’adaptation dont nous avons tant parlé ici. Souvent bien en chair et un peu moustachue, parfois grand-mère. Elle traverse la rue toute émue pour me saluer.

        Vous avez le droit de moquer ma sensiblerie j’m’en branle, elle m’a nourri.

        • Parfaitement compréhensible.
          Mais ce n’est pas que les temps changent, mais qu’ils ont déjà radicalement changé, que les choses semblent fixées pour un bout de temps, et qu’il sera de plus en plus difficile d’échapper à la doxa.
          Quand on voit toutes les dernières propositions de Pap…
          Nous sommes au mois de Juillet, les vacances ; Pap se soucie de ces pauvres enfants (ces enfants de pauvres) et « défend une alliance éducative avec les collectivités » ;
          « Entre périscolaire, enseignants et parents d’élèves, notre maître-mot est le dialogue »,
          et de citer un proverbe africain « il faut tout un village pour éduquer un enfant ».
          Un GO lance d’ailleurs sur l’île d’Oléron : « Math ton surf » !
          allons, ne soyons pas mauvaise langue, c’est vraiment super cool !

          • « il faut tout un village pour éduquer un enfant »

            Essayez de baffer un petit con de votre quartier et attendez les félicitations de la bande génitrice…

  44. Painter, croit dur comme fer (comme feue la dame de) à l’appellation contrôlée ( ?!) « quality press » : le Guardian est « sérieux », il donne ses sources, etc… Comme la plupart des mainstream nationaux, il ne triche pas, il interroge les bonnes (?!) personnes, c’est pas du fake, etc, etc…
    Painter est-il un grand naïf ?

    • D’autres que moi vous l’ont déjà dit : pour contester un fait, vous dénigrez la source qui le rapporte, toujours.
      Commode, mais intellectuellement pathétique.
      Si le Guardian écrivait que le soleil se lève à l’est vous seriez capable de remettre l’information en cause parce que c’est le Guardian.
      Comment voulez-vous qu’on ne vous prenne pas pour une bille si vous vous ingéniez à donner le bâton pour vous faire battre?

      • « la source »… « le bâton »….
        Sourcière – définition : « personne habile (ou se disant habile) à détecter l’eau souterraine, les sources cachées, les trésors enfouis, généralement à l’aide d’une baguette en coudrier ou d’un pendule. »

  45. Le (journal) « Monde s’émeut »…

    Ne pas oublier que, parmi les 4 (ou 5 ?) mousquetaires-actionnaires du Monde siège notre bien-aimé Xav Niel,
    qui se fera un devoir de récupérer tous ceusse qui « auraient décroché »,
    et ce, dans ses nouveaux « campus » !
    Après « l’Albert school » et « l’Hectar », voici « la 42 » et sa « pédagogie innovante »… « sans cours et sans professeurs » qu’elle dit la pub ! c’est-y-pas merveilleux ?!

  46. Conseil de Paris (dernière) :
    Non à la dératisation ! une élue écolo dit qu’il faut « trouver des méthodes non létales » face à la prolifération des « surmulots » (rat c’est « trop connoté négativement »).
    Arrivera peut-être un temps où les Parigots (ex têtes de veaux) seront contents d’en boulotter (ça changera des insectes).

    • Et dans l’armoire à concepts sociologiques ventilés, l’indice de grand remplacement y vaut combien ?

  47. Hors sujet

    Je suis tombé sur le casting complet du prochain Asterix et Obélix de Canet:

    https://twitter.com/PremiereFR/status/1543917193150271490

    On sent bien qu’on n’est pas là pour créer des personnages mais uniquement produire du méta à foison et susciter une sorte d’engouement en ratissant le plus large possible, le cumul de castings du cinéma populaire étant depuis longtemps une de ses immémoriales techniques. Les affiches Delon-Belmondo du siècle dernier participaient déjà de ces coups commerciaux, et ça a donné deux mauvais films, mais la consanguinité avait au moins le mérite de s’arrêter au cercle des acteurs de cinéma (disparus?).
    Je ne veux préjuger de rien, Chabat aussi avait ce genre de casting.
    On attendra donc de voir le film, sans illusion, mais avec quelques minces espoirs quand même, le comique étant de loin ce que la bande Canet-Lellouche fait de pire. Exemple dans cette scène: https://www.youtube.com/watch?v=YcezwuTTfag
    C’est du comique très balourd et conventionnel, découpé à la hache, proche de la pastille télé. Par autodérision, seul Payet me fait rire, Kimberlain est très bonne dans tous les sens mais les autres sont vraiment pas terribles, surtout Lellouche et Canet, justement.

    • Personnellement je repensais récemment à cette scène:
      https://youtu.be/K8ZR-l14IYs
      une façon un peu plus subtile de faire le spectacle pour beaucoup moins cher.

      Mon post parait incongru quand on ignore qu’il fait suite à celui que j’ai envoyé précédemment en attente de modération.

  48. Casting Asterix :
    Quelle belle liste (comme dirait Jack L, pas London) ; on y voit même Mc Fly, qui, un temps, fit mouche à l’Elysée ; contre lui, il faut la totale : tapette et Baygon

    • Oui certes mais :
      1 : combien de personnes concernées à terme ?
      2 : faudrait pas avoir observé les succès de la reproduction par les méthodes ordinaires dans une partie des élèves d’une classe de collège pour envisager qu’on puisse faire bien pire.

      Conclusion : on s’en fout de leurs conneries.
      C’est même un peu rigolo et si un jour on implante un embryon humain dans une truie ce ne sera parfois pas pire que dans certaines femelles humaines.

      J’adore les photos de femme Papous allaitant un porcelet orphelin de mère https://images.cnrs.fr/photo/20000001_0810

      On trouve aussi la même avec des chevreaux ou des faons en particulier dans la communauté des Bisnoïs (Inde), peuple écologiste et particulièrement respectueux de la nature (si j’en crois la rumeur)

      • Que les cinglés se coupent les couilles s’ils le veulent. Mais là il y a un élément extérieur, on parle d’enfants… à qui l’État institutionnaliserait un modèle familial totalement anormal. La parentalité c’est la responsabilité : être parent c’est faire passer ses intérêts après ceux de l’être qu’on prétend élever. Et quoi de plus cruel que de vouloir imposer à un gosse des parents qui sont, littéralement, des monstres ? C’est déjà peine de naître – le plus grand malheur de l’homme – pour ne pas devoir supporter le poids du petit désir narcissique conformiste de ses « géniteurs ». La plus belle preuve d’amour à des enfants que peuvent donner les trans, c’est de renoncer au désir d’en avoir, justement. Un homme ça s’empêche.

        • « La plus belle preuve d’amour à des enfants que peuvent donner les trans, c’est de renoncer au désir d’en avoir, justement. »
          On peut renoncer à avoir des enfants, ça oui.
          Mais renoncer au DESIR d’en avoir, ça, je demande à voir. A coups d’électro-chocs, peut-être?
          Jusqu’à présent je vous attribuais 15 ans d’âge mental, c’était sans doute un peu généreux.

          • Il faut évidemment comprendre « renoncer au désir » comme « renoncer à la satisfaction dudit ». Mais je suis certain que vous aviez compris cet abus de langage : c’est de bonne guerre.

  49. Le Monde s’émeut (encore !) :

    Et soudain, ce fut le drame : 91,1 % de réussite au bac en net recul.

    « Les élèves ont, de fait, été confrontés à des épreuves de baccalauréat alors que l’ensemble de leur scolarité au lycée a été perturbée, analyse Catherine Nave-Bekhti, du SGEN-CFDT. Ils ont connu le premier confinement en seconde, puis les demi-jauges et les absences répétées d’enseignants ou d’élèves en première, et enfin la vague Omicron cette année. Et malgré cela, toutes les épreuves ont eu lieu. »
    C’est quand même dégueulasse …

    « Ces harmonisations ont bel et bien eu lieu, et de manière conséquente dans certaines académies », insiste Sophie Venetitay, du SNES-FSU. Mais force est de constater qu’elles n’ont pas eu un effet massif sur les résultats.
    Les bâtards leur race, qu’on leur coupe les extrémités reproductives.

    Le ministre de l’éducation, Pap Ndiaye, le soulignait le 7 juillet sur France Inter : « On s’aperçoit que les deux épreuves de spécialité sont deux épreuves plutôt difficiles. Par conséquent, le bac conserve toute sa valeur. »
    Et ce chien galeux semble s’en féliciter.

      • Faut pas croire tout ce qui s’écrit et se dit. Je connais des petit(e)s jeunes qui s’éclatent en se rendant régulièrement dans des saunas où ça se prend par tous les côtés à la fois.
        Et puis le puritanisme a toujours été une mode, par périodes.

        • Oui bien entendu.
          Et faudrait pas avoir été informé de ce qui se passe dans les chiottes d’un collège pour ne pas mesurer tous les paradoxes.
          C’est bien de cela dont il s’agit.

          D’un côté la pornographie envahit l’imaginaire des jeunes ados et à des âges très précoces. Leur sexualité se dispense des phases de découvertes que nous avons connues pour directement « taper dans le dur » et je ne suis pas certain que ce soit favorable à la construction d’un éros équilibré et harmonieux.

          Et par conséquent peut-être (?) une part importante, la moitié si on en croit l’enquête, ne sont pas à proprement parler dans le puritanisme que vous évoquez, mais dans un désintérêt ou une anxiété de performance telle qu’elle les inhibe. C’est d’autant plus vrai que la question du consentement est devenue un délire qui peut légitimement rendre inquiet.

          Certains autres fréquentent les hammams ou saunas dont vous parlez et c’est très bien ainsi. Et les derniers, les ringards (?) baisent tranquillement et activement en couple stable, ce qui n’a rien de déshonorant, on finirait presque par l’oublier.

          Entre adultes consentants, toutes les sexualités sont acceptables pourvu qu’on s’y sente à l’aise. Mais je persiste à trouver triste l’asexualité d’une part aussi importante de la jeunesse. Le sexe est un loisir innocent, gratuit, bon pour le corps et l’esprit.

          Pour le reste et sans rapport (?) je suis un adepte du hammam et du sauna mais chastement. Non par conviction, mais parce que j’y cherche la sérénité émolliente de la chaleur propice à toutes les rêveries.
          J’ai découvert ces délices dans le Maghreb de ma jeunesse. Ce fut une révélation. Après une période d’abstinence, depuis près de 20 ans, c’est une pratique hebdomadaire que je conseille à tous.

  50. Sri Lanka :
    « After a refreshing bath at the President House pool and lunch from the kitchen, protesters enjoy rest in the bedroom. »
    La piscine les aura-t-elle assez rafraichis pour éviter tout dérapage dans la chambre à coucher (entre hommes bien sûr ; les femmes n’ont évidemment pas été admises « at the President House »).

    https://twitter.com/i/status/1545696104720760832

    • Il est vrai qu’au Sri Lanka certaines ont mieux à faire, côté allaitement, par exemple ; on ne sait ce qu’en penserait Aymeric C. ou encore Sandrine R.
      Quant au vespéral (comme on dit sur BdÂ), un des rares à offrir des pépites… comme nulle part ailleurs.

  51. (Figaro life, 09 juillet) – Déclaration d’E. Borne :

    « Ce qui se passe aux portes de l’Europe, la guerre en Ukraine, les sanctions sur la Russie, les contre-sanctions que la Russie peut mettre, et potentiellement la menace de couper purement et simplement les livraisons de gaz à l’Europe, doivent être l’occasion d’accélérer, de se dire que voilà, on VA PEUT-ETRE FAIRE EN UN AN CE QU’ON AURAIT PU FAIRE EN DIX, et qu’on peut vraiment sortir des énergies fossiles ; je pense qu’il ne faut pas se cacher la réalité, la gravité de la situation dans laquelle on est, l’hypothèse qui est simplement une rupture d’approvisionnement, une rupture de livraison de la Russie pour l’Europe ; elle est crédible ». 🤣

    Et elle est 1er Ministre, ex de l’X, etc… ! Allez, allez, on y vient… Va falloir refaire ami ami avec Vlad… parce qu’en 12 mois en finir avec « les énergies fossiles », ça fait quand même très court ! 🤣

    • Sin gas party (suite)

      Cet hiver, les soirs de grand froid, on organisera des séances de vélos d’appartement connectés. ca alimentera quelques leds d’ambiance tout en réchauffant les prolos qui, sinon, sombreraient dans la picole et les concours de grincements de pucier.

  52. abcm : toujours funny ! (petite parenthèse : relu « tout est Ori » ; vraiment hors du commun ; complètement déjanté et même que le chapitre »du sang et du sperme », comble de la démesure, cette fois, m’a bien fait rire)

  53. Citation:
    « Il faut continuer à tenir les savoirs fondamentaux : lire, écrire, compter et respecter autrui et en même temps former les jeunes aux nouveaux savoirs fondamentaux comme le codage informatique qui devient indispensable dans notre société. »

    Moi j’ajouterais les fondements de la Grèce, Elisabeth.
    Oui…

  54. Lech, un rappeur polack..

    L’aurait dû s’adonner à la Préludine® plutôt qu’à la Chopine(*).

    (*)n’aggravez pas vodka, consommez avec moderato.

    • Le sanglier était-il payé par la gendarmerie ? Une hypothèse, parmi d’autres.
      Mais les petites mains (surtout en été) du Figaro ont fait simple : recopier l’info, si possible sans faire de faute d’orthographe, et, bien sûr, sans « fact-checking » sérieux ; comme d’hab !

  55. « Brexit will cost UK workers 470 pounds a year, study predicts | Reuters » https://www.reuters.com/world/uk/brexit-will-cost-uk-workers-470-pounds-year-study-predicts-2022-06-21/
    Impact du Brexit sur la population britannique, suite et pas fin.
    Désolé de fournir un lien pour une source aussi peu fiable que Reuters. Mais l’info n’est parue ni dans Le Chasseur Français, ni dans Closer, ni dans Fitness Magazine, ni dans le Bulletin Municipal de Chatuzange-le-Goubet. Alors on fait avec ce qu’on a.

      • Où vous voulez, à votre guise. Mais je ne suis pas sûr de répondre à votre réponse.
        Essayez de mettre en application mon conseil d’adulte entre deux âges à un con débutant -c’est du Brassens- (voir plus haut) : faites court. Less is more, comme on dit à Hollywood.

    • Je rappelle que Reuters est une AGENCE DE PRESSE, dont les mainstream « reprennent » les dites « infos »…
      Reuters est en effet une des principales sources, origines des infos, de la même façon qu’ Asssociated Press… et, l’AFP, ici ;
      regardez-donc qui pilote l’AFP, et oui, je me répète, une « agence » financée à hauteur de 100 millions, par l’Etat, et donc redevable à (la voix de) son maître ;
      la mamelle financière, nul ne saurait s’en passer !

      Et n’importe quel quidam, sauf vous, sait que les journaleux, de nos jours, ont plutôt tendance à être le cul fixé sur leur chaise, et les yeux sur leurs écrans ; c’est la façon de faire maintenant le « fact checking », ou plutôt le « fast checking » !

      Quant aux sous-journaleux de Closer, ils sont payés à guetter les crétins dits « people » (!) – c’est ce que certains appellent de l’info ;
      et ceux de Fitness, on espère qu’ils sont capables de faire autre chose que le pied de grue, dans les salles de remise en forme !

      • Une étude menée par la London School of Économics, moi, voyez-vous, j’aurais tendance à la lire attentivement et plutôt deux fois qu’une.
        Mais nous n’avons pas les mêmes exigences et surtout je n’ai pas vos a priori.

        • Pas d’accent sur le E d’Economics, merci !
          La LSE a formé les grands esprits, ceux qui nous gouvernent : A. van Leyden y a fait ses classes…
          … mais aussi quelques fins esprits, tel Zigmunt Bauman ; comme quoi…

    • Study « predicts » : est-ce bien sérieux ? Surtout avec un chiffre aussi précis que 470 pounds. Un peu comme le remboursement de « l’emprunt » par nos enfants et petits-enfants (soit 67 ans)…

  56. @ WTH
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2022/07/11/uber-files-du-parlement-aux-ministeres-le-lobbying-tous-azimuts-d-uber-pour-se-faire-accepter-en-france_6134239_4408996.html

    « Ce fichier, siglé « confidentiel », apparaît parmi des milliers de documents obtenus par le Guardian et transmis au Monde et à ses partenaires dans le cadre de l’enquête internationale « Uber Files ». Au mois de juillet 2014, quelque 233 noms figurent dans ce tableau : des ministres, des conseillers, des parlementaires, mais aussi des journalistes, des éminents représentants de cercles d’influence ou encore des associations de consommateurs. Les dirigeants d’Uber, avec l’aide du cabinet de lobbying Fipra, ébauchent une stratégie pour approcher toutes celles et tous ceux qui pourraient appuyer sa cause.  »

    Edition abonnés, arff. J’achète l’édition papier. Touf’ y apparaît en bonne place. Doit-on encore s’étonner ?

    • « Obtenus » par le Guardian ? Comment (!) ? et pourquoi maintenant ces révélations ? Pour cacher autre chose ?
      Ou alors des « Uber Files » qui vont finir comme d’autres « files », les « Paradise Papers », par exemple…

  57. Le Guardian? Mais tout le monde ici (surtout WTH) sait bien que l’étiquette « quality press » attribuée au Guardian ne veut plus rien dire et est totalement usurpée !
    Voir ci-dessous:
    WTH
    8 juillet 2022 At 13h37
    « Painter, croit dur comme fer (comme feue la dame de) à l’appellation contrôlée ( ?!) « quality press » : le Guardian est « sérieux », il donne ses sources, etc… Comme la plupart des mainstream nationaux, il ne triche pas, il interroge les bonnes (?!) personnes, c’est pas du fake, etc, etc…
    Painter est-il un grand naïf ? »

    Flo est-elle une grande naïve ?
    Je me marre.

  58. @ Vagina dentata – « Uber » potin :

    leur monde est petit: Hélène Barrot (fille de feu l’ancien ministre D. Barrot) est directrice de la Com chez Uber Europe – et son frère actuellement chargé de la transition numérique 🤣 (lui aussi Sc Po et Hec – c’est un peu comme la LES… ).

  59. Suite et pas fin :
    « Boris Johnson laisse à son successeur une économie fragilisée | Les Echos » https://www.lesechos.fr/monde/europe/boris-johnson-laisse-a-son-successeur-une-economie-fragilisee-1775846
    Les partisans du Brexit/Frexit et les souverainistes n’ont pas fini de manger leur chapeau. Bon appétit Messieurs Dames !
    Dur dur, de re-découvrir ce que signifie inter-dépendance, pas vrai ?
    PS : oui oui, je sais, ne vous fatiguez pas, Les Échos, journal inféodé à qui vous voulez, et patati et patata et bla bla bla…

    • (Messire qui nous refait la danse des sept voiles (Ô mais qu’est-ce que t’es bonne » avec son article accessible ; il nous en avait déjà fait une démonstration avec leur agneau de sept heures… M’en fiche, j’ai la version papier.)

  60. « kill switch », « tech crunch » et toussa : grâce à sa frangine, le fiston Barrot a pu mettre à jour ses connaissances de façon à être à la hauteur question « transition numérique ».

  61. @Flo
    J’ai l’impression qu’il y a eu un bug, alors je reposte :

    La livre plonge | Allnews » https://www.allnews.ch/content/points-de-vue/la-livre-plonge#:~:text=La%20livre%20sterling%20a%20perdu,retomb%C3%A9es%20du%20conflit%20en%20Ukraine.
    Je ne vais pas faire la même erreur que Mendax et Warlord : je n’entamerai pas de discussion de fond avec vous, et d’ailleurs je ne suis pas sûr d’en avoir les compétences, à la différence de Warlord apparemment.
    Je dis simplement ceci : WTH affirme que la Livre Sterling est stable. Et c’est faux. Cette monnaie n’a pas perdu de sa valeur par rapport à la période d’avant-brexit, c’est un fait. Mais cette monnaie est plus instable aujourd’hui que jamais. C’est un autre fait.

    • « Mais cette monnaie est plus instable aujourd’hui que jamais. C’est un autre fait. »

      Pas plus que ne le sont l’euro ou le dollar : c’est une certitude.

    • La Livre Sterling étant encore à 1.12, ça vous donne la possibilité « d’aller vous faire bronzer sur les plages » du Dorset ou du Sussex ; ça vous changera de St Trop. (du coin où ce pauvre Nonos s’est fait étendre) !

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